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Êtes-vous une victime du marketing?

Il suffit d’une visite sur le campus d’une université pour constater que plusieurs jeunes sont tombés en proie au marketing. Manteau Canada Goose, iPhone de dernière génération, laptop en aluminium brossé, plusieurs étudiants semblent vivre large. Or, ces derniers n’avoueront jamais qu’ils paient une prime exorbitante pour l’image de la marque (brand). Ils vous diront qu’un manteau à 800$ est nécessaire au Québec parce que les hivers sont tellement froids et que leur fournisseur de célulaires leur a donné le téléphone à la signature d’un contrat. Voilà précisément ce que j’entends par « victime du marketing ». C’est-à-dire, les consommateurs qui ne se posent pas trop de questions laissant les messages publicitaires dicter leurs besoins ou leurs désirs et qui, par conséquent, paient une fortune pour s’associer à une marque.

Les 4 types de consommateur

Selon une étude réalisée par des professeurs de University of Southern California (source), les consommateurs de biens de luxe peuvent être regroupés selon quatre catégories. En voici mon interprétation:

patricien

Le patricien

Les patriciens sont les mieux nantis de la société. Ils achètent des biens de luxe, mais ils le font uniquement pour être reconnus par les autres patriciens plutôt que par les autres strates moins fortunées de la population. Ainsi, ils achètent des produits très dispendieux sans marque apparente, sans logo, mais qui seront être reconnus par les connaisseurs.

parvenu

Le parvenu

Les parvenus sont en moyens et veulent que ça paraisse. Ils achètent donc des produits qui leur permettent d’atteindre un statut social élevé et qui les dissocient des moins nantis. Donc, le logo doit être proéminent et le « bling bling » est de mise.

poseur

Le poseur

Tout comme les parvenus, les poseurs sont motivés par l’apparence dans leurs habitudes de consommation. Cependant, ils n’ont pas les moyens financiers nécessaires et doivent souvent se tourner vers les biens de contrefaçon ou vers l’endettement. Il s’agit de snobs fauchés. Dans ce cas, les logos sont immenses et parfois erronés.

proletaire

Le prolétaire

Les prolétaires sont insensibles à l’image de marque. Ils achètent des produits bon marché sans aspirer à appartenir à un groupe. Conséquemment, la marque est le dernier de leurs soucis.

Pour ma part, malgré mes 12 années d’expérience en marketing, il m’arrive souvent de succomber à la tentation. Par exemple, j’ai un faible pour les maillots de soccer. Je paie ainsi une prime d’environ 300% pour faire la promotion d’une marque (même souvent deux, celle de l’équipe et celle du commanditaire). Pire encore, j’achète des maillots de contrefaçon sur internet, ce qui fait de moi un poseur, ascendant prolétaire.

De quel(s) groupe(s) de consommateur faites-vous partie? Faudrait-il créer un groupe additionel?

6 commentaires

  1. Je vie présentement votre exemple du cellulaire… J’ai un iPhone 6s, je l’es payé comptant, car je déteste les contrats qui d’oblige à prendre un forfait plus cher. Mais depuis quelques semaines rogers essaie par tous les moyens de me faire prendre un contrat en me « donnant » un iphone 7 gratuit. Le deal est quand même très bon, car sa me coûterait que 20$ de plus par mois (soit 480$ pour 2 ans) pour avoir un téléphone qui ce vends plus de 1000$. Mais comme j’ai dit au gars de chez Rogers, mon cell marche numéro 1, pourquoi je le changerais?

    1. Merci Yan d’avoir partagé votre expérience!

      En tant qu’actionnaire de Apple, j’adore leur modèle d’obsolescence programmée. Il y a toujours une nouvelle version du iPhone avec 2-3 « bidules » supplémentaires qui poussent les « disciples » à faire la file pour pouvoir se le procurer! Par ailleurs, le prix de vente de 1 000$ est un montant fictif. Il s’agit en fait d’un moyen pour éviter qu’un client achète le téléphone pour ensuite acheter un contrat ailleurs.

      Bravo d’avoir résisté au marketing!

  2. Bonjour,
    belle article.
    Dans votre catégorisation, je suis un pur prolétaire.

    J’achète du durable et c’est tout.
    La marque est optionnelle (sauf si elle permet de définir un produit durable, comme miele, caterpillar, …)

    Et c’est vrai que c’est moins prise de tête!
    Bonne continuation!

    1. Bonjour David,

      Pour ma part, je crois que ma plus grande faiblesse est au niveau des articles de sport. J’achète uniquement des chaussures Nike ou Adidas pour le soccer. En réalité, je paie probablement beaucoup trop cher, juste pour me donner l’impression d’avoir l’équipement le plus performant.

      Merci pour le témoignage! Au plaisir!

      1. Salut,
        perso, j’ai pas mal de centres d’intérêt, mais j’ai du mal à acheter.
        D’ailleurs, acheter pour moi signifie un effort en concentration et en motivation.

        Typiquement je suis branché jardinage, et quand je suis devant un bac de graine, je commence à piocher dedans, puis je commence à me dire, mais ça j’ai déjà, et ça j’aurais pas la place, et ça, Etc.
        Au final, généralement je ressors les mains vides.

        Le pire étant les magasins type vêtement.
        Entre la clim qui t’agresse à l’entrée (j’aime bien l’air un peu humide, pas l’air sec, ni glacé en pleine été)
        La musique commercial voir la pub pour le magasin sur des écouteurs inadaptés (et donc donnant un son pourri)
        Le magasin sans la moindre indication, les rayons désorganisés au possible.
        Si je tiens 10 minutes, c’est un record.
        D’ailleurs, ça doit faire 2 ans, que j’ai pas racheté de vêtements…

        Généralement, quand j’achète enfin, je vise du costaud. 😉
        D’ailleurs, le seul domaine où je ne parviens pas à trouver du solide c’est les vêtements! 🙁

        1. Salut David,

          Je travaille dans le domaine de la mode (pour encore quelques heures), alors je vais m’abstenir de commenter pour l’instant. Par contre, je compte bien écrire un article sur le sujet dans les prochains mois. Il y a beaucoup à dire!

          Je suis bien d’accord avec vous! 😉

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