programme d'aide gouvernemental pour coronavirus

J’attends mon chèque

Il y a quelques semaines à peine, l’économie tournait à plein régime, le taux de chômage était négligeable et le marché boursier surchauffait. Rien pour inciter à l’épargne! Alors, les surconsommateurs faisaient ce qu’ils font de mieux, ils surconsommaient.

Après tout, pourquoi acheter une Volkswagen quand on peut se pavaner en BMW pour 100$ de plus par mois? Et, pourquoi cotiser au REEE quand on peut partir à Disneyland avec les enfants?

Puis, la crise du coronavirus a soufflé sur les châteaux de cartes qu’étaient les finances personnelles des Québécois. Les propriétaires de maison de banlieue, avec une piscine dans la cour et deux bagnoles dans l’entrée de garage, avaient désormais besoin de l’assistance gouvernementale pour se nourrir.

On comptait les jours avant de recevoir son chèque. C’était une question de survie!

Carpe diem

Imaginez, plus de 7 millions de travailleurs canadiens ont réclamé la prestation canadienne d’urgence. On parle de 37% de la population active (source). Qui plus est, ce pourcentage ne tient compte que d’un seul des 12 programmes d’aide offerts. C’est terrifiant!

Pourtant, en principe, nous vivons dans un pays riche. Le Canada se classe au sixième rang mondial quant à l’actif moyen de ses citoyens (source). De plus, le salaire moyen de 46 700$ par année, place le Canada en septième position dans le monde. (source).

Soit dit en passant, un Vietnamien devrait bosser durant presque 37 ans pour atteindre le salaire annuel moyen d’un Canadien.

En fait, la vaste majorité des Canadiens ont eu l’occasion de se constituer un fonds d’urgence, mais ont préféré vivre le moment présent. Ils ont acheté une voiture neuve, à un prix moyen qui dépasse les 40 000$ (source). Et, ils sont partis en voyage à l’étranger à crédit (source). Carpe diem!

Force est d’admettre, la plupart des Canadiens consomment de façon boulimique, mais s’en remettent au gouvernement pour les démerder en cas d’imprévu.

Les Québécois n'ont pas de fonds d'urgence

Le « gouverne-maman »

Les élus ne sont pas nécessairement plus responsables avec l’argent. Quand ça va bien, on dépense à fond. On empile les déficits budgétaires sans retenue et la dette nationale (qui approche les 800 milliards de dollars) est vite oubliée.

Par ailleurs, comme l’expliquait Joseph Facal dans un de mes cours au MBA, l’objectif premier d’un politicien est de se faire élire à la prochaine élection. Or, une fourmi ne ferait pas long feu au pouvoir. Nous vivons à l’ère des cigales (qui aiment se prendre en selfie).

La frugalité ne fait rêver personne. Par contre, bâtir des ponts, des autoroutes et augmenter les allocations familiales, ça c’est vendeur.

Et, quand l’économie plante du nez, le gouvernement sort sa carte de crédit. À défaut d’avoir un coussin financier adéquat, il accumule les dettes à coup de centaines de milliards de dollars. Telle une mère qui donne de l’argent à son fils toxico, le gouvernement supporte ainsi la surconsommation des ménages québécois.

Mon dilemme moral

En toute honnêteté, j’ai eu envie de réclamer ma part du gâteau. Après tout, les aînés, les étudiants, les nouveaux diplômés, les parents, les entrepreneurs, les chômeurs, les artistes et les travailleurs autonomes obtiennent leur part des fonds publics. Même certains détenus du Centre de détention de Trois-Rivières ont reçu leurs chèques par la poste (source).

D’autant plus, j’étais éligible à la prestation canadienne d’urgence. Celle-ci m’aurait donné droit à un chèque de 2 000$ par mois, un montant largement au-dessus de mes besoins financiers. J’aurais pu ENFIN surconsommer comme un Québécois moyen pendant quelques mois! 😉

Il aurait été facile de rationaliser ma décision. J’aurais argumenté que je suis, selon les fonctionnaires fédéraux, un travailleur autonome et que les revenus provenant de mon blogue ont été anéantis par la crise. De plus, ma copine a été infectée par le virus et j’ai été totalement confiné durant un mois. Autant de faits vérifiables.

Toutefois, le petit ange sur mon épaule gauche (alias Van-Anh) a supplanté le petit démon sur mon épaule droite. J’ai décidé de laisser l’argent sur la table.

La prestation d'aide canadienne d'urgence
Je serais curieux de savoir si ceux qui m’ont traité de parasite dans le passé auraient pris la même décision. Seuls devant leur ordi, ni vu ni connu, auraient-ils respecté leurs grands principes moraux ou auraient-ils ramassé le cash?

Si le chapeau vous fait…

Lisez ce qui suit avant de m’envoyer un message d’insulte.

Je suis parfaitement conscient que certaines personnes responsables dépendent des prestations gouvernementales pour survivre. J’ai des proches qui se trouvent dans des situations insoutenables, même si leurs choix ne sont pas en cause. Ils sont handicapés, ont un faible revenu ou n’ont tout simplement pas eu la capacité de se constituer un fonds d’urgence. « Shit happens! »

Je suis fier de vivre dans un pays qui prend soin de ceux qui n’ont pas ma chance. J’ai gagné à la « loterie ovarienne » du fait d’être né au meilleur endroit dans le monde. Conséquemment, je paie mes impôts avec le sourire.

Aussi, je pense que les travailleurs essentiels méritent largement une bonification de leur salaire. Ils portent le pays à bout de bras présentement. Je les remercie sincèrement au passage.

Aide financière pour covid-19
Certes, j’ai l’impression que les milliards de dollars qui tombent du ciel ne font que masquer le vrai problème. En réalité, des millions de travailleurs vivent au-dessus de leurs moyens, n’ont aucun coussin financier et dépendent du gouverne-maman quand ça chie.

Un sondage Ipsos mené en 2019 révélait que « plus de la moitié des Québécois sont à 200$ ou moins du seuil de l’insolvabilité financière à la fin de chaque mois » (source).

Si nous ne sommes pas plus frugaux, nos enfants auront l’obligation de l’être. Le présent déficit budgétaire de 252 000 000 000$ devra bien être payé par quelqu’un à un moment donné.

Je l’avais prédit!

L’année passée, pour me moquer des analystes qui tentent continuellement de se faire valoir en prédisant la prochaine crise, j’avais fait ma propre prédiction (source).

« Je suis certain à 100%, sans aucun doute, que nous subirons une crise financière majeure dans les prochains 12 mois. » (Jean-Sébastien Pilotte, 23/02/2019)

J’attends une demande d’entrevue de la part d’Oprah!

Soit dit en passant, Van-Anh est entièrement rétablie et je n’ai, miraculeusement, pas été infecté par le virus. Somme toute, la vie est belle.

Êtes-vous en santé physique, mentale et financière?

115 commentaires

  1. Bravo pour votre décision. J’espere que cela va éclairer d’autres personnes. De mon coté, je ne comprends toujours pas pourquoi les gens ne constituent pas un fond de prévoyance. Pour moi, c’est élémentaire pour ma santé mentale, le stress, la liberté!

    1. Bonjour Caroline,

      Je ne cherche pas à être moralisateur. Je suis conscient que certains ont perdu leur emploi et sont réellement mal pris. Je ne veux pas les juger.

      Mon article est plutôt destiné à tous les autres. Ce n’est pas normal que la moitié de la population dépende du gouvernement après 2 semaines sans salaire. Ce n’est pas normal non-plus de faire la grève des loyers et d’arrêter de payer ses factures.

      Espérons que la crise marquera le début d’une prise de conscience collective. On peut toujours rêver!

      Merci d’avoir pris le temps de commenter!

      1. Très bon texte et véridique,moi je n’est plus cette générosités de toute façon l’argent que le gouvernement nous donne aujourd’hui va Le reprendre dans la prochaine décennie,j’ai préféré le prendre et l’investir comme cela quand Ottawa et Quebec vont sortir leurs taxe spécial pandémie j’aurais aucune amertume de la payer.
        Toujours rafraîchissant de te lire.

        1. Merci Gérald!

          Bon point. Les prestations qui pleuvent sur le pays actuellement devront être repayées un jour. Ce ne sont pas des cadeaux. Le déficit d’aujourd’hui se traduira en taxes, impôts, etc. demain.

          Au plaisir!

      2. Heureux de savoir que vous êtes en bonnne santé. De mon côté, comme tu le sais déjà, je ne travaillais pas déjà, je regarde ce qui se passe au canada de loins comme un spectateur d’un désolant spectacle. Le premier ministre Trudeau dépensait à outrance avant même la crise et avait créé un déficit en temps prospère au lieu de nous en mettre de côté.
        Je ne crois pas que les gens vont changer leurs habitudes même après une crise qui les force à constater leur état financier lamentable. Dès que ça repart, ils vont aller s’acheter(financer) une voiture trop grosse et trop chère et des tv et allez hop on dépense tout.
        Je suis de nature cynique mais je remarque que la plupart des québécois surtout, semble complètement.incultes quand il s’agit de l’argent. Je ne serais pas surpris qu’une majorité ne savent même pas comment l’intérêt est calculé sur une carte de crédit.

        Bon enfin. J’ai tout de même hâte de revenir au travail et pouvoir contribuer un peu (même si mon salaire risque de geler dans les.prochaines années) ce qui ne me dérange pas pour contribuer un peu à l’effort collectif.

        1. Salut Librocito,

          Ça me fait plaisir de savoir que tu te portes bien.

          Malheureusement, je pense que tu as raison. Les consommateurs font la file ce matin pour l’ouverture des boutiques (à l’extérieur de Mtl). La spirale va repartir.

          Merci de contribuer. Au plaisir!

    2. Moi qui pensait que les jeunes retraités (FIRE) étaient des parasites de la société… N’est-ce pas? 😜
      Bravo pour votre décision! Pourquoi demander la PCU si vous n’en avez pas besoin?
      Je suis bien heureux de savoir que V-A soit rétablie.
      Au plaisir

      1. Salut Retraite101!

        Il est vrai que je pratique l’optimisation fiscale en temps normal. Je viens de compléter mon rapport d’impôt et j’ai gratté tout ce que je pouvais.

        Cependant, en temps de crise, le parasite en moi se calme un peu. Je vois plus loin que le bout de mon nez. Les effets sur l’économie seront, selon moi, monstrueux à moyen terme. Je veux ma part du gâteau, mais pas au point d’anéantir les finances publiques.

        Merci d’être passé!

  2. Pourquoi ne pas pendre l’argent si vous êtes éligible?

    Cela me fait penser à une photo que j’ai vu ce matin avec un cheval attaché à une mini chaise en plastique. Le message disait: parfois la seule chose qui vous retient… est dans votre tête.
    Notez que je dis ceci sans la moindre animosité ( je respecte les choix de chacun). Oui on peut être frugal, mais de là à ne pas prendre l’argent juste à cause de ce que les autres vont penser, cela me surprend un peu. Nous sommes dans un pays de droit et « Si tu y as droit, tu as le droit de prendre. Ce n’est pas du vol. »

    Quand au gouvernement canadien, je considère qu’il a fait un travail exceptionnel. En effet, l’objectif du gouvernement n’est pas d’être frugal, mais plutôt de prendre soin des gens. C’est normal que le système vienne au secours de ceux qui le font tourner. L’argent cash, la dette et tout le reste ne sont que des concepts inventés par l’homme. À la fin du chapitre, ce sont les êtres humains et leurs émotions qui comptent. Quand tu payes des milliers de dollars en impôts chaque année à la machine, tu dois pouvoir t’attendre à un support dans les moments difficiles. Le Canada a vraiment démontré au monde entier le vrai principe de la machine. (L’humain au centre et à tout prix).

    Bien que je respecte votre choix de frugalité, je respecte aussi le choix de celui qui achète sa BMW pour 100$ de plus. Il est vrai que certains doivent avoir un peu plus de contrôle sur leur finances. Mais n’oublions pas que des gens ont de la nourriture sur la table grâce à ce 100$/mois de plus payé.

    Bref, d’après moi, il ne faut pas trop, trop se braquer, car même si le système capitaliste a ses excès, c’est quand même assez bien fait, comme toute chose faite par les humains.

    Cheers 🙂 🙂 🙂

    1. Bonjour Lucas,

      Merci de contribuer à la réflexion!

      J’ai choisi de ne pas prendre l’argent pour le laisser à quelqu’un qui en a vraiment besoin. Je connais des gens qui sont mal pris pour qui 2 000$ pourrait faire une grande différence. C’est peut-être utopique de penser ainsi, mais les prestations d’urgences devraient être réservées aux situations urgentes. Ce n’est pas mon cas.

      En toute honneteté, le regard des autres a très peu d’importance dans cette décision. Je ne serais pas retraité aujourd’hui si la validation sociale était ma motivation dans la vie.

      Je suis d’accord que les dirigeants font du boulot exceptionnel depuis le début de la crise. Seulement, l’année passée, quand tout allait super bien, on empilait les déficits. On dépensait comme s’il n’y avait pas de lendemain.

      Par ailleurs, nous sommes tous libre de consommer comme bon nous semble. Par contre, la liberté des uns s’arrête où celle des autres commence. Quand l’irresponsabilité financière de certains citoyens siphonne les fonds publics (qui appartiennent à tous), ça brime l’ensemble de la population. La prochaine génération va payer le prix.

      Enfin, selon moi, on parle plus de socialisme que de capitalisme ici.

      Merci pour le commentaire constructif. Au plaisir d’échanger!

  3. Chapeau! Chapeau J.S. et V.A.! Merci de votre clairvoyance et surtout, surtout de votre grande conscience! Que votre conduite puisse être un phare pour chacun de nous, permettant ainsi à notre pays de continuer à prendre soin de ses citoyens!
    Merci infiniment de votre admirable présence, de vos partages inspirants!

    1. Salut Lien,

      Nous vivons au meilleur endroit dans le monde et je souhaite sincèrement que ça reste ainsi.

      Je constate que nos voisins du sud on entamer leur déclin. La présente crise pourrait être un clou de plus dans leur cercueil. On parle de 2 trillions de dollars. C’est 2 000 000 000 000$!

      Je suis d’accord que l’être humain doit passer avant l’argent, sauf que ça prend de l’argent pour aider les démunis.

      Merci pour vos bons mots!

  4. Ici un autre parasite qui avait droit au PCU en tant que travailleur autonome dont les revenus ont diminué etc. Et pour être certain de ne pas y avoir droit, j’ai cherché et trouvé un contrat de 15h/semaine, comme ça je pourrai même payer des impôts pour aider les non parasites 🙂

    1. Salut Mr. Jack,

      C’est vrai que c’est tentant. Tu remplis un formulaire et le chèque arrive quelques jours plus tard. No questions asked.

      Bonne idée pour le contrat. Toi, tu travailles seulement quand plus personne ne travaille. Tu fais vraiement tout à l’envers!

  5. Moi aussi j’ai été assez choqué de constater tous les gens qui ont zéro coussin d’urgence. Plein de gens qui ne pouvaient pas payer leur loyer … dès le 1er avril! Disons qu’ils ont été mis à pieds le 16 mars, ça confirme vraiment qu’ils vivaient de paie en paie… Je suis une personne privilégiée dans la vie, mais si je n’avais pas un cousin d’urgence pour vivre sans paie pendant au moins 3 mois, je n’en dormirais plus la nuit et ça serait ma priorité #1 jusqu’à temps d’en avoir un.

    Petite anecdote. Me demandant ce que je pouvais faire pour aider pendant cette période difficile, j’ai pensé que mes connaissances pour faire un budget pourraient être utiles à des gens stressés financièrement. J’ai donc proposé mes services gratuitement et gentiment sur un groupe d’entraide COVID-19 comptant plus de 1500 membres. J’ai eu 2 réponses, mais les 2 intéressées n’avaient finalement «pas le temps». Alors je n’ai aidé personne car personne ne voulait être aidé…

    Je me demande bien si les gens vont devenir plus frugales à l’avenir ou si au contraire, l’aide récente massive du gouvernement va renforcer cette idée que le gouverne-maman va toujours être là en cas de besoin!

    1. Salut Catherine,

      Normalement, on apprend de ses erreurs. Par contre, l’apprentissage est moins marquant quand il n’y a pas de conséquences. Parlez-en aux enfants-rois. Je pense donc que la crise aura peu d’impact sur les habitudes de consommation des Québécois.

      Vous avez une très belle initiative! Tant qu’à faire du bénévolat, il vaut mieux adresser la source du problème. Avec votre permission, je peux donner votre adresse courriel aux intéressés.

      Merci pour le témoignage!

  6. Votre message de tempérance est intéressant. Pour l’étayer, on pourrait aussi arguer que le gouvernement s’est forcément montré trop généreux en offrant un chèque de 2000$ à une très large catégorie de citoyens, avec pour résultat obligatoire que certains de ces citoyens, par exemple, peuvent temporairement encaisser un chèque d’une valeur plus élevée que ce qu’ils touchaient avant la crise, entre autres illustrations du caractère imparfait de la mesure adoptée. Ce faisant, on pouvait espérer que des personnes ayant théoriquement le droit de percevoir ces sommes, sans en avoir besoin, s’abstiendraient de les réclamer. Vous faites partie de cette catégorie de citoyens socialement responsables à ce titre.
    En revanche, l’idée que « Le présent déficit budgétaire de 252 000 000 000$ devra bien être payé par quelqu’un à un moment donné » me laisse un peu perplexe. J’ai de plus en plus la conviction que les États se contenteront très longtemps, pour ne pas dire toujours, de payer les intérêts sur leurs dettes.
    Longue vie à votre blogue!

    1. Bonjour Martin,

      En fait, les gouvernements ne souhaitent pas que nous soyons frugaux. La surconsommation est nécessaire à la croissance économique.

      Selon moi, c’est pour cette raison qu’ils réinjectent autant d’argent dans le système. Il faut alimenter la machine. Les Américains parlent de « stimulus » plutôt que de « prestations ». Je pense que, dans le contexte, cette expression est plus juste.

      Tel un surconsommateur qui paie seulement le solde minimum sur sa carte de crédit, nous traînons collectivement un boulet, une dette démesurée.

      Les élus n’ont pas besoin de s’en soucier puisque leur mandat ne dure que 4 ans. Seulement, je m’inquiète pour les jeunes qui devront assumer ce fardeau fiscal.

      Merci d’avoir pris le temps de commenter!

  7. Allo, vous auriez du prendre l’argent, vous avez autant le droit de le faire que n’importe qui ! Peut etre meme plus.

    Je deplore qu’on s’occuppe autant et touours des cigales !

    1. Imaginez si tout le monde prenait l’argent « juste parce qu’il y a droit ». C’est le même raisonnement que ceux qui n’offrent pas de contribuer en étant bénévole (même s’ils ont le temps et la santé). Le raisonnement étant: « Pourquoi moi j’irais donner du temps alors que je n’y suis pas obligé, que mon voisin le fasse! » Pendant ce temps, des gens meurent dans des conditions intolérables. Ça me frappe de lire ces raisonnements individualistes. Un peu de solidarité et de conscience sociale en ces temps de crise (et en temps normal aussi), il me semble que c’est la base d’une société humaine…

      Bravo Jeune retraité pour votre réflexion et décision! Vivre en accord avec nos valeurs, ça rapporte aussi (autrement qu’avec des $).

      1. Bonjour Fourmi solidaire,

        Normalement, je ne laisse pas d’argent sur la table. Or, la situation présente est tout sauf normale.

        J’ai bien peur que la crise actuelle marque un point tournant au niveau des finances publiques. Nous étions surendetté et nous seront désormais sur-surendetté.

        Évidemment, la santé passe avant tout. Mais, tous nos services sociaux doivent être financés d’une manière ou d’une autre.

        Merci pour ce premier commentaire!

    2. Salut Jay letrader,

      Dans un autre contexte, j’aurais probablement ramassé l’argent. Cette fois-ci, je trouve que nous sommes collectivement irresponsables et je ne veux pas participer à l’endettement des générations à venir.

      Cela dit, je respecte la décision de ceux qui prennent l’argent. C’est leur droit. Il s’agit d’un choix très personnel. Par ailleurs, ils ne sont pas tous des cigales.

      Certes, vous avez bien raison, les gens irresponsables auront toujours une part démesurée du gâteau.

      Merci pour le commentaire!

  8. Merci pour cet éveil. Je suis de celle qui a un budget vacances, qui se transforme depuis quelques années, en budget d’urgence ( le fourneau à lâché et aux trucs). Résultat pas de vacances. ( on c’est dit que les vacances à crédit c’était finit). D’accord, je l’avoue, je suis pas la pro du budget, mais je suis prête à faire les efforts. Voilà, j’y arrive avec ma question.😁 Combien devrions-nous prévoir, selon vous, dans notre budget d’urgence? Merci

    1. Bonjour Mélanie,

      À mon humble avis, pour être libre, on devrait avoir un montant qui couvre au moins 6 mois de dépenses.

      Le budget moyen des ménages québécois est de 52 000$. Alors, tout le monde devrait avoir un coussin financier de 26 000$.

      Ceci permet de quitter son emploi quand il devient toxique, de résister à une crise comme celle que nous vivons actuellement et de se sentir plus libre.

      Au plaisir!

  9. Bravo JS

    Ton texte exprime très bien le sentiment de frustration qui m’habite.

    Même pas trous semaines sans paye et on traite déjà les propriétaires et les banques de voleurs, bien assis dans un salon rempli de bebelles pendant que le gros SUV neuf prend poussière dans la cour.

    Il ne manque dans ton texte la partie où des gens refusent de travailler car la prime à ne rien faire est trop élevée.

    Pour être honnête, perso, je crois que j’aurais pris la PCU. J’ai été victime toute ma vie de la mauvaise gestion du gouvernement. Les gens responsables et prévoyants le seront encore.

    On a trois crises: 1) la crise sanitaire, 2) la crise économique et 3) la crise fiscale. Les FIRE peuvent mieux faire face à ces crises. Et on sera sollicité pour résoudre la 3e.

    Très content d’apprendre pour Van. On commençait à s’inquiéter !

    Aller, bon courage à tous.

    1. Salut Million Naire,

      Moi aussi, j’ai payé toute ma vie, sans jamais rien réclamer. Par contre, je le vois comme une chance et non comme une injustice. Après tout, je suis retraité aujourd’hui. Si je n’avais pas été aussi responsable avec l’argent, ce ne serait pas le cas.

      C’est évident que les gens responsables ramasseront la facture. Ils sont d’ailleurs les seuls à s’inquiéter de la situation actuelle.

      En tout cas, bon courage. Portes-toi bien!

      1. Tu as raison, on est quand même chanceux, mais tu sais ce qu’on dit: « on fait sa chance… ».

        Je travaillais pour payer mes études. Le jour où j’ai demandé une bourse, ils ont changé la date du calcul pour l’admissibilité, du 1er mai au 1er janvier. Comme je travaillais du 1er janvier au 1er mai de l’année précédente (pour payer mes études…), alors je n’ai pas eu le droit aux bourses. Par contre, ils ont fait une dérogation, et ils ont quand même exclu les revenus de chômage. Donc si tu étais sur le chômage, tu avais le droit à une bourse. Si tu travaillais, alors non … je l’ai gardé longtemps sur le coeur, surtout quand je mangeais mon Kraft dinner, donc c’est probablement pour ça que j’aurais pris le chèque. Aucune sympathie pour notre gouvernemaman.

        Aussi, c’est assez curieux que seuls les banques se gardent une réserve (pour mauvais prêts) et peuvent donc faire face aux chocs économiques. Pourquoi les autres industries ne font pas de même ? Ça réflète bien notre société en fait. On accuse les riches d’être capable de passer à travers les crises sans se priver. Hors, les riches, pour la plupart, sont ceux qui se sont justement « privés » pour faire face aux mauvais jours.

        Je me demande à quand cette taxe sur le capital pour les « méchants » qui ne pensent qu’à accumuler l’argent … car pour plusieurs, être responsable avec ses finances, c’est seulement penser à l’argent, et donc il faudrait les punir (!). Il faut prendre l’argent où elle est, comme dirait QS. Simple non?

        1. Re-bonjour Million Naire,

          Au Québec, pour remporter le « jackpot », il faut être pauvre et avoir plusieurs enfants. C’est le choix social que nous avons fait. Je pense que c’est globalement bénéfique. Notre société est plus égalitaire et, par conséquent, moins violente, moins pauvre et plus saine.

          Il est certain que ni toi, ni moi, ne bénéficierons de prestations, d’allocations ou de subventions. Nous sommes responsables, donc nous ne pouvons compter que sur nous-même.

          J’ai plutôt tendance à voir le positif. Ma qualité de vie est exceptionnelle. Je peux marcher n’importe où à Montréal la nuit, je n’ai pas peur de me faire attaquer dans le métro et je ne vois pas d’enfant se nourrir dans les poubelles.

          Je suis d’accord avec toi quant à la perception qu’on a des riches. La richesse est absolument nécessaire à tout ce que j’ai cité précédemment. Ça prend de l’argent pour alimenter tous ces programmes sociaux. Les fonds publics ne proviennent pas du gouvernement, ils proviennent de ceux qui ont payé des taxes. De façon général, les riches paient la plus grande part.

          Merci d’alimenter le débat!

        2. L’Europe est deja depuis 3 semaines entrain d’évaluer la possibilité de mettre une Coronavirus taxes, sur la richesse. Cela prendra probablement 12-24 mois avant que l’idée traverse ici.

          Il y a plusieurs années, ce type de taxe existait pour les entreprises (taxe sur le capital). Dans les années 70 et avant, il y avait des taxes successorales (comme cela existe aux USA).

          Il faut comprendre que toute modification à la politique fiscale entraine des conséquences. La preuve ? Lorsque Le PLQ à augmenter les taux d’impositions à 53,31%, ils sont allés chercher environ la moitié des revenus qu’ils espéraient obtenir.

          Bref, a suivre.

  10. Toujours un plaisir de vous lire et je suis bien content que vous vous portez bien tout les deux 🙂
    Je serai curieux de savoir combien de personnes se sont prévalus de la PCU alors qu’ils ont des coussins financiers importants. Je me demande si dans cette confusion causée par le virus, le gouvernement est allé un trop vite en octroyant du cash à tout le monde. Est-ce que si le fédéral avait proposé des prêts sans intérêt , les gens auraient trouvé de l’argent miraculeusement dans leur épargne ? Cela ne nous aurait-il pas permis d’éviter de nous endetter collectivement avec toutes les conséquences qui viennent avec (abaissement de cotes de crédits des agences de notation entre autres)?

    1. Samir, j’aurais proposé un léger ajustement à ta proposition. Un prêt sans intérêt est intéressant pour tous car on peut l’investir et espérer facilement un rendement supérieur au 0% payé

      À mon avis, le gouvernement aurait dû proposer des prêts *à faible taux*, par exemple 3 ou 4%. Ainsi, ceux qui en ont réellement besoin l’auraient demandé. Et ceux qui n’en ont pas besoin, auraient passé leur tour. Mais ce serait trop simple. Et ça ne permettrait pas aux politiciens de gagner de votes aux prochaines élections. Voilà pourquoi ça n’a pas été proposé.

      1. Très bien dit! Un prêt à faible intérêt ou encore si le fédéral s’était donné la possibilité de retenir les retours d’impôts de ces gens qui demandent la PCU pour les 5 ou 10 prochaine années jusqu’à remboursement des sommes empruntées aurait été un bon ticket modérateur…

    2. Salut Samir,

      Vous avez un très bon point! Un prêt sans intérêt aurait certainement changé la donne. En tout cas, je n’ai pas l’impression que 7M de Canadiens en auraient fait la demande.

      Voilà un bon moyen d’assister les travailleurs, sans les déresponsabiliser.

      Je vote pour vous!

  11. Excellente nouvelle pour le rétablissement de votre conjointe.

    La notion que nos gouvernements prennent bien soin de nous et font passer l’humain avant tout est une fichue illusion. Ceux qui ont des parents ou grands-parents dans les CHSLD et résidences le savent. Le personnel qui travaillait dans ces centres et qui avait sonné l’alarme depuis plusieurs années ont été méprisés et réprimandés avec la résultante qu’on demande aux individus qui le peuvent (vous et votre conjointe par exemple cher JS) d’aller faire leur « devoir de citoyen » en allant prêter leurs bras aux CHSLD avec une ridicule formation totalement insuffisante. Tout cela pendant ques les administrateurs de ces mêmes établissements en veston-cravate ou pantalon-tailleur prennent bien soin de ne pas se « salir » les mains en entrant et sortant par des portes séparées et « réservées » et se fichent totalement des résidents ou patients avec les résultats que l’on connaît aux CHSLD Herron et Ste-Dorothée et plusieurs autres. Leurs supérieurs dans les CIUSSS et au ministère ne sont pas différents. Pensez-vous que la situation va vraiment changer ? J’en doute, chassez le naturel et il revient au galop… Ça va bien aller mon oeil ! On essaye de faire paraître qu’on a un certain contrôle alors qu’on joue à la roulette russe. Le semblant de récupération des marchés est un fichu piège. Le mal est fait et il va falloir payer les multiples factures dans les décennies à suivre… Dévaluation des monnaies probable, potentiel d’hyperinflation en réaction à cela ou bien faillites et défauts de toutes sortes menant à une crise plus profonde et une dépression du ta….ak ! Oui, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… Marchés haussiers sans limite my ass !

    1. Merci Darth!

      Effectivement, au moins cette crise aura exposé les conditions dégelasses dans les CHSLD. Les patients et les préposés méritent beaucoup mieux. Souhaitons que ça s’améliore.

      Soit dit en passant, on aurait pu demander aux bénéficiaires de prestation de faire un peu de bénévolat en échange de leur chèque.

      Portez-vous bien!

      1. Je suis bien d’accord avec vous.
        Oui, le gouvernement aurait pu avoir pas mal de main-d’oeuvre en échange de 2000$/mois.
        Mais bon, à la vitesse à laquelle il devait prendre des décisions ce n’était pas évident.
        Je suis quand même très fière de notre ministre François Legault

        Et je pense comme vous, j’ai préféré de ne pas prendre l’argent pcq je crois qu’il y en a qui en ont plus besoin que moi.

        1. Bonjour Lison,

          Dans le contexte, le gouvernement Legault a fait un boulot exceptionnel. La situation était critique et il devait réagir rapidement. Aussi, son niveau d’engagement est vraiment impressionnant. D’ailleurs, le taux de satisfaction du gouvernement est actuellement de 88% (selon un sondage Léger). C’est du jamais vu.

          Mon seul reproche est par rapport à l’avant-crise. Les gouvernements fédéral et provincial ainsi que les citoyens avaient l’occasion d’épargner en vue de jours pluvieux, mais ont préféré tout dépenser. Je souhaite simplement qu’on retienne la leçon.

          Merci beaucoup pour ce premier témoignage!

  12. Je serai bref… Je vous lève mon chapeau! Vous êtes un couple avec de beaux principes! Longue vie à vous deux!

  13. Ha! Ha! J’avais relu quelques uns de tes billets dernièrement, et je voulais justement t’écrire pour te féliciter de ta prédiction.

    J’ai moi aussi attrapé le covid, mais ma conjointe ne l’a pas eu. Pour moi, ce fût foudroyant! J’ai eu peur d’y passer… Je suis content de lire que Van-Anh va mieux. Ce virus est une véritable roulette russe, pour les adultes.

    Concernant ta décision, je dois t’avouer que si j’avais l’occasion de recevoir quelque chose pour compenser le sans solde que j’ai dû prendre pendant que j’étais malade, je le prendrais! Maintenant, si tu n’as pas vraiment perdu de revenu à cause du covid, ça devient un dilemme moral. Bravo pour ton choix. Je ne sais pas ce que j’aurais fait! Je trouve frustrant de payer autant d’impôt, et de n’avoir jamais droit à rien.

    1. Salut Sebastien,

      Van-Anh a souffert à un tel point qu’elle m’a fait un testament verbal. On peut en rire maintenant puisqu’elle est rétablie. Reste que ce fut une période difficile.

      Étrangement, je n’ai pas été contaminé malgré mes nombreux contacts avec elle. Ce virus est vraiment imprévisible. Je ne le souhaite à personne. D’où l’importance de suivre les règles de distanciation à la lettre.

      Pour ce qui est des prestations, ma situation est différente de la tienne. L’éthique et la moral entrent peut-être plus en ligne de compte.

      Bon rétablissement!

      1. Il y a une forte chance que tu sois tout bonnement le porteur asymptomatique typique. Comme l’Islande a pu tester toute sa population, elle a découvert que 50 % des infectés ne développaient aucun symptôme. J’ose espérer que tu as respecté la quarantaine au chevet de ta belle amoureuse ou que tu as porté un masque afin de protéger les autres si tu n’avais pas le choix de sortir à sa place pour aller faire votre épicerie! 🙂

        1. PFG,

          Oui, je pense que j’étais tout simplement asymptomatique.

          Je n’ai pris aucune chance, je suis resté en isolation complète durant un mois. Nous avons fait livrer l’épicerie par des proches.

          1. Depuis le début de votre aventure exemplaire, j’y vois d’abord et avant tout le récit d’une très belle, d’une grande histoire d’amour – que je vous souhaite sans fin, comme toutes les histoires universelles et éternelles -, et certainement pas d’une simple démission précoce de ce si fâcheux monde du travail, trop souvent. Les rares qui ont la chance de former un couple d’inséparables n’aspirent qu’à « s’isoler sur l’Arche » en signe de communion toujours renouvelée, pour reprendre la formule du poète Rimbaud au risque de la détourner quelque peu. Quoi de plus extraordinaire et exceptionnel, en effet, de rencontrer un beau jour l’être qui nous était destiné afin de connaître le bonheur inépuisable d’aimer en le créant avec lui? Sinon, il ne reste plus qu’à vivre tant bien que mal, au jour le jour, et même plutôt mal que bien, j’en ai bien peur, dans une sorte de désespoir qui ne fait que se confirmer avec l’âge. Nous ne pouvons tous et toutes qu’être heureux et contents pour vous! Santé à toute épreuve! Long souffle à vie!

  14. Bonjour,
    Ne pas prendre cette « aide », c’est une démonstration de vos belles valeurs, qui sont rares de nos jours. Vous avez un bel état d’esprit.
    Cette aide n’est-elle pas un pansement sur une jambe de bois ?
    Excluant les personnes qui en ont vraiment besoin, qu’apportera cette aide de 2000 $ aux autres ? N’est-ce pas les inciter à ne rien changer, à continuer à surconsommer, sans budget, sans penser au lendemain, à rester dépendant d’un système qui s’enrichit sur leurs dos ? Continuer à ne pas prendre leurs responsabilités.
    La facture financière de cette crise sanitaire, qui devient économique risque d’être lourde de conséquence en terme de chomage et d’impôts futurs.
    Mieux vaux ne pas compter sur nos dirigeants politiques qui continuent à creuser déficits sur déficits. Tant que les banques prêtent aux états, cela peux continuer. Si des états ne sont plus « solvables », que risquerait-on ?
    En France, où j’habite, la dette est de 2 400 milliards d’€. Une bagatelle ! Et elle augmente d’environ 45 milliards d’€ par trimestre … Un puit sans fond.
    La santé, et c’est le plus important, n’a pas de prix.
    Dépenser sans compter, n’est pas la meilleure des façons de gérer son budget.
    Lorsque ce n’est pas notre argent, c’est facile de dépenser. Et si c’est le notre, c’est aussi très facile. Les futures générations risquent de payer le prix fort !

    1. Salut Didier,

      En effet, peut-être que le gouvernement n’envoie pas le bon message à ses citoyens. Au fait, ça dépend de son objectif réel. Si le but est d’être populaire, c’est réussi.

      J’ai une chance immense. Je suis en santé et financièrement indépendant. J’ai donc le luxe de vivre selon mes valeurs. Malheureusement, ceux qui sont sous pression financière n’ont pas l’option de suivre leurs convictions.

      La situation en France est encore plus critique. Les mesures sociales ne sont jamais suffisantes et la dette est un concept abstrait pour la plupart des consommateurs. Résultat, on ajoute des « 0 » à la dette. Quand on parle de trillion de dollars, c’est douze « 0 ». Le montant elle tellement imposant qu’on en perd l’ordre de grandeur.

      Merci pour le témoignage!

  15. Très contente de savoir que vous vous portez bien! La décision est la tienne et je la respecte.
    Pour ma part, j’en ai pas besoin et je continue de travailler, donc je ne peux y toucher. Même si j’ai un bon coussin de prévoyance, je l’aurais prise, car c’est un montant qui sera imposable pour l’année 2020, donc ça m’aurait p-e juste fait monter dans un autre palier d’imposition. Ce que cette crise sanitaire illustre c’est que oui la majorité des gens vivent au dessus de leurs moyens, mais dans un système capitalise, la surconsommation c’est le  »mojo » d’une croissance avec des taux extraordinaire comme on l’a vu en 2019. What goes up,must go down…éventuellemnt!. Les gens consomment p-e bêtement (on ne jugera pas ici leur façon de consommer ou de gérer leur argent)par contre, il y a eu aussi un désinvestissement majeur dans le domaine de la santé dès la première crise du pétrole des années 80, de la part de tous les gouvernements confondus. Il fallait répondre à une logique d’austérité budgétaire et les premiers en subir les conséquences sont les travailleurs précaires du domaine de la santé et leurs bénéficiaires. Il est grand temps de réfléchir à nos vieux présentement et à nous qui le seront vieux aussi prochainement. Aussi, j’ai été surprise de constater que beaucoup d’entreprises n’avaient aucun fond de prévoyance pour leurs employés…pour avoir travailler quelques années dans le privé, ils trouvaient ça trop cher. Comme tu disais, quand ça chie, eux aussi se mettent à implorer au gouvernement de les aider. C’est pas un peu hypocrite de leur part? Pour moi le 2000$ est symbolique, car en comparant les montants alloués à d’autres secteurs (énergies, routes, armée) on a tendance à moins/pas les questionner. Pour finir, ça serait bien que nos gouvernements s’attaquent à ceux qui évitent de payer de l’impôt. Une partie de ces sommes pourrait rééquilibrer les budgets post-crises et constituer des fonds de réserves pour les futurs évènements de cette ampleur. Je crois également que bien qu’une minorité de gens s’intéressent au  »cash », ça devrait venir avec l’intérêt d’en apprendre sur comment la gérer dans tous les secteur de la vie, en passant par l’école, dès la maternelle. Ça nous permettrait de construire des sociétés plus résilientes et réellement riche socialement et économiquement parlant.

    1. Bonjour Martine,

      Voilà plusieurs bons points.

      D’abord, le secteur de la santé a été malmené depuis de nombreuses années. D’ailleurs, la réforme Barrette fut l’argument final poussant ma copine à la retraite. Et, la crise actuelle expose toutes les failles.

      Les aînés en sont les premières victimes. C’est triste de voir comment les Québécois finissent leurs jours. Comme quoi, ceux qui n’ont plus de pouvoir économique ne valent pas cher dans notre système. On les jette, comme on jette les bébelles superflus qu’on achète.

      Il est impératif qu’on se réveille collectivement. Il faut prendre nos responsabilités, au niveau financier et au niveau humain.

      Merci pour le témoignage!

  16. Salut JS,
    Je te lève mon chapeau c’est tout a ton honneur honnêtement je ne sais pas si j’aurais prit la même décision. Ayant un mode de vie frugale cette crise ne me dérange pas le moins du monde (financièrement) du moins pas pour le moment.

    Mais n’as t’ont pas besoin de ces gens qui vivent au dessus de leur moyens pour faire rouler l’économie? Le gouvernement et les géants du crédit nous poussent a vivre au dessus de moyens en nous encourageant a nous endetter a la limite de nos capacité. Je crois que c’est trop facile de dépendre du gouvernement pour ces gens qui ne savent pas gérer leur finance personnelle. Heureusement je n’en fait pas partie.

    Content d’appendre que vous allez bien bonne continuité.

    1. Merci Jonathan!

      J’ai la chance de pouvoir vivre selon mes convictions. Il y a quelques années, je n’aurais peut-être pas pris la même décision. Aussi, heureusement, ma copine m’incite toujours a pousser ma réflexion plus loin.

      Personnellement, je ne suis pas un adepte de la décroissance. Je pense qu’il faut créer de la richesse pour maintenir notre qualité de vie (et aider les défavorisés).

      Simplement, je pense qu’on pourrait vivre selon ses moyens. C’est-à-dire, faire passer sa liberté financière avant la piscine, le voyage, le Ford F-150, etc. Par conséquent, je pense que le bonheur intérieur brut serait grandement bonifié.

      Au plaisir!

  17. Bravo pour vos valeurs fondamentales!

    Pour les pousser jusqu’au bout, vous auriez pu demander la PCU et remettre le montant entier à un organisme de bienfaisance, banque alimentaire ou personne de votre entourage qui en a vraiment besoin… Ou même mieux, démarrer un fonds qui versera annuellement ses profits à de tels organismes. J’aurais plus confiance en vous pour gérer l’$ que notre cher gouverne-maman! 😉

    Pour ce qui est de la PCU, je crois que M. Trudeau a vraiment exagéré en “donnant” un montant de 2000$ par mois à quiconque a gagné 5000$ l’an passé… La moitié de ce montant aurait dû être un prêt remboursable sur 10 ans. Ça aurait peut-être inciter les gens à ne pas demander cet aide s’ils n’en ont pas réellement besoin… Si tu as gagné juste 5000$ l’an passé, il n’y a rien qui justifie que le gouverne-maman te donne 8000$ en 4 mois pour rester chez vous bien tranquillement à attendre que la crise passe.

    1. Salut Eric,

      J’y ai pensé. J’ai considéré réclamer le montant et le redistribuer à mes proches dans le besoin. Or, j’ai décidé de laisser le gouvernement gérer la situation.

      Par ailleurs, je ne sais pas comment le montant de 2 000$ a été établi. Dans ma situation, cette somme dépasse largement mes besoins financiers.

      Surtout, durant le confinement, je ne sais pas comment je pourrais dépenser un tel montant. Tout est fermé. Je n’ai pratiquement aucune dépense.

      Aussi, l’effet pervers de cette mesure est que certains travailleurs touchent un revenu plus élevé en restant à la maison.

      Merci d’avoir pris le temps de contribuer à la discussion!

  18. Je suis très prévoyante. Aux dires de certaines personnes, je le suis trop! Et pourtant, ces gens doivent aujourd’hui recourir à la PCU et auraient été très mal pris si le gouvernement n’était pas venu en aide.

    Je dois avouer que j’ai une chance inouïe de pouvoir continuer à faire du télétravail et donc, continuer à avoir mon plein salaire en cette période de crise.

    Je dépense beaucoup moins depuis que je ne sors plus, mais j’ai décidé d’encourager l’économie locale et j’achète aux petits commerces locaux qui vendent en ligne (je n’ai pas de voiture et je ne veux pas prendre le transport en commun à moins que ce soit absolument nécessaire). C’est ma façon de contribuer.

    Et je contribuerai aussi lorsque je paierai les taxes qui rembourseront cette immense dette qu’on est en train de piler.

    Bravo pour ne pas avoir pris la PCU. C’est clair qu’il y en a qui l’ont pris quand même, même s’ils n’en avaient pas besoin. Tu as raison quand tu dis qu’on vit dans le meilleur endroit au monde. J’ai tendance à l’oublier parfois, car j’aimerais vivre ailleurs (pour le plaisir de l’essayer, de voir comment c’est ailleurs).

    1. Salut Cynthia,

      On ne peut jamais être trop prévoyant. C’est seulement quand on fait face à une crise qu’on le réalise. Qui aurait pu prévoir qu’un virus allait mettre le monde entier sur pause (à part Bill Gates).

      Par contre, on prend trop souvent la qualité de vie exceptionnelle au Québec pour acquis. Le bien-être de la société ne dépend pas seulement du gouvernement. Nous sommes tous redevables.

      Bravo de consommer localement (et de vivre sans voiture).

      Merci beaucoup pour ce témoignage!

  19. Si vous estimez vivre dans un pays qui vous couvre… vous pensez quoi de la France avec toutes les aides possibles et inimaginables…

    En tous les cas, c’est une sage décision, que je n’aurai personnellement pas prise, j’aurai accepté le chèque, oui, je l’avoue. L’argent ne se refuse pas, d’après moi.

  20. Bonjour,

    Je vois que certains écrivent qu’ils ont payé toute leur vie sans réclamé. Mais est-ce qu’ils en ont profité?,
    Qui a payé pour leur soins de santé, qui a payé pour leur instruction, qui a payé pour les routes sur lesquelles ils ont circulé autant l’été que l’hiver, qui a payé pour l’eau courante qu’ils bénéficient, qui a payé pour que leur environnement soit sécuritaire,…
    Un des problèmes est que les gens voient ce qu’ils donnent mais ne voient pas ce qu’ils reçoivent de la société et de tous ceux qui contribuent par leur impôt.
    Oui, j’ai payé toute ma vie mais si je suis dans un si bel endroit, c’est qu’une partie que j’ai payé sert à ce que cet endroit soit si beau.

    Si je reviens sur le « chèque », un des problèmes est que les gens n’apprennent plus à PRÉVOIR. Pas d’argent, il y a le crédit; Rien d’intéressant dans le frigo, il y a toujours le resto ou l’épicerie ouvert de 7AM à 23 PM même le dimanche; il manque quelque chose, pas de problème il y a toujours un endroit où le trouver (Amazon livre le lendemain); alors pourquoi prévoir. Tout est accessible rapidement.

    Je me rappelle quand j’étais petit et que nous restions en campagne, mes parents allaient à la banque pour aller ensuite à l’épicerie une fois par semaine. Les dépenses de la semaine étaient prévues incluant le gaz pour le char. Mes parents s’organisaient pour faire des provisions et avaient appris à se débrouiller et ne pas jeter. Mon père n’avait pas d’emploi à temps plein alors lorsqu’il travaillait, il fallait faire un coussin pour les périodes où il ne travaillerait pas car une famille de 6 enfants ça demande.
    La vie ou dans certain cas la survie avait fait en sorte qu’ils avaient appris à PRÉVOIR comme l’avait fait leur parents et leur grand-parent depuis le début de la colonie.
    Et dire que depuis le mois d’avril, bon nombre « capote » parce que les épiceries sont fermées le dimanche…

    1. Bonjour Fuji,

      Je suis d’accord avec vous. Si on pense aux fonctionnaires qui sont sous performants, aux bougons qui parasitent le système, aux entrepreneurs qui siphonnent les subventions, à l’inéficience de l’État et au gaspillage des fonds publics, on vire fou. Certes, il ne faut pas s’accrocher aux exceptions.

      Somme toute, l’éducation est presque gratuite, les soins de santé aussi. J’ai visité une cinquantaine de pays et, selon moi, nous vivons au meilleur endroit dans le monde.

      Seulement, les nombreux filets sociaux font en sorte que nous devenons insouciants et irresponsables. Il faudrait mettre à profit la sagesse des aînés (frugaux)!

      Au plaisir!

  21. Les 250 milliards en déficit budgétaire fédéral de plus, nous n’avons qu’à aller les récupérer rétroactivement dans les paradis fiscaux où ils s’étaient déjà envolés afin de financer cette crise financière, transitoire espérons-le, causée par la pandémie du Covid-19. Nul besoin d’hypothéquer l’avenir des jeunes contribuables!

    Ce n’est certainement pas les 290 $ supplémentaire en remboursement de la TPS que j’ai reçus d’un coup ce printemps qui peuvent peser bien lourd dans tout cela. D’ailleurs, les personnes âgées les plus dans le collimateur de la Covid-19, elles sont 97 % à risquer d’en mourir, n’en n’ont pas reçu davantage jusqu’ici, je vous signale un peu.

    Ce qui pourrait vraiment aider à long terme – à part bonifier la PSV et le SRG, trop peu généreux parmi les pays du G7 – les retraités très moyens, modestes de mon espèce, ce serait au moins de ramener à la normale leur taux effectif marginal d’imposition. Celui d’un milliardaire est d’environ 27 % au Canada, le mien est astronomique, il est de 59 %, imaginez un peu !

    1. Bonjour PFG,

      Si ce n’est pas trop indiscret, comment se fait-il que vous payez 59% d’impôt?

      En parlant de paradis fiscaux, avez-vous profité des avantages fiscaux des CELI, REER, REEE?

      Merci pour votre témoignage!

      1. JS… je n’ai qu’un CELI très pépère, comme vous savez – compte tenu qu’il s’agit tout de même d’un unique FNB (ZSP) qui colle au cul du SP&500, – bien d’accord avec mon mentor absolu Warren Buffet qui nous met en garde contre la tentation de « gager » contre l’entreprise bien diversifiée de l’économie américaine à laquelle j’ai pris part(s) -, donc libre d’impôts, bien entendu. Une chance! Il ne manquerait plus que cela!

        Le TEMI des « personnes âgées », des retraités de mon espèce, a ses secrets fiscaux bien gardés, à ce que je vois. Il est très injuste, en effet. Je n’entrerai pas ici dans les détails superflus de mon propre cas, pourtant très typique ; pourtant, mon pourcentage de 59 % est bel et bien vrai et réel, tandis que nos milliardaires s’en tirent avec un maigre 27 %.

        Disons, pour résumer, que je n’ai littéralement aucun intérêt à gagner des intérêts, vu de nez ?… 🙂

        1. PFG,

          Peut-être devriez-vous avoir recours aux services d’un fiscaliste? Dans votre situation, vous ne devriez pas payer 59% d’impôt.

          En tout cas, bon courage. Portez-vous bien!

          1. Certains produits financiers vous permettrait de réduire au maximum les distributions des revenus pour vous éviter de récupérer votre SRG. Sinon, il y a d’autres stratégies aussi un peu plus onéreuse en fonction des montants non enregistrés à investir.

            J’ai des clients qui ont 10-12 millions en placement et qui touche leur plein SRG et crédit de TPS.

            Tous n’ont pas la même moralité que notre ami ici, 😉

          2. JP… On m’avait proposé ce genre de solutions pour très riches, même à ma petite échelle, au lieu d’acheter une rente viagère prescrite à vie, sauf que je ne voulais pas me retrouver ainsi 100 % exposé aux aléas de la Bourse. Avec mon CELI, au départ il y a deux ans, je n’y étais qu’à 23 % environ, ce qui reste très prudent et conservateur.

        2. Le taux marginal d’imposition le plus élevé au Québec est de 53.31% au Québec. et ce à partir de $210,371 de revenus imposables (https://www.cqff.com/tables_impot/tables_impot2019.htm).

          Je crois qu’il y a un problème si vous payez plus de 53.31% d’impôt car ceci devrait être la tranche la plus élevé à partir de $210,371 (donc votre taux effectif, si vous gagnez, disons, $300000, devrait se situer autour de 44% …

          1. OK, cela n’a rien à voir, vous n’avez pas tout à fait compris le mécanisme de calcul très vicieux et injuste du couple d’inséparables PSV/SRG, au détriment de tous les retraité à faible revenu, ce que je suis. C’est à ce niveau-là que mon TEMI de 59 % m’ouvrirait les flancs et me ferait saigner à mort – j’exagère un peu! – si je tentais de gagner des intérêts par exemple sur fonds d’urgence assez conséquent, merci, que je dois malgré tout garder en argent mort dans mon foutu compte-chèques, ce qui me fragilise et me rend plus précaire à la longue à cause de l’inflation. Je me vois donc « imposé » indirectement, par ce biais, comme si je gagnais 120 000 $ par année !!!. Je n’ai pas envie d’entrer ici dans tous les calculs détaillés, je ne suis même pas un cas d’espèce, mais cela arrive vraiment à 59 %! Girard avait écrit une de ses chroniques financières là-dessus dans le JdM l’année dernière, il expliquait très bien comment j’en arrive à un tel pourcentage faramineux par rapport à nos milliardaires qui eux ont les moyens de se payer tous les fiscalistes qu’ils veulent. Sauf que dans mon cas il n’existe aucun échappatoire, il s’agit d’une question politique comme d’ailleurs les paradis fiscaux que le gouvernement canadien endosse éhontément.

          2. Chanceux! J’ai retrouvé aussi sec la fameuse chronique de Michel Girard à laquelle je me référais plus haut, elle va boucher un sacré coin: «L’impôt fédéral usuraire sur nos aînés». Dans mon cas et une foultitude d’autres, cela équivaut à un TEMI de 59 %!

            «De 50 % à 69,3 %. C’est le pourcentage de l’impôt que le gouvernement fédéral réclame aux aînés bénéficiaires du Supplément de revenu garanti (SRG) lorsqu’ils gagnent le moindre petit revenu.» https://www.journaldemontreal.com/2019/11/23/limpot-federal-usuraire-sur-nos-aines

          3. Enfin, bref: «Au bout du compte, les bénéficiaires du SRG sont assujettis à un taux marginal moyen d’impôt fédéral de 59 %. C’est plus du double du taux marginal fédéral de 27,56 % chargé à nos milliardaires.

            C’est carrément abusif. Il faut absolument que le gouvernement de Justin Trudeau corrige cette iniquité envers nos aînés.

            La récupération fiscale devrait se faire au même rythme que l’impôt fédéral marginal sur le revenu imposable.»

            réf.: https://www.journaldemontreal.com/2019/11/23/limpot-federal-usuraire-sur-nos-aines

          4. En effet, c’est une situation particulière.

            Il faut quand même prendre en considération la définition même de SRG. C’est un supplément si vous n’avez pas de revenu, ce n’est pas la pension elle-même. Autrement dit, vous perdez une partie de ce supplément pour chaque dollar gagné. Il ne faut pas voir cela comme une taxe, mais une perte de l’aide elle même … même si ça a le même effet que d’être taxé, au final.

            C’est un peu comme recevoir du bien-être social. Si vous travaillez et perdez votre chèque de bien être, vous ne pouvez pas considérer ça comme une taxe. Disons, si vous recevez $10,000 de bien être et que si, tout d’un coup, vous travaillez et gagner $50,000 imposé à, disons, 35%, alors vous ne pouvez pas dire que vous payer 55% d’impôts (ie .35×50000 + 10000 / 50000), vous êtes tout simplement passé de $10,000 de revenu à $50,000 de revenu, et d’un taux de taxation de 0% à 35% …

            Je comprends que l’incitatif à travailler est moindre car le taux effectif est élevé en considérant les pertes de cet aide. Mais tout est dans la définition (aide vs revenu)… il faudrait peut-être revoir le calcul pour ne pas décourager les gens, mais ça demeure une « aide » au revenu, pas un revenu comme tel.

          5. Mais oui, fiscalement c’est un revenu comme tel, si tu gagnes tant et plus en revenus d’intérêt ou de travail d’occasion, peu importe. «La récupération fiscale (sur le SRG) devrait se faire au même rythme que l’impôt fédéral marginal sur le revenu imposable.» Ni plus ni moins! Il me semble que cela tombe sous le sens!

            Et, s’il vous plaît, il y a toutes sortes de formes de redistribution de revenus, tant pour les bien-nantis que les très riches ou les pauvres qui leur sert de boucs émissaires, trop sans doute, je serais pour simplifier (revenu minimum garanti inconditionnel, ce qui aurait été très pratique lors de cette foutue pandémie!), les jugements de valeur n’ont pas leur place.

          6. Désolé PFG si vous voyez dans mon exemple un jugement de valeur.

            Ce que je veux dire c’est que laide qui est retiré lorsqu’on a un revenu n’est pas un impôt, selon moi. Peut importe le programme. Dès qu’on a un revenu, l’aide nous est retiré, comme dans votre cas, à raison de 50%. Au final, vous faites 65% de moins pour un certain revenu donné (jusqu’à ce que l’aide mensuelle soit complètement éliminé, ensuite vous regagnez plus que vous perdez sur chaque $ de revenu gagné).

            Ce que je dis dans mon commentaire, c’est peut-être d’enlever moins d’aide pour chaque $ gagné pour ne pas vous « punir » comme vous l’êtes ici, ou pour vous incitez à gagner un revenu…

      2. Sans passer avec des stratégies coûteuses, certains produits financiers sans frais vous permettent de moduler l’impact de vos revenus de placements sur votre SRG.

        Dans le même ordre d’idée, un taux implicite de 69% ce n’est pas si pire. En pratique on voit des taux d’impôts allant jusqu’à 95% et même 250% dans certaines situations précises. Notre système fiscal, bien que complexe, demeure imparfait.

  22. Bonjour Le Jeune retraité.
    Je vais faire l’avocat du diable. D’abord tout comme moi, qui sommes à la retraite, je ne crois pas que nous ayons droit à la PCU parce qu’il faut avoir perdu son emploi à cause de la COVID ou avoir des revenus de moins de 1000$ par mois et avoir eu un revenu de TRAVAILLE d’au mois 5000$ dans les 12 mois précédents.
    Je suis d’accord que les gens ont tendance à vivre au dessus de leurs moyens et que c’est dommage qu’ils ne se constituent pas un fond d’urgence mais au moins ils contribuent à l’économie de leur pays. Prendre sa retraite dans la trentaine et dépenser son argent en voyage, donc à l’extérieur de son pays n’est pas très utile à sa société et de toute façon toi aussi tu seras éligible à la Sécurité de la vieillesse au moment de tes 65 ans. Je crois que chaque citoyen doit contribuer à la société soit en travaillant soit en dépensant une bonne partie son argent dans le pays, ou la Province qui va prendre soin de lui lorsqu’il en aura besoin. Nous ne vivons pas en vase clos.

    1. Bonjour Réjean,

      Très intéressant comme réponse et vous seriez un bon avocat, même pour le diable.

      Laissez moi faire le procureur de la défense 🙂

      Premièrement, on s’entend pour dire que les gens vivent au dessus de leurs moyens. Même chose pour les sociétés. Pire, même chose pour les gouvernements.

      Ensuite, il faudrait s’entendre sur la contribution à la société. Dans votre réponse, en ce qui a trait à « contribuer à l’économie du pays », je crois qu’il faudrait plutôt dire « contribuer à l’économie de consommation », ou « contribuer au PIB du pays ». Est-ce que contribuer au PIB est une bonne chose ? Ça fait de belles données économique pour se comparer, mais est-ce réellement contribuer à la richesse d’un pays ? En fait, c’est comme dire « j’achète une nouvelle voiture chaque année, je contribue à l’économie de notre famille… ».

      Bon, j’exagère un peu, mais je joue au procureur 🙂 Je dis surtout ça car mon récent article de blogue, « Gros Macro », parle justement de cette richesse collective. Dépenser c’est une chose… acheter local c’est encore mieux… mais si on épargne tous, on devient un pays créditeur, et ça c’est encore mieux !

      https://lemillionnaireinvi.wixsite.com/invisible/accueil/
      (voir « Gros Macro »)

    2. Bonjour Réjean,

      Je ne partage pas votre vision. Notre contribution à la société ne se limite pas à travailler et à dépenser. Je pourrais même argumenter que ma contribution est plus importante depuis que je suis retraité.

      Je fais du bénévolat auprès des entrepreneurs, je prends soin de ma belle-soeur autiste, je vante les mérites de l’éducation financière par l’entremise de ce blogue et je crois être une meilleure personne depuis que j’ai quitté le métro-boulot-dodo. En ce sens, à mon avis, les gens heureux et pasionnés apportent plus bienfaits à la société que les « workaholics ».

      Par ailleurs, comme vous dites, nous ne vivons pas dans un vase clos. L’économie est mondialisée. Dépenser son argent au coin de la rue n’assure en rien que les capitaux restent au pays. Pratiquement tous les produits proviennent de l’étranger. Même si une partie de mon budget est dépensée en voyage, la plus grande partie est injectée dans l’économie locale.

      Merci de pousser la réflexion!

  23. Souvent ce sont seulement les grandes corporations qui reçoivent un plan de sauvetage. Pour une fois ce sont les gens ordinaires. Ceux à qui on demande de ne pas aller travailler pour limiter la propagation de la maladie. Cet argent sert donc de stérilet au covid.
    Les récessions sont dures pour les jeunes qui n’ont pas encore d’épargnes ou d’expérience de travail. Ça peut etre dur de se trouver un emploi dans sont métier meme longtemps après. Moi j’avais pas trouvé mieux qu’une mine souterraine dans le nord, j’y ai été.

    Pour ce qui est de la dette nationale, ça ressemble au niveau d’endettement au sortir de la 2e guerre en plus de la dépression de 29. Comment ça s’est réglé? En laissant filer l’inflation à +10% pendant 10 ans tout en payant des intérêts de 3% sur obligations.

    Je pense donc incorporer une dimension contre l’inflation dans mon portefolio à l’avenir (moins d’obligations + d’or). Vous en pensez quoi?

    1. Salut Ckrunch,

      « Un stérilet à covid… » 😀

      Les prestations d’aide étaient clairement nécessaires dans certains cas. Je n’ai pas la prétention de dire le contraire. Je trouve juste que ça a été le « free for all ».

      Est-ce normal qu’on ait le taux d’endettement de celui de l’après-guerre? L’économie est exceptionnellement saine depuis 10 ans. Même que nous avons connu le meilleur rallye boursier de l’histoire. Et, nous avons connu le plein-emploi, une situation rarissime.

      Mon opinion sur les placements ne vaut pas chère, mais j’ai tendance à suivre les enseignements de Buffett. Selon lui, l’or n’est pas considéré comme un placement puisqu’il s’agit d’un matériau inerte qui ne produit aucun rendement. En fait, sa valeur est basée uniquement sur la spéculation (comme les cartes Pokémon). Pour ma part, je reste en cash, en attente de la prochaine chute boursière.

      Bonne chance!

      1. Je suis tout à fait d’accord que c’est anormal qu’on sortent du plus long bull market en étant plus endetté que jamais. C’est incroyable d’irresponsabilité nationale. Mais on est bien moins pire au canada qu’aux USA. Et on va subir les contre-coup américains également.
        Par contre j’ai bien peu d’influence sur cette situation mondiale. Elle est là et il va falloir faire avec. Alors je me demande comment nous FIRE pouvons nous en sortir au mieux? Ce qui m’inquiète c’est le pouvoir d’achat de notre épargne. C’est vraiment le point vulnérable des retraités s’ils ont un revenu fixe à l’avenir mais que le coût de la vie augmente ça ne sera pas soutenable.
        Je pense que le gouvernement paiera sa dette en allant chercher l’argent où elle est: dans les poches des épargnants.
        En imprimant de l’argent, ça dilue la valeur de l’argent existant. Nos gouvernement s’endettent en obligations, et c’est l’inflation qui fait diminuer la proportion de la dette. Nous on va se faire payer les intérêts sur les obligations qu’on détient, par contre on pourra s’acheter moins de choses avec le même argent. Comme dit Ray Dalio: Cash is trash
        Mais là tout tombe, actions, obligations, immobilier… il reste quoi?
        Buffet a raison, l’or ne produit rien. Par contre c’est une valeur refuge et conserve sa valeur. Le ratio du Dow Jones divisé par le prix d’une once d’or est très intéressant. On remarque que la croissance est pas mal moins exponentielle qu’on nous dit. Il y a des périodes qui sont très propice pour détenir de l’or et d’autres pas mal moins.
        Je sais que personne ne veut donner de conseil garantis. Ce n’est pas une responsabilité à prendre. Mais je me demande à quel point adapter mon portefolio couch potatoe pour l’inflation. Je pense que l’inflation sera un combat pour une décennie voire plus.

        https://www.lynalden.com/great-depression/

        1. Salut Ckrunch,

          Je pense également que l’inflation va augmenter prochainement. Les augmentations de taxes et les coupures viendront plus tard (quand le gouvernement sera réélu).

          Pour un rentier, ce scénario est vraiment défavorable. Heureusement, nous avons un bon coussin et nos dépenses sont comprésibles.

          Au Canada, on parle « d’aide financière », aux É-U, on utilise un terme plus juste, soit un « stimulus ». On injecte ainsi des tonnes d’argent dans la machine pour éviter une récession trop violente. Je pense que le budget américain est maintenant rendu à 3 trillions de dollars. C’est la folie! Évidemment, ces mesures fonctionnent à court terme. Par contre, selon moi, à moyen terme, on va y goûter.

          Selon Canadian Couch Potato, le cours de l’or n’est pas vraiment corrélé à l’inflation (source) et les obligations ne sont pas la solution non-plus (source).

          Peut-être qu’un lecteur pourra suggérer autre chose?

          1. La valeur de l’or est reliée au degré de « confiance » envers le papier-monnaie. Avec cette pléthore de dépenses gouvernementales de toutes sortes pour empêcher le « Titanic » de couler, c’est certain qu’il faudra tôt ou tard payer la facture… Il n’y a que deux façons : austérité carabinée pendant 10 ans ou plus (le gouvernement perd ses élections à coup sûr) ou bien dévaluation colossale… Les gouvernements ont toujours choisi la solution qui les maintient au pouvoir… À vous d’en tirer les conclusions qui s’imposent !

  24. Pour sauver les plans de sauvetage…

    1. Taxe à la consommation temporaire de 5% (addition) qui va droit dans un compte séparée de l’entreprise jusqu’à concurrence de 6 mois de trésorerie.
    ou
    2. Mise de fonds non taxable pour les entreprise (qui ont déjà un taux hyper bas) à même les revenus jusqu’à concurrence de 6 mois de trésorerie. Par exemple, vente de $100, alors $5 va dans le fonds d’urgence. Revenus taxable: $95. Le $5 va dans un fonds. Après un an, on a environ 2 mois de trésorerie de côté (car les frais fixes baissent).

    Une fois atteint, cet argent -qui sert à financer le gouvernement- paye un intérêt non taxable de, disons inflation + 2%.

    Arrive une crise majeure, la compagnie peut piger dans ces fonds, qui lui appartient. La zone de crise peut être déclarée pour le Québec, ou par régions (ie inondations, panne de courant, crise du pétrole ou autre, etc.).

  25. J’aspire au jour où le gouvernement ne sera plus la solution à tous les maux et où les citoyens prendront contrôle de leur situation eux-mêmes. Tu as parfaitement raison avec le gouverne-maman… Certaines personnes devraient voyager plus et voir comment c’est ailleurs dans le monde.

    Un simple fond d’urgence de quelques mois ferait toute la différence pour la plupart du monde.

    merci pour ton article 😉

  26. Bonjour

    C’est très intéressant et je partage ton avis. J’ai un coussin de sécurité, tous les régimes pleins et une maison payée, à 40 ans. Nous sommes des 450 atypiques car malgré nos finances, nos autos ont plus de 10 ans et roulent très bien… tout ça pour dire que ma pensée s’est raffinée depuis quelques jours. Je suis encore en accord avec toi et je me dis que la grande majorité de ceux qui n’ont pas le coussins, et qui ont reçu tous les chèques du gouver maman, n’ont en rien diminué leurs dépenses pour éviter d’en manquer, étant donné l’aide immédiate de Justin.

    Rogers, Bell, Netflix… continueront surement d’avoir les paiements, ainsi que la banque Royale et les autres banques, ainsi que toutes les autres belles compagnies qui versent (encore) des dividendes. Au fond, ils ne sont qu’un intermédiaire entre le gouver maman et mon CELI… qui sera légué à mes kids et ainsi de suite…

    Anyways, on jase. Merci pour le blog

    Au plaisir de vous rencontrer au Sri Lanka quand ça va rouvrir enfin… chow!

    1. Salut Delta,

      Merci pour ce premier témoignage!

      Je me demande, si on était vraiment mal pris, quelles dépenses les gens seraient-ils capables d’éliminer de leur budget. Est-ce qu’on irait jusqu’à couper le câble, Netflix, Spotify, le forfait « données » de son mobile, la nourriture transformée, etc.?

      J’ai bien peur que l’aide gouvernementale dissuade les consommateurs de changer leur mode de vie. Comme un enfant-roi qu’on envoie « en conséquence » dans sa chambre avec son iPad, les surconsommateurs n’auront pas appris leur leçon.

      Au plaisir de rester en contact. Ciao!

      1. D’abord, pour ceux qui surconsommaient, ces 2000 $ temporaires pour 4 mois ne feront pas grand pli sur la différence, je les ai d’ailleurs entendu se plaindre dans les médias. Mais pour les petits salariés, pauvres, sous-payés, des millions de gens au Canada, cette aide généreuse, certes et tant mieux, auxquels elle est destinée, est providentielle. Il faut la saluer et se demander du même souffle ce qui cloche dans notre système fiscal, quelles sont les pires iniquités. J’ai pointé plus haut dans ce fil ce touche au plus haut point les retraités moyens et modestes dont je suis dont le TEMI sur les revenus d’intérêt de leurs fonds d’urgence est de 59 %. Évidemment, j’ai toujours sous-consommé, je n’ai jamais eu le câble, Netflix, Spotify, de forfait « données » ou d’iPad.

  27. Je n’ai aucunement besoin des fonds de 2000$ par mois mais je les prend quand même. Qu’es-ce que je fais avec? Je les donne à des fondations, un 500$ là et un 500$ par là-bas.

          1. non 25% dépensé chez La Bête à Pain pour leurs excellents plats prêts à manger!!! On laisse les rims pour les gamins de 18 ans lol

  28. J’adore la plume! J’adore le message!!! Allez allez je veux plus de contenu pour me garder motivée dans mon petit marathon vers la liberté!!!

      1. Pas de sujet en particulier… Je suis toujours surprise par veux que vous choisissez. C’est pertinent mais toujours léger et accessible (entendre il n’y a pas trop de math 😁).
        Travailleuse autonome, j’aurais pu m’arranger pour obtenir la PCU mais en fait, et je ne sais pas si je dois le dire trop fort, je suis probablement une des grande gagnante de la situation financièrement. Mon chiffre d’affairr n’a pas baissé, mes dépenses ont diminuées (plus de lunch, plus de transport, cout d’assurances moins, plus de garderie, plus de service de garde, etc.), les allocations familiales ont augmentées (sans aucune demande de ma part) (ah et j’ai 3 jeunes enfants) et puis je peux faire fructifier Mon argent destiné aux impots plus longtemps.
        Alors, inspirée par cet article, j’ai trouvé ma 11eme resolution de cette année (j’en fait 12 par an et il m’en manquait 2 cette année) et je vais reverser 1% de mes revenus net a Des organismes de charité! Je suis tres fiere! Avant d’etre frugaliste, je n’avais jamais assez de fonds pour faire ce genre de choses, qui je trouves sont pourtant tellement importantes! Ca fait partie de Mon « journey » vers la liberté!
        Alors merci de continuer a me surprendre et m’inspirer!

        1. Bonjour Alix,

          En fait, je laisse les articles venir à moi. Soit je rencontre quelqu’un d’intéressant, soit un événement me touche dans l’actualité, soit je reçois une question d’un lecteur. Ce blogue n’est pas un travail, plutôt une passion, alors je me laisse porter par la vague.

          Je suis heureux que vous puissiez profiter des prestations. C’est l’occasion rêvée de mettre de l’argent de côté dans votre fonds de liberté.

          Merci de prendre le temps de me lire (et de témoigner)!

  29. Bravo pour la variétés de commentaires tous plus intéressants les uns que les autres pour solutionner les « petits soucis » budgétaires dans lesquels on s’enfonce un peu plus chaque jour depuis le début de cette crise qui dure depuis deux mois mais dont on a l’impression qu’elle dure depuis deux ans. Certains d’entre vous pourraient être embauchés par le gouverne-maman à titre de conseillers budgétaires de notre cher Justin, qui signe des chèques chaque jour comme s’il n’y avait pas de lendemain.

    Oui, j’ai demandé la PCU car oui, je n’ai pas d’emploi à cause de la COVID-19. D’ailleurs, j’ai été sidérée lors de ma première demande: 3 questions, un clic et le chèque est dans la mail. J’ai demandé pour une deuxième période et ça s’arrêtera là (donc, 2 X 2000$). Oui, j’ai perdu des revenus à titre de guide-animatrice (mettons qu’il n’y pas grand monde à guider et à animer par les temps qui courent), mais je ne peux concevoir de recevoir plus de prestations que je ne recevrais de salaire alors je ne demanderai plus de PCU, même si la situation devait perdurer encore des mois. Je préfère nettement aller travailler aux champs (j’ai fait ma demande).

    Ma santé va bien mais comme j’ai été vraiment malade au Mexique en février et mars (je soupçonne fortement avoir eu le foutu virus car je n’ai jamais été malade comme ça et j’ai été dans un état d’épuisement anormal pendant plus d’un mois), je préfère ne pas travailler dans des endroits où je pourrais être trop exposée (hôpitaux, CHSLD, résidences de retraités).

    Mes finances? J’évite de trop regarder mon bilan et pour ceux et celles qui se posent la question, un coussin financier, à mon avis, a toujours été un an de salaire. Bien entendu, le rythme doit être frugal pour y arriver.

    1. Salut Gabrielle,

      Je suis content de savoir que tu as eu droit aux prestations. Je m’inquiétais pour toi.

      Comme je disais plus tôt, c’est le rôle du gouvernement d’assister les citoyens durant les périodes difficiles. C’est justifié dans ton cas. Nous cotisons collectivement aux fonds publics dans le but de maintenir une certaine équité sociale et pour nous prémunir de catastrophes (naturelles, sanitaires, économiques, etc.).

      Seulement, personnellement, j’aurais aimé qu’on soit plus restrictif. Autrement, il faut nommer cette mesure un « stimulus » et envoyer un chèque à tout le monde.

      Par ailleurs, je serais curieux de connaître les vraies stats sur le nombre de gens infectés dans le monde. Je pense que le virus a fait beaucoup plus de ravages qu’on peu imaginer. En souhaitant qu’on soit immunisé après avoir été infecté une première fois.

      En tout cas, porte-toi bien! Bon courage pour la suite!

    2. J’ai hâte voir si le beau Bellemare va avoir autant d’états d’âme que vous deux quand il va toucher sa « prime de départ » de Bombardier après l’avoir saigné à blanc tout en touchant des options multimillionnaires et un salaire stratosphérique…

      Y a-t-il encore quelqu’un ici d’assez naïf pour croire que le système capitaliste carbure au mérite, à l’éthique, à la responsabilité et la justice?!

    3. Pour toi, Gabrielle, si tu cherches à être bien plus utile que dans les champs, bien payée de surcroît et avoir la chance d’en connaître une belle suite… Montréal a un besoin criant d’enquêteurs sur le terrain, tout de suite et maintenant : «La littérature scientifique à travers le monde a démontré que la détection des cas de COVID-19 suivie de la « course aux contacts » étaient deux conditions déterminantes pour le bon déroulement d’un déconfinement post-pandémie.»

  30. C’est vrai que le frugalisme n’intéresse pas grand monde. On verra si cette crise permet à certains une prise de conscience sur leur mode de vie. J’ai des doutes.

    Sinon, je suis ravie de savoir que Van Anh est rétablie. De notre côté, nous sommes en confinement depuis bientôt deux mois en Andalousie. La vie est belle car on va bien et c’est essentiel.

    1. Salut Thanh,

      J’ai suivi tes péripéties sur ton blogue. Au moins, vous êtes confinés dans un bel endroit ensoleilé. À Montréal, il va neiger aujourd’hui. 🙄

      Gardez la santé (et le moral)!

  31. Ceci est pour PFG :

    Au cours du premier trimestre 2020, Warren Buffett et Berkshire ont :

    1) Vendu TOUTES leurs positions American Airlines, Delta Airlines, United Airlines, Travellers et Philipps 66.
    2) Réduit de 90% leur position de Goldman-Sachs et également réduit leur position de JP Morgan.

    Alors acheter et ne jamais vendre, ce n’est pas sa devise incontournable. Il faut VENDRE quand le marché nous dit que nous sommes dans l’erreur !

    Sa position cash est passée à $ 138 Milliards US et il n’a encore rien acheté puisqu’il affirme qu’il n’y a rien d’alléchant sur les marchés… Par conséquent, il s’attend à une baisse supplémentaire et il est PATIENT !

    Il faut suivre son exemple et c’est ce que je fais avec lui puisque ce sont des BRK-B que je vais acquérir progressivement (avec ou non ventes et achats d’options sur ce même titre !). Il faut avoir une stratégie et non la jouer à « l’oreille » cette symphonie d’investissements boursiers.

    I’m putting my money where my mouth is !

    I rest my case !

    1. Savez-vous pourquoi, ô Darth un peu trop trublion trop souvent sous le masque dans l’air du temps par la virulence qui courent les métrobus, pourquoi je n’ai jamais investi dans les BRK-B? Pourquoi je ne m’intéresse pas à ce jeu de con à somme nulle qu’est le sous-marché des options où les uns parient contre les autres en ne créant aucune richesse au final?

      Après avoir pris connaissance d’une des lettres financières de Buffet qui déconseillait à ses actionnaires d’en acheter parce qu’il les jugeait lui-même trop cher. J’ignore si c’est encore le cas, mais bon, là n’est pas mon point.

      Encore une fois je me répète: c’est sur les conseils de Buffet au néophyte désargenté et ignorant de la chose financière que je suis, au fond, que j’ai adopté sur le très long terme la stratégie passive en moyennant autant que possible par le truchement d’un FNB qui colle à peu de frais au SP&500. Chacun sa soupe!

      1. Autrement dit, le grand initié détenteur d’informations privilégiées, donc sûr de son fait, en profite pour transférer ses risques à quelqu’un de plus naïf, sans doute un joueur compulsif en Bourse tout emmêlé dans ses calculs de risque à lui et qui est prêt à payer de surcroît une prime pour courir toutes les chances de se faire enculer. Si ce n’est pas un jeu de con à sommme nulle parfaitement stérile sur le plan économique, quand bien même les deux parties seraient consentantes à parier l’une contre l’autre, je me demande bien ce que c’est, sauf la quintessence de la synchronisation de marché:
        «Encore une fois, les options permettent aux investisseurs désireux de réduire leurs risques de transférer ceux-ci aux investisseurs qui sont prêts à en assumer dans l’espoir de réaliser des profits plus grands.» «Bourse de Montréal: Options sur actions, Manuel de référence» https://www.m-x.ca/f_publications_fr/fr.guide.options.pdf

      2. Vous achetez du SP 500 avec un P/E de 22 alors qu’historiquement sa moyenne est de 14 et vous levez le nez sur des BRK-B dont le P/E est de 17.8 avec une moyenne historique de 15. D’après vous, selon un retour à la moyenne, lequel risque de se corriger le plus ? Surtout que BRK dispose de 25% de cash pour soutenir le cours de son titre mais ce n’est pas le cas de votre FNB SP 500 qui ne dispose d’aucune réserve de cash et qui devra faire face à des retraits donc ventes à perte. Le SP 500 est actuellement plus risqué que BRK à cause de la sur-pondération des FAANG.
        Investment 101. Drôle de façon d’investir !
        Vous adoptez une stratégie sur le « très long terme » alors que vous êtes à la fin de votre vie (vous n’êtes pas âgé de 25 ans)… Si le marché s’écroule, vous risquez de ne jamais rattraper vos pertes avant votre mort… Long terme dans l’esprit de Buffett ce n’est pas 10 ans mais bien 30-40 ans !
        De plus vous ne comprenez absolument rien au marché des options : ce n’est pas un jeu à somme nulle ! C’est une manière d’acquérir ou liquider des titres à un prix pré-déterminé ou de protéger son actif en cas de fort mouvement baissier ou haussier ce qui permet de gérer le risque, chose essentielle pour tout investisseur en bourse compétent et responsable… Le CAPE sur le Wilshire 5000 est à 1.4 soit le plus élevé depuis fin 1999 = RISQUE !!! Vous ne gérez rien du tout et vous exposez au risque maximal au pire moment possible !

        1. Je suis les normes de planification financière, soit tout prévoir pour ma survie jusqu’à 96 ans, j’ai donc un horizon sur le long terme de 30 ans jusqu’à ma mort qui va d’ailleurs survenir à minuit sonnant le 10 mars 2054, selon les termes que j’ai signé de mon sang avec le Très-Haut. À partir de 20 ans de long terme, de toute manière, les risques de passer à côté de son objectif financier disparaissent probablement.

          Je suis les conseils de Warren Buffert aux petites gens très modestes d’Omaha qui qui a demandé comment investir leur petit pognon: moyenner sur le SP&500, toute votre vie, à frais minimes, et ne pas se préoccuper des cours le moindrement. Justement, dans le contexte de cette foutue crise pandémique, c’est exactement le même conseil que nous a redonné Buffert lors de sa dernière messe médiatique: faites le mort!

          Je suis les conseils de Warren Buffet aux institutions de toutes sortes, suivez le SP&500, arrêtez de dépenser des centaines de millions inutilement pour les conseils bidons de vos consultants dont 90 % font moins bien que le marché. D’autant plus que Munger a noté que le marché est devenu de plus en plus efficient avec le temps. Voilà pourquoi les deux acolytes s’accotent sur 138 milliards de liquidités, faute de trouver où l’investir selon leur fameux principe de la marge de sécurité de 30 %.

          J’enfonce le clou: je suis même les dispositions testamentaires de Buffet à l’endroit de sa femme si elle lui avait survécu et hérité de sa fortune colossale, à part les portions dédiées à quelques fondations, je le sais pour avoir lu très attentivement sa biographie officielle de 1000 pages: tout investir dans le FNB Vanguard US qui suit le SP&500, c’était là la seule condition qu’il lui posait pour avoir droit d’hériter de lui, car sa première femme, mère de ses enfants, n’avait aucun talent particulier dans la finance.

          À propos, je sais que vous aimez toujours avoir le dernier mot, Darth. Pour moi, le sujet est clos sur ce fil. Vous seul détenez la science financière infuse sur vos propres investissements. Je ne vous obstine en rien là-dessus!

        2. Encore VOUS, vous, vous, Je, je, je, MOI, moi, moi. VOUS devriez écrire un article sur l’autoritarisme dictatoriale 🙂

          1. Je ne parle qu’au Je, Dom. Ainsi je n’offense personne, car cela n’engage que moi-même vis-à-vis de moi. point. Zéro insultes implicites!

          2. Ahah, désolé. Mon commentaire était pour Darth l’homme du côté sombre 😉

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