Comment épargner à l'épicerie

Nos 7 secrets pour bouffer à petit prix

J’ai assisté à un spectacle traumatisant cet été… J’ai vu mes amis (gars) faire l’épicerie.

Un sac de Ruffles à 6.50$ par-ci, de l’eau embouteillée par-là. Tels des ados défoncés, ils traçaient frénétiquement à travers les allées en ramassant n’importe quoi à portée de main.

Mon « frugal-o-mètre » était sur le point d’exploser. Je les ai rattrapés juste à temps pour échanger un contenant de crème glacée par un équivalent, 3$ moins chers.

L’inflation a le dos large, reste que le laxisme coûte encore plus cher! Pour le bénéfice de mes potes, voici les astuces de ma blonde (aka the deal master) pour dénicher les bonnes aubaines.

1- Se gâter au tiers du prix

L’appli Too Good To Go permet d’acheter des produits invendus au tiers du prix. Pour nous, les produits de boulangerie (ex. Pain Doré) et les repas préparés (ex. Caffe della Pace) sont de bonnes affaires. En général, les établissements qui ont une note supérieure à 4.5 sont des valeurs sûres.

Rabais chez Pain Doré
Un sac « surprise » Pain Doré à 7$

2- Dénicher les aliments presque périmés

Une autre appli, Flash Food, permet d’acheter les aliments qui approchent la date de péremption en épicerie. Date qui est, en passant, très arbitraire!

Van-Anh a déniché cette semaine des paquets de steaks de bison à 4$ au lieu de 16$. Comme dans l’annonce de IKEA, elle a sauté dans l’auto en criant « Start the car!!! »

Faire des économie à l'épicerie grâce à Flash Food
Steaks de bison à 2$ chacun

Si vous voulez remercier Van-Anh pour ses conseils, svp utilisez son code de référencement Flash Food, code: VANAYQD6, vous obtiendrez 8$ de rabais sur le premier achat de 10$ ou plus.

3- Choisir son champ de bataille

L’expérience de magasinage est agréable chez Metro. Certes, est-ce que ça justifie une facture 15% plus salée? C’est comme si on laissait un pourboire à l’épicier. D’où l’importance de bien choisir son épicerie.

Voici le coût du panier dans les principales bannières, selon Protégez-vous (source):

Épicerie Coût du panier
Walmart 242$
Super C 247$
Maxi et cie 250$
Provigo le marché 280$
IGA extra 282$
Metro plus 286$

4- « Matcher » les prix

Ne vous placez pas derrière nous à la caisse au Maxi, Van-Anh profite à fond de la politique des prix imbattables. Elle épluche les circulaires des compétiteurs et les présente à la caisse pour obtenir les mêmes rabais. Nous faisons ainsi des économies d’environ 10$ par visite. Ça paie la pizza (voir le point suivant).

5- Manger sur le pouce pour 5$

Il existe encore plusieurs comptoirs à Montréal où on peut manger pour environ 5$. Il suffit de connaître les spots. Voici nos favoris:

Pointe de pizza à 4.75$ sur la rue Beaubien Est. Je ne peux pas passer une semaine sans manger une pointe au fromage de chèvre et miel.
Portion de gnocchis faits maison à 5$ sur la rue Fairmount. Et, ne manquez pas la meilleure crème glacée, Kem Coba, juste à côté.
Sandwich vietnamien à 5.50$ sur la rue Beaubien Est, à côté de la plaza St-Hubert.
Sandwich vietnamien à 5.50$ sur la rue St-Denis, dans le Quartier Latin.

Sandwich vietnamien économique
Source: Yelp

6- Cuisiner avec la PVT

Connaissez-vous la PVT? La protéine végétale texturée est, en fait, du soya déshydraté. Elle permet de remplacer la viande hachée dans un plat à une fraction du coût (et sans tuer d’animaux). Parfaite pour la sauce à spaghetti, les tacos et les sautés asiatiques.

À Montréal, on retrouve la PVT de marque Bob’s Red Mill chez Rachelle Bery.

PVT Protéine végétale texturée
Source: La Presse

7- Finir son assiette

Le compostage n’est pas une solution au gaspillage alimentaire, pas plus que de mettre un plaster sur une tumeur cancéreuse. Toute la nourriture devrait aboutir dans notre estomac, pas dans nos plate-bandes.

Personnellement, je ne laisse jamais quoi que ce soit dans mon assiette. En avion, au buffet à Cuba, à un resto dégueulasse, à un pique-nique, quand c’est froid, quand c’est mou, je ne fais aucune exception. Au-delà des finances, je le fais par principe. Après avoir vu des enfants gratter le fond des poubelles pour se nourrir, j’ai cette obligation.

Si le coût élevé de la bouffe fait en sorte qu’on en mette moins à la poubelle, c’est toujours ça de gagné!

Quels sont vos secrets pour épargner sur la bouffe? Connaissez-vous des bons spots où manger pas chers?

Rabais WealthSimple pour les lecteurs du jeune retraité

Comment j'investis en bourse?

Je place mon argent dans un fonds négocié en bourse (VEQT) par l'entremise de Wealthsimple. Je ne paie donc aucun frais de transaction et mon portefeuille est sur le pilote automatique. Je recevrai un crédit de référencement en retour.

89 commentaires

  1. Pour ma part pour la famille Je vais au club entrepôt Provigo et j’achète en plus gros Ça coûte plus cher sur le coup mais j’épargne sur le long terme se termine avec la fraicheur fruit et légume au walmart et la viande à ma Boucherie préféré.

    1. J’apprécie le partage de trucs pour économiser et j’en applique plusieurs toutefois, selon nos valeurs comme acheter local,assiette nutritive, bio pour fruits et légumes il faut prendre un temps de réflexion avant d’acheter. Mon truc principal je calcule le prix moyen par repas pour 4 adultes (2 enfants 10 et 21 ans) et mes légumes proviennent de panier bio local depuis leur naissance. En Estrie il n’y a pas beaucoup de restos style : pizza by the slice par contre mon truc est d’acheter des mets préparés d’un bon traiteur (ex lasagne végétarien) a 20$ pour 4 ce qui remplace nos envies d’aller au resto ou faire livrer.

      1. Bonjour Katherine,

        Acheter bio est une autre paire de manches! Ce n’est pas un impératif pour moi, mais je comprends votre dilemme. Souvent, il faut débourser un peu plus pour respecter ses valeurs. Merci pour votre témoignage!

  2. Merci pour les infos mais j ai une meilleure formule à 40% du coût du Québec
    7 mois a Ixtapa Mexico 5 mois au Québec
    Avec Place de luxe aux Québec y Mexique

    Avis aux intéressés
    Guy

  3. C’est un excellent article. Personnellement, je me concentre sur les trucs #3 ( je vais au Super C à quelques minutes de chez moi) et #7 (je me sers des petites portions et je finis les assiestes de mes 2 enfants). 🙂
    Sinon, je fais beaucoup de jardinage, mais je n’économise pas vraiment. Je le fais par plaisir et pour montrer à mes enfants d’où viennent les fruits et légumes 🙂

    1. Merci beaucoup R101!

      Le choix de l’épicerie fait toute une différence sur le budget. On a la chance de vivre à proximité d’une épicerie économique (Maxi) pour les commodités et d’une épicerie plus fine (PA) pour les produits frais.

      Je pense que l’endroit où on réside est la variable la plus importante pour un frugaliste. Justement, ton budget bouffe a dû diminuer pas mal depuis que tu es de retour dans le Sud…

  4. Tres bon article . Je remarque a chaque semaine a mon maxi , des paniers pleins de nourriture préparé . On dirait que les gens ne prennent plus ou n ont plus le temps de cuisiner ou meme de comparer les économies que l on peut faire . C est désolant .

    1. Salut yza!

      Évidemment, LE moyen le plus efficace de couper les coûts d’épicerie est de cuisiner. Je ne l’ai pas mentionné dans mon article puisque je m’adresse à des frugalistes. 😉

      « Au début du siècle, on parlait de 2,5 heures par jour pour préparer les repas tandis que les dernières statistiques font état aujourd’hui de huit minutes » (source)

      Merci pour le témoignage!

  5. Merci beaucoup J.S. de ton partage, comme toujours, généreux en informations utiles et pertinentes!
    Chapeau à V Anh pour sa patience dans la recherche des meilleurs deals et Chapeau à toi pour ta discipline de toujours vider ton assiette! moi aussi, je ne me permets pas de jeter la nourriture!

  6. De notre côté nous avons un groupe d’achats qui permet d’acheter en gros chez Farinex. Il y a des minimum de commande, ça vient en grande quantité et il faut de l’espace pour stocker mais en groupe ça fonctionne! Il y a aussi Nousrire qui vend en vrac dans certaines régions avec des points de chute. Vous êtes chanceux en ville d’avoir plusieurs options! Ici en campagne nous n’avons pas toutes les bannières d’épiceries, mais beaucoup d’espace pour le jardin! Vous allez quelque part cet hiver?

    1. Merci pour le témoignage Geneviève!

      Après avoir vu une photo de ton jardin sur ton blogue, je pense que tu n’as rien à envier aux citadins.

      Nous partons vers l’Asie l’hiver prochain, si tout va bien. Et vous?

    2. Salut,

      Je n’avais jamais entendu parler de farinex mais ça m’intéresse beaucoup. J’ai fait un tour sur leur site et je pense que ça serait très intéressant si tu pouvais partager plus de détail (prix vs épicerie, fonctionnement, quantité minimale, etc)

      Merci

  7. Rachelle Bery est hors de prix. Rien ne bat Segal, boulevard Saint-Laurent! Le bio et les produits véganes les moins chers en ville 🙂

  8. Hey, j’avais écrit un article dans le même genre il y a quelques temps ! https://planifretraite.ca/2020/02/17/reduire-le-cout-de-lepicerie-en-10-conseils/
    Je pense que ce qui fait vraiment la différence pour nous c’est de ne quasiment plus manger de viande, de tout cuisiner, et d’acheter ce qui se peut en grosse quantité à Aubut (un grossiste qui vend aussi aux particuliers).
    J’aurais bien aimé essayer tes recommandations de resto mais je suis devenu une vrai banlieusarde alors Montréal c’est trop loin 😛

    1. Salut Julie,

      Je viens de lire ton article, il complète bien le mien.

      J’aime bien Aubut, les aliments sont meilleur marché qu’à Atwater juste à côté. C’est là que ma blonde achète les fruits séchés (ex. pommes).

      Venir à Montréal est toute une aventure de nos jours, je te comprends. 😉

  9. Il y a aussi l’application foodhero. J’adore ! C’est les produits des IGA et metro. C’est tjr de la super belle viande. Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à gratter mon 5c pour en faire un 5$.

  10. Très bon article…

    … le panier d’épicerie est une chose qu’on contrôle. Il faut « en profiter ».

    Moi, j’ai coupé le sucre et aliments transformés. Les économies sont incroyables, et je fond comme beurre au soleil.

    Un 2L de liqueur, que ce soit $2 ou $3 c’est très cher quand on a accès à un robinet d’eau 🙂

    1. Merci bien Million Naire!

      C’est fou à quel point les produits nocifs pour la santé coûtent plus chers. Je pense que l’idée que la nourriture saine soit réservée aux riches est le plus grand mythe.

      On dit que le sucre est le tabac des années 2000. Je suis entièrement d’accord!

  11. Quand on a une fringale de chips ou autre, je sors l’application Reebee et je regarde si c’est en spécial près de chez moi. Sinon, avec les paniers de légumes fermiers, Flashfood et les légumes moches de Second Life (on les prend l’hiver quand il n’y a plus de paniers de notre fermier de famille), on réussi à avoir une belle variété de légumes frais à l’année pour pas trop cher.

    1. Je ramasse les légumes sur le bord de pourrir dans le panier étagère et je vais tout faire cuire ca le soir même avec du tofu (environ 2$ le bloc bon pour au moins 4 portions!!)

      Voilà une excellente façon d’économiser.
      Aussi les morceaux de poisson ou de viande en spécial sur le bord de la date de péremption comme tu disais. Si la viande n’est plus bonne ça se sent tout de suite. On peut la faire cuire et la congeler sans problème pour cuisiner plus tard.

      Aussi quand je vois des trucs en bon spécial, je vais accumuler même si j’en ai pas besoin maintenant (sauces, savon, papier etc)

    2. Merci pour ce témoignage Karine!

      Voilà une belle démonstration de l’esprit frugaliste. Certains se plaignent de l’inflation, d’autres trouvent des solutions.

      Bon, c’est l’heure de l’apéro, en parlant de chips… 😀

  12. On trouve des substituts rapides et économiques aux cravings. Par exemple, pour remplacer les chips, j’ai trouvé usagé une machine à pop Corn. Ça ne coûte que quelques cents faire un bol familial, qu’on peut chacun assaisonné à son goût (plein d’idées sur internet!)

    On fait des conserve et on a un grand congélateur pour entreposer les produits frais ou qu’on cuisine. Lorsqu’on trouve un deal. En ce moment, je transforme mes poires abîmées (du jardin) en collation séchée et en compote pour l’année. En plus des enfants qui en raffolent (et ça coûte cheeeeeer des fruits secs!!), La famille espère toujours en recevoir à Noël. 🙂

    1. Bonjour Lauriane!

      Hummm, du pop-corn au caramel!

      C’est certain que ça prend un bon congélo quand on a l’habitude de stocker comme un écureuil, le nôtre explose.

      Pour Noel 2022, je pense que la bouffe aura la cote. L’idée des poires séchées est excellente. Ça doit être super bon.

  13. Merci,Je dois ajouter la cuisine collective,j’en ai fais environ 17 ans,le temps que les enfants étaient à l’école, lunchs pour eux le lundi et j y retournais le mardi pour faire les souper de la semaine .Grâce à ça et à apporter mon lunch lors de sortie avec eux,j’ai ramasser mon cash Down.Travailler moins m’as permis d’économiser plus en ayant le temps de cuisiner et j’economisais.Aujourd’hui je vais au Costco acheter les speciaux et au super C et je fais mon menu en fonction des spéciaux.Pour ce qui est des resto, je me sert aussi des rabais de semaine pour le quart de poulet,ou la pizza en début de semaine,les coupons.Mais une chose que je fais chaque matin est d’apporter mon Mug de café au travail 😉

    1. Bonjour Nancy,

      Ma belle-soeur a participé à une cuisine collective durant quelques années. C’est une façon formidable de partager les coûts, tout en rendant la cuisine plus accessible. Voilà une excellente suggestion!

      Pour ce qui est du café matinal, les automobilistes qui font la file le matin chez Tim devraient prendre conscience du coût réel de cette habitude à long terme (sans mentionner le coût environnemental).

  14. Je vais m’atteler à tes suggestions 1 et 6, car les autres, je les fais déjà! 🙂

    J’ai même acquis une réputation au bureau, pour le #7….  »Joelle, je suis allé au resto mais l’assiette était trop grosse, alors je t’ai ramené mon restant…. » Je ne souffre pas de sous-alimentation, mais d’urticaire quand je vois du gaspillage alimentaire, oui!

    Merci pour ce bon article!

    1. Merci Joelle!

      Moi non plus, je ne comprends pas. Au pire, on devrait rapporter ses restants si la portion est trop grosse. Aucune raison d’envoyer des aliments comestibles à la poubelle (ou au compost). Les plantes peuvent très bien s’en passer.

      Au plaisir!

    2. Je suis du même modèle que vous, donc! Mes collègues m’apportent leurs aliments « périmés », comme si du yogourt passé date de 3 jours était périmé… J’ai été invité récemment chez des amis et on a mangé des steaks. J’ai demandé ce qu’ils allaient faire avec les os et ils m’ont répondu qu’ils les jetaient; je suis revenue chez moi avec un beau sac d’os et j’en ai fait du bouillon pour mes soupes. Je ne supporte pas le gaspillage, surtout ayant habité dans des pays où les gens rament pour manger à leur faim.

  15. 1- Merci pour la suggestion de sandwich vietnamien, ça fait longtemps que j’ai envie d’en manger !
    2- Dans l’avion lorsque je réserve mon billet j’essaye de commander un repas indien ou végétarien, c’est souvent bien meilleur! Mais j’avoue parfois laisser de la bouffe immangeable non mangé dans l’avion. Mais sinon c’est très rare que je ne finis pas mon assiette. Et Air Canada me répugne avec leurs ustensiles en plastique! Pourquoi Lufthansa est capable de nous servir une meilleure bouffe avec des couverts en métal?
    3- Magasiner chez Walmart : PAS CAPABLE! Pour les fruits et légumes, je considère que le marché Jean-Talon ou la fruiterie à côté de chez nous me revient à bien moins cher et avec une bien meilleure qualité qu’à l’épicerie. T’as déjà mangé une tomate de chez Walmart ? En plein été elle provient de la Californie et goûte le plastique. Un non sens.

    Tu vas être fier de moi. Étant revenu de l’Allemagne, j’ai eu besoin d’acheter une voiture, pour multiples raisons principalement causées par notre transport en commun pourri! Dans le contexte actuel pas facile d’avoir un bon prix. Finalement j’ai trouvé une Subaru à 2000$ 😀 Elle avait quelques réparations à faire dessus et elle est un peu rouillé mais elle roule très bien. On est allé à un party de ma femme hier, avec les Porsche et les Tesla, on avait l’air de pauvres et moi ça me faisait très rire!! L’habit ne fait pas le moine haha

    1. Salut Philippe!

      Nous ne sommes pas des habitués de Walmart non plus. Costo pour les noix, farine, fromage. PA pour les produits frais et la viande. Maxi pour les commodités, lait, céréales, conserves.

      Une superbe bagnole à 2000$, bravo! Tu vas avoir fière allure. En plus, on peut étirer le raisonnement en disant que c’est moins nuisible pour l’environnement qu’une voiture neuve (même une Tesla).

      Bonne dégustation de Bánh mì!

  16. L’assiette la moins chère, c’est celle qu’on ne sert pas… magasinée à l’économie bien entendu, ainsi vous coupez à la source ! Déjà, en restant à 80 % sur votre faim, vous épargnez 20 % sur votre facture d’épicerie, vous achetez frais au fur et à mesure (je n’ai jamais été vivant seul un fou du congélateur), vous ne jetez jamais rien, et, tout en pratiquant le jeûne intermittent 16/8, vous mangez bien moins, mais beaucoup mieux, vous vivrez svelte comme dans la trentaine perpétuelle jusqu’au bout de votre âge. Euh… alors là, il devient impératif de planifier votre retraite préventive jusqu’à 96 ans, au minimum, soit de toute façon selon les normes de l’AMF !

  17. Salut,

    Pour ma part, je cuisine beaucoup: pains, scones, pizza, pesto, etc., et j’achète beaucoup en vrac, biologique. Je mange également très santé. Les pâtisseries, très peu pour moi. Parfois de la crème glacée. Et encore, on peut la faire soi-même.

    J’achète des noix (amande, noix de Grenoble, etc.) que j’ajoute dans mon pesto ou dans mes céréales bio, dans mes salades. Je mange de la viande, mais pas tous les jours. Oui, un bon steak de filet mignon, c’est excellent. Je me le permets. Je mise beaucoup sur la qualité des produits locaux (biologiques surtout, c’est non négociable ;)) plutôt que sur les sucreries.

    Les produits ménagers: je les fais autant que possible : vinaigre avec des pelures d’agrumes que je fais macérer pendant quelques jours pour la senteur (j’avoue que l’odeur du vinaigre ressort par contre). J’utilise du savon à vaisselle ordinaire pour la salle de bains (je n’ai pas attrapé de bébittes, ni eu des boutons jusqu’à maintenant ;)).

    La viande est cher parfois, mais pas chaque semaine. Le veau est très abordable et le porc aussi par les temps qui courent. J’en profite pour en faire des réserves. Je congèle beaucoup aussi.

    Ah, aussi, je fais mes confitures (j’ai un grand jardin de petits fruits et de légumes) et mon beurre d’arachides (je les achète et les réduis en purée).

    Bref, on peut faire beaucoup d’économie en cuisinant ses repas, en fabriquant ses produits et surtout en évitant d’aller dans les restos qui nous servent des produits venus d’on ne sait où et qui nous coûtent cher. Si l’addition du restaurant n’est pas cher, c’est que probablement les produits ne valent pas cher non plus. Mais cela, c’est mon opinion. 😉

    Bonne journée!

    1. Un grand merci Irène pour l’excellent témoignage!

      Vous êtes une frugaliste, exposant 10. Bravo pour vos bonnes habitudes. Vous êtes prête pour la récession qui s’en vient (peut-être). 😉 Chose certaine, vous mettez toutes les chances de votre côté pour maintenir une bonne santé (financière et physique).

      Bonne fin de journée!

  18. Le truc pour moi est de tout faire moi-même. Exemple: J’achète ma farine en gros et je fais mon pain(4$), ma pizza (7$), mes bagels (3$), mes biscuits (3$), muffins (3$). Les chiffres sont approximatifs mais juste là, ça me fait vite un minimum de 20$ d’économisé.

  19. Je suis une pro aussi de la réduction de la facture d’épicerie, et c’est un jeu pour moi, pas une obligation! Mon coup de coeur est l’épicerie anti-gaspillage à Gatineau où je suis, elle s’appelle 3RQuébec. Il en faudrait partout au Québec. Pour 40$, je reçois pour environ 160$ de bouffe! Tous des aliments non-vendus, parfois simplement parce que l’étiquette est un peu froissée, parfois parce que la date de péremption approche. Parfois on comprend juste pas pourquoi, par exemple j’ai jamais eu de plus beaux avocats qu’à cette épicerie; ils sont exactement mûres à la perfection! Ce sont de super beaux aliments, parfois dispendieux comme les repas de la Cuisine de Jean-Philippe, du kombucha, de la fougasse, bref, c’est pas parce que c’est pas cher que c’est pas bon 😉 Je pourrais continuer ainsi longtemps, par exemple en complément de 7-Finir son assiette, je pratique le jeune intermittent pis finalement étant une bonne cheap comme je suis, je réalise qu’à la fin de l’année ça fait une différence! Comprenez-moi bien, je ne jeûne pas pour économiser, mais c’est un beau résultat aussi.

    1. Merci Noémie!

      Une bonne astuce pour les gens de Gatineau!

      Comme toi, l’aspect financier n’est pas ma priorité à l’épicerie. Les coûts sur ma santé et sur l’environnement passent avant. Certes, il est très possible de manger bien à petit prix.

      J’ai reçu le commentaire suivant sur FB: « vivre en pauvre pas pour moi… » Comme si faire l’épicerie chez Métro et acheter des fraises à 7$ était un symbole de richesse. 😉

    2. Bon truc! Malheureusement, c’est trop loin pour moi sans voiture vu que je suis dans le secteur Hull. Même avec une voiture, de toute façon, je pense que ça me gênerait beaucoup de polluer pour aller chercher des aliments moins cher chez un organisme voué à la réduction de la pollution… 🙂 Mais c’est une bonne idée pour les gens qui habitent plus près! Dans le même ordre idée, j’ai fait du bénévolat pour une équipe de la Soupe populaire l’hiver dernier (une femme du groupe FB Bon voisinage de mon quartier était l’instigatrice du projet et avait publié une annonce pour trouver des bénévoles). On était payés en nature : légumes et fruits très moches et plats préparés expirés donnés par des épiceries. Il fallait tout consommer (ou cuisiner et congeler) rapidement, mais j’ai économisé une bonne centaine de dollars en quelques semaines (et pour juste quelques heures de bénévolat le dimanche).

    3. Wow, j’habite la région depuis des années et je ne connaissais pas cette épicerie! Je vais me renseigner!

      Geneviève R., vous pourriez y aller à vélo peut-être? Allez voir au Rack à bécik rue Eddy pour un vélo usagé pas cher, il y a des trésors dans cette coop.

  20. Eh boboy! Je pourrais écrire un livre sur le sujet, que dis-je, une brique de 1200 pages!

    Je suis une guidoune des bannières et j’ai toutes les cartes fidélités de Métro, Provigo, IGA (air miles qui nous permet d’avoir des prix préférentiels sur certaines offres), sans oublier la SAQ. Toutes ces cartes nous offrent des promotions et des points que j’accumule facilement mais attention, en n’achetant que ce que je consomme réellement et dont j’ai réellement besoin. Je suis à l’affut des spéciaux hebdomadaires et je n’achète JAMAIS aucun produit à prix régulier. Je récupère les aliments à 50% parce qu’ils sont prêts de la date de péremption (quel concept ridicule), soit les produits de boulangerie, yogourts, fromages, tartinade de tofu, poulets rôtis et j’en passe. Les citrons en liquidation parce qu’ils sont un peu moches sont ceux qui contiennent le plus de jus car très mûrs. J’en ai trop? Je presse le jus dans un bac à glaçons alors j’ai toujours du jus de citron frais pour les recettes ou les gin-tonic (yes!).

    Évidemment, je ne jette rien, mais alors rien et je mange à ma faim sans m’empiffrer au point d’avoir les dents du fond qui baignent. Tous les légumes qui sont trop fanés pour être mangés frais vont au congélo (même la laitue) pour un potage ultérieur. Les épluchures de légumes bien lavées servent à faire du bouillon maison savoureux, qui inclut les carcasses de poulet et/ou autre viandes et aussi les croûtes de parmesan. Les feuilles de radis, c’est très bon sauté comme des épinards ou dans un potage.

    Les pizzas, on peut en créer à l’infini avec ce qu’on a sous la main et avec toute forme de pain plat. Même chose pour les pâtes, qu’on peut agrémenter de mille choses autres que la sauce à spégétssssi conventionnelle. J’achète les légumineuses séchées et je les fais tremper et cuire moi-même.

    Je vérifie toujours mes factures à la caisse et c’est incroyable les erreurs qui nous font économiser avec la loi du juste prix. La semaine dernière j’ai acheté un sac de noix du Brésil qui coûtait 13,49$. À la caisse le prix affiché était de 14,49$. Erreur corrigée (10$ de remise), j’ai donc payé 3,49$.

    Ton tableau de prix médian par bannière est probablement conçu pour une épicerie moyenne sans tenir compte des spéciaux. Comme dit plus haut, je suis une guidoune alors je ne regarde que les « front pages » des circulaires et je fais le tour des trois grosses bannières qui sont près de chez moi.

    Je ne mange pas de « scrap food », soit des aliments transformés. Ma croustade aux pommes (en passant, je n’épluche pas les pommes mais les coupe en petits morceaux, donc gain de temps et moins de pertes) contient 6 ingrédients incluant les pommes; je ne comprends pas pourquoi celle du commerce en contient 32.

    Avec les zzzinternets, il n’y a aucune raison de jeter de la nourriture car les recettes foisonnent et pourtant, les gens ne cuisinent plus malgré tous les Ricardo de ce monde. De la crème fraîche qui a suri? On peut en faire un excellent gâteau. Le brocoli un peu jauni? On l’incorpore dans un potage.

    Les produits d’entretien sont très réduits. Du savon à vaisselle, on n’a pas besoin d’en mettre une demi-tasse, la salle de bain on peut la nettoyer au bicarbonate de soude, une bouteille munie d’un vaporisateur et remplie d’un mélange de vinaigre et d’eau fait le boulot pour bien des tâches de nettoyage de vitres, de miroirs, de comptoir.

    Je m’arrête ici car on aura compris le principe ;o). Merci pour cet article car tu es tombé dans ma talle! Je crois que je pourrais en jaser avec ta douce fourmi pendant des heures!

    1. Merci Gabrielle pour cet excellent commentaire!

      Certains auteurs écrivent un livre avec moins de contenu que ça. 😉

      Faire la cuisine, comme tu le fais, est un art qui se perd. Mes grands parents mettaient en pratique toutes ces astuces. De nos jours, à peu près personne n’a même conscience que c’est possible. Nous avons perdu ce savoir collectif en l’espace de 2-3 générations.

      J’aimerais aussi mettre l’emphase sur l’importance de vérifier les factures. Ma blonde a souvent des surprises et, par conséquent, des produits gratuits.

      C’est la récompense pour une fourmi qui a fait son boulot.

      Merci, bonne journée!

  21. Too Good to Go semble Too Good to be true.
    Bizzare que j’en n’ai jamais entendue parler.
    C’est quoi les meilleures surprises que t’as trouver?

    Aussi, penses tu que faire l’épicerie avec des carte fidélités (ex. Optimum) est plus économique que simplement acheter à des magasins à rabais (ex. Super C)? Un calcul serait intéressant.

    1. Pingouin ravageur,

      L’appli Too Good To Go est aussi bonne que les commerces qui y participent. À Montréal, il y a une tonne de boulangeries et de patisseries, donc ça vaut la peine. Il suffit de trouver celles qui ont une note de 4.5 ou plus, d’habitude c’est un bon indicateur de qualité. Par exemple, 6 bonnes viennoiseries chez Pain Doré pour 7$, c’est un très bon deal.

      Je n’ai pas de carte fidélité (je suis trop infidèle 🙂 ), mais j’imagine que ça ne peut pas nuire. Par contre, les spéciaux dans les chaînes économiques sont difficiles à battre.

  22. Je fais mon épicerie au Metro. Je suis consciente que ça revient plus cher, mais l’épicerie est ouverte jusqu’à 22h tous les jours de la semaine et elle se trouve à moins de dix minutes de marche de ma maison, ce qui est super pratique puisque je n’ai pas de voiture. Les autres épiceries moins cher (Walmart et Maxi) se situent toutes à au moins une demi-heure de marche de la maison. C’est loin d’être impossible, mais ça fait un peu loin pour une grosse épicerie à rapporter toute seule à la maison à pied ou en autobus (et si je fais un déplacement spécial pour ça et que je dois payer pour l’autobus, ça annule pas mal l’économie), surtout en hiver. Donc, c’est le Metro la plupart du temps. Par contre, je vais au Walmart pour chercher des prescriptions une fois par mois et j’en profite alors pour stocker certains aliments sur ma liste d’épicerie qui sont habituellement moins chers là-bas. Je vais aussi acheter des bananes surgelées chez Maxi environ une fois par mois et je fais la même chose. Idem si je passe devant une épicerie moins chère que la mienne au hasard d’un déplacement.

    En ce qui concerne mes achats au Metro, j’essaie de tirer le meilleur parti possible de l’appli MonMetro en vérifiant systématiquement mes coupons personnalisés avant de me rendre à l’épicerie.

    Pour le reste :
    1) Comme je fais mon épicerie à pied, avec mes propres sacs (il me semble que les sacs à 15 cennes chaque, c’est la première chose à couper!), j’économise sur toutes les dépenses liées à une voiture;
    2) Je suis végétarienne depuis que j’ai 12 ans, donc je n’ai jamais cuisiné de viande et je n’en achète pas. À moi les légumineuses, lait de soya, noix, beurres de noix et tofu (très économique, tout comme les légumineuses, et si vous les conservez dans de l’eau et que vous la changez de temps en temps, ça se garde un bon mois au frigo).
    3) Comme je suis aussi diabétique, je mange super bien et peu transformé. Juste le fait de ne pas acheter de cochonneries, je suis certaine que ça permet d’économiser énormément.
    4) J’ai des arbres fruitiers qui poussent dans ma cour (pommes, aronia, amélanches, framboises, gadelles) et je mange mes récoltes. Je fais aussi du troc avec mon voisin d’en face, qui fait un potager. Cette année, mes pommiers n’ont pas produit, donc je suis allée demander à un voisin qui ne semblait pas vouloir cueillir ses pommes si je pourrais aller lui en prendre quelques-unes. Je lui ai proposé de lui rendre service un autre tantôt et je lui ai donné mes coordonnées pour qu’il n’hésite pas à me téléphoner quand je pourrais lui donner un coup de main à mon tour. J’ai économisé un bon $12 en pommes juste à ma première visite (et je prévois retourner me chercher d’autres pommes plus tard) et j’ai fait la connaissance d’un voisin que je ne connaissais pas encore. En été, je fais aussi le tour des potagers à partager de mon quartier. Ça ne permet pas d’économiser une fortune, mais c’est ben l’fun. Et puis, de toute façon, j’y apporte des pommes (j’en ai toujours de trop)!
    5) Depuis plusieurs années, mon savon à vaisselle me sert aussi de savon à mains. J’achète du BioVert, qui est très doux pour les mains. J’ai commencé à en remplir la bouteille de savon pour les mains de la salle de bain il y a plusieurs années et je n’ai jamais remarqué une différence. Et ça revient beaucoup moins cher du litre que du « vrai » savon liquide pour les mains, surtout quand on stocke les bouteilles lorsqu’elles sont en vente.
    6) Je compare systématiquement les prix au poids ou au volume à l’épicerie, je fais des stocks lorsqu’il y a des rabais et je cuisine presque tout à la maison.
    7) Je remplis les sacs à compost à ras-bord avant de les mettre au chemin pour la collecte (ça coûte cher, ces sacs-là, je ne sais pas pourquoi autant de gens les mettent sur le bord du chemin à moitié-remplis chaque semaine).
    8) Je n’achète pas d’eau embouteillée!
    9) J’utilise très peu de produits d’entretien ménager. J’achète du liquide à vaisselle (qui me sert aussi de savon pour les mains) et du détergent à lessive (et j’utilise entre un quart et une demi de la mesure recommandée pour chaque brassée de lessive). Je nettoie pratiquement tout avec de l’eau claire, du bicarbonate de soude, du vinaigre ou un peu de liquide à vaisselle. Ça suffit amplement. Et je n’achète pas de serviettes en papier, mais je garde celles qu’on me donne en trop et que je n’utilise pas dans les restaurants. Idem pour le sel et le poivre, et les petits sachets de condiments.
    10) Je mélange la nourriture de mes chats (de bonne qualité, donc chère) avec de la nourriture plus bas de gamme pour économiser un peu. Pas toujours, mais assez pour que ça aide un peu avec le budget… Et je ne nourris pas mes chats à outrance : ça coûte moins cher et ça évite de se retrouver avec des chats obèses. Et je profite de toutes les promotions et programmes de fidélité sur la nourriture pour animaux. Je me suis aussi inscrite sur la liste de diffusion de certains fabricants de nourriture pour animaux, qui envoie des coupons très intéressants par courriel.
    11) Je mange mes fannes et mes tiges de radis! C’est super bon, de toute façon!
    12) Je suis membre du groupe Buy Nothing de mon quartier et je vais chercher pas mal de nourriture gratuite chez d’autres membres du groupe qui ont tendance à surconsommer et à décider de se débarrasser, par exemple, d’une boîte de thé en sachets presque entière parce qu’ils ont décidé qu’ils n’en aimaient pas le goût après une seule gorgée. 🙂

    Bon, il doit y en avoir d’autres, mais je pense que ce sont mes principaux trucs…

    1. Je suis aussi membre du groupe Buy Nothing de mon quartier et j’y ai souvent récupéré de la nourriture (légumineuses en conserve, noix et fruits séchées, légumes et fruits frais, chia, riz etc.). Je m’y suis également équipée de shampoing et revitalisant pour environ deux ans. J’y ai aussi récupéré beaucoup, mais alors là beaucoup de choses pour équiper mon nouveau nid.

  23. Ah oui, je remplace les oeufs par des graines de chia dans toutes mes recettes de pâtisseries et je me suis aperçue que le sac graines de chia/graines de lin de Prana coûte moitié moins cher que le sac de graines de chia seulement, et que ça fonctionne tout aussi bien pour remplacer les oeufs. C’est une économie de près de 5$ juste là!

    Pour remplacer un oeuf : déposer deux cuillères à soupe de graines de chia/de lin dans le fond d’un bol et couvrir d’eau. Attendre quelques minutes que ça prenne en gel (une dizaine de minutes).

  24. Un petit dernier (je pense) : je réutilise mes sachets (poches) de thé! Un sachet de thé de bonne qualité, normalement, ça permet de faire un bon 2-3 tasses. Ben oui, la troisième tasse goûte pas mal moins fort que la première : on n’en meurt pas et on s’y habitue vite! C’est du gros gaspillage de jeter son sachet de thé après la première tasse. Dans le même ordre d’idée, les rares fois où je me paie un thé dans un commerce, je n’hésite pas à demander un refill d’eau chaude (c’est très rare qu’on refuse) et/ou à rapporter le sachet de thé à la maison si je n’ai pas fait au moins deux tasses avec.

    1. Merci énormément Geneviève pour l’excellent complément d’info!

      Vous êtes un modèle de frugalisme (et d’environnementalisme). Vous êtes faite pour vous entendre avec Gabrielle.

      J’ai écouté deux heures de radio poubelle en passant par Québec la semaine dernière et je commencais à perdre espoir en l’humanité… Merci de me rassurer, nous sommes plus que des primates avec des clés de char. 😀

      1. Ça fait plaisir!

        J’ai effectivement l’impression que je m’entendrais très bien avec Gabrielle! 🙂 J’ai lu le petit portrait qui a été publié à son sujet dans le livre de McSween, et je commence moi aussi à me diriger vers une semi-retraite au début de la cinquantaine avec juste des petits boulots après ça pour éviter de gruger trop vite mes économies. Vingt-quatre ans comme traductrice au gouvernement fédéral, avec une tonne de pression et à courir tout le temps, ça use.

        Mais, j’en profite pour dire que sans nécessairement atteindre l’indépendance financière, on peut super bien se débrouiller, même si on n’est pas en couple! J’ai acheté ma maison (à Gatineau où ce n’est quand même pas cheap) à 34 ans, toute seule, avec une mise de fonds de 25% (accumulée toute seule en vivant frugalement en appartement) et 13 ans plus tard, après avoir effectué pour 60 000$ de travaux au fil des ans (rien de superflu ou de juste pour le plaisir, mais j’ai une vieille maison), il ne me reste plus que 2000$ d’hypothèque à payer. Aucune autre dette, de l’argent en masse dans mes REER, un CELI bien rempli et un fonds de pension du gouvernement fédéral. Il y en a qui disent que je suis chanceuse d’avoir un emploi bien rémunéré au gouvernement fédéral. C’est vrai, mais je viens d’un milieu ouvrier, je suis la première de toute ma parenté à être allée à l’université et j’ai payé toutes mes études toute seule (sur les prêts et bourses). Et à 23 ans, j’ai eu les guts de m’exiler à Ottawa dans l’espoir de trouver un emploi en traduction. Ça n’a pas été facile, mais ça en valait la peine.

        La maison, pour moi, ça a toujours été un must. Pas tant pour la maison en tant que telle, mais surtout pour la cour! Déjà toute petite, je trippais sur les arbres et les insectes, je donnais des noms aux rouge-gorge qui fréquentaient la cour de mes parents, je faisais des herbiers et je rêvais du jour ou j’aurais mon petit lopin de terre à entretenir. J’ai acheté un (tout) petit bungalow des années 50 tout simple en brique, de même pas 1000 pieds carrés, dans un vieux quartier avec une cour immense pour la ville, de la grandeur d’un petit parc municipal. Je la laisse semi-sauvage et j’y ai planté une vingtaine d’arbres et d’arbustes au fil des ans. Pour moi, c’est ça, le luxe : avoir mon petit parc privé, pouvoir voir grandir des arbres que j’ai plantés moi-même et pouvoir observer chaque jour plein d’animaux sauvages et une tonne d’insectes (dont tout plein d’abeilles!). Je vois aussi ça comme ma contribution toute personnelle à la protection de l’environnement : redonner un milieu de vie à toutes les espèces sauvages dont on saccage l’habitat avec le développement urbain et favoriser ainsi le maintien de la biodiversité. Et tout ça à proximité de tous les services et à 20 minutes de marche de la principale artère commerciale de Hull. La campagne à la ville, quoi! La vie de condo, honnêtement, ça n’a jamais été pour moi, même avec plein de bonnes raisons financières… La nature me manquerait trop, et aussi la possibilité d’intervenir en aménagement un bout de terrain de façon à faire une différence.

        Par contre, je n’ai jamais eu de voiture! (Je pense que c’est ça qui tue : une fois qu’on a une voiture, on ne peut plus s’imaginer aller nulle part à pied!). Je me débrouille bien, je fais beaucoup d’exercice, j’achète moins (surtout des gros trucs). Et se rendre quelque part en marchant en écoutant de la super bonne musique, c’est tellement plus l’fun et relaxant de toute façon.

        Bon, j’arrête! Merci pour le livre et le blogue super inspirants! Ça fait du bien de se retrouver entre gens frugaux qui osent imaginer une autre façon de vivre!

        1. Geneviève R.,

          Je me permets de te tutoyer puisque tes témoignages me donnent l’impression de te connaître un peu mieux.

          J’aime bien quand les lecteurs se dévoilent, comme ça je ne suis pas le seul. 😉

          Si jamais tu cherches un projet de semi-retraite, je te propose de démarrer un blogue. Je pense que ça viendrait facilement pour toi. D’ici là, merci de contribuer à la discussion!

          1. En parlant de prix au poids… Le papier de toilette cascade doux a quelque chose comme 155 feuilles par rouleau (emballage rose) et le enviro (vert) et le résistant (bleu) ont ….. 242 feuilles par rouleau. À part la couleur les emballages ont l’air identiques (même grosseur) méchante différence!

            Je suis tombé sur ce site web par hasard récemment. Cela ressemble à votre projet mais pour une cours avant! On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a 🙂 https://www.lamusaraigne.info/a-propos

          2. Bonjour Alain,

            Je pense que je vais écrire un article là-dessus… Je vois des arnaques de marketing et d’emnballage pratiquement à chaque visite à l’épicerie. C’est devenu un fléau!

        2. Bonjour Geneviève,

          Notre mode de vie est effectivement très similaire. Je n’ai jamais eu de voiture non plus et c’est un gros plus pour atteindre la liberté financière, même avec un salaire moyen assez près du seuil de la pauvreté pendant plusieurs années. Je me promène quand même en BMW (bus – métro – walk; je te l’ai volée celle-là, Jean-Sébastien) pour aller faire mes courses, travailler ou simplement prendre l’air.

          J’ai toujours recherché et appliqué des trucs écono-écolo, comme vous, car la cause de l’environnement me tient à coeur, qu’on a pas besoin d’avoir des armoires bourrées de produits d’entretien, et qu’il n’y a aucune raison de jeter des aliments à la poubelle, aucune! Les balles de sécheuse sont bien à la mode depuis un certain temps (encore du greenwashing); ça fait très longtemps que je mets 2-3 balles de tennis usagées dans la sécheuse et ça fait le boulot pour éviter l’électricité statique. Je me considère comme une petite fûtée qui réussit à dénicher bien des aubaines en fouinant et en faisant preuve d’ingéniosité en cuisine et ailleurs. Mon père disait que c’est avec des cennes qu’on fait des piasssses et ça m’est resté.

          À moi aussi on a dit souvent: c’est facile pour toi de travailler à temps partiel, de faire de longs séjours à l’étranger; tu as des économies… Comme si nos économies nous étaient tombées du ciel! Vous avez travaillé fort pour ce que vous avez et vous avez su optimiser vos économies, sans voler rien à personne et en faisant preuve d’ingéniosité dans votre façon de consommer et sans vivre dans un demi sous-sol sombre pour y parvenir.

          Actuellement, je suis plus heureuse que jamais d’avoir des économies car je suis atteinte de COVID longue depuis 14 mois et ne peut travailler qu’à temps très partiel (mon emploi de guide-animatrice n’est pas un travail mais un rêve réalisé) car la grande fatigue est le symptôme le plus important. Je suis membre d’un groupe de soutien pour aider les gens atteints de COVID longue et plusieurs d’entre eux doivent continuer à travailler à temps complet car ils n’ont aucune économie et n’ont pas d’assurance groupe, CNESST ou autre aide financière. Le problème, c’est que la seule chose qu’on peut faire pour espérer une guérison ou une stabilisation est le repos et il ne peuvent se permettre de le faire et ils vont en payer le prix en rendant leur état chronique. Je n’aurais jamais cru que mes économies me serviraient un jour d’assurance maladie mais c’est le cas actuellement et j’en remercie le ciel car sinon, je me crèverais à travailler à temps complet pour mieux mourir plus rapidement. C’est ironique mais c’est ainsi.

          Si vous vouliez entrez en communication avec moi, n’hésitez pas à demander à notre cher Jeune retraité de nous mettre en contact! Bonne continuation vers la liberté!

          J’ai une grande amie à Québec qui est aussi traductrice pour le gouvernement fédéral depuis environ 25 ans. Peut-être vous connaissez-vous. Si jamais c’était le cas, je dirais que le monde est petit en titi!

    2. Fait à noter, toutefois… Grand buveur de thé vert Sencha japonais EN FEUILLES, je le laisse infuser 8 à 10 minutes afin d’en exprimer toutes les catéchines anticancer. Rendu là, il faut les jeter. Ma marque préférée MAEDA-EN (chez Maxi) n’a aucune amertume même après une aussi longue infusion.

        1. À 6,49 $ pour 150 g, aussi chez Lolaws, sinon. Il supporte la comparaison, au goût, de thé trois fois plus cher, je crois. Du vrai bon Sencha de tous les jours, typiquement japonais. J’en bois 800 ml par jour. Santé! 🙂

  25. Article très intéressant! Merci de nous partager tes bons trucs.

    J’ai écrit un article il y a quelques mois avec des conseils pour économiser sur sa facture d’épicerie.

    Décidément, tous ces trucs et conseils sont vraiment pertinents en cette période de grande inflation.

    Longue vie à ton blogue!

      1. Merci à toi et félicitations encore pour ton contenu qui est toujours très pertinent!

        Je mentionne déjà ton blogue et ton livre dans l’article que j’ai écrit sur le mouvement FIRE.

        Je vais aussi les ajouter dans ma liste de ressources utiles.

        Grand merci et au plaisir!

  26. Quel bel article et plein de commentaires intéressants! Le seul truc non mentionné est la congélation. Cuisiner plus et se préparer des repas congelé en portion individuelle. Personellement je réutilise des pots en verre de 400ml et je congèle une portion par pot. Le truc vient du blog de Béatrice. https://bloguedebeatrice.com/congelateur/

  27. Bonjour JS
    Je lis toujours avec beaucoup de plaisir tes billets et les commentaires. J’apporte ma petite contribution, comment conserver les légumes, verdures et fines herbes au frigo frais le plus longtemps possible. Je les emballe tels quels mais dans les torchons de cuisine propres. Les laver seulement au fur et à mesure, car l’eau et l’humidité les gâte. Pour la menthe et le basilic, par contre, je les laisse dans les sacs ou dans les boîtes fermées au frigo ( elles sont fragiles au froid ). J’ai une petite lapine et cette façon de faire m’a permis de garder les verdures fraîches jusqu’à 2 semaines, voire plus ( mais elle les aura déjà terminées avant ), sans avoir à acheter des contenants spéciaux qui coûtent chers et qui prennent beaucoup de places .
    Un message pour Gabrielle Bouchard : je suis désolée de savoir que vous souffrez de Covid long. J’ai pris un cours d’aromathérapie ( huiles essentielles ) il y a quelques année au Jardin Botanique. Il y a des huiles essentielles qui pourraient aider pour stimuler le système immunitaire . Si cela vous intéresse, je pourrais partager les infos avec vous. Je vous souhaite un bon rétablissement.

    1. Merci beaucoup Lili!

      Bon truc! Ma mère me l’avait aussi suggéré, car nous avons de la difficulté à conserver la coriandre fraîche. C’est ABSOLUMENT nécessaire de toujours en avoir pour les recettes vietnamiennes. 😉

  28. Salut Les jeunes retraités,

    Je me risque avec un premier commentaire, même si ça fait longtemps que je vous suis 🙂

    C’est d’ailleurs vous deux qui nous avez ouvert les yeux et nous a amener à faire des changements significatifs dans notre vie. Et pour le mieux ! On n’est pas retraité encore… on ne répondra probablement pas à la définition de FIRE… mais on peut quand même dire qu’on n’a gagné énormément en liberté. Les changements faits nous permettent aujourd’hui de se libérer du travail pour 6 mois (on commence ainsi :D) et voyager au Mexique pour l’hiver. Nous allons d’ailleurs partager notre expérience sur Youtube. J’avais le goût d’apprendre à faire du montage vidéo… comme quoi que même pour 6 mois c’est pas facile de décrocher complètement du boulot 😀 Mais bon, je vais le faire à mon rythme et pour le plaisir, alors ça change tout !

    Alors merci, il y a un peu de vous dans ça 🙂

    Pour ce qui est de bouffer à petit prix, je me rends compte que j’ai beaucoup de chemin à faire, j’applique seulement le 3 et, à mon grand malheur, le 7 que je devrais plutôt changer pour « ne pas trop remplir son assiette »… parce que oui… je la remplis trop et… je la finis 🙁

    1. Bonjour Luc!

      Vous avez brisé la glace… Bienvenue dans la communauté!

      Vous vous êtes construit une belle vie. De nombreux Québécois rêvent de vivre l’été perpétuel comme vous.

      Au plaisir de vous suivre sur Youtube!

  29. Bonjour! 🙂
    Pour les produits ménagers, Les Trappeuses ont d’excellentes recettes. Par contre leur produits de beauté sont souvent plus cher que ce que l’ont peut trouver abordable en pharmacie. J’ai fait leur ancienne recette de nettoyant tout usage, à date j’ai fait 2x1L de produit pour environ 20$ et j’ai utilisé à peu près 1/10 des ingrédients. (1L d’eau, 2 cuil. à table de savon de castille, 1 cuil. à table de bicarbonate de soude, 1 cuil. à thé d’huile essentielle (optionelle).
    Elles ont aussi des ateliers (assez dispendieux) pour apprendre à faire certains produits plus technique. J’ai prit celui du savon, je suis ressortie avec les connaissance pour en faire maison pour des peanuts. L’atelier m’a généré une vingtaine de barres, j’en ai donné à mon entourage. En plus tu sais exactement ce qu’il y a dans ton savon. En faire de nouveau 20 me coûterait autour de 2$ je dirais.

    J’évite les éponge de douche et les gels douche. Débarbouillette et savon en barre font très bien le travail depuis toujours!

    Pour les F&L, TAU est imbattable tout court. Mais en plus, leurs produits son bio.

    Pour les appli il y a FoodHero et FlashFood mais pour ma part je ne mange pas de viande/poisson et c’est surtout ce qui y est vendu.

    Toujours regarder le prix au 100gr, à la feuille, etc. sur les étiquettes en magasin. C’est surprenant comment le produit en spécial n’est pas toujours le moins cher. Pour les rouleur de pt il faut bien calculer le nombre de feuilles/rouleau car souvent le prix indiqué est par rouleau.

    Supoer ton blogue. On a toujours hâte de te lire 🙂

    1. Merci beaucoup pour les astuces LapinFrugal!

      En plus, les barres de savon artisales peuvent faire de beaux petits cadeaux pour les Fêtes. J’ai une amie qui en a même fait une business.

      Si tu aimes les viennoiseries et produits de boulangerie, je te suggère l’appli Too Good To Go. En tout cas, à Montréal, il y a parfois de bons deals. Il y aussi certains restos végétariens qui y participent. Les reviews sont généralement un bon indicateur de qualité (4.5 et plus).

      Au plaisir de rester en contact!

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