Le minimalisme pour prendre sa retraite jeune

Ces objets qui comblent le vide

Bambins, nous avons besoin d’une doudou pour nous réconforter. Adolescents, ce sont plutôt nos vêtements qui confèrent notre identité. Enfin, à l’âge adulte, ce sont les articles de luxe (bagnoles, bidules électroniques, sacs à main, etc.) qui forgent l’estime de soi.

Nombreuses études scientifiques révèlent que nos objets répondent à plusieurs besoins émotionnels. Ils nous donnent confiance en nos aptitudes et nous sécurisent quand nous nous sentons seuls (source). Dans un sens, ils sont le prolongement de nous-mêmes.

Or, Van-Anh et moi avons coupé ce lien de dépendance envers le matériel. Depuis trois ans, nous avons désencombré nos vies. Bien qu’ardu, ce processus est incroyablement libérateur.

Jamais assez!

À la base, comment ce fait-il que nous ayons autant de choses?

Le maximum, rien de moins

Premièrement, nos désirs sont insatiables. Le cerveau humain est programmé ainsi. Par conséquent, ce constant sentiment d’insatisfaction brouille notre jugement.

« You can never get enough of what you don’t need. » (Dallin H. Oaks)

Par exemple, quelle est la première question qu’un vendeur automobile pose à un client potentiel? Lors de ma dernière visite au concessionnaire, ça ressemblait à « Quel est votre budget mensuel maximum? ».

J’en déduis que le client « normal » veut le plus gros char que son budget lui permettra d’acheter de financer.

Nous voulons toujours plus

Le même scénario se produit quand vient le temps d’acheter une maison. Typiquement, les acheteurs iront à la limite de leurs capacités financières pour se procurer la plus grande cabane possible.

Pire encore, leur banquier les encouragera dans ce délire.

Par conséquent, la maison moyenne aux É-U est désormais presque trois fois plus grande qu’elle l’était dans les années 1950 (source).

Étant donné que les familles sont drastiquement moins nombreuses qu’à l’époque, ça laisse plus de place pour les bébelles.

La dopamine, une drogue hors de prix

Deuxièmement, la dopamine libérée par le cerveau lors d’un achat procure une petite jouissance. Or, cette sensation est ridiculement éphémère. Il faut donc la reproduire constamment pour maintenir le « high ».

Nous devenons ainsi des boulimiques de la consommation.

D’ailleurs, les chaînes YouTube présentant du « unboxing » font fureur. Regarder quelqu’un déballer ses derniers achats nous donne le fix nécessaire pour survivre jusqu’à notre prochaine visite au centre d’achat.

« Désolé, cette version n’est plus supportée »

Troisièmement, les entreprises ont trouvé un subterfuge pour nous faire dépenser davantage, l’obsolescence programmée.

À titre d’exemple, les imprimantes Epson étaient équipées d’une puce qui bloquait l’impression au-delà d’un certain nombre de pages imprimées (source).

Dans le même sens, les imprimantes Canon et Kodak indiquaient à l’utilisateur de remplacer la cartouche alors qu’elle contenait encore plus de 45% de la quantité initiale d’encre (source).

Autre exemple, Apple a lancé trois versions d’iPad en 2 ans et six versions de l’iPhone en 5 ans (source). Avec des batteries indémontables et l’impossibilité de mettre à jour le système d’exploitation entre les modèles, Apple est la reine de l’obsolescence.

Certes, à chaque lancement d’un nouveau iPhone, c’est la fête! Des jeunes qui sont par ailleurs « anti-establishment », font la file devant l’Apple Store, impatients de remplacer inutilement leur téléphone.

L'obsolescence programmée des produits Apple

Victime de la mode

Quatrièmement, la mode est une autre forme d’obsolescence programmée efficace. Même pas besoin de tricher sur la durabilité des produits, c’est uniquement dans la tête que ça se passe.

À une époque, les magasins de vêtements lançaient une collection par saison, soit quatre par année. Désormais, grâce au « fast fashion », nous avons droit à 52 saisons par années.

Dame Nature se gratte la tête!

J’ai le regret de vous annoncer que le chandail que vous avez acheté la semaine dernière est maintenant démodé.

Grosse Corvette, petite…

Cinquièmement, nos possessions composent notre image, c’est-à-dire qui nous sommes aux yeux des autres. Ainsi, il est très facile d’accorder au matériel une importance démesurée.

En outre, nous avons le réflexe de compenser pour nos lacunes physiques, intellectuelles ou émotives par des objets.

Selon une étude, les étudiants ayant reçu moins d’offres d’emploi ou ayant obtenu des notes plus faibles montrent plus de signes extérieurs de richesse et de réussite, comme des costumes de luxe ou des montres de marque (source).

Dans cet ordre d’idées, je n’ose même pas imaginer ce que le conducteur d’un Hummer cherche à combler! 😉

Mon ami le toaster

Finalement, selon certains spécialistes, nous essayons d’augmenter nos liens sociaux en attribuant des caractéristiques humaines à des objets (source). Il est donc quasi impossible de s’en départir.

Ainsi, nous développons des liens affectifs avec un grille-pain légué par un proche, un ourson qui nous a vu grandir ou, comme dans mon cas, un poster de Michael Jordan de 1988.

L’image de Tom Hanks avec son ami Wilson dans le film Cast Away me vient en tête.

J’ai d’ailleurs un ami qui avait donné un nom à son auto. Il caressait le volant du revers de la main en lui chuchotant de mots doux. Je salue Guillaume au passage!

Le coût réel des bébelles

Le réflexe de conserver les choses plutôt que de s’en départir pourrait être considéré comme un geste frugal. Cependant, toutes ces bébelles qui s’accumulent ont un coût important.

L’entreposage

Le plus évident, le coût d’entreposage, est largement sous-estimé.

Avant de devenir des minimalistes, nous avions une chambre complète dédiée à l’entreposage de nos choses (inutiles). Les meubles pour notre future maison trophée, nos notes de cours, tous nos livres et un paquet d’objets sans valeur y étaient rangés.

Cet espace d’environ 100 pieds carrés représentait 12% de la superficie totale de notre appartement. Par conséquent, de notre loyer de 900$/mois, environ 108$ par mois étaient consacrés à l’entreposage de nos objets superflus.

Ça fait quand même 1 300$ par année!

Le déménagement

Le mot « déménagement » donne des sueurs froides à ceux qui vivent large (lire qui surconsomment). Quel cauchemar logistique!

Le matériel est un boulet à traîner, il nous restreint dans nos déplacements, même qu’il nous immobilise.

Qui plus est, le coût pour déménager des objets est d’environ 1$ par Lb (source). Ironiquement, ce coût est souvent supérieur à la valeur de l’objet lui-même.

La quiétude

Vivre dans un environnement encombré joue aussi sur le moral. On passe son temps à chercher ses trucs et c’est étouffant.

Les bidules deviennent une source de distraction et de stress. À mon avis, un espace épuré privilégie la créativité et la quiétude de l’esprit.

Espace de travail encombré
D’ailleurs, dans les dernières années de ma carrière, j’ai adopté une approche minimaliste à mon travail. Je ne disposais que des objets absolument nécessaires, c’est-à-dire un calepin, un stylo, un laptop et un téléphone. Tous les tiroirs et filières étaient vides.

Plusieurs de mes collègues croyaient que j’étais sur le point de quitter l’entreprise. Mon patron m’avait même convoqué en rencontre pour en discuter.

Il semble qu’un bureau encombré de dossiers, de paperasses et de photos personnelles soit un signe d’engagement et de productivité.

Kiichiro Toyoda, le fondateur de Toyota, doit se retourner dans sa tombe!

Accumuler les expériences

Plusieurs (dont moi) diront « je préfère vivre des expériences au lieu d’accumuler du stock ».

Reste que le comportement excessif d’accumulation ne se limite pas au matériel. Certains cherchent plutôt la validation sociale en cumulant les expériences. Facebook et Instagram en sont les principaux vecteurs.

Certains publient des photos de leur nouvelle cuisine, d’autres de leur assiette chez Toqué, mais l’objectif est le même.

Vivre des expérience ou consommer?

Par exemple, cet été, j’ai rencontré une jeune femme qui s’est empressée de me dire « j’ai fait 62 pays » dès qu’on a discuté de voyage. D’une part, j’ai eu envie de lui dire « tu n’as rien fait du tout », ces pays étaient « fait » des milliers d’années avant ta naissance.

D’autre part, ce n’est pas en faisant une croisière qui couvre sept pays en deux semaines qu’on peut prétendre avoir visiter les pays en question.

J’ai l’impression que certains vivent des expériences uniquement pour les barrer de leur « checklist ».

À une époque on collectionnait les DVD, maintenant c’est plutôt les voyages exotiques et les restos branchés.

Notre parcours vers le minimalisme

Dans notre cas, la prise de conscience fut graduelle.

L’éveil

D’abord, les voyages nous ont ouvert les yeux sur l’absurdité de notre relation avec le matériel.

En 2004, lors d’un premier voyage au Vietnam, insécures comme des cons, nous sommes partis avec quatre grosses valises. 😕

Or, à notre arrivée là-bas, nous avons vite réalisé que la plupart des Vietnamiens ne pourraient même pas remplir de telles valises s’ils le voulaient.

Ils possèdent si peu, mais ne sont pas malheureux pour autant. Je pense même que le Vietnamien moyen, du haut de ses 150$ de revenu par mois, est plus heureux que la plupart des employés de la fonction publique québécoise.

À partir de ce point, l’idée de vivre avec moins a commencé à germer.

Le grand ménage

Puis, en 2014, Van-Anh a déniché par hasard un condo à vendre situé à quelques pas de notre appart. Avec une aire habitable de moins de 700 pieds carrés, ce fut l’élément déclencheur pour faire le grand ménage.

Nous avons tout vendu ou donné ce qui était superflu. Ce fut le coup de grâce pour les notes de cours, les CD, les DVD, les livres, les babioles rapportées de voyage, les outils de cuisine inutiles ainsi que pour les meubles qui ramassaient la poussière.

Après 6 mois intensifs sur Kijiji, nous nous sommes finalement détachés de tout ce stock qui pesait sur nos vies.

Au final, mis à part mes quelques meubles, mon auto pourrait désormais contenir toutes mes possessions.

Depuis, je me sens plus léger, plus libre, plus zen et surtout plus heureux.

Le prochain défi

Ceci dit, le désencombrement est un long processus et nous avons encore du chemin à faire. Notre garde de robe est un constant rappel de mon ancienne vie dans le domaine de la mode.

Voilà à quoi ressemble notre strict minimum! #facepalm

Garde-robe des jeunes retraités

Plus de place à l’essentiel

Appelez ça le minimalisme, la simplicité volontaire, ou quoi que se soit d’autre, l’objectif derrière cette démarche est d’être plus heureux.

Donc, si votre bonheur passe par votre collection de cartes Pokemon, il n’y a rien de mal à les accumuler. Après tout, « Gotta catch ’em all ».

L’important est de se limiter aux objets qui ont une fonction et une valeur dans notre vie. Ça laisse plus de place pour tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel.

Je conclus avec deux citations qui résument ma pensée:

« Nous achetons des objets inutiles, avec de l’argent que nous n’avons pas, pour impressionner des gens que nous n’aimons pas. » (Fight Club)

« Aimez les gens et utilisez les choses, pas l’inverse! » (Joshua Fields Millburn)

Quelle est votre relation avec les objets? Êtes-vous plus confiant quand vous portez vos plus belles chaussures?

51 commentaires

  1. Je vis avec 1 valise, 3 gros sacs et 2 boîtes quand je suis au Québec, et avec un sac à dos quand je suis dans un autre pays, et ce depuis 2011. Je me sens tout simplement bien et libre depuis!

    Haha j’ai ris jaune quand tu as parlé de « faire un pays ». Quand les gens me demandent « combien de pays j’ai fais », je prends le temps d’expliquer mon rythme en voyage et mon style de vie. Je déteste cette expression.

    Je sais que ce n’est pas réaliste pour tout le monde de réduire le matériel à ce minimum comme j’ai choisi de le faire, mais c’est certain que des articles comme le tien peuvent aider les gens à réduire. Ça me fait grand plaisir de te lire car la surconsommation me fait carrément de la peine. Je vois bien que les gens ne sont pas heureux avec ces choix.

    1. Salut Noémie,

      Ton histoire pique ma curiosité…

      Tu es une vraie nomade. Est-ce que tu peux partager comment tu vis, comment tu gagnes ta vie? Ça m’intéresse sincèrement.

      En tout cas, bravo pour ton niveau de liberté!

      Au plaisir de connaître la suite!

  2. Encore un autre article qui me parle tellement! Il y a quelques années, j’ai acheté une grande maison avec un beau grand spa, j’ai rénové le sous-sol et fait une salle de bain sur la « full coche » comme on dit… elle avait onze pièce sur deux étages cette maison-là et on était deux à vivre dedans… tsé, n’importe quoi!! C’était bien trop grand pour rien! L’an dernier je l’ai mis en vente et j’ai acheté un condo de 4 pièces. J’en ai fait du ménage, j’en ai jeté des affaires… et je suis beaucoup mieux, mieux que jamais dans mon petit appart. Je suis revenue à l’essentiel. J’étudie en psychologie depuis 2 ans et oui, cette attitude d’en acheter toujours plus pour impressionner les autres, c’est vraiment pour combler un vide, une angoisse essentielle qu’on porte tous en nous. C’est une façon de ne pas y faire face. Et dans notre société où tout doit aller toujours vite et tout doit être à portée de main, ça aussi c’est une façon de ne pas faire face à notre angoisse essentielle. Je suis bien heureuse d’être revenue à l’essentielle, je trouve qu’on profite beaucoup plus de ce qu’on a.

    1. Merci pour le témoignage Cynthia!

      Je suis content d’avoir l’écho d’une psychologue (en herbe). D’ailleurs, j’ai trouvé la plupart des idées pour ce texte dans un magazine de psychologie, Cerveau et psycho. Je trouve le comportement humain fascinant. En plus, c’est la base du marketing.

      Bravo pour le cheminement! À bientôt j’espère!

  3. Bonjour J-S,

    C’est un excellent article! Nous sommes justement dans cet exercice de désencombrer notre maison et ainsi de désencombrer nos vies! C’est vrai qu’on se sent bien après avoir fait un grand ménage de nos possessions inutiles 🙂

    En passant, j’adore la citation : « Nous achetons des objets inutiles, avec de l’argent que nous n’avons pas, pour impressionner des gens que nous n’aimons pas ».

    Au plaisir,
    Retraite101

    1. Cela dit, le conjoint ou la conjointe doit être du même avis… Sinon, c’est un obstacle important. Ce n’est pas notre cas (bien que c’est plus difficile pour ma femme de vendre/donner/jeter ses objets inutiles). Mais, je connais plusieurs couples dont un veut désencombrer mais pas l’autre..

      1. Salut R101!

        C’est effectivement ce que j’ai constaté. Parfois, je trouvais que ça n’allait pas assez vite à mon goût. Or, le processus de désencombrement est différent pour chacun. Dans un sens, il s’agit d’un deuil. On est tellement attaché à certains objets (pourtant inutiles) que ça peut prendre un certain temps pour s’en départir.

        J’ai fait l’erreur de brusquer ma conjointe par moment. Une chance qu’on n’avait plus de sofa, sinon j’aurais couché dessus! 😉

        En fait, il suffit de laisser le temps faire son oeuvre.

        Merci!

        1. Bonjour jeune retraité, il m’a fait plaisir de vous rencontrer cet été au Parc Lafontaine pour du soleil, de la bière et d’enrichissantes rencontres avec des gens qui ont le courage de changer ce qu’ils n’aiment pas ou n’aiment plus.
          En 1998 mon logement situé dans un triplex a passé au feu, perte totale. J’étais partie garder ma petite-fille. Nous n’étions pas sur place que le désastre est arrivé. Par chance, aucun blessé seulement des objets brûlés down to the ground. Curieusement je n’ai eu aucune peine, j’ai plutôt senti une grande libération. Je disais aux gens qui me plaignaient que j’étais en paix avec ça car ce sera pareil quand je partirai pour le grand Voyage. Les choses que je voulais garder sont «gardées» dans mon coeur et dans ma tête. J’ai toujours eu beaucoup de difficultés à amasser des choses. Et j’ai même un problème avec ça. Je ne garde rien. Mon mari m’en veut souvent quand il cherche une chose qu’il sait que nous «avions». Je passe beaucoup de temps à effacer mes emails, je jette, donne ou vend si je ne me sers pas d’un article de cuisine, d’un vêtement et oui j’utilise beaucoup beaucoup Kijiji pour vendre plein de «cossins».
          Je suis allée en Inde l’an passé et j’ai trouvé le bonheur dans chaque regards comme vous autres au Vietnam.

          1. Bonjour Diane!

            Merci beaucoup d’avoir participé au 5 à 7. Ça m’a fait plaisir de vous rencontrer. C’était vraiment une belle soirée.

            Vous êtes devenu minimaliste un peu par obligation. Au final, c’était un « blessing in disguise », comme disent les chinois.

            Nous avons aussi passé 6 semaines en Inde. Il n’y a rien de mieux pour remettre les choses en perspective.

            Votre blogue documente l’écriture de votre roman, si je comprends bien. C’est intrigant! Allez-vous aussi parler de liberté financière?

            Gardez-moi au courant!

  4. Je n’ai pas grand chose.

    J’ai une assurance-habitation pour la responsabilité civile, au cas où …

    Je pourrais racheter mille fois ce que je possède, donc peu de choses ; les habituelles de premières nécessités dans la cuisine, la chambre ou le salon ; et quelques autres, plus inutiles, la machine à café et le climatiseur, entre autres. La télé et le système de son sont à off depuis cinq ans … Pas de cablovision, donc.

    J’ai le cinquième des vêtements de la photo, mes pantalons ont dix ans ; et mes chemises, cinq …

    Je suis à la retraite depuis cinq ans aussi, depuis 2013. Une année charnière. L’année de mon indépendance financière totale …

    Je n’ai surtout pas de bagnole et je voyage très peu. Je vivrais une très grande culpabilité pour tous les gaz à effet de serres émis !

    Je marche surtout …

    Je possède peu de biens, tout est en actions dans une firme privé ou géré par moi-même …

    Et je ne comprends pas trop les gens qui ont désiré et acheté une maison en zone inondable ou propice aux ouragans, etc … et ensuite pleurent comme les deux des petits cochon à la maison de paille et de bois de l’histoire enfantine !

    Je pourrais tout perdre aujourd’hui, sans trop de conséquences financières …

    J’ai une vie à la Christian Bobin, une vie calme et sereine.

  5. Petites corrections intempestives !

    pour tous les gaz à effet de serre émis !
    firme privée
    les deux des petits cochons

    Désolé …

    1. Bonjour Paul,

      Vous êtes la définition même du minimalisme ou plutôt de l’essentialisme. Peu importe l’étiquette qu’on essaie d’y apposer, vous semblez très serein dans vos choix de vie. Bravo pour votre parcours.

      Merci beaucoup pour ce témoignage!

      Longue et heureuse retraite!

  6. Très bon article Jean-Seb, comme toujours..
    C’est tellement vrai qu’on achète des trucs pour combler un vide et qu’il faut toujours recommencer parce que le plaster de la consommation dure pas ben ben longtemps. Je suis pas mal sorti de cette spirale et vraiment content. Je suis en même temps un peu triste pour les gens pris la dedans, la vie va tellement vite qu’ils n’ont même pas le temps de réfléchir a tout ça, qui pourtant affecte leurs vie de façon insoupçonnée.

    1. Merci bien Sébastien!

      Tu as brisé la glace. Merci pour ce premier commentaire!

      Je pense aussi que l’emcombrement nous empêche de penser librement. Nos pensées sont orientées vers le rangement, l’entretien et le remplacement des bébelles qui nous entourent. En plus, le travail mobilise nos pensées au moins 10 heures par jour. Il ne reste plus beaucoup de temps pour réfléchir au choses vraiment importantes.

      Ça me fait plaisir d’avoir de tes nouvelles. À très bientôt!

  7. Excellent article J.S.! Merci beaucoup de ton partage qui me rejoint tout à fait! espérons que cet article puisse rejoindre le plus de monde possible! en cultivant l’authenticité, la simplicité et la lucidité pour ne retenir que l’essentiel de nos besoins pour ce qui est du matériel, j’espère que nous pourrons contribuer quelque peu à la durabilité de notre monde! Merci et Merci encore!

    1. Merci à vous Lien!

      Je n’ai pas abordé l’aspect écolo de la chose (ce sera pour un prochain article), mais c’est effectivement le coût le plus important de notre surconsommation.

      Qui plus est, acheter des objets inutiles pour ensuite les jeter lors d’une démarche de désencombrement est encore pire.

      Bon point! À bientôt!

  8. Bonsoir,

    de mon côté, je suis quelqu’un qui dépense peu. J’ai travaillé jeune à « temps plein » en même temps des études au Cégep sans pour autant dépenser. J’ai une voiture (âgée de 15 ans, mais qui fonctionne encore très bien) principalement parce que j’ai eu des stages et que c’était complexe sans.

    J’ai des économies importantes alors que je n’ai pas encore commencé à travailler avec un « vrai » salaire. Pourtant, je sens que je vais adorer mon travail et je ne me vois pas arrêter très tôt que tu as fait. Pourquoi arrêter de recevoir un salaire pour effectuer du bénévolat dans un mandat semblable, car j’aime ce que je fais? Autant, je n’ai clairement pas besoin du salaire que je risque de faire. Je peux très bien l’investir, car c’est associer à mon domaine et c’est divertissant, mais puis quoi ensuite avec des montants encore plus gros?

    Donc rendu là, pourquoi ne pas avoir une belle maison sans pour autant pour mettre à la rue pour? Comme j’ai déjà entendu « L’argent ne nous suit pas au paradis ».

    J’ai un beau problème, j’aurai probablement toute ma vie plus d’argent que je n’en aurais besoin.

    1. Salut Anthony,

      Tu es bien parti!

      Par ailleurs, tu me poses une bonne question, pourquoi quitter mon emploi pour faire le même travail bénévolement?

      D’une part, les deux occupations n’ont rien à voir une avec l’autre. Recevoir 100 courriels par jour, participer à des rencontres « back-to-back » toute la journée, gérer du personnel, mener des projets serrés, répondre à des clients frustrés, etc. n’a aucune commune mesure avec le bénévolat.

      Je préfère largement aller prendre une bière avec des jeunes entrepreneurs allumés pour discuter de leur stratégie marketing.

      Ce n’est pas le travail lui-même que je n’aime pas, c’est toute la merde qui gravite autour.

      D’autre part, je trouve qu’un emploi limite les découvertes et l’expérimentation. Dans un monde de surspécialisation, on devient vite un expert dans un domaine très pointu. Or, j’ai envie de tout essayer! J’aime le marketing, mais j’aime aussi le dessin, le sport, la rédaction, l’entretien paysager, l’art, etc.

      En tout cas, je te souhaite d’être passionné par ta future profession ET d’avoir un coussin financier pour la quitter si ça change.

      Bonne suite!

  9. Bonsoir,

    Ouais, je me reconnais tellement avec les livres. Je suis incapable de me departir des livres d universite. Par contre, j ai la moitie de votre garde-robe et mes vêtements datent de 5-10 ans. En passant, comment mettre une annonce dans Kijiji? Je ne connais pas le fonctionnement. Felicitations pour votre article.

  10. Tres bon article.
    J’ai aussi à l’occasion des phases de minimalismes et des phases de rechute.
    On dirait que quand l’argent se fait plus rare c’est en plein à ce moment où je consomme sans raison. Bref j’ai encore beaucoup à apprendre.

    Merci du partage.

    1. Salut LeDividende.com,

      Le minimaliste est comme le junkie, il est toujours à une dépense d’une rechute. 😉

      D’ailleurs, je suis loin d’être un saint. Souvent, ma blonde doit me faire reprendre mes esprits (et vice-versa).

      Merci pour le commentaire!

  11. La vie nous donne la chance de faire des choix logiques. Dans la jeune cinquantaine (sourire) les 4 enfants ont quitté le nid pour aller « couver » le leur. Nous avons vendu notre grande maison de six chambres pour faire l’achat d’un duplex près de mon emploi 15 mtes de marche. Naturellement un grand ménage a été effectué (don, vente, etc). J’ai même vendu ma voiture pour une passe d’autobus. Quel belle vie je me suis faite, les petits enfants me comblent et mon horaire de trois jours semaine me donne l’occasion de prioriser les vraies choses.

    Bravo pour votre article!

    1. Bonjour Sylvie,

      Vous vous êtes débarrassé des bébelles, mais votre vie est loin d’être vide. Au contraire, j’ai l’impression que le ménage a fait de la place pour autre chose d’encore plus beau.

      Bravo pour les choix de vie qui vous ont menés à la bonne place!

  12. Excellent article !

    Pour ma part, après deux déménagements à l’international, je me suis vite rendu compte que payer pour déménager des trucs inutile était … inutile. Quand c’est rendu que tu payes plus cher pour déménager ta vieille poêle en teflon qu’elle ne coûte dans ton pays d’accueil …

    Bref, je pensais être zen et épuré jusqu’à je prenne une sabatique en Amérique du Sud avec ma conjointe. Quand on réalise que l’essentiel tient dans un sac à dos, la première chose qu’on fait en revenant est un autre grand ménage !

    Vivre vrai, vivre mieux. On a même vendu notre voiture depuis un an. Qques locations avec Communauto, beaucoup de Bixi -par plaisir- et on marche beaucoup plus. Le plus drôle est de voir que les gens qui trouvent qu’on fait bien sont ceux qui ont les plus grosses voitures …

    Ça prend du courage, ou une certaine capacité de regarder les choses en face, pour réaliser que, sans changer de vie ou d’emploi, il y a des choses qui sont importantes, d’autres beaucoup moins. Faut penser à soi, pas à ce que les autres pourraient penser …

    1. Merci beaucoup David!

      La même logique s’applique en voyage. On a toujours peur de manquer de quelque chose. Je reste ébahi quand je vois les valises des voyageurs (lire des touristes) à l’aéroport. Certains disent qu’ils voyagent léger avec un sac à dos. Or, ce sac fait deux fois mon poids. Ils portent toute la misère du monde sur leurs épaules.

      Je ne sais pas pour vous, mais j’ai pris goût à faire le ménage. Chaque objet qui sort de chez moi me libère un peu plus.

      Merci pour le témoignage! Au plasir!

  13. Merci pour cet article, je m’y reconnaît beaucoup.

    Depuis près de 18 ans, j’ai l’immense privilège d’avoir un excellent salaire! Après presque 20 de vache maigre je me retrouvais donc à 38 ans avec une bonne capacité financière. Pendant que je jouais à l’écureuil à faire des économies et à vivre sobrement je voyais (et je vois toujours) mes collègues de travail vivre en surconsommant de façon tout à fait irréfléchi tout en s’endettant jusqu’aux oreilles et en courant les heures supplémentaires. Et moi la petite écureuil je vise la retraite l’an prochain pour mes 55 ans :-))

    Je vis dans un petit appartement et je dirais que même si je possède peu je possède quand même trop! Je ressent de plus en plus le besoin de me départir de mes « bébelles ».
    La surconsommation me lève littéralement le coeur…

    Ce qui me rend triste est que je me sente souvent comme une extraterrestre dans ce monde où le paraître a la prédominance presque partout. À la lecture de vos textes et ceux de vos lecteurs, j’aime constater que je ne suis pas la seule à désirer vivre avec moins et surtout d’avoir une liberté associée à mon mode de vie.

    Merci à vous et bonne continuation dans votre démarche.

    1. Merci Sylvie!

      Bienvenue dans la communauté!

      Comme plusieurs lecteurs (et moi-même), vous avez vécu la fable de la cigale et la fourmi. À première vue, c’est une histoire pour enfants. Toutefois, la plupart des adultes pourraient s’en inspirer. 😉

      Vous n’êtes pas seule. Vous faites partie d’une fourmilière. On entend que les cigales chanter, mais nous sommes là.

      Bonne retraite hâtive!

  14. Salut JS !

    Excellent article, comme toujours. Et très pertinent.

    Ton discours doit rejoindre un nombre toujours plus grand de lecteurs. Le minimalisme et toutes ses déclinaisons moins radicales gagnent des adeptes à tous les jours !

    On a fait pas mal le même cheminement que toi dans les derniers mois, Gabrielle et moi. On a mis une couple de chose sur Kijiji (avec un excellent succès, mais pour vendre certains articles, il faut être patient…), on a coupé le câble, on pense à vendre notre unique auto… Et on pourrait faire encore mieux. Mais l’important, c’est d’y aller une chose à la fois je crois.

    Encore merci d’enrichir nos réflexions collectives !

    1. Un grand merci Yann!

      Comme toi, j’ai l’impression que la tendance se renverse tranquilement. Les jeunes semblent attirés par le concept de vivre dans de petits espaces. En tout cas, les condos de 400-500 pieds carrés se vendent bien à Montréal. Aussi, l’idée de vivre dans une micro-maison fait son chemin. Ça reste marginal, mais je pense que ça rejoint de plus en plus de milléniaux.

      Tu ne peux même pas imaginer tout ce que nous avons vendu sur Kijiji. Avec de la patience, tout se vend! D’ailleurs, nous achetons aussi sur ce site. Dernièrement, nous étions sur le point d’acheter une filière chez Ikea. Or, ma blonde a vérifié sur Kijiji (avec le wifi d’ikea) et a trouvé le même modèle GRATUIT.

      Bon parcours vers la liberté!

  15. Très bon article sur le minimalisme. Je recommande à tout le monde le livre des deux minimalistes « Everything that remains ». Ça résume leur parcours sur 6 ans environ, de leur vie dans le monde corporatiste, de leurs événements cathartiques qui ont déclenché la prise de conscience, puis de leur transition vers une vie libre des objets comme ancrages dans leur vie et qui laisse plus de temps pour ce qui compte vraiment: les relations, la santé, la création, la contribution à la communauté. Joshua Fields Millburn fait souvent un parallèle entre les mots « minimalisme » et « essentialisme » et je trouve que nous avons tous besoin de se reconnecter sur ce qui est essentiel, individuellement et collectivement. Comme certains ont déjà mentionné dans leurs commentaires, il en va de l’avenir de notre belle planète et de nos petits enfants.

    1. Merci Les ingénieux!

      J’ai vu le documentaire de Joshua Fields Millburn et je préfère l’expression « essentialisme ». Je trouve que le concept de minimalisme est repris par le marketing à toutes les sauces. Les souliers de jogging Nike sont minimalistes, les cuisines Ikea sont minimalistes, même les autos Tesla sont minimalistes. Au final, ça ne veut plus rien dire.

      Voici un lien vers ton article Comment se débarrasser rapidement des objets pour ceux qui ne l’auraient pas lu.

      Bon désencombrement!

  16. Salut JS.

    Ton article (toujours vitaminé et vitaminant pour le jeune épargnant que je suis!) me fait penser à une transaction que j’ai conclue dans les derniers mois à partir de Kijiji justement.

    Je suis un musicien amateur et j’ai réalisé à quel point mon amplificateur trop professionnel pour mon niveau n’était pas utilisé depuis 3-4 ans. Offert neuf par ma mère vers 2011-2012, il n’a jamais servi sur une scène professionnelle ou avec un band
    dans un bar.

    J’ai décidé de le vendre assez près du prix d’origine (250$) pour renflouer ma valeur nette. Un acheteur potentiel se pointe chez nous et après quelques minutes de《grattage 》, il dégaine les billets verts (et rouges!)

    Morale de l’histoire: il doit y avoir au Québec une proportion importante de musiciens dilettante sur-équipés.Et prêts à allonger des sommes importantes pour quelques moments de rock & roll.

    Je suis ainsi en démarche pour me départir de mon piano, acheté il y a 5 ans usagé et presque jamais utilisé. Jamais accordé même. Idem pour un micro et son stand.

    Une guitare sèche pour des soirées de chansons autour du feu devrait me suffire…à suivre!

    1. Salut Ludovic,

      On pourrait se monter un band!

      Sébastien (du 5 à 7) joue de la basse, ma blonde joue du piano et je tape des mains magnifiquement bien.

      Nous aussi, nous avons vendu toutes sortes de trucs inusités sur Kijiji (ex: des armoires de cuisine en pièces). Il semble y avoir de la demande pour presque tout. Par ailleurs, certains acheteurs auraient des arguments pour négocier, mais ne le font pas. J’imagine que ce n’est pas dans notre culture.

      Merci pour ton témoignage!

      En passant, tu m’as appris un nouveau mot, dilettante.

      À plus!

  17. C’est toujours intéressant de lire les histoires des autres, la tienne comme celle de toutes les personnes qui laissent des commentaires. Je suis étonnée de constater combien de personnes vivent avec peu de bébelles étant donné que j’en connais très peu moi-même. Je n’ai jamais possédé beaucoup de choses et la première raison est que j’ai déménagé 25 fois dans ma vie, oui oui, 25 foutues fois, et encore d’autres s’en viennent étant donné que je suis un peu nomade maintenant et que je ne fais pas trop de plans d’avance. Donc, à force de trimbaler tout un tintouin, on finit pas éliminer beaucoup de « cossins » et c’est l’année dernière, lorsque j’ai quitté le métro-boulot-dodo, que j’ai commis mon plus gros génocide de bébelles ;o)

    Si je réfléchis aux choses qu’il m’a été le plus difficile de donner, ce sont mes plantes, ces plantes qui m’ont accompagnée pendant au moins 25 ans et que j’avais toujours déménagées avec moi et parfois laissées en pension lorsque je quittais le pays pour longtemps. Je les ai données à de bonnes amies alors je peux passer les saluer de temps en temps; ça crée des liens, les plantes ;o). Et des choses, j’en ai encore trop et j’en ai données encore hier. Mon but est de passer de 10 boîtes à 5 et ça se fait tranquillement. Oui, c’est un deuil de se débarrasser de choses mais je me suis rendue compte que dès que la chose est partie, je l’oublie après quelques jours alors finalement, ça a très peu d’importance, les objets.

    À ta deuxième question, à savoir si on se sent plus confiant lorsqu’on porte nos plus belles chaussures, je répondrai que oui, je me sens parfaitement en confiance lorsque je porte mes gougounes!

    1. Salut Gabrielle,

      25 déménagements, wow! Disons que c’est un bon incitatif à vivre avec moins. Je ne savais pas que tu étais nomade à ce point.

      Un « génocide de bébelles », bien dit. 😉

      Au moins, les plantes sont des organismes vivants qu’on a vu grandir. J’imagine que c’est normal de développer un petit lien affectif avec elles, contrairement aux objets en plastique produit par des machines en Chine.

      Vive les gougounes! C’est vrai que ça donne de la prestance et de l’importance. On se sent comme un million de dollars quand on les porte.

      J’en porterai dans quelques semaines!

  18. Tout ce que vous dites est vrai et exude la lucidité dans ce monde capitaliste artificiel…

    Une question que je me pose : pourquoi gardez-vous dans votre placard des vestons et chemises à manches longues ? Peut-être avez-vous aussi gardé
    une ou deux cravates ?

    Difficile parfois de lâcher prise complètement… On garde certaines choses juste au cas, si jamais il arrivait que…

    À la retraite, je me suis dit : à partir d’aujourd’hui ce sera jeans, T-shirts et running shoes… Plus besoin de déguisements « corporatifs ». Ce que les autres penseront de mon allure, je m’en fous car ce sont eux les esclaves et pas moi…

    Mais vous êtes sur le bon chemin… L’essentiel se résume à peu de choses et la plupart des meilleurs choses dans la vie sont soit gratuites, soit ne coûtent pas une fortune en acquisition et entretien.

    Vous soulignez aussi avec justesse les entreprises qui ont une éthique et une moralité plus que discutable… Tôt ou tard ces entreprises vont péricliter… On ne peut par « fourrer » tout le monde tout le temps… Je m’explique mal que BRK ait investi dans AAPL… C’est un dérapage éthique qui montre bien que ce n’est plus Buffett qui prend ces décisions d’investissement.

    Dans la vie, ce qu’il y a de plus important, c’est le temps LIBRE… Dans nos sociétés actuelles, plus on « évolue », moins il nous en reste. Alors il faut planifier pour en avoir le plus possible et en savourer chaque instant !

    Votre tout dévoué et « très sombre » Darth Vader.

    1. Bonjour Darth,

      C’est ridicule d’avoir 15 vestons et 30 chemises en temps normal, encore plus à la retraite. J’ai honte. C’est un peu les vestiges de mon ancienne vie. Comme quoi, quand on est dans le tourbillon de la surconsommation, on perd sa lucidité. « Live and learn! »

      D’un point de vue strictement financier, je trouve encore qu’AAPL est une belle entreprise. Or, si on ajoute l’éthique dans la balance, la plupart des Fortune 500 ne passent pas le test.

      Bonne liberté!

  19. Bonjour!

    Encore un article intéressant. Je suis aussi préoccupé par la surconsommation, et surtout par ses aspects environnementaux.

    J’adore quand tu mets un hyperlien vers la source d’un fait que tu mentionnes. Je t’encourage à le faire d’avantage!

  20. Bonsoir. Mon conjoint et moi (respectivement 52 et 51) avons pris notre retraite il y a 3 mois. Mercredi dernier nous sommes revenus d’un beau road trip de 30 jours. Votre article m’a tellement ouvert les yeux!!!!!!!!!!!!!! 30 jours passés dans notre campeur d’à peu près 150 pieds carrés sans manquer de rien, ça ouvre définitivement les yeux sur le fait que nous étions dû pour un méga désencombrement de la maison!
    Je me rends compte à quel point la maison est remplie de trucs complètement inutile. Des livres du CEGEP, (d’il y a 30 ans), conservés pour je ne sais trop quelle raison, des revues qui datent d’aussi loin que les années 80, des plats de plastique en quantité industrielle alors que nous ne sommes que 2, des vêtements dont j’ignorais même l’existence tellement ça fait longtemps que je ne les ai pas portés!!!!!!!!!!!! Oufff!!!!!!! Par contre, votre article nous a donné un boost pour débuter le  »MÉGA » ménage. De plus, les prochaines fois ou j’aurai  »besoin » de quelque chose, je vais me poser des questions, à savoir si c’est réellement un besoin 😉 avant d’en faire l’achat.

    Un gros merci pour cet article percutant!!!

    1. Bonjour Marie-Hélène,

      Félicitations pour votre retraite hâtive!

      C’est tellement libérateur de désencombrer sa vie.

      Dans notre cas, tout ce qui n’avait pas servi depuis plus de 6 mois était trié. Une pile pour tout ce qui est à donner, une autre pour ce qui est à jeter/recycler et une dernière pour ce qui est à vendre. Ça permet de visualiser l’ampleur des bébelles qu’on accumule. C’est impresionnant!

      Par la suite, on y pense deux fois avant d’acheter quelque chose.

      Bon ménage!

  21. Salut Jean-Sébastien,

    Cela fait plaisir de lire cet article car cela correspond également à notre état d’esprit. Avant de partir en voyage, on n’a pas cessé de désencombrer notre espace vitale. Et pourtant, on a eu beaucoup de cartons au moment du déménagement.

    Cela me fait rire ton passage sur « j’ai fait tant pays ». C’est vrai que cela ne veut rien dire. On est restés deux mois au Laos durant notre voyage à vélo et on a juste eu l’occasion de découvrir le sud du pays. Mais ce mode de voyage nous convient grandement. Car je considère que les étapes sur la route sont très souvent plus intéressantes que les destinations en soi.

    Encore une autre citation, toujours dans Fight Club: « les choses que vous possédez finissent par vous posséder »

    1. Salut Thanh,

      En voyageant comme vous le faites, le minimalisme est vraiment une nécessité. Quand tout le matériel nécessaire tient dans quelques sacoches de vélo, on peut dire qu’on vit avec le minimum.

      C’est toujours drôle d’entendre des gens dire qu’ils « font » des pays, des restos, etc. En fait, certains Québécois veulent faire un pays, mais c’est une autre histoire… 🙂

      Bon voyage!

  22. Bonjour,
    je viens de découvrir ton site, c’est un vrai petit bijoux d’information.

    Concernant cet article et bien nous aussi on a fait le grand ménage et quand on nous offre des objets qui sont superflux, on les réfuse. J’ai des enfants et souvent les magasins leur offrent des  »kiking » comme j’aime les appeler. Je les refuse maintenant et je fais prendre conscience à mes enfants que de toute façon on va les jeter et que ça fait de la pollution.
    Il nous reste encore des trucs des enfants lorsqu’elles étaient bébés, nous allons bientôt faire une énorme vente de garage et se départir de tout ça.
    J’ai une question, en ce qui concerne les DVD qu’est-ce que tu as fait avec? J’en ai une panoplie mais je ne peux pas vendre ça. Alors est-ce qu’il y a des endroits spécifiques pour recycler ou jeter les DVD?

    Merci à l’avance pour ta réponse.
    Stéphanie

    1. Bienvenue dans la communauté Stéphanie!

      Je découvre également votre blogue. Je prendrai le temps d’aller le lire.

      Concernant votre question, vous seriez surprise de ce qui se vend sur Kijiji. Nous avons vendu des cassettes VHS il y a à peine 3 ans. Il y a une demande surtout pour les films d’enfant.

      Sinon, vous mettez « à donner » sur Kijiji et les gens viendront les chercher. Au moins, ça n’ira pas à la poubelle.

      Aussi, certaines bibliothèques municipales acceptent les dons de DVD et CD.

      Au plaisir de rester en contact. À plus!

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