Fuck le système

« Fuck le système! »

Certains voient ma retraite comme un acte de rébellion, un doigt d’honneur au capitalisme. Certes, il est vrai que la société de consommation me révolte. Je vois tellement de gens, pourtant intelligents, se laisser porter par la vague, s’enliser dans le matérialisme et s’emprisonner graduellement dans une vie qu’ils détestent. Toutefois, quand un jeune homme m’aborde en disant « fuck the system bruh! », je ressens un profond malaise. Après tout, nous sommes tous des produits du système.

C’est la faute du système

Le « système » est un concept très flou qui englobe tout ce qui ne fait pas notre affaire. L’économie, la politique, l’éducation, les lois, l’autorité, bref, tout y passe. En fait, c’est un mot valise que l’on utilise, à sa convenance, pour justifier ses propres lacunes. Ainsi, on blâme tout ce qui est hors de notre contrôle, plutôt que de se regarder dans le miroir et de se bouger les fesses.

À titre d’exemple, je connais des gens qui s’apitoient sur leur sort et qui blâment le système pour tous leurs malheurs. Jour après jour, ils se plaignent de tout, mais ne changent rien. Défaitistes, ils disent « c’est le 1% qui détient les richesses du monde… tout le monde est corrompu… c’est injuste! ».

Oui, la vie est injuste. Un Québécois moyen fait partie du 5% des plus riches sur la planète, simplement parce qu’il est né au bon endroit (source). Les autres 95% ont toutes les raisons de crier à l’injustice!

Victime du système
Force est d’admettre, nous vivons sur une terre d’opportunités. L’éducation est accessible, les programmes sociaux sont relativement généreux, le démarrage d’entreprise est encouragé, le système de santé est « gratuit » et nous sommes en sécurité.

Demandez à un immigrant pourquoi il a choisi le Canada. Comme moi, vous serez heureux de payer vos impôts par la suite.

Nous sommes la somme de nos choix

Être reconnaissant de sa chance ne signifie pas devenir une brebis qui suit passivement le troupeau. Dès qu’on baisse la garde, le consumérisme nous aspire dans une spirale descendante. Et, même avec beaucoup de vigilance, nous sommes tous victimes du système un jour ou l’autre.

Par exemple, certains n’ont pas l’argent pour contribuer à leur REER, alors qu’ils conduisent une voiture neuve. D’autres s’endettent pour acheter des meubles. D’autres vont au Subway pour regarder quelqu’un faire leur lunch, plutôt que de le faire eux-mêmes.

Victime du capitalisme
Par conséquent, les victimes ne sont pas seulement celles qui en ont l’apparence. Les itinérants et les laissés-pour-compte ne représentent qu’une minorité.

Nombreux « bons » citoyens qui vivent d’une paie à l’autre, esclaves de leurs créanciers et de leur employeur, font aussi partie de cette catégorie.

Ça fait beaucoup de monde!

Encore là, le système ne peut pas être tenu responsable pour la précarité financière d’une majorité de Québécois. Une série de choix merdiques expliquent plutôt ce résultat.

Les rebelles du dimanche

Il faut donc rester critique, voire rebelle, pour éviter de se faire saigner par le système. Pour moi, le geste ultime de rébellion est de résister à la surconsommation et de financer sa liberté.

Il faut être rebelle pour vivre à loyer, bien qu’on nous répète qu’une maison est le meilleur investissement au monde (quoi, ce n’est pas un bon placement?).

Il faut être rebelle pour conduire une vieille bagnole, alors que nos voisins jugent qu’on met la vie de nos enfants en péril à chaque promenade.

Il faut être rebelle pour occuper un emploi qui nous rend heureux plutôt que celui qui serait plus payant ou qui rendrait fiers nos parents.

Il faut être rebelle pour épargner 50% de son revenu, malgré un salaire moyen.

Ceci dit, je trouve ça paradoxal d’entendre un jeune tenir un discours anarchiste, tout en ayant une paire de Beats autour du cou ainsi qu’un iPhone de dernière génération à la main. C’est ce que j’appelle un rebelle du dimanche!

Consommer c’est voter!

Quand j’achète un maillot de l’Impact, couvert d’un immense logo de la BMO, pour 50$, je perds le droit de critiquer cette pratique commerciale. Chaque dollar dépensé est un vote.

C’est d’ailleurs pour cette raison que je ne mettrai jamais les pieds dans un Brault & Martineau ou que je ne réserverai jamais une chambre d’hôtel sur Trivago. Ces pubs nuisent à ma santé mentale et il faut que ça arrête!

Est-ce que je profite du système?

Je me questionne, suis-je un profiteur du système? La réponse courte est « oui ». Je suis financièrement indépendant grâce au système. J’ai su en tirer avantage, sans en devenir une victime.

J’ai bénéficié d’une éducation de qualité, hautement subventionnée, qui m’a permis de me réaliser et de gagner un salaire décent. En passant, cette expertise n’est pas perdue puisque je la transmets désormais bénévolement (j’anticipe déjà les commentaires négatifs 🙁 ).

Ironiquement, j’ai bossé toute ma carrière en marketing, alors que j’en suis le plus grand critique maintenant. Reste que cette discipline basée sur la surconsommation m’a permis de bâtir mes épargnes.

Autre contradiction, j’ai investi tous mes avoirs dans le marché boursier, dans des entreprises qui prônent la consommation et la croissance constante. J’ai ainsi surfé sur le capitalisme pour construire mon fonds de liberté.

Profiteur du système
Enfin, certains diront que j’ai exploité une faille du système, c’est-à-dire, j’ai épargné mon argent au lieu de dépenser à la limite de mes capacités. Si ceci me qualifie de « hacker », je l’accepte.

La crise de la quarantaine

Je viens tout juste de célébrer mon 40e anniversaire et je crois que cet article marque le début de ma crise de la quarantaine. 😉

Au lieu d’acheter une Mustang jaune décapotable ou de me teindre les cheveux « auburn », j’utilise cette tribune pour me ventiler. Alors, je mets le poing en l’air et je dis «  je suis un profiteur et j’en suis fier ».

Est-ce que vous profitez du système?

63 commentaires

  1. Perso je comprends pas quand j’entends « ont profite du système »… Au contraire, je trouve qu’on enrichie le Québec bien plus que les autres. Ta job que tu avais, c’est juste quelqu’un d’autre qui là et paie des impôts dessus, donc le gouvernement perds rien là. Quelqu’un de « normal » qui vie dans notre monde de surconsommation, appauvri le Québec car le 3/4 de ce qu’il achète provient d’ailleurs. Ils envoient leurs argent aux USA, en chine, etc… Tandis que nous, avec nos placements, ont fait entrer de l’argent au pays. Quand tu as des actions d’une compagnie Américaine, tu reçois des dividendes, c’est de l’argent des USA que tu fais entrer au Canada.

    1. Salut Yan,

      J’aime ta façon de voir les choses!

      Je suis bien conscient que je ne suis pas un « profiteur » au sens péjoratif du terme. En fait, j’ai tiré avantage du système pour m’enrichir au lieu de le laisser m’appauvrir (comme la plupart des gens). C’est tout!

      J’ai atteint mon objectif en respectant les règles du jeu au lieu de me révolter et d’essayer de les changer. Ceci dit, je trouve que les gens qui essaient de corriger les injustices et de changer le système, sont encore plus nobles.

      Merci bien pour le commentaire!

  2. Cher Jean Sébastien,
    Merci et Merci de nouveau de ton partage authentique, réflexif à la fois sur le système et ce qu’il offre comme opportunités et comme appâts pour un esclavage aveugle, réflexif aussi sur le choix que certains jeunes ont fait : lucidité au regard de ce qu’apporte un matérialisme et un confort sans faille qui peuvent nous emprisonner et détourner notre sens de l’humanité, notre sens de soi, du bonheur, de la santé… et j’en passe!
    Permets-moi d’aborder quelques pensées sur le Système… il évoque interrelation visible mais aussi invisible de ce que sont et font ses innombrables constituants que ces derniers soient humains – allant de l’individu à sa famille et ses réseaux sociaux – ou construits, dont les organisations publiques, privées, à but lucratifs ou caritatifs, les infrastructures matérielles et immatérielles : ponts, routes, bâtiments, technologies, politiques, religions, .. pour n’en nommer que certains.
    Est-ce qu’un être adoptant un mode de vie dit de Simplicité Volontaire et contribuant par sa sérénité et contentement à offrir bénévolement à la société ses connaissances, expériences, savoir -être, savoir-faire …. est un profiteur du système ? je n’en suis pas sûre…..je pense notamment à Bouddha….Qu’en dis-tu ?

    1. Bonjour Lien,

      Le « système » est effectivement une notion très large. Je pense que ça peut inclure à peu près tout. Donc, quelqu’un qui se révolte contre le système, se révolte contre quoi?

      Les peuples asiatiques sont généralement plus conformistes, peut-être en partie à cause de la philosophie Bouddhisme. À titre d’exemple, voici une histoire racontée par un de mes profs.

      Dans les années 80, le gouvernement des États-Unis avait resserré la réglementation par rapport aux émissions polluantes des voitures. La légende veut que la compagnie américaine aurait engagé 10 avocats pour contester la nouvelle loi. Or, la compagnie japonaise aurait engagé 10 ingénieurs pour développer un moteur moins polluant.

      Je trouve que cette histoire reflète bien la philosophie américaine (je nous inclus là-dedans).

      Merci!

  3. Salut, je suis toujours content de te lire et c’est mon premier commentaire sur ton blog.
    J’aime la philosophie que tu prône. Penses-tu atteindre le bon auditoire sur ce blog? En référence au contenu de ce dernier article, bien sûr. Je suis certain qu’il y a beaucoup d’entre nous qui sont des rebelles du dimanches, faute de force psychologique je crois. On veut tous y arriver comme toi mais, seulement les dimanches 😉 Je travail sur le Lundi et ensuite Mardi… Si je réussi à commander des œillères à ma grandeure ça ira plus vite !! Le conditionnement de l’être humain est difficile à briser mais, possible. Bon week-end Pascal

    1. Salut Sed,

      Bienvenue dans la communauté!

      En fait, j’écris les articles que j’aimerais lire. Aussi, je laisse les sujets d’articles venir à moi. Dans le cas présent, entendre quelqu’un dire « fuck le système » a été la bougie d’allumage.

      Tu es déjà surement un retraité du samedi et du dimanche. Tu es libre à 29%! 😉

      Au plaisir d’échanger!

  4. Mais,… nous profitons tous du système d’une façon ou d’une autre pour lequel on paie par nos taxes et nos choix de votes politiques. C’est normal. Mais qu’est-ce qui a de mal là-dedans en autant que c’est légal… Il y en a qui sont plus rusés que d’autres pour mettre leurs énergies à  »focusser » sur des actions à prendre pour aller vers une liberté financière. Il faut du courage parfois pour affronter nos peurs et prendre des risques (calculés).

    Se plaindre du système ou d’autre chose (nos parents, notre enfance, notre manque de scolarité, notre salaire,…), c’est de toute évidence se donner une bonne raison de ne pas regarder ce que nous ne faisons pas pour se sortir d’une situation qui ne nous convient pas. Et continuer à se plaindre ne fera que s’éloigner davantage des solutions. C’est peut-être difficile à prendre pour certains mais c’est la réalité quand même!

    1. Salut Eve,

      Si on mesurait froidement ce que chacun apporte au système et ce qu’il en retire, on serait peut-être surpris. Je n’ai pas l’impression que je serais bien avantagé.

      Se plaindre est toujours l’option la plus facile. Ça n’implique aucun effort et aucune volonté. De plus, le « système » nous donnera toujours une bonne raison pour justifier notre inertie.

      Merci d’avoir pris le temps de commenter! J’apprécie!

  5. Encore un beau text qui fais bcp réfléchir…. pas facile sortir du rat race et mieux consommer l’argent durement gagner. Je vais continué de te lire et me questionner sur mes abitudes de consomation. Merci

    1. Bonjour Stephane,

      Mes articles me forcent à réfléchir sur ma propre façon de vivre. J’en retire toujours quelque chose. Je ne suis pas un Saint et je me reconnais parfois dans certains des comportements critiqués.

      Merci pour ce premier commentaire!

  6. J’aime bien ton usage du mot « hacker » qui semble avoir été perdue avec le temps. Du moins, la réelle signification et non celle véhiculée dans les médias. Je ne crois pas que vous « profitez » du système (d’ailleurs « profiter » du système est tellement péjoratif comme terme alors que ce que vous faites est génial, brillant!) , mais que vous l’utilisez d’une façon différente pour subvenir à vos besoins! Vous êtes une belle source d’inspiration!

    1. Merci David pour les bons mots!

      J’aime bien l’expression « hacker ». Par contre, je n’ai pas vraiment l’impression d’exploiter le système tant que ça. Simplement, je ne fais pas ce qu’on s’attend de moi, c’est-à-dire dépenser au dessus de mes moyens.

      C’est tellement simple et intuitif. À l’époque de mes grands-parents c’était la seule façon de vivre. Maintenant, c’est marginal.

      Au plaisir de lire tes prochains commentaires!

  7. Bonjour, toujours heureux de lire vos commentaires. Vous me faites réfléchir sur le type de consommateur que je suis et surtout réfléchir à une retraite peut-être plus tôt que prévue.

    Merci

    1. Merci Marc!

      Bienvenue dans la communauté!

      Ce blogue a pour but de faire réfléchir et ça commence par moi. Quand je rédige un billet je suis confronté à certaines de mes faiblesses (ex: maillot de soccer à 50$).

      Au plaisir!

  8. Ces questions m’ont toujours intrigué: quelle part de nos succès et insuccès est due à la chance, à notre environnement (parents, amis, professeurs, gardiens, la région où on est né, la rue où on a grandi, nos expériences individuelles dues en bonne partie au hasard) et notre génétique et la part qui revient au libre arbitre. Il est déjà établi grâce aux études de jumeaux identiques que la génétique n’est pas déterministe: la réussite n’est qu’en partie liée aux gènes. Mais sont-ce les expériences différentes causées par le hasard ou les choix individuels qui expliquent ces différences? J’ai pas de réponse, mais je penche plutôt sur le fait que notre réussite est surtout due à notre environnement et au hasard, et pas beaucoup à notre libre arbitre, qui à mon avis est surtout une illusion. Dans ce sens, je me considère très chanceux, plutôt que futé.

    Quant au fait d’être profiteur ou non, je penche légèrement vers le fait d’être un « profiteur » et en effet, je me vois moi-même comme un hacker du système. Mais je ne le vois pas nécessairement négativement. On ne choisit pas les règles de la société, tout comme on ne choisit pas les règles d’un jeu. Si on trouve une faille dans les règles d’un jeu qui permet de gagner, pourquoi ne pas l’exploiter? Si une fois que la faille est exploitée pas tous les joueurs rend le jeu désagréable, on change les règles, c’est tout.

    Évidemment, la société n’est pas un jeu, et le but n’est pas de « gagner ». Mais si on vit selon des valeurs fondamentales qui concordent avec celles de la société, le reste n’a pas tant d’importance. Les valeurs de la société que je partage c’est l’entraide, la paix, le respect, etc. Ce n’est pas: créer de l’activité économique, produire, vendre et consommer. Contribuer aux impôts et à l’activité économique par le travail et la consommation nous fait participer à une forme d’entraide collective via la redistribution des bienfaits d’une économie vigoureuse (filet social, croissance du niveau de vie, amélioration des soins médicaux, etc.), mais ce n’est pas la seule façon d’y arriver. Par nos valeurs frugales, par exemple, on contribue à rappeler à la société que l’objectif final n’est pas la consommation, la consommation est un moyen, et il ne faut pas que certains moyens dérapent.

    C’est drôle, on est une poignée de « parasites fiscaux », mais pourtant, des milliers de gens exploitent les règles de la société pour tirer son épingle du jeu, honnêtement ou non: entrepreneurs et investisseurs qui veulent se hisser plus haut que la masse, travailleurs au noir qui ne contribuent pas aux impôts, BS qui pourraient travailler, retraités à 55 ans qui auraient pu continuer encore 10 ans, paresseux qui ont laissé leurs études parce que c’était trop d’effort de continuer, contribuables qui en passent une couple à l’impôt, « victimes » qui déclarent un peu plus aux assurances que leurs pertes réelles, futurs parents qui planifient avec précision la date de naissance de leurs enfants afin de maximiser tous les avantages fiscaux et autres qu’ils pourront avoir…

    Moi je vis très bien avec le fait d’optimiser ma situation en suivant les règles, et je dirais même, je pense avoir les valeurs à la bonne place et je contribue du mieux que je peux à faire une société meilleure. Mais pas en achetant des bébelles.

    1. Excellent commentaire Mr. Jack!

      Comme toi, je considère que j’ai de la chance. Je suis né au Canada, mes parents ont valorisé les études, j’ai rencontré ma conjointe alors que j’étais très jeune et je suis en santé. Tous ces facteurs étaient hors de mon contrôle. Donc, il serait prétentieux de penser le contraire.

      Par contre, de nombreux Québécois ont eu les mêmes chances que moi, mais ils n’ont pas su en profiter. C’est là que l’expression « hacker » prend tout son sens. Nous avons trouvé une stratégie pour arriver à nos fins, tout en respectant les « règles du jeu » et en préservant notre honneur.

      De plus, je suis fiers de ce que j’ai accompli parce que je l’ai fait selon mes valeurs. La satisfaction ne serait pas la même si j’avais fraudé le système ou si j’avais exploité des gens dans le processus.

      Merci de contribuer à la discussion! J’adore te lire!

      1. Moi également je suis fier, reconnaissant et satisfait. Et je suis prêt à écrire des centaines d’heures ici, sur d’autres blogues et sur le mien pour convaincre ne serait-ce qu’une personne pour qu’elle puisse aussi obtenir cette satisfaction, ce sera ma contribution et mon salaire 🙂

        Car même si j’ai pris certaines bonnes décisions, j’avais généralement en main ce qu’il fallait pour les prendre. Ton blogue et d’autres jouent donc ce rôle auprès de futures jeunes retraités. Je serais curieux de connaître le « reach » du mouvement FIRE aujourd’hui.. quel % de gens ont été mis en contact avec l’idée même d’atteindre jeune l’indépendance financière.

        1. C’est aussi une question que je me pose souvent, combien de Québécois pensent comme nous?

          Je pense que plusieurs ont la volonté de vivre différemment, de vivre librement et de façon plus saine, mais ne savent pas nécessairement comment atteindre cet objectif. Probablement que nos blogues respectifs (et bien d’autres) ont contribué à faire connaître une stratégie méconnue. Reste que ce besoin de liberté était peut-être latent depuis des années.

          Continuons l’évangelisation! 😉

          1. Bonjour,

            Je peux vous dire que Mr Jack et toi Jeune Retraité avez été des déclencheurs pour moi: vous avez tous deux confirmé mes calculs en vue de la retraite; et c’est ce que j’ai entrepris depuis un mois ! J’ai encore de la difficulté à réaliser le tout.

            Merci encore d’avoir été des éléments déclencheusr pour démarrer ma nouvelle vie de @bienheureux@ (clin d’oeil au livr:e La semaine de 4 heures).

            Joyeuses Pâques

          2. Oui continuer tellement ! 😊 Ça fait du bien de se savoir moins seule d’aller à contre-courant et de pouvoir profiter des conseils des plus expérimentés 🙄

          3. J’aborde dans le même sens. Vous deux êtes parmi les déclencheurs de mon projet pour atteindre l’indépendance financière à 45 ans (ou avant) ainsi que pour le lancement de mon blogue!
            Merci.
            R101

          4. Pour ma part, découvrir votre blog a changé ma vie, rien de moins.
            Il y a quelques mois, devant remplacer ma laveuse, j’ai emprunté à la bibliothèque quelques magazines Protegez-vous pour y lire sur les laveuses.
            À travers ces quelques magazines, je suis tombées sur un article qui parlait des jeunes retraités. J’ai noté quelques sites sur un papier puis j’ai été fouillé peu de temps après. J’étais alors la fille salariée dotée d’un conseiller financier à qui je versais 2,5% d’intérêts sans jamais y penser depuis des années (et il ne m’appelait même pas!), me disant que je faisais ce que tout le monde fait, me demandant si ma retraite serait à 65 ou 67 ans..?
            Et puis votre blog a tout changé, shakant mes convictions les plus profondes… je suis devenue boulimique de vos lectures et du même genre, en me disant avec nostalgie que j’aurais tellement voulu savoir tout ça vers mes 20 ans et que j’avais donc manqué le bateau…
            Puis, j’ai soudainement décidé que je n’avais pas manqué le bateau, que chaque jour allait compter pour entrer dans ma nouvelle vie.. en 2 mois. Je suis si fière! Et ce n’est qu’un début..
            Viré le conseiller, tout transféré en courtage à peu de frais, lu The Simple path to Wealth et surtout, fais de ma première colonne budgétaire celle de mon épargne.. je suis toujours salariée et j’ai toujours cette bagnole hors de prix (passif tellement honteux) mais l’important est que ça va changer.
            Je m’en suis beaucoup voulue pour avoir pendant 40 ans participé à ce monde de surconsommation effrénée sans mieux prendre soin de mes épargnes mais j’ai aussi finalement décidé de me laisser un certain crédit parce que, honnêtement, c’est tout ce que j’ai toujours connu. Mon fils n’a qu’à bien se tenir, son éducation sera très différente de la norme et ô combien plus gratifiante et riche..
            Merci pour le partage de votre vision, philosophie et connaissances, pour ma part, je suis une convertie endoctrinée heureuse et, même si mes actions intentées sont récentes et que je me considère comme un work in progress, le sentiment de bien-être/liberté est dur à décrire tellement il est bienfaiteur.. et contrairement à « avant », je ne ressens pas le besoin de convaincre qui que ce soit de ma nouvelle façon de faire, tant que je peux lire et encore lire sur le sujet et travailler à améliorer mes actifs tout en ayant une vie super correcte, je suis comblée! Alors Jeune retraité et Mr Jack, merci pour vos textes et merci d’avoir eu la gentillesse de me répondre quand je me grattais la tête avec certaines questions!!
            Longue vie à vous et à vos blogues!

          5. Merci Annie pour ce témoignage!

            Un frisson m’a traversé le corps en le lisant.

            J’ai démarré ce blogue en 2015 après avoir découvert les blogues américains sur le sujet. Ce fut une telle révélation dans ma vie que je sentais le besoin de le partager avec les gens de mon entourage. Et, chaque fois que je lis un commentaire comme le vôtre, ça me donne l’énergie pour continuer.

            D’ailleurs, j’ai pris une bière avec un lecteur cette semaine. Il a 27 ans, il suit mon blogue depuis le tout début, et est a 6 ans de la retraite. Imaginez, il a prêté de l’argent à ses parents pour que ces derniers fassent des travaux sur leur maison.

            Quel plaisir de faire votre connaissance! À plus!

          6. Bonjour!

            J’abonde dans le même sens que les autres commentaires – j’adore vous lire! Votre blogue est très inspirant pour moi et m’aide dans ma démarche vers l’indépendance financière. Le déclic s’est fait pour moi il y a environ 5 ans, et je me suis beaucoup questionnée sur la vie que je menais et si elle me rendait vraiment heureuse. La réflexion fut longue mais j’ai effectué plusieurs changements dans la gestion de nos finances pendant ma réflexion sans avoir pris de décision sur mes objectifs, mais je sentais le besoin grandissant de liberté et de vivre différemment. Puis il y a deux ans un changement important dans ma santé fut le déclencheur d’une remise en question complète. Pendant ma convalescence j’ai finalement terminé ma réflexion. Et je savais ce que je voulais changer précisément dans ma vie et j’ai mis en place mes objectifs avec ma douce moitié. Peu de temps après je suis tombée sur un blogue de Jonathan Chevreau sur l’indépendance financière, ce qui a mené à la découverte d’un nouvel univers et de beaucoup de blogues au fil des mois, dont celui de MMM et le vôtre. Toutes ces lectures au fil des mois ont cristallisé mes nouveaux objectifs et le plan pour y arriver, ce fut comme la clé qui me manquait pour ouvrir la bonne porte derrière laquelle se trouvait le chemin qui allait finalement me mener à la vie à laquelle j’aspire vraiment, maintenant que je ne suis plus aveuglée par notre société de consommation et l’achat de bébelles. Heureusement pour moi, je n’avais pas fait trop de bêtises financières dans ma vingtaine, et j’ai été très responsable avec mes finances dans ma trentaine. Donc, j’étais déjà sur le bon chemin, il suffisait de peaufiner davantage notre plan financier. Si tout va bien, j’espère atteindre l’indépendance financière à l’aube de mes 45 ans.

            Encore merci de partager avec nous votre expérience à travers votre blogue!

          7. Bonjour Retraite45,

            Merci beaucoup pour le beau commentaire!

            Pour nous, un des éléments déclencheurs fut la maladie de mon beau-père. C’est tellement cliché, mais c’est vrai qu’un tel événement nous force à questionner nos objectifs de vie. Quand on voit un ses proches aux soins intensifs qui lutte pour sa vie, on développe l’urgence de vivre.

            Bon parcours vers la liberté!

            N’hésitez pas à revenir commenter!

  9. Bonjour, belle article!
    J’aimerais savoir si les 2 astuces pour gagner et économiser de l’argent soit TVSurf et Casino sont des liens mis par vous et si ils fonctionnent vraiment.
    Merci Le jeune retraité

    1. Bonjour Philippe,

      J’imagine que vous faites allusion à la bannière de pub à la fin de l’article. Cette pub est générée dynamiquement selon votre historique de recherches dans Google. Ainsi, chaque internaude voit quelque chose de différent. Je n’ai rien à voir avec le contenu de ces pubs, alors restez vigilant.

      Merci!

  10. Bonjour J-S,

    Je ne pensais pas être un « rebelle » ou un « profiteur » du système, mais après avoir lu ton article, je pense que j’en suis un finalement 🙂 Blague à part, c’est un très bon article. Il me fait beaucoup réfléchir (ce que je recherche en suivant des blogues comme le tient). De plus, je me retrouve beaucoup dans celui-ci.

    Je me considère comme « chanceux » dans la vie : je suis né au Québec, j’ai une bonne famille, j’ai eu droit à une éducation de qualité, mes parents m’ont toujours encouragé, j’ai décroché un excellent emploi, j’ai rencontré une femme extraordinaire, je suis en santé, j’ai un enfant que j’aime plus que tout, etc. Cela dit, je me sens « rebelle » tous les jours, surtout depuis que j’ai démarré mon projet pour atteindre l’indépendance financière jeune. Plusieurs membres de ma famille et plusieurs de mes amis nous jugent constamment ma femme et moi. Nous vivons différemment. Nous consommons différemment. Nous ne surconsommons pas. Nous n’avons pas de dettes. Nous préférons cuisiner plutôt que d’aller au restaurant. Nous préférons acheter une voiture usagée au lieu d’une voiture neuve. Je préfère prendre le transport en commun au lieu d’avoir un deuxième véhicule. Nous n’avons pas de voiture décapotable, VTT, bateau, roulotte, ou autre. Nous ne vivons pas d’une paie à l’autre. Nous achetons des vêtements et jouets usagés pour notre enfant. Nous préférons amener nos filleuls à faire une activité avec nous plutôt que de leur donner un cadeau pour leur fête. Nous préférons maximiser nos REER-CELI-REEE au lieu d’acheter les derniers gadgets électroniques. Je pourrais continuer longtemps. La liste pourrait être très longue…

    Nous avons fait des choix différents des autres dans notre entourage. Nous nous faisons juger constamment pour ces choix. On se fait même passer des commentaires du genre : « On le sait, vous êtes « cheap » vous ». Au contraire. On a les « moyens » d’acheter tous ces objets. Mais cela ne nous rendrait pas plus heureux.

    Nous assumons nos choix et nous sommes très heureux. Notre vie familiale est très importante (passer du bon temps en famille). Nous considérons avoir de saines habitudes financières et nous nous sentons parfois coupables. Bizarre, non? C’est le monde à l’envers.

    Est-ce que je me sens comme un « profiteur » du système? Non. Absolument pas! Est-ce que je me sens comme un « rebelle » du système? Oui. Tout à fait!

    Merci pour cet article. Joyeuses Pâques!

    Retraite101

    1. Salut Retraite101,

      Selon moi, être rebelle est un prérequis à la retraite précoce. Pour y arriver, il faut constamment nager à contre courant, questionner tout, n’accorder aucune importance aux jugements des autres et, surtout, faire abstraction des « bons » conseils qu’on s’acharne à nous donner.

      Suivre la norme nous mène où? À l’endettement, à l’épuisement, à l’emprisonnement… En tout cas, à mes yeux, ce n’est pas le chemin vers la liberté. Ceci me porte à dire qu’il faut être « anormal » pour atteindre l’indépendance financière relativement jeune.

      Au fond, qu’est-ce qui est normal? Financer les actionnaires d’une entreprise via la surconsommation OU financer sa propre liberté?

      Merci beaucoup pour le commentaire pertinent!

      Bonne suite!

      1. Absolument! C’est là que les « normes » de société ou les « jugements » des autres mènent plusieurs personnes (endettement, épuisement, stress). C’est bien beau avoir toutes ces objets-là, mais est-ce que ça nous rend vraiment plus heureux? À court terme, possiblement. Mais à moyen ou long terme? Malheureusement, j’en connais quelques-uns qui ont de la difficulté à dormir la nuit dû au stress causé par l’endettement. J’en connais d’autres qui doivent travailler à Pâques au lieu de venir souper en famille, car ils doivent faire de « l’over time » pour payer leurs comptes. Je m’abstiens de commentaire.

      1. Bonjour merci de prendre le temp de vous en informer c’est gentil.
        Personnellement, je trouve que les petits épargnants et les gens qui découvrent sur le tard les placements et la finance sont souvent laissés pour contre. Il y a rarement d’exemple de trucs ou plutôt de moyens de cheminer quand on a moins de temps.
        Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un revenu de fonds de pension garanti de son employeur. De là la crainte de manquer le bateau question de temps! 🙂

          1. C’est effectivement un sujet important à aborder, car plusieurs ne pensent pas à la planification de la retraite au début de leur carrière. Plusieurs commencent à y penser à seulement 40-50 ans… Certains ont accès à un régime de retraite à prestations déterminées de leur employeur, mais ne calculent pas si la rente offerte par le régime est assez pour couvrir leur rythme de vie.

            Plus important encore, un régime de retraite à prestations déterminées (i.e. « fond de pension ») n’est pas nécessairement une bonne chose pour prendre sa retraite jeune. La plupart de ces régimes ont des critères assez rigides, par exemple de travailler jusqu’à 65 ans ou d’atteindre un nombre combiné âge/nombre d’années de service (par exemple 85, avec un minimum de 50 ans d’âge et 35 ans de service). Sinon, les pénalités sont très importantes. Il y avait justement une discussion à ce sujet sur le blogue de FCLR il y a 1-2 semaine…

            De plus, il y a plusieurs de ces régimes dont les rendements ne sont performants, car une grande partie doit être placée à faible risque pour financer les retraités actuels. Pire encore, certains de ces régimes ne sont pas nécessairement garantis, par exemple en cas de faillite de l’entreprise (voir l’épisode du 29 mars 2018 de l’émission Enquête de Radio-Canada).

            Personnellement, je préfère de loin gérer moi-même mes placements et ma planification de retraite en générale.

            Au plaisir.
            R101

  11. Allo jr
    J’adore te lire, jai toujours hâte à ton prochain article 😀
    Cela m’inspire énormément. Je mets toutes les chances de mon côté afin d’arriver à une liberté financière.
    Merci Le jeune retraité pour ton beau travail 😉

    1. Allô Michelle,

      Un grand merci pour ce premier commentaire! Ça me fait réellement plaisir de vous compter parmi nous.

      Ce genre de commentaire me motive à continuer.

      Bon parcours vers la liberté!

  12. Encore une fois, ton article fait réfléchir et me conforte dans les choix financiers que j’ai faits toute ma vie. Je suis une profiteuse du système… j’ai maximisé mes placements toute ma vie afin de payer moins d’impôt et d’accumuler les profits. Je profite de la hausse du prix des actions de certaines compagnies que je n’appuie aucunement financièrement, étant donné mon mode de vie frugal. Je vais profiter plus tard du fonds de pension auquel j’ai contribué pendant quelques années.

    J’ai rarement (mais alors très rarement) profité de robes neuves, bijoux, chaussures, sorties extravagantes, et j’en passe. Je me suis souvent fait dire: « Pourquoi tu ne dépenses pas ton argent? » La réponse est que je n’ai besoin de presque rien. Mon père m’a élevée comme ça; il était avant-gardiste dans le recyclage, la récupération, la réutilisation de tout. Il m’a appris à n’acheter quelque chose que lorsque j’avais l’argent pour le faire. Je paie tout par carte de crédit afin de profiter des points accumulés mais mon solde est payé dès que je reçois mon compte alors oui, je profite du système sans jamais me laisser happer par l’engrenage. Je connais aussi beaucoup de gens intelligents qui s’endettent jusqu’au cou et sont ensuite pris dans la spirale de devoir conserver un emploi qu’ils détestent car ils ont des paiements infinis à effectuer… mais la voiture était tellement belle et le taux d’intérêt tellement bas, alors ils se laissent embarquer. Ironie; je connais des mécaniciens chevronnés qui s’achètent des voitures neuves… chercher l’erreur.

    Je profite présentement de mon très long séjour au Mexique où j’en profite pour faire du bénévolat car oui, j’ai du temps à donner pour que d’autres profitent de moi. Je rencontre ici des gens en vacances et lorsqu’on parle budget, on se rend compte qu’ils dépensent en une semaine ce que je mets plus d’un mois à dépenser, et ce en faisant beaucoup d’efforts ;o)

    Je suis une profiteuse et j’en suis fière!

    1. Bonjour Gabrielle,

      J’ai toujours hâte de lire vos commentaires. Merci d’être au rendez-vous!

      J’avais oublié de mentionner les cartes de crédit dans mon billet. Les mauvais payeurs (environ 50%) financent mes points de loyauté qui, à leur tour, financent mes voyages. Là encore, je suis un profiteur. 😉

      Autre bon point, il est vrai qu’on profite également de nous. Nous faisons tous partie d’une chaîne de dépendance. Voilà ce qu’on appelle la société.

      « Profitez » bien du soleil!

  13. Bonjour JS,

    Toujours un plaisir de te lire. Pendant près de 20 ans, mon chum et moi avons eu un horaire de travail 7 jours On et 7 jours Off (on travaillait donc moins que la moitié de l’année avec les vacances de 2 fois 3 semaines que nous avions + 4 jours). Nous n’avons jamais fait de gros salaire (32k en moyenne par année selon la RRQ). Mais nous avons fait des choix. Par exemple, lorsque nous avions une augmentation de salaire, on se posait les questions suivantes: Est-ce qu’on vit bien ? Oui. Est-ce que nous avons besoin de plus ? Non. Alors on calculait combien notre augmentation de salaire nous donnait de plus par année et on divisait le montant par 52 semaines. On ajoutait donc la différence sur notre maison. Cela nous a permis d’avoir rapidement un bon équité sur la maison (le montant de sa valeur moins ce qui reste à payer). Nous avons donc investis dans l’immobilier. Nous avons refinancé à 4 reprises notre maison pour acheter nos 17 portes (3 immeubles et un condo locatif).

    Je ne peux pas dire que nous n’avons jamais dépensé pour des choses que nous n’avions pas vraiment besoin, mais nous avons fait attention. Je ne peux pas dire non plus que je n’ai jamais eu de solde sur mes cartes de crédit, mais rapidement, nous avons payer le solde à chaque mois.

    J’ai aussi mis 2 ans de salaire de côté pour changer ma vie car je n’étais plus heureuse au travail. Je n’ai rien fait pendant 4 mois et par la suite, je suis devenue conseillère en sécurité financière. Aujourd’hui, j’aide les gens à maximiser l’argent qui entre dans leurs poches avec l’aide des différents programmes du Gouvernement (REEE, REER, CELI, etc.).

    Je continue à  » travailler » à temps partiel. C’est ma passion; j’suis payée pour aider les autres. Mon but est d’avoir un revenu assez élevé pour que mon conjoint arrête de travailler (pour qu’il puisse jouer au hockey autant qu’il veut), pour qu’il s’occupe de nos immeubles, de la maison et de faire à manger ;).

    Nous avons toujours été perçu comme des gens à part. J’ai toujours refusé de travailler du lundi au vendredi de 09h à 17h (on travaillait de soir pour éviter le traffic). Nous n’avons jamais eu de cadran pour se réveiller à part pour partir en voyage très tôt le matin. J’aime faire mes commissions le mercredi pm au lieu du jeudi soir ou du samedi. J’évite à tout prix la cohue et le traffic.

    Un blog comme le tien aide les gens. Il leur permet de voir qu’il y a autre chose et que tout est une question de choix. Les gens vivent comme ils ont toujours vu les autres vivre autour d’eux. Nous n’avons pas souvent d’exemple de gens qui font autrement et ton blog fait partie de ceux qui aide à avoir une autre vision; que la liberté financière est possible.

    1. Bonjour Claire,

      Merci pour ce superbe témoignage!

      Vous faites mentir l’adage « cordonnier mal chaussé ».

      L’argent peut devenir tellement libérateur quand on sait comment l’utiliser à son avantage. Bravo d’aider les gens à le comprendre.

      Pour ma part, j’essaie de gérer mes finances comme le ferait une entreprise. Ça prend donc toujours un « plan de sortie ». À mon avis, juste le fait d’avoir un fonds d’urgence qui équivaut à un an de dépense fait toute la différence.

      Au plaisir de rester en contact!

  14. Tiens, moi je me considère un capitaliste, matérialiste et individualiste! Je fais travailler mon capital, je fais attention à mon matériel pour qu’il dure le plus longtemps et je m’arrange pour ne pas être un fardeau pour la société. Je n’ai pas vraiment l’impression de faire un f*ck au système. Bien d’accord avec toi, il faut « surfer » sur le système… ça fait plus cool! Bref, bravo pour ton article!

  15. Ce n’est ni vous ni moi qui « profitons » du système mais bien l’inverse ! Connaissez-vous beaucoup d’organismes qui se permettent de venir « prélever » 30 à 50% de vos revenus sans avoir assumé le moindre risque lors de l’investissement initial ??!! Qui plus est, l’argent nécessaire à cet investissement initial avait déjà été taxé entre 20 et 50% (car revenu de travail ou salaire). Autrement dit, sur 1 dollar de salaire, vous remettez $ 0.30 aux gouvernements et sur le $ 0.70 restant investi à 10%, vous remettez encore entre $0.021 et $ 0.035 annuellement aux gouvernements… Si, malheureusement (selon le point de vue !) vous faites un gain en capital de 100% sur ce $ 0.70, vous allez remettre encore $ 0.175 ($ 0.35 si le fisc, à sa discrétion unilatérale, vous considère comme « trader  » qui, pour lui, semble sonner comme « traitor » !) aux gouvernements en impôts (et je vous fais grâce des taxes municipales, scolaires, primes d’A-C et contributions de toutes sortes)… Alors, qui s’enrichit aux dépens de qui ??? Si vous dépensez le $ 0.70 sur des articles non taxables, les gouvernements n’empochent RIEN du tout ! De plus, on va vous traiter de paresseux et profiteur alors que par le paiement des impôts sur vos dividendes ou gains de capitaux étrangers, vous faites RENTRER des capitaux au pays pour lesquels personne n’a fait le moindre effort ni pris le moindre risque à part vous et sur lesquels les gouvernements viennent prélever leur droit de « cuissage » (il faut appeler les choses par leur nom !) en toute impunité… Même la Mafia ne fait pas d’aussi bons rendements !
    Pas surprenant qu’au Québec et au Canada il y ait si peu de gens enclins à devenir entrepreneurs ou épargnants-investisseurs !
    M. Leitao n’a pas encore compris que « l’impôt tue l’mpôt » !
    Si nos « élus » voulaient vraiment freiner l’endettement catastrophique des Canadiens, il faudrait absolument qu’ils limitent l’impôt sur les revenus d’intérêts et de dividendes (Canadiens et étrangers) à environ 15% (de préférence moins) mais jamais au-delà de la combinaison TPS+TVQ afin de rendre l’épargne « attirante »… Sans cela, les citoyens adopteront la philosophie « après moi, le déluge » et qui pourrait les en blâmer ?!

    1. Bonjour J-P,

      À votre habitude, voilà un argumentaire bien documenté.

      Je suis bien d’accord!

      Toutefois, même en faisant abstraction du manque à gagner dans les finances publiques, est-ce qu’une baisse d’impôt pour les investisseurs serait bien perçu par la populace? Étant donné que si peu de Canadiens épargnent et investissent adéquatement, j’ai l’impression qu’on entendrait « c’est encore les riches qui sont favorisés! ». Vous et moi faisons partie de la minorité qui prend ses finances en main. La vision court terme électoraliste des gouvernements fait en sorte que le statu quo est plus confortable.

      Merci de contribuer à la discussion!

  16. JeuneRetraite,
    Tout ce que tu dis est vrai et je suis 100% d’accord sauf avec les moyennes a la baisse. C’est pas parce qu’il y a pire que nous qu’il faut cesser de questionner et de remettre en cause le systeme.

    Mais moi j’adore les gens qui crient « fuck le systeme ». Ils ne me mettent pas mal a l’aise. Je crois plutot qu’ils traduisent un malaise social, une impuissance de la jeunesse face aux fleaux de ce monde dans lequel on les a parachuté, qu’ils n’ont pas construits et qu’ils auraient peut-etre envie de construire differemment.

    Pourquoi je les aime? Parce que deja, ils voient des choses, se frustrent et se questionnent sur des tas de choses que la plupart ne voient pas ou ne questionnent pas. Ils ressentent le besoin de crier leur impuissance face a une societe deja construite ou on leur demande implicitement de rentrer dans les rangs… comme un mouton.

    Voilà le début maladroit d’un acte de prise de conscience. C’est l’arrivee de l’âge adulte et la fin des désilllusions… c’est une etape qui peut etre dure a gerer pour certain.

    Certains resteront immobilisés par leurs frustrations ou la canaliseront de facon nocive. Mais d’autres, avec les bons mentors, partiront des blogs comme nous et atteindrons la liberté financiere rapidement et/ou contribuerons a faire avancer les choses.

    La plupart des progres partent d’hommes deraisonnables a la base et qui vivent une frustration.

    En parlant a ces jeunes la, il est vrai qu’il y a bien des incoherences dans leur discours vs leurs actions (comme nous qui decrions les derives du capitalisme tout en investissant dans les plus grandes corporations capitalistes du monde qui sont essentiellement la source d’une grand part des « fuck the system »). Je pense que c’est simplement un manque de maturité/approfondissement de la reflexion.

    Et c’est aussi se rendre compte par la preuve sine qua non que la richesse n’apporte pas le bonheur. T’as beau naitre dans les 5% des plus riches du monde, il y a des besoins de base de liberte, de respect de la nature et des gens, de ressentir une loyaute humaine et de l’empathie qui peuvent se trouver heurtés par le « systeme ».

    Quand t’as 20 ans et que ta seule option qu’on semble te proposer c’est d’aller t’enfermer dans un bureau toute ta vie et de devenir un gros banlieusard pedant qui lave son entree a la hose avec ses bottes d’eau et ses boxer leopard, qui mange des chips devant sa tele en ecoutant des pubs merdiques destinees à te faire cracher ton cash, quand ta vision n’est pas encore assez large pour entrevoir toutes les possibilités et opportunités parce que ton cerveau vient de se faire brainwasher pendant 15 ans par une ecole qui t’a dressé au 9 à 5, je pense que c’est normal, si on est plus bright que la moyenne de vivre des frustrations et de crier fuck le systeme.

    Malgre le.manque de maturite, l’intelligence est souvent vive chez ces « fuck the system ».

    C’est de l’impuissance à l’état brut qui explose tout simplement.

    Tu te dis, l’ecole, ce maudit carcan est enfin fini… pour te rendre compte qu’un carcan pire t’attend… la rat race.

    Alors bien que les opportunites existent et sont partout, rares sont ceux qui les voient à cet age. Ils ne voient que ce qu’ils pensent etre l’ineluctable, la rat race, ces grosses cies qui detruisent la planete, la surconsommation crasse, les politiciens vereux et ils se voient echec et mat…

    Que puis-je faire moi, petit pion dans une equation qui me depasse pour m’inserer dans ce chaos de contradictions qui viennent heurter mes valeurs basales?

    Et la reponse programmee c’est trouve toi une job, ferme ta gueule, paie tes impots et sors tes vidanges apres t’etre achete un ti bungalow pis un char… car la vie c’est comme ça.

    Et si tu ne peux t’y résigner alors que te reste-t-il a faire sinon crier fuck the world, fuck les 1%, fuck les politiciens etc.. fuck tout ceux qui veulent que le systeme capitaliste qui est d’ailleurs un systeme foncierement illogique (desirs infinis vs ressources finies, notion de profit etc…) se perpetue et s’accentue…

    Pathetique non?!

    Je comprends ces frustrations. Je les ai vecu et les vit encore a un certain point. Je comprends maintenant ma chance par rapport a la masse des gens et les opportunites autour de moi mais ça m’aura pris plusieurs annees à me deprogrammer, a parfaire mon instructions a propos des autres possibilites etc…

    Moi je dis a ces jeunes. Tu dois accepter que le monde est rempli de beautés mais aussi de tonnes de bullshit. La ou il y a des humains il y a de l’humainerie …. ça existait dans le temps des grecs. Ça existera à l’ère de la colonisation spatiale… tu ne vas pas resoudre cela durant ta courte vie, c’est en nous, ça l’a tjrs ete et il est probable que ca le sera tjrs. L’humain est un singe mechant et fichetrement rusé en plus d’etre hedoniste.

    Ce que tu peux faire par contre, c’est choisir sur quoi travailler, un petit morceau de quelque chose, une cause et tenter de faire une difference, pour le reste, portes ton regard sur la beauté. La vie passe vite et pour reduire ses frustrations qui donnent le gout de crier « fuck the system », rien de mieux que d’avoir un plan qui permet d’entrevoir un way out pour soi et de celebrer une petite victoire a la fois ses progres.

    Moi je dis, cultivons les « fuck the system »… mais amenons les plus loin, poussons les dans leurs contradictions, forçons les à s’instruire davantage, à élargir leurs horizons et leur vision globale. Il faut constamment se questionner, remettre en cause, se rendre imputable.

    Les « fuck the system » c’est Neo et Trinity, Morpheus et Tank et Dozer… sans ces « fuck the system » c’est le statu quo, l’acceptation du servage moderne… l’acceptation de la surconsommation comme voie, l’acceptation que notre voie a tous est tracée et que c’est ineluctable.

    Bref, il est où celui qui t’as fâché que j’aille prendre une biere avec?

    1. Salut BM!

      Il faut rester extrêmement critique, même qu’il faut questionner tout. Sinon, on se fait lobotomiser par la « machine ». Je pense qu’on est d’accord là-dessus.

      Or, selon moi, il y a les gens d’action et il y a les gens de réaction. J’inclus dans la deuxième catégorie les gens qui se plaignent constamment (leur boulot, leur conjoint(e), leurs enfants, le trafic, la météo…) et qui ne pose aucun geste pour changer les choses. Ainsi, ils s’auto-victimisent en blâmant le gouvernement, les banques, les riches, etc. « How convenient! » Se plaidre est la chose la plus facile à faire au monde (peut-être après consommer 😉 ).

      Pour moi, dire « fuck le système » vient avec l’obligation de le changer. À tout le moins, changer ce qui nous rend malheureux. En grattant un peu, je ne crois pas que Philippe Couillard soit responsable de nos malheurs. Les facteurs qui nous rendent vraiment malheureux sont souvent beaucoup proches de nous.

      J’ai rencontré un jeune cette semaine qui a abandonné l’école à 16 ans et qui est maintenant propriétaire de plusieurs centaines de biens immobiliers. Et, en passant, il est paralysé des épaules aux orteils. Il est passé à l’action au lieu de rester en réaction.

      Ceci dit, il faut être rebel pour atteindre le bonheur, car le trajet tracé par la société ne mène pas à cette destination.

      Si je n’étais pas un peu rebel, je ne serais pas retraité aujourd’hui.

      Merci beaucoup pour l’excellent commentaire!

      1. C’est une belle histoire (le jeune de 16 ans). Inspirant!
        J’ai rencontré Sébastien Sasseville dernièrement, je ne sais pas si tu le connais, il est atteint du diabete de type 1 et est pluggé sur un injecteur d’insuline 24h/24. C’est un motivateur conférencier.
        Il a monté l’Everest (sans faire geler son insuline), traversé le Sahara à pied, a courru comme Terry Fox d’est en ouest pendant des mois à travers le Canada pour donner de l’espoir aux enfants malades.

        Il aurait été facile pour lui de crier fuck le system…

        Crois-tu que lorsqu’on est au bord du précipice, l’humain a plus tendance à faire sortir le meilleur de lui-meme?

        J’ai ete intervenant pendant plusieurs années avant de travailler en finance et des « fuck the system » (j’adore cet appellation d’ailleurs), j’en ai rencontré des masses.

        J’ai vu des ados terriblement intelligents parmi eux. L’un connaissait par coeur une encyclopedie sur les reptiles… on prenait n’importe quelle page au hasard, on lui donnait le # de la page et il pouvait te réciter ce qu’il y avait dessus et se trompait rarement. J’ai vu un maître aux échecs, d’excellents stragèges, des musiciens hyper talentueux parmi eux.

        Le fait est que Philippe Couillard est effectivement assez insignifiant dans le grand scheme of things et que cette societe, nous l’avons laissé devenir ce qu’elle est collectivement… certains l’ont évidemment modelé davantage que d’autres car la majorité est plutôt passive.

        Mais, pour passer à l’action, encore faut-il avoir des outils…

        La frustration, la rébellion est la condition de base qui est généralement nécessaire avant le passage à l’action. L’action vient de l’insatisfaction.

        Mais quand t’es né de parents cons, entourés de gens cons, difficile de trouver par soi-même un way out.

        Voilà pourquoi je dis que parfois tout ce que ça prend à ces gens, c’est une petite influence externe qui allume une lumiere dans leur tete.

        Cela etant dit, je connais aussi des tas de « can’t do ». Eux aussi font souvent parti des « fuck the system » et j’avoue qu’ils sont frustrants à entendre à la longue.
        Mais rares sont les gens qui ne sont pas en partie coîncés dans une « loop » illogique qui les paralysent dans une sphère ou une autre de leur vie.

        Moi par exemple… je le suis avec 2 choses : ma maison à rénover que ça me prend une éternité à rénover et ma job qui paie trop bien mais qui m’ennuie… je sais que je tourne en rond depuis longtemps avec ces 2 choses. Je pose des actions pour l’une et l’autre mais aucune action radicale encore… alors ça traîne.

        Pour d’autres c’est de rester en couple alors qu’ils ne sont pas heureux, de ne pas mettre fin à une amitié qui déraille, de ne pas changer de domaine etc…

        Mais il y a en effet une difference majeure entre celui qui le sait et qui cherche de son mieux des solutions et celui qui fait du déni et ne fait que se plaindre de son surplace. La victimisation devenant un mode de vie qui lui apporte de l’attention et au final, l’objectif inconscient est probablement là… ils veulent de l’attention.

        Merci pour ta réponse et d’avoir précisé ta pensée. Sujet intéressant!

        1. BM,

          Merci de m’avoir fait découvrir Sébastien Sasseville. Tout un athlète!

          Peut-être que la première étape pour s’en sortir est d’identifier précisément ce qui nous empêche d’être heureux. Au lieu de dire « fuck le système », on pourrait dire « fuck ma job », « fuck mon embonpoint » ou « fuck ce que mes parents pensent » (pour reprendre ton exemple). Au moins ça nous indique ce qu’on doit changer.

          J’aime beaucoup ton expression « l’action vient de l’insatisfaction ». C’est d’ailleurs dans cet esprit que les plus grandes entreprises (de notre génération) sont nées. Les fondateurs de Uber, Apple, Tesla sont des rebels à la base.

          Ça me fait toujours plaisir d’échanger des idées avec toi.

          Merci beaucoup!

          PS: Moi aussi, les rénos traînent depuis un moment. Cette semaine, j’ai justement bouché un trou dans le plafond qui était là depuis 4 ans. 😕

  17. Bonjour! C’est mon premier commentaire ici mais je te lis depuis environ un an, t’aillant découvert peu de temps après avoir commencé à documenter notre cheminement vers FIRE sur un blog, et j’apprécie beaucoup tes articles :).
    Je voulais simplement mentionner que j’ai bien aimé la façon dont tu reconnais la chance et les opportunités dont tu as su profiter. C’est important de reconnaître qu’on est chanceux et je crois que ça aide à faire des choix stratégiques avec cette chance. Quand je me retrouve impatiente de ne pas encore avoir atteint mon indépendance financière, je focus sur la chance que j’ai de pouvoir poursuivre cet objectif.
    De plus, j’ai bien aimé l’échange avec Mr. Jack ici-haut. J’écoute souvent les podcasts sur l’indépendance financière et un thème récurrent est que le gens qui atteignent ce but ont souvent envi de contribuer à la société de diverses façon dont en enseignant aux jeunes les finances d’un point de vue plus applicable. Contribuant donc à faire une société meilleure ‘’sans acheter de bébelles’’ comme Mr. Jack a commenté et à apprendre aux autres à ‘’hacker’’ le système comme tu as mentionné. Bref, pour moi si ce n’était pas du blog de Mr. Money Mustache, je ne serais pas en voie vers la retraite à la mi-trentaine, idée que ton blog contribue à solidifier puisque j’ai la chance de suivre les aventures de Québécois qui ont accompli ce même objectif. Donc merci 🙂 et continue !
    Aussi ce petit passage m’a fait bien rire :
    ‘’Il faut être rebelle pour conduire une vieille bagnole, alors que nos voisins jugent qu’on met la vie de nos enfants en péril à chaque promenade.’’
    De notre côté, nos parents nous ont passé ce commentaire précis à plusieurs reprises, car non seulement elle est vieille mais en plus ce n’est pas un SUV!

    1. Bonjour Mme Mod,

      Bienvenue dans la communauté!

      Aussi, bravo pour le blogue. Je trouve que c’est le meilleur moyen de documenter son cheminement vers la liberté et de rester motivé. J’irai le lire.

      À la prochaine!

      1. Merci!! Et j’oubliais, joyeux 40e anniversaire! Très bel article pour le souligner ;).
        Nous avons à quelques semaines près exactement 10 ans de différence, donc si jamais tu aime l’idée, un article du genre  »Conseil que je donnerais à mon moi de 30 ans » m’intéresserait énormément!
        Au plaisir!

  18. Bonjour jeune retraité,

    Merci pour ton article. C’est toujours un plaisir de te lire.

    « Être profiteur » et « être indépendant financièrement » sont deux concepts diamétralement opposés dans le système capitaliste. Cela me fait toujours rire d’entendre le contraire. Que tu sois ou que je sois perçus ainsi est ridicule.

    Pour être profiteur, il faut être premièrement dépendant du système et/ou s’enrichir à son dépend. Ce que tu ne fais clairement pas et moi non plus.

    OOPS! c’est vrai que je suis un gros profiteur! Je profite de la vie 🙂

    Commelaplanète

    1. Salut Commelaplanète,

      Je suis bien content d’avoir de tes nouvelles!

      C’est le système qui a fait en sorte que je suis libre aujourd’hui. Je suis donc reconnaissant, mais je ne me vois pas comme un « bougon ».

      Tout simplement, j’ai exploité les opportunités (ex: éducation, marché boursier) et j’ai évité certains pièges (endettement, surconsommation).

      Profite bien de ta retraite mon cher!

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