Décrocheur qui atteint la liberté financière

De décrocheur à jeune retraité

L’Indien qui nait dans la pauvreté va mourir dans la pauvreté. Le Birman qui critique le régime politique (ou qui porte un t-shirt de Bouddha) va finir en prison. L’Amerloque qui n’a pas les moyens d’avoir une assurance-santé adéquate va dépérir.

Il suffit de lever les yeux vers le reste du monde pour constater notre chance. La plupart des habitants de notre planète rêvent d’avoir les opportunités dont nous disposons au Canada.

Voici l’histoire de Patriste (nom fictif), un frugaliste qui fait son chemin vers la liberté financière, malgré quelques détours.

Décrocheur, père et… ado

Pat abandonne l’école à 15 ans, part en appart à 16 ans et devient père à 17 ans. Pas exactement le chemin prôné par les comptables. C’est un 2/10 sur l’échelle McSween. 😉

Opérateur de presse dans une usine, il touche le salaire minimum, soit 7.50$/heure à l’époque. J’écris ces mots et l’odeur des Jos Louis me vient en tête… Flasback olfactif de mes emplois d’été.

Après quatre ans de précarité, Pat décide d’améliorer son sort et celui de sa famille en retournant sur les bancs d’école grâce au programme Emploi-Québec. Motivé à bloc, il complète son secondaire (3, 4 et 5) en huit mois seulement.

L’école qui l’avait tant dégoûté plus jeune commence à l’allumer. Après avoir goûté à la « vraie vie », l’idée d’étudier devient plus séduisante. Il décide donc de poursuivre ses études au CÉGEP, puis à l’université en chimie.

Les prêts/bourses, des petits boulots et des stages rémunérés lui permettent de générer les 13 000$ dont il avait besoin annuellement.

Ce budget, bien que largement sous le seuil du revenu viable établi par l’IRIS, ne pose pas de problème à Pat. « Quand on est débrouillard, on ne manque de rien… » Après avoir nourri trois bouches avec le salaire minimum, le niveau de débrouillardise de Pat est olympien. Il est le Bruny Surin de la démerde.

Bref, il trime dur, décroche son diplôme et trouve son emploi de rêve dans un centre de recherche. En quelques années, il passe de décrocheur à scientifique, de cancre à bollé.

« J’ai eu la chance d’être pauvre… »

À 38 ans, Pat touche maintenant un salaire annuel de 80 000$, profite de six semaines de vacances (dont trois à ses frais) et adore son boulot. Il est plus libre que jamais.

Son taux d’épargne de 50% lui permet d’engraisser son fonds de liberté à vitesse grand V. Avec 100 000$ d’actifs nets, il est sur la voie express vers l’indépendance financière. À ce rythme, il atteindra son objectif dans moins de 10 ans.

Son secret: « Ne pas laisser son salaire dicter son train de vie ». Pat était heureux même quand il bossait au salaire minimum. Il ne ressent donc pas le besoin de remplacer sa Kia Rio, ni d’acheter une plus grande maison maintenant qu’il est aisé.

On passe à 9/10 sur l’échelle McSween!

Il se dit chanceux d’avoir connu la pauvreté. Ceci lui a permis d’apprendre à cuisiner (pas juste réchauffer des aliments), d’apprendre à gérer un budget et à se détacher des biens matériels.

Pour lui, « la richesse, c’est d’avoir le temps de vivre… » Nul besoin de s’encombrer de bébelles pour exhiber son nouveau rang social.

Il s’efforce désormais de transmettre ces valeurs à sa progéniture. Sa fille de 15 ans (âge auquel Pat avait quitté l’école) se plaît dans ses études. Son fils de 21 ans gère déjà lui-même ses placements en bourse. Grâce à un REEE bien garni, toutes les options s’ouvrent à eux.

Les guérriers de l’ombre

Le parcours de Pat n’est pas atypique. Il suffit de penser aux immigrants dont les compétences ne sont pas reconnues, aux ouvriers victimes d’une fermeture d’usine, aux entrepreneurs qui font faillite, etc.

Ce texte est un hommage à tous ceux qui se plongent dans les manuels scolaires après une longue journée à la shop, qui sacrifient leur sommeil pour bâtir une entreprise, qui cumulent les petits boulots, qui bûchent sans relâche pour améliorer leur sort.

Je vous admire.

Avez-vous fait des « détours » qui vous ont rendu meilleur?

Rabais WealthSimple pour les lecteurs du jeune retraité

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64 commentaires

  1. C’est une très belle histoire que tu racontes là J-S. C’est TRÈS motivant! 🙂

    Je n’ai pas fait de détour de ce genre, mais ma femme et ma belle-soeur ont une histoire similaire (à l’exception des enfants à bas âge). Toutes les deux ont quitté le nid familial à 16-17 ans pour aller en appartement et travailler au salaire minimum. Elles ont fini par retourner sur les bancs d’école dans la vingtaine et elles ont maintenant d’excellents emplois toutes les deux. Je pense que c’est un détour qui était nécessaire dans leur cas, considérant la dynamique familiale. Bref, je peux somme toute comprendre cette histoire de Pat! 🙂

    Je vous souhaite un joyeux Temps des fêtes (en avance). Ici, il y a deux pieds de neige au sol et il fait -17C. Mais on revient au « Sud » (Montréal) pour Noël (en avion, bien entendu).

    Au plaisir,
    R101

    1. Salut R101!

      L’éducation est certainement le levier le plus puissant pour se sortir de la pauvreté.

      Ado, tout comme Pat, j’avais très peu d’intérêt pour les études. Heureusement, mes proches m’ont botté le cul pour que je reste sur les bancs d’école. Je suis maintenant tellement reconnaissant du support que j’ai reçu.

      Pour une fois, je suis d’accord avec un de mes détracteurs qui disait que « je l’ai eu facile… ».

      Donc, à Montréal on est dans le Sud? Tout est relatif! 😆

      Joyeuses Fêtes mon ami!

      1. Dans ce contexte, je considère moi aussi que « je l’ai eu facile »! 🙂 D’ailleurs, c’est moi qui avait poussé ma femme à retourner sur les bancs d’école, et ce, dès qu’on c’était rencontré. J’avais terminé mes études universitaires l’année d’avant et j’étais conscient de ce levier…

        Géographiquement parlant, Montréal est plusieurs parallèles au Sud d’où je suis! 🙂 Mais, autrement, quand je regarde les prévisions météo « 14 jours » de Montréal, c’est définitivement des vacances au « chaud » pour nous. La différence de température (et de neige) est majeure et il y a 2 heures d’ensoleillement de plus par jour à ce moment de l’année. 😉

          1. Pour avoir vécu à Kuujjuaq, je peux par contre dire que malgré les différences de température, on est mieux là-bas pendant l’hiver parce que c’est sec. On sent moins le froid (à part s’il vente beaucoup!!). Merci pour ton blogue, c’est très inspirant!

      2. Je ne suis pas d’accord sur le point de l’éducation
        Mais ca prend de la volonté,de la « cocologie » ,avancer vers ses buts,de la patience et un brin d’anxiété(penser aujourd’hui à demain…à dans 10 ans…)
        Ayant qu’un DEP lors de ma séparation en 2001, mon enfant avait 5 mois,étant travailleur autonome,je venais d’accoucher je ne travaillais que 2jours/sem ma clientèle avait baissé et j’étais dans un 4 et demi.
        Ma motivation ? Mon fils!…lui offrir une cours mais surtout briser le préjugé que les mères monoparental sont et resterons pauvre.
        Je suis retourner employée, j’ai fais de la cuisine collective,j’ai « piler » $ durant 2 ans et le soir quand mon fils dormait je regardais le marcher et j’ai écoutée les 3 conseils primordiales de l’immobilier soit …suspense…tadam…
        1-l’emplacement
        2- l’emplacement
        3- l’emplacement
        Toujours seul en 2003 j achetais ma semi détaché dans un ville qui est tres bien côté sur la rive nord, en 2013 je la vendais 2 fois et demi son prix d’achat pour m’en aller finalement à 2km dans mon cottage de reve elle aussi dans un secteur recherché
        Maintenant 8 ans plus tard, elle est payé et je peux la vendre le double.
        J’arrive d aller visiter un terrain sur le bord de l eau pour ma retraite dans 13 ans ou avant…
        Je vais probablement aller de l’avant avec ce projet et prendre qq années pour le payer,je vais laisser ma maison et le terrain prospérer et quand je voudrai vendre ma maison ,je vais me faire bâtir et il va m’ en rester à la banque.
        Donc la morale de cette histoire..meme sans études, demande toi ce que tu veux faire de ta vie et avance d’un pas vers ce but et ne le perd pas de vue meme pour une femme seul
        Mon regret…n’avoir que focuser là dessus et ne pas avoir regarder à refaire ma vie avec un homme mais …j’vais m’occuper de ca bientôt 😉

        1. Merci Droit devant pour ce témoignage!

          Quand je parle d’éducation, je ne parle pas nécessairement d’études supérieures. Juste le fait d’avoir une certaine valeur sur le marché permet de tirer son épingle du jeu. À titre d’exemple, mon cousin qui est plombier est beaucoup plus riche que moi (et que plusieurs doctorants d’ailleurs).

          Félicitations pour vos bons coups en immobilier. Je vous souhaite autant de succès en amour maintenant que vous êtes rendu là dans votre vie. Avis aux intéressés! 😉

  2. Je ferai lire son histoire à tous ceux qui disent que ce n’est pas possible quand on a des enfants et si on n’a pas un salaire élevé. Vivre au dessous de ses moyens, c’est ça le moteur. Une personne très proche de moi a fait le même cheminement ou à peu près: mère monoparentale à 17 ans, n’ayant pas terminé son secondaire, elle a été sur l’aide sociale quelques mois avant de se retrousser les manches et de retourner sur les bancs d’école. Elle a fait ses études jusqu’à l’université, en vivant avec des revenus plus qu’anémiques, et elle est aujourd’hui enseignante en arts et possède trois immeubles à logements. Je lui lève mon chapeau et l’admire énormément. Envers et contre tous, vive les frugaux! Et tu as raison, on est chanceux d’être nés ici.

    1. Allô Gabrielle!

      Merci d’avoir partagé cette histoire!

      La vie est injuste et elle le sera malheureusement toujours. Certains ont des bad luck et sont dans la merde jusqu’au cou. D’autres naissent avec une cuillère d’argent dans la bouche et surfent sur cette vague toute leur vie.

      Certes, juste le fait d’être citoyen canadien est une chance inestimable. Les mutliples programmes sociaux peuvent donner un sacré coup de pouce.

      Bravo à tous ceux qui arrivent à en profiter.

  3. Ça me rappelle notre “idiot” de classe au secondaire…

    Je dis “idiot” car il faisait l’idiot. Botte de construction détachées, jeans et t-Shirt de Iron Maiden, cheveux longs, il rêvait de travailler à la shop du coin. Pourquoi faire des études se disait-il.

    Décrocheur à la fin du sec 4, il avait décroché (!) un emploi à la shop du coin. Quelqu’un l’avait ‘fait rentrer’.

    Deux ans plus tard, il réalise qu’il est pris dans une job sans potentiel, et qu’il y a plus dans la vie que d’attendre son chèque pour payer les comptes. Il a décroché de la job qu’il avait décroché…

    Retour aux études pour terminer son secondaire, suivi du cegep et, enfin, université en ingénierie. Il a maintenant un poste important comme ingénieur pour une compagnie aérienne dont je vais taire le nom (ce n’est ni BBD ni AC).

    C’est fou comme les choses peuvent changer… ou, plutôt, comment on peut changer les choses.

    1. Salut Million Naire. Tu as bien raison nous avons le pouvoir de changer les choses. Des fois ça prend une bonne passe sur la palette, mais lorsqu’elle arrive c’est à nous seul d’en profiter. Après un tel récit livré par J-S, c’est vraiment super de voir les autres exemples des lecteurs. Ça montre la résilience humaine et l’étendue des opportunités.

    2. Belle histoire Million Naire!

      Tu veux dire que cet « idiot » conçoit les avions dans lesquels je vole? 😉

      Blague à part, au-delà du titre, l’important est de s’épanouir dans sa carrière. Je ne pense pas que la shop du coin lui aurait permis de déployer ses ailes (sans mauvais jeu de mots).

  4. Extraordinaire parcours! Tellement admirable cette personne qui a su cultivé de belles valeurs : frugalité, débrouillardise, persévérance, courage, et j’en passe!
    Merci beaucoup J.S. de ton partage et je suis entièrement avec toi dans la reconnaissance témoignée aux bons soins de notre généreux pays!
    C’est toujours ressourçant de te lire! J’espère que l’histoire de Patriste pourra rejoindre énormément de jeunes et moins jeunes, leur donnant espoir d’un parcours épanouissant malgré les premiers débuts remplis de difficultés!

  5. J’ai, moi aussi, un parcours atypique. J’ai quitté l’école à 20 ans avec un DEC en science santé et j’ai eu 4 enfants en 6 ans. J’ai dit a mon conjoint de l’époque que je retournais à l’école… Il me l’a INTERDIT. Je lui ai dit que j’y allait pareil même sans son aide. Donc boulot, enfants et école. J’ai fait un bach en 3 ans et j’ai pleuré plusieurs soirée 🙂 mais comme je suis têtu, tenace et tête de cochon j’ai persisté et réussi avec fierté . Naturellement que j’ai laissé le papa et ensuite fait 10 ans de chatier dans le Nord et assuré ainsi mon avenir financier et une belle retraite à 59 ans

    1. Merci Guylaine pour ce beau témoignage!

      Ce genre d’histoire me touche.

      Il n’y a rien de plus désolant que quelqu’un qui s’apitoie sur son sort et qui se plaint jour après jour sans jamais rien changer à sa vie (j’en ai connu plusieurs sur le marché du travail). Vous êtes tout le contraire.

      Bravo pour votre réussite. Profitez bien de votre retraite!

  6. Un bel exemple inspirant de la persévérance et de la patience pour nos jeunes à l’école et aussi pour les vieux, l’important c’est qu’on commence … Je la partage avec mes enfants et je la lirai à mes élèves en classe… Merci 🙏

    1. Bonjour Adel,

      Souvent, le premier pas est le plus difficile à faire…

      Merci de partager cette histoire avec vos élèves! Je suis certain que « Pat » sera fier d’avoir contribué à sa façon. 🙂

      Je serais curieux de connaître leurs réactions.

  7. « J’ai eu la chance d’être pauvre… »
    Comme je suis d’accord avec cette affirmation.
    On apprend à apprécier chaque dollar et comment le dépenser intelligemment.
    On comprend la valeur des choses et l’effort nécessaire pour obtenir ce que l’on veut.
    Bien sur, je ne souhaite la pauvreté à personne, mais quand on voit tout le chialage sur Facebook, je pense que beaucoup de gens auraient besoin d’un petit voyage dans les pays en développement pour comprendre la chance qu’on a.

    1. Bonjour Le Banlieusard Frugal,

      Bravo pour le blogue! Je vais aller le consulter et l’ajouter à ma biblio…

      Quand je vois des gens qui jettent la moitié de leur assiette au resto, je me dis qu’ils auraient besoin de faire un « stage » ailleurs dans le monde.

      Je n’ai jamais connu la pauvreté, mais je connais la valeur de l’argent (et le coût environnemental associé au gaspillage).

      Merci pour ce premier commentaire. Au plaisir!

      1. J’ai aussi eu la chance d’être pauvre et c’est vrai que ça nous enrichit (joli jeu de mots ;o). Je viens d’un milieu très modeste et j’ai passé une partie de mon enfance sur une ferme. Des heures de plaisir à dégermer les patates l’hiver dans la cave, à donner un coup de main lors de l’abattage des poulets, à ramasser les oeufs dans le poulailler, à cueillir fraises, framboises et bleuets sauvages afin de faire des réserves pour l’hiver, et j’en passe. J’ai un grand respect pour la nourriture car je sais les efforts qu’il faut déployer pour se nourrir lorsqu’on doit s’autosuffire ou presque. Nous n’avons jamais manqué de rien mais la laitue se faisait rare en hiver; l’été, avec le jardin potager, c’était la fête. Le gaspillage alimentaire est une cause qui m’interpelle énormément et je fais du gros travail pour sensibiliser mon entourage.

        Mon père se saignait pour nous envoyer à l’école privée et souhaitait pour nous des études universitaires. Il est décédé lorsque j’avais 13 ans alors la vie a changé car ma mère se retrouvait seule et sans revenus pendant plusieurs mois, le temps de régler la succession. Il existe un mets qui s’appelle le « pâté chinois allongé »: une fois qu’il est fait et qu’on a mangé, on remélange le tout, on l’étend dans le moule et on y rajoute une couche de patates pilées. Ma mère excellait dans ce genre de subterfuge pour joindre les deux bouts. Nous, on en riait et on prenait des paris sur celui qui trouverait un morceau de « steak caché » dans son assiette.

        Je ne suis donc pas allée à l’université comme prévu car j’ai dû quitter le nid familial à 18 ans, après avoir terminé un cours de secrétariat. Je n’ai jamais eu un salaire mirobolant mais comme j’ai appris très jeune à vivre avec très peu, je n’étais pas malheureuse pour autant et j’ai quand même réussi à me construire un beau coussin financier et j’ai voyagé en format pas cher. J’ai fait de la coopération internationale et j’ai vu la pauvreté, la vraie. Ça remet les choses en perspective, mettons. Les voyages (je ne parle pas des tout inclus, évidemment) nous apprennent beaucoup et on apprécie ce qu’on a quand on revient dans notre plussssse beau pays du monde. Et plus que tout, on découvre qu’on n’a pas besoin de beaucoup pour être heureux. Je dirais même que plus les années passent, plus je me contente de peu. Je mange plein mon ventre pour vraiment pas cher car je suis à l’affût de tous les rabais et que je suis plutôt ingénieuse en cuisine, j’ai de l’eau chaude, un toit sur la tête et un lit confortable. Un F150, peut-être? Bof, pas vraiment… je préfère encore mon vélo ;o)

        1. Salut Gabrielle,

          Je ne connaissais pas cette partie de ton histoire. C’est très touchant! Merci beaucoup de l’avoir partagée!

          Chaque fois que je reviens d’un pays « émergent » (lire pauvre), l’idée d’avoir de l’eau potable à l’infini chez nous me dépasse. Il suffit d’ouvrir le robinet et on peut boire à volonté. C’est fou!

          Je n’ai pas connu la pauvreté, mais je l’ai vu. Depuis que j’ai vu des enfants lécher les restants de bouffe dans les poubelles, comme des chiens, je suis TRÈS sensible au gaspillage. Depuis une vingtaine d’années, je n’ai jamais rien laissé dans mon assiette (au resto, chez moi, dans l’avion, quand c’est mou, quand c’est froid, etc.)… JAMAIS.

          Bon vélo!

  8. J’ai longtemps vécu débalancé.

    Mes parents m’ont poussé à être sérieux dans mes études et j’ai eu de bons résultats à l’école. Mais une fois l’école fini, je me suis permis de rattraper le bonheur perdu en vivant à fond. J’ai décrochés des emplois bien rémunéré et j’ai variés les expériences de vie. Je voyais la vie selon le modèle de succès de l’école, je bûchais en fin de session pour tout rattraper et bien me classer à la fin. Je me disais que mon classement scolaire destinait mon classement social. Je pensais que je pouvais repousser l’épargne en misant sur un gros coup plus tard. Un jour je me suis lancé sur le gros coup justement en fondant mon entreprise… et ça été beaucoup plus difficile que je ne pensais. J’ai connu la pauvreté, j’ai passé à deux doigts de tout perdre. Lorsque la carte de crédit a été refusé pour l’épicerie ça été très dur. J’avais des coups de chaleur juste à penser à mes finances. J’étais épuisé, vidé, ruiné, j’avais tout donné et c’était pas assez. Ça n’allait pas s’arranger malgré tout mes efforts. Ça m’a forcé à changer; à apprécier la stabilité, la sécurité, la prévoyance.

    J’étais encore en age de me refaire. J’ai trouvé un emploi stable, j’ai payé mes dettes et constitué un fond d’urgence. Ça fait des années que j’épargne 50% de mon salaire sans avoir l’impression de me priver, et je devrait être indépendant financièrement avant mes 50 ans.
    Je n’ai plus envie de remettre mon bonheur à plus tard, ni de le rattraper en sacrifiant mon avenir. J’essaie de bien doser. J’ai eu aussi la chance d’avoir des enfants au bon moment et qui grandissent biens. Ce qui me rend le plus heureux est de les savoir heureux maintenant et j’espère durablement.

    Je vais au travail à vélo, ça me garde en forme et de bonne humeur pour vivre en santé longtemps j’espère, ça m’économise une voiture ainsi que beaucoup d’argent et de temps, et c’est meilleur pour la planète de mes enfants.

    1. Salut Balance,

      Cet article suscite tellement de beaux témoignages lumineux, j’en ai des frissons!

      Ceux qui disent que la liberté financière est réservée à une élite qui vit dans la ouate sont dans le champ. Il semble que les obstacles et les détours nous rendent encore plus frugaux et, surtout, plus apte à construire notre bonheur.

      Merci beaucoup pour ce premier commentaire. Mes meilleurs voeux de liberté et de bonheur!

  9. A 17 ans j’ai décroché une job de rêve pour m’éviter de décrocher de l’école. Même si mes parents me faisaient vivre très aisément, j’étais motivé à travailler n’importe où. Alors je me suis retrouvé chez McDonald à flipper des boulettes de viande de piètre qualité, laver la cuisine, laver la salle à manger, laver les toilettes, laver et remplir les congélateurs à -30 degrés… bref une job parfaite pour un ado qui déteste l’école, mais qui veut aller au restaurant avec sa blonde. Mais après un an, après avoir travaillé de jour comme de nuit, et avoir côtoyé des mecs de 45 ans qui faisaient la même job que moi depuis 25 ans, je me suis rendu compte que l’école était le seul moyen de ne pas finir comme mes vieux collègues. L’école pouvait me sortir de cette entreprise de merde. A partir de ce moment j’ai décroché de ma job, plutôt, à 18 ans, essayé de me concentrer sur mes études et finalement j’ai décroché mon baccalauréat quelques années plus tard, pour me trouver l’année d’après avec un boulot payant. Je vais essayer de transmettre le goût des études à mon fils maintenant… ça risque pas d’être simple s’il ressemble à son père!!

    1. Salut Philippe!

      Je comprends! Moi aussi, mes emplois étudiant m’ont marqués à vie. 8 heures par jour sur une chaîne de montage, entouré d’hommes usés qui n’ont comme seul plaisir une cigarette et un Jos Louis durant la pause. Ça remet en perspective tous les emplois subséquents.

      C’est difficile pour les garçons. Dans la classe enrichie de mon neveu, on compte 5 gars pour 25+ filles.

      Merci beaucoup pour le témoignage!

      1. Salut Le jeune retraité,

        Mon sens d’économiser me venait de ma mère jusqu’à ce que tu mentionne « Jos Louis ». C’est fou comme un mot peut-être déclencheur de souvenir. Ma mère y est pour quelque chose, c’est certain, mais c’est pas tout. À l’âge de 12 ans, j’ai perdu mon père et j’ai commencé à travailler dans une pépinière, sans laisser l’école pour autant. Ma mère ne travaillait pas. Alors le fait d’être dans une famille sans revenu et de travailler à 12 ans a probablement forger mon sens de l’économie, je suppose. Quelle est la relation avec le « Jos Louis »? La propriétaire de la pépinière pour qui je travaillais m’envoyais lui chercher un Jos louis et un Pepsi tous les jours. Si je me rappel bien, j’étais payé 1,50$ de l’heure, ce qui n’était même pas le salaire minimum à l’époque. En y repensant bien, moi aussi j’avais des expériences qui m’a permis de goûter à la valeur de l’argent et qui a fait de moi un économe bien nanti aujourd’hui 🙂

        1. Bonjour denis450!

          À 12 ans, je jouais encore aux LEGO… 😉

          Un Pepsi, un sandwich moutarde-baloney, un Jos Louis et une cigarette, le repas des champions.

          Il faut passer par là pour être capable d’apprécier la chance qu’on a. Merci pour le témoignage. À la prochaine!

  10. Bonjour,

    Je m’y reconnais un peu. Avoir un enfant surprise à 20 ans pendant mon cegep, vivre à crédit jusqu’à 35 ans malgré de gros revenus. Divorcer à 35 ans et me rendre compte que je n’ai pas d’actif net.

    Rencontrer une nouvelle conjointe qui avait une maison neuve seule malgré un revenu de 30000$ par année. Suivre ses pas et me retrouver avec un actif net de 600000$ à 45 ans. Je fais maintenant un travail beaucoup moins payant par choix, mais je suis beaucoup beaucoup plus heureux.

    Le jeune retraité m’a beaucoup inspiré . Merci

    1. Belle histoire TALBOT!

      Merci de l’avoir partagée!

      600k$ en 10 ans, c’est ce qu’on appelle un rattrapage. 😎

      Au-delà du montant, la beauté d’un tel fonds de liberté est d’avoir le capacité de choisir sa vie au lieu de la subir. Vous semblez avoir trouvé votre bonheur. Félicitations!

  11. Infirmier de profession, j’ai travaillé 1 an dans un hôpital en 2016/2017 pour épargner 50% de mon salaire pour quitter en backpack en Asie pendant 10 mois pour « flobber » tout cet argent.

    À la fin de mon voyage, je me suis dit que je voulais être capable de me permettre une vie de liberté et de voyage et d’être capable de refaire une aventure comme celle-ci, mais sans repartir à zéro à chaque fois.

    Je suis tombé sur votre site à la fin de ce voyage, au printemps 2018 avec un 2000-3000$ en épargne restant au retour de mon périple en Asie.

    Mon CELI est maintenant rempli à pleine capacité depuis début 2021, à 26 ans et des REER en poche.

    On pourra donc dire que ce fut un « détour » payant. Autant pour le compte d’épargne « d’expérience & d’aventure » que pour mon épargne aujourd’hui.

    Merci d’avoir changé la trajectoire de ma vie !!!

    1. Merci beaucoup Nomade!

      Tu as maximisé ton CELI en 3 ans, ce n’est pas rien. Bravo!

      Vivre des expériences nous enrichit, alors que de dépenser pour des bébelles nous abrutit. Pour moi, les voyages ne sont pas vraiment des détours, à moins de se payer un tout-inclus à Punta Cana à crédit. 😉

      Bravo pour ton site web, l’idée est excellente! Avis aux travailleurs du domaine de la santé qui veulent vivre de belles aventures, allez jeter un coup d’oeil à https://www.placementagencenomade.com/quisommesnous

  12. Bonjour,
    félicitation à Pat pour sa motivation et son histoire. J’espère que d’autres personnes ayant fait des choix douteux dans le passé pourront s’en inspirer. Parce qu’il s’agit bel et bien d’une question de choix dans tous les cas. En effet, au Canada tous ont la chance de finir riche selon les choix qu’ils font dans la vie et selon leur façon de surmonter les embûches qui vont survenir.
    Je suggère la lecture du livre  »Extreme Ownership » de Jocko Willink. En bref, chaque personne est responsable de tout. Arrêtons de nous appitoyer sur notre sort, de blâmer le gouvernement, ses parents, son ethnie, sa situation sociale à la naissance, etc… La cause de votre condition sociale, financière et de votre santé est dans votre miroir. Cette personne, et aucun autre tierce condition ou personne, est le ou la grande responsable. À partir du moment ou un être humain se prend en main et accepte qu’il est lui même responsable de son sort à 100%, tout devient alors possible, incluant prendre une retraite jeune at aisée, courrir un marathon, ou peu importe ce que vos buts sont dans la vie.

    1. Bonjour Le penseur,

      Je prône la responsabilisation. Par contre, je ne dirais pas que notre sort dépend à 100% de nous. Les handicaps physiques, les maladies mentales, les milieux de vie toxiques, etc. sont hors de notre contrôle. Juste le fait d’avoir des parents incompétents peut, selon moi, hypothéquer l’avenir d’un enfant.

      En revanche, ceux qui sont aptes et en santé n’ont pas d’excuse pour se traîner les pieds dans un emploi qu’ils détestent.

      Merci d’alimenter la discussion!

  13. Cette histoire est la preuve que quand on veut on peut.

    Ma mère était pauvre. Elle travaillait beaucoup au salaire minimum pour nous faire vivre moi et mon beau-père (qui ne travaillait pas et se faisait vivre par elle) et malgré tout, elle avait de la difficulté à payer ses comptes. Notre frigo était souvent presque vide. Une chose que je savais déjà à l’époque, c’était que je ne voulais jamais vivre dans une telle précarité une fois adulte.

    Au secondaire, j’ai eu des notes plutôt moyennes. Arrivée à faire un choix au cégep, je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. Mais vraiment aucune. Je me suis inscrite dans un programme de bureautique et j’ai navigué à travers ça, sans but réel.

    C’est vraiment plus vers 24-25 ans que j’ai commencé à me réveiller. J’avais de l’argent, mais elle dormait à la banque à un taux de moins de 1%. Alors j’ai commencé à lire des livres, à regarder les vidéos disponibles sur l’investissement, la bourse, les entrepreneurs à succès (c’était il y a 9-10 ans, donc il n’y avait pas grand-chose comparé à aujourd’hui).

    Puis, il y a 5 ans, j’ai commencé à investir par moi-même et ce fut ma meilleure décision à vie. Maintenant, je vise quitter mon travail dans 2 ans. Je ne serai pas totalement indépendante financièrement, mais en assez bonne posture pour pouvoir pour payer mes choses quitte à revoir mes priorités de dépenses et pouvoir me consacrer à entièrement à mon projet d’entreprise. Ça a pris du temps avant de débloquer, mais là je suis gonflée à bloc et j’ai juste hâte à dans 2 ans haha!!

    1. Salut Cynthia,

      Merci pour ce beau témoignage! Tu as réussi à briser le cycle de la pauvreté. Encore plus impressionnant, tu es en route vers une certaine liberté financière. Bravo!

      C’est ce que j’entends par « opportunité ». Je sais que c’est difficile, mais au moins c’est possible. Trop de gens dans le monde n’ont même pas cette possibilité.

      Ces deux années vont passer vite. Bonne fin de parcours vers ton objectif!

  14. Il y a aussi une part de chance dans les histoires rapportées ici. Ce qui est possible au Canada ou dans certains pays occidentaux ne l’est pas nécessairement ailleurs. Il faut que les conditions soient présentes pour pouvoir partir de zéro et réussir à force de volonté, discipline et travail mais ce qui est possible au Québec n’est pas nécessairement possible dans un petit pays d’Afrique ou d’Amérique Latine… Les programmes sociaux de soutien (filet de sécurité sociale) y sont pour beaucoup et ne sont pas nécessairement disponibles ailleurs…

    Dans un autre ordre d’idées, si on se fie à Michael Burry (The Big Short), une « Perfect Storm » est en train de se dessiner à l’horizon. Bien que beaucoup le ridiculisent en disant qu’il a eu un coup de chance en 2008, je prétends qu’il est un fin observateur particulièrement réfléchi des systèmes (et leurs faiblesses) actuellement en place.
    Si cela devait se matérialiser, c’est à ce moment que l’on pourra apprécier la compréhension et la maîtrise du risque des « Fire » qui croyaient pouvoir être éternellement financés par leurs investissements boursiers, immobiliers ou autres. C’est encore plus vrai lorsque leur « cash flow » ne provient que de leurs investissements du genre et non pas sous forme de rémunération indépendante (travail, retraite, etc…) parce qu’ils ne peuvent plus ré-investir dans un marché en baisse par manque de « cash flow » et supprime les avantages du « dollar cost averaging ».

    Alors, Jeune Retraité, quelles mesures avez vous mis en place pour la protection de votre capital si le tapis venait à se dérober sous vos pieds de manière très rapide et totalement inattendue ?

    Pour ma part, « risk off », vente de tous les FNB fin Novembre et achat de « puts » sur le SPY (SP 500). Il est à noter que le Russell 2000 en est déjà à -12% en 1 mois, ce n’est pas bon signe…

    Concernant les FNB (même les fonds indiciels), il y a un risque réel dont personne ne parle, c’est la liquidation. En effet, le gestionnaire du fonds peut décider à tout moment de « fermer » le FNB, liquider les actifs et remettre le produit obtenu aux investisseurs… Habituellement, ceci se produit lorsque le revenu que tire le gestionnaire du FNB n’est plus suffisant pour justifier son « travail » (diminution du nombre d’investisseurs, baisse de la valeur du fonds, etc…). Le danger c’est que le gestionnaire peut décider de liquider au CREUX du marché, même si l’investisseur ne veut pas vendre, déclenchant ainsi une perte en capital significative inattendue et malvenue pour l’investisseur… Personne ne parle de cet aspect des Fonds Mutuels et FNB et il faut bien en être conscient avant d’investir là-dedans… Qu’adviendrait-il de la majorité des FNB dans un Bear market atteignant -70% ? (il n’y a pas de précédent avec des FNB mais il y en a eu avec des fonds mutuels qui ont fait « flop » dans un marché baissier).
    Si vous détenez des actions de la BMO, vous pouvez les garder à l’infini ou presque, mais dès que les titres sont dans un FNB, vous n’avez plus aucun contrôle sur l’achat ni la vente des ces mêmes titres…

    Caveat Emptor.

    1. Ah, le retour de Darth!

      Ça fait longtemps, en fait depuis le dernier krach boursier… Vos commentaires sont corrélés au marché. 😉

      Nous sommes d’accord sur votre premier point. Le Canada est un endroit très confortable. Nous avons gagné à la « loterie ovarienne ».

      Sur le deuxième point, je suis également d’accord au sujet du risque. Tous les placements comportent une part de risque. Ceux qui sont « garantis » donnent un rendement médiocre. Donc, le rendement est fonction du risque.

      Pour répondre à votre question, je n’ai rien fait pour me préparer à la tempête qui commence peut-être. Je suis un investisseur passif et mon horizon de placement est moyen-terme. Je garde toujours des liquidités (2-3 ans) pour me protéger d’un krach et mon budget est élastique.

      Souhaitons quand même que les investisseurs se calment un peu…

      1. À 65 ans, notre horizon de placement est encore de 31 ans conformément aux normes de plan financier de l’AMF. Or, sur 30 ans, nous avons 100 % de chance d’atteindre notre objectif d’investissement. Pas de quoi s’arracher les cheveux! 🙂

        1. PFG,

          Dans mon cas, j’aurai besoin d’une partie de cet argent à court terme pour payer mes dépenses. Donc, une partie de mes placements a un horizon court, une autre a un horizon long. C’est un équilibre. Certes, je ne suis pas trop stressé puisque je ne consulte pas mes relevés en temps de krach.

  15. Salut J-S,

    Ça me rappelle lorsque j’étais gamin et que je cueillais des fraises à 2$ du panier. Tu trimmes tellement dur, pour si peu, que tu fais attention à ton argent par la suite!

    Je n’ai jamais vécu dans la pauvreté, mais mes grands-parents avaient très peu de moyens et j’ai toujours été impressionné par leur ingéniosité. Je me suis beaucoup inspiré de leur  » simplicité  » au niveau de leur mode de vie.

    Je me souviens d’un épisode en particulier, lorsque ceux-ci s’étaient séparés temporairement, où ma mère et moi étions allé porter un pot de monnaie à ma grand-mère dans son petit appartement vide pour l’aider à faire son épicerie. Ça m’avait marqué.

    Tu aimerais probablement discuter avec mon mécanicien. Il n’a jamais eu la chance d’aller à l’école. Il a appris à la dure en enchaînant des petits boulots. À une certaine époque, il cumulait 3 emplois et faisait du 105h/sem. Il s’est nourri longtemps au sandwichs aux oignons (oui, oui)! Il a réussi à partir son entreprise, a acheté des immeubles et des terres boisées et a pu devenir financièrement indépendant autour de la 50aine (tout en continuant de travailler à son compte). La détermination des gens est parfois vraiment impressionnante!

    1. Salut Maxime!

      Ça me fait grandement plaisir d’avoir de tes nouvelles!

      Je regarde autour de moi et j’ai l’impression que les jeunes sont moins enclin à aller travailler dans ces conditions. Par exemple, je coupais les gazons des voisins l’été pour 10$ puis, quand j’ai eu l’âge, je suis allé travailler dans des usines de production. Ce fut un sacré « wake up call ».

      Ces emplois m’ont appris beaucoup. Pas nécessairement de nouvelles compétences, mais sur le vie en général.

      J’espère que les jeunes qui recoivent des chèques à la maison sont conscient de leur chance. 😉

      1. Ça rappelle des souvenir les gazons !! J’en faisais aussi, malgré mes allergies aux graminées. Aujourd’hui, ton enfant te demande ça paye combien faire le gazon et c’est jamais assez cher… résultat, ils ne le font pas. Je me dis qu’ils font ça pour moi… parce que c’est bon pour la bédaine à papa !

  16. C’est très émouvant lire ça. Sans raconter mon histoire en long et en large, je dirai seulement que j’ai dû franchir tout un détour lorsque j’ai appris que je n’avais pas le droit aux bourses (via le gouvernent). Ceci dû fait que je restais avec ma mère monoparentale sur l’aide social. Elle recevait soit disant déjà des indemnités parce que j’étais toujours aux études. Qui honnêtement, lui permettait simplement d’acheter plus de cigarettes et de grateux de Bingo.

    Aujourd’hui âgé de 43 ans, je ne me plains pas de mon sort car moi aussi, via les études, j’ai pu décroché, non pas un mais 2 jobs de rêves.

    Avec de la persévérance, la gratuité scolaire nous donnes toutes les chances possible, même avec des embuches incohérentes.

    1. Merci David pour ce premier témoignage!

      Bienvenue dans la communauté.

      J’écoutais une discussion sur savoir.media dans laquelle la porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Virginie Larivière, disait que les pauvres n’ont rien de plus à faire, ils font déjà tout ce qui est en leur pouvoir pour s’en sortir, c’est au gouvernement d’en faire plus (source). Je trouve cette vision tellement défaitiste.

      Les témoignages, comme le tien, prouvent qu’il y a souvent une issue. J’imagine que c’est très difficile, mais au moins c’est possible.

      Merci beaucoup pour ton partage! À la prochaine!

  17. Salut,

    Ça a l’air bête vu de l’extérieur, mais le conseil de rester à l’école est très important pour nous les étudiants.

    J’approche à la fin de ma 3eme session au CÉGEP et je peux te dire que quand on voit ses amis plein de cernes et tout stressés ça donne le goût de tout lâcher. Le CÉGEP c’est vraiment une claque en pleine figure de la vie adulte (même si je ne sais pas à quel point c’est normal de faire 7 cours en 15 semaines).

    L’éducation c’est primordial. Notre meilleur actif se trouve entre nos deux oreilles: ça été vrai dans la jungle préhistorique et ça l’est encore dans la jungle du capital.

    Je suis moi-même immigrant et je vois quelle chance on a de vivre ici seulement en parlant au reste de ma famille.

    C’est clair que la scolarisation est primordiale pour augmenter sa valeur sur le marché, mais il faut toujours se questionner sur ce que l’on nous raconte (ou ce que l’on ne nous raconte pas). 

    Je ne pardonnerai jamais le système d’éducation d’avoir autant négligé l’éducation financière. Le seul cours que nous avons eu, en secondaire 5, a été extrêmement basique et pourrait être couvert dans une ou deux vidéos youtube. Je suis entièrement reconnaissant pour l’invention de l’Internet qui a comblé le manque d’information.

    Ce qui me dérange, c’est que je ne sais pas ce que cela implique pour le reste des institutions scolaires. Est ce que l’école nous cache des informations qui ne conviennent pas à nos gouvernements (après tout, les banques font pareil)? Est-ce que l’école a ton bien être en tête ou elle ne t’enseigne que ce qui te sers à ta formation professionnelle? On a tous une responsabilité de s’éduquer mais beaucoup de choses seraient plus faciles si elles étaient apprises à l’école alors que d’autres on peine à trouver leur utilisation (je pourrais me passer des cours d’analyse littéraire…). Qu’est-ce qui cause le plus de tort au Québec: le manque d’argent ou l’analphabétisme financier? McSween il écrit « On travaille d’arrache-pied pour te faire faire les mauvais choix ». Comment savoir si ce n’est pas le cas présentement?

    Évidemment c’est un « struggle » à des années-lumière de devoir décrocher pour partir vivre seul ou avoir un enfant, mais c’est des questions légitimes à mon avis.

    Pour ma part, ces questions avec l’idée de commencer sa vie professionnelle avec une dette étudiante (quoique vraiment inférieure qu’aux États et qu’il y a BEAUCOUP de programmes d’aide) sont pour moi des « red flags » qui m’amènent beaucoup à me questionner davantage. En plus il y a le fait qu’une fois cette dette et ce diplôme en main, le taux d’imposition augmente avec le salaire. Elle est où la liberté financière là-dedans? Est ce que c’est un si bon deal que ça?

    Est-ce que l’université est le chemin vers une bonne santé financière? Probablement. En tout cas je l’espère.

    Est ce que c’est le chemin qui maximise la liberté et le bonheur? Je ne sais pas.

    Je ne veux surtout pas cracher sur la possibilité d’améliorer sa situation avec les études. Juste réfléchir aux études superieures en général et heureusement, il y a d’autres blogueurs qui en font pareil (www.mrmoneymustache.com/2021/04/18/the-self-educating-child/ et earlyretirementextreme.com/to-become-financially-independent-at-25.html) Peut être que ce n’est pas si pire et qu’à la longue je m’y habituerai.

    Sûrement je reste confus car je ne sais pas trop encore qu’est ce que j’aimerais être plus tard.

    Quand on me pose la question, les personnes ont l’air déçues que je leur réponde « heureux » ou « libre ». Grâce à ton blogue j’ai une vision différente de la majorité: je ne veux pas me décrire par un métier, et je t’en remercie. (Quoi que ça fait mon choix de carrière plus difficile 😆)

    Les concepts de la règle du 4%, l’arbitrage géographique et même le télétravail ont changé drastiquement ma manière de voir les choses.

    En tout cas, j’espère que je ferai les bons choix. Il faut jongler avec les critères argent et bonheur. Le facteur risque est aussi en prendre en compte.

    Au plaisir de discuter avec toi.

    *C’est un long commentaire, je m’en excuse. Il y a juste plein d’idées qui fourmillent dans ma tête.

    1. Salut Aspirant à la Retraite!

      Je comprends très bien tes questionnements. J’ai eu les mêmes à ton âge. Les diplômes constituent l’indicateur de performance qui sert de standard dans notre société. Ça sert à valider certaines connaissances jugées importantes par des fonctionnaires. Or, avec le recul, plusieurs cours ont été insignifiants dans ma vie et plusieurs compétences m’ont manquées. Entre autres, l’éducation financière (la vraie).

      Aussi, l’école ne détient pas le monopole de l’apprentissage. Quelqu’un qui est motivé peut très bien apprendre (même plus vite) par lui même en lisant des livres et en expérimentant.

      Pour ma part, si c’était à refaire, je ferais le même parcours scolaire (avec un peu moins de détours). Même si je me dirigerais probablement vers l’entreprenariat au lieu du « corporate life », un diplôme universitaire serait mon coussin de sécurité. Un peu comme un fonds d’urgence.

      Somme toute, tu pourrais voir ta vie étudiante comme une job et tes diplômes comme un fonds d’urgence. 😉

      Merci pour ta réflexion! J’espère qu’il y en aura d’autres. Bon succès!

      1. Salut!
        Merci pour ta réponse, c’est vraiment très cool de ta part de répondre à tous ces commentaires.

        Ouais, c’est ce que je me dis, un diplôme c’est un gilet de sauvetage (tant et aussi longtemps qu’il soit reconnu et que ta spécialité ne soit pas automatisée plus tard 😅).
        Il n’y a pas de plan parfait malheureusement, rien qui soit à l’épreuve à tout.

        J’ai l’impression qu’on vit dans une époque assez particulière: on parle d’exploration spatiale et de décroissance, d’intelligence artificielle et de Metaverse.. c’est à s’y perdre parfois.

        En tout cas, je te laisse sur cette question de recherche qui, je l’espère, suscitera la curiosité de certains :
        Il y a-t-il un lien entre la disponibilité de pétrole dans le monde et le crash de 2008?
        Peut-être bien ou pas du tout, voici mes quelques pistes de recherche.
        (youtu.be/Vjkq8V5rVy0?t=5195 et youtu.be/XCYKRe4Wf2U)

        Mille mercis encore une fois et je vous souhaite de joyeuses fêtes.

        1. Ça me fait plaisir Aspirant à la Retraite!

          L’exécution est plus importante que la stratégie. Il faut constamment s’adapter aux conditions changeantes. Qui a vu venir la pandémie? Donc, l’idée est d’avoir une vision, un idéal de vie, puis d’adapter son plan d’action au quotidien.

          Cette vidéo est fascinante. Je viens de la visionner au complet. Jean-Marc Jancovici est un bon vulgarisateur et bon orateur. Pas toujours humble, ni nuancé, mais très éloquent.

          Joyeuses fêtes et bon succès dans ta démarche!

  18. Salut jeune retraité !
    J’ai mis un certain temps à lire ton article et je me rends compte que c’est une bonne chose … tous les commentaires et témoignages sont intéressants, même celui de Darth Vader! D’ailleurs, à ce propos, j’ai diversifié mon portefeuille via le marché dispensé, un peu comme le font les caisses de retraite (source: https://www.cdpq.com/fr/investissements/placements-prives).

    Perso, j’ai eu un parcours du secondaire à l’université sans vague. Job stimulante avec plusieurs opportunités différentes au sein de la même entreprise en près de 25 ans (opportunités parfois imposées mais auquel j’ai toujours tenté de trouver un volet stimulant, valorisant). Parfois stressante qui peuvent apporter des relations difficiles mais c’est probablement normal.

    La pandémie m’a mis sur un chemin différent et, par nos choix financiers passés, nous sommes en très bonne position pour une certaine liberté financière !

    En terminant, pour un papa qui craint que ses 2 ados ne fassent pas toujours les bons choix, je me rends compte que si tel est le cas, rien n’est perdu. Oufff ! Vos témoignages me permettront de garder la tête froide.

    1. Salut Patrick!

      J’ai fait plusieurs mauvais choix quand j’étais ado. C’est ce qui m’a permis d’être qui je suis aujourd’hui. Heureusement, il n’est jamais trop tard pour corriger le tir.

      Les actions parlent plus fort que les paroles. Avec un modèle comme toi, tes enfants vont certainement finir par être entraînés dans ton sillon.

      Je te souhaite beaucoup de succès sur le marché dispensé et SURTOUT de la santé à toute la famille.

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