La retraite avec deux jeunes enfants, c’est possible!

Dans le but d’exposer les divers chemins qui mènent à la liberté financière, je vous propose une série d’articles présentant les histoires inspirantes de jeunes retraités. La première est celle de William et Léa (noms fictifs), un couple de la banlieue montréalaise qui est aux portes de l’indépendance financière, et ce avec deux enfants d’âge préscolaire. Léa, fin trentaine, vient de tourner le dos au monde corporatif et William la suivra dans deux ans, en début de quarantaine. Voici leur histoire.

8 ans dans le « rat race »

William vécut comme une cigale une bonne partie de sa jeunesse. Dans la vingtaine, lui et sa conjointe de l’époque vivaient grassement. « Les paiements d’auto de 450$/mois, le mobilier italien de luxe… Les dépenses étaient extrêmes! ». Ainsi, les fins de mois étaient synonymes de stress. « Être pris pour survivre à la fin du mois en raison de tous les paiements n’était pas une source de bonheur! » Avec le recul, il dit avoir suivi le parcours normal proposé par la société, sans trop se poser de questions. Par ailleurs, malgré le fait qu’il travaille dans le domaine financier, William ne se voyait pas à la retraite avant l’âge de 58 ans.

Le sevrage de la surconsommation

Lorsque William rencontra sa conjointe actuelle à l’âge de 33 ans, ce fut une sérieuse prise de conscience sur le plan budgétaire. Léa, la fourmi du couple, lui fit réaliser que les dépenses n’étaient pas du tout proportionnelles au bien-être. S’ensuivent trois années de sevrage. Tel un « junky » de la consommation, William réduisit ses dépenses graduellement. La consommation était tellement une partie intégrante de sa vie que la désintox fut longue et progressive.

Un avant-goût de liberté

Tranquillement, au fil des mois et des années, le montant épargné commença à prendre des proportions inattendues. Par le fait même, un nouveau sentiment de liberté se fit sentir. William commença à entrevoir « la liberté de choisir son mode de vie, de le changer à sa guise et surtout d’être maître de son temps. » Motivé par la tournure des événements, il voulut en savoir davantage. Les blogues américains sur l’indépendance financière ont su mettre des mots sur ce qu’il vivait. Ce fut une révélation!

La remise en question des principes financiers

En outre, ceci amena William à questionner plusieurs principes prônés par les institutions financières. Par exemple, pour calculer le montant nécessaire à la retraite, on budgète normalement 70% des revenus, alors que les dépenses sont généralement un meilleur indicateur. Selon William, « dans le milieu financier, il est hors norme de planifier une retraite avec des revenus sous les 70%. Dans ce sens, je suis un marginal ».

La retraite anticipée de Léa

En 2016, le poste de Léa fut supprimé. Cet événement malheureux prit une tournure insoupçonnée. Fort de son mode de vie épuré, le couple y vit plutôt une opportunité en or. C’est-à-dire, l’opportunité pour Léa de s’offrir du temps de qualité en famille, de réaliser des projets sans impératifs financiers et de s’adonner aux tâches qui lui permettent de s’épanouir pleinement (bénévolat, travail à temps partiel, formation, etc.). Bref, le licenciement de Léa marqua le début de sa liberté. Comme William se plait à dire, « ce scénario n’aurait jamais été envisageable sans le virage (optimisation des dépenses) effectué 9 ans plus tôt ».

Le budget optimisé

Malgré sa formation en finances, William ne voit pas l’intérêt de maintenir un budget. « Toutes nos dépenses sont réglées sur notre carte de crédit, alors le relevé devient le rapport de nos dépenses ». Il a néanmoins une excellente compréhension de ces dernières. Le budget annuel familial tourne autour de 30 000$, mais descendra sous la barre des 26 000$ à la retraite. De ce montant, 2 500$ sont dédiés aux nombreux voyages. La famille a déjà visité plusieurs grandes villes américaines, une partie de l’Asie et prévoit des escapades dans l’Ouest canadien ainsi qu’en Europe prochainement. Ils n’ont pas le câble, ils ont acheté leur voiture comptant, ils ne paient pas pour le service de garde (puisque Léa est à la maison) et ils achètent souvent des biens usagés sur Kijiji. Enfin, ils considèrent le troc comme un excellent moyen d’économiser et de récupérer. Voici leur budget:

Dépenses mensuelles:

Épicerie:
500$
Frais liés à la maison:
625$
Frais liés à l’auto:
240$
Transport en commun:
200$
Assurance vie:
110$
Hydro:
200$
Internet:
40$
Cellulaire:
85$
Autres (vêtements, école, voyages, loisirs):
530$
Total:
2 530$

Les enfants, un avantage financier

À sa retraite, le revenu nécessaire au couple sera minimal, soit d’environ 26 000$/année. Ainsi, chaque conjoint déclarera un revenu de 13 000$/année, montant non imposable (grâce au crédit de base). Comme les gouvernements qualifient ce niveau de revenu comme « faible », William et Léa bénéficieront de nombreux avantages. Entre autres, les allocations canadiennes pour enfants leur donneront 10 800$/année. D’autre part, le paiement de soutien aux enfants ajoutera 3 614$/année à cette somme. Donc, la famille disposera de 40 414$ nets annuellement (26 000$ + 10 800$ + 3 614$). À la surprise de William, « il est avantageux de prendre sa retraite alors que les enfants sont mineurs pour bénéficier au maximum de tous les avantages offerts. Ainsi, les dépenses occasionnées par les enfants seront couvertes. »

Et les études?

Pour l’instant, William et Léa ne contribuent pas activement au REEE (Régime enregistré d’épargne-études), par contre ils le feront de façon accélérée au moment de leur retraite. Conséquemment, les études de leurs enfants pourraient être entièrement financées par les contributions gouvernementales aux enfants. D’ailleurs, leurs contributions seront maximisées, soit entre 9 000$ et 10 000$ par an, pour obtenir la subvention maximale du gouvernement. En dépit de ce rattrapage, la famille disposera d’un budget de plus de 32 000$ annuellement, amplement au-delà de ses besoins.

Le montant visé

William et Léa n’ont pas besoin d’être millionnaires pour se considérer financièrement indépendants. Pour générer un revenu suffisant, soit d’environ 30 000$/année, et en appliquant la règle de 4%, le couple nécessitera entre 700 000$ et 800 000$. Cependant, ils ne tiennent pas compte des prestations gouvernementales ni de la valeur de la maison qui sera payée. « Peu importe la situation, nous pourrons nous débrouiller, avec ou sans les prestations aux enfants », se dit William.

Profiter du temps en famille, ça n’a pas de prix!

La nouvelle vie de Léa a déjà eu un impact profond sur la qualité de vie de toute la famille. Ceci a « solidifié le noyau familial ». Comme l’affirme William, « on s’est payé le luxe d’avoir du temps de qualité en famille! Le temps pour jouer dehors avec les enfants, pour faire des pique-niques, pour voyager et pour profiter de la vie ». Or, plusieurs pensent que la retraite précoce est réservée aux couples sans enfants. En fait, « on devrait dire que c’est possible et même d’autant plus important quand on a des enfants ».

Êtes-vous inspiré par cette histoire? Est-ce que vous vous reconnaissez dans les valeurs de ce couple?

35 comments

  1. Un bel exemple effectivement. Étant actuellement dans une situation similaire (comme Léa, j’ai perdu mon emploi l’été dernier) je vois très bien le paralel.

    Nous avons présentement près de 1M$ en placements et très peu de dettes (minuscule hypothèque à 2.25% représentant 10% de la valeur de notre maison).

    Nous n’avons plus de soucis quand les enfants ont congé pour cause de tempête, journée pédagogique, rendez-vous médical etc.

    Nos sorties au restaurant ont diminué car j’ai beaucoup de temps pour cuisiner. Maintenant, on sort pour se gâter et non pas parce qu’on a rien de prêt pour souper!

    Les allocations familiales sont de plus en plus grosses et notre taux d’imposition de plus en plus bas.

    Puisque nos enfants sont plus âgés ((10 et 13 ans) et qu’ils jouent au hockey, nos dépenses annuelles sont légèrement plus élevées. Nous avons 2 voitures et habitons un beau cottage récent dans un très beau quartier. On vit quand même avec moins de 50k$ par année alors que notre entourage dépense entre 75-100k$ et même plus dans certains cas.

    Les avantages fiscaux et les allocations sont tellement avantageuses avec des revenus plus faibles que je ne prévois pas retourner travailler à temps plein si possible. Un revenu brut familial entre 60-80k$ serait le « sweet spot » pour les 5 prochaines années et ensuite, bye bye boss!

    1. Merci Le Barbu de contribuer à la discussion!

      Plusieurs des points que tu abordes ont aussi été mentionnés par William lors de son l’entrevue avec moi. Il sentait moins l’importance d’aller au resto, de partir en weekend avec sa conjointe ou de dépenser pour faire des activités en famille. On a souvent le réflexe de dépenser pour avoir le sentiment de « profiter de la vie ». Par exemple, on sort au resto pour souligner la fête de quelqu’un, on part en voyage pendant nos vacances, on se s’achète une belle voiture quand on obtient une promotion, etc. Selon William, le temps passé en famille est, en réalité, la meilleure façon de profiter de la vie.

      Merci de partager ton expérience, c’est toujours très pertient!

  2. Bonjour,

    Est-ce que quelqu’un a déjà évalué la façon optimale pour une famille de planifier les enfants. Je donne un exemple: un couple, qui voudrait 2 enfants, pourrait décider de travailler 5 ans, maximiser ses REER et CELI etc… Ensuite avoir 2 enfants assez rapprocher en utilisant le RQAP. Une fois les congés parentales terminés, avoir un des deux parent travaillé à temps partiel et l’autre être parent à la maison.

    Si celui ou celle qui travaille gagne juste assez pour couvrir le budget de la famille et avoir un salaire assez bas pour utiliser au maximum les allocations familiales et autres aides pour les familles. Les parents peuvent alors utiliser leurs CELI pour financer les REEE avec les bonus des familles à faible revenu.

    Oui la valeur net du couple augmente seulement avec les placements, le tout sans être trop risqué puisque le salaire à tout partiel couvre les dépenses. Si le marché n’est pas favorable, cela n’est pas trop un problème.

    Aucune garderie à payer et on peut avoir un temps de qualité avec les jeunes enfants.

    Une fois que les deux enfants sont à l’école, les deux parents peuvent retourner travailler pour recommencer à cotiser à leur investissement.

    Cela retard la retraite pour quelqu’un qui veut être FIRE rapidement mais je crois que c’est pourrait être une option viable pour la qualité de vie!

    ** Je comprend que ce n’est vraiment pas tout le monde qui peut travailler à temps partiel et/ou quitter et se retrouver un emploi 4 ou 5 ans plus tard.**

    1. « La différence entre la théorie et la pratique, c’est qu’en théorie, il n’y a pas de différence entre la théorie et la pratique, mais qu’en pratique, il y en a une. »

      -Jan van de Sneptscheut

      Dans bien des cas, il est déjà difficile de trouver la personne avec qui on désire fonder une famille! On ne contrôle pas toujours à quel âge on aura des enfants. Dans notre cas, on aurait souhaité les avoir plus rapprochés mais ils ont presque 4 ans de difference (3.5 ans en réalité mais 4 ans au niveau scolaire et pour le hockey). Il faut aussi un minimum de maturité et d’expérience pour tout mettre ces principes en œuvre, ce qui est plutôt rare au début de la vingtaine.

      1. Le Barbu, j’adore la citation!

        Nous n’avons pas d’enfants, mais je pense que tous les outils d’épargne mis à notre disposition par le gouvernement sont là pour nous aider à chacun des stades de notre vie. Je ne crois pas qu’on doive bâtir notre vie dans le but de maximiser toutes les subventions ou les allocations familiales. D’ailleurs, William et Léa n’ont pas planifiés leur stratégie de retraite avant d’avoir des enfants. Leur mode de vie a évolué et Léa a perdu son emploi, alors le couple a dû s’adapter.

        Merci pour le commentaire, bonne journée!

  3. Je trouve le tout génial pour l’instant car les enfants semblent jeunes mais perso mère d’ados de 17 et 15 ans 500$ épicerie ce n’est pas beaucoup…chez nous je pourrais dire que ça double. Nous faisons un budget serré à la semaine et respectons le tout à la lettre toutes les dépenses y sont inclus. Notre seule dette présentement est la maison et un minime montant d’auto qui sera payé dans moins de 2 mois. J’avoue que d’avoir un budget et de s’y appliqué à nettement amélioré la vie de couple moins de stress et plus de réalité. Par contre, je tend à dire que lorsque les enfants grandissent les factures aussi école broches dans notre cas, sortiE scolaire, patins qui ne s’achètent plus sur kijiji..et bien d’autres. J’avoue par contre, que je vais tenter l’expérience de couper le câble c’est fou ce qu’il nous coûte pire que la location d’une voiture….vivement informatique. Merci

    1. Mère d’ados,

      J’ai aussi remarqué que certaines dépenses augmentent avec les ados (patins, épicerie) mais d’un autre côté, on économise sur le service de garde, la gardienne, les fêtes d’amis, etc. Ils peuvent aussi se trouver de petits emplois pour leurs dépenses discrétionnaires (jeux vidéos, cellulaire, etc). Par contre, il faut rester vigilant lors des sorties au restaurant et garder l’œil sur leur commande…

  4. Si je comprends bien, cette famille vivra principalement de revenus provenant de l’état et ce, sans y contribuer !?! Je croyais que votre idéologie était de diminuer les dépenses, de mieux gérer son budget etc… pas de vivre aux frais de l’état (nous les contribuables) comme le font certains assistés sociaux…. je suis déçu.

    1. Bonjour Mélanie,

      En fait, le couple vivra entièrement de ses placements et ne dépendra pas de l’État. Le rendement sur le montant épargné (700 000$-800 000$) leur permettra de générer un revenu suffisant pour vivre. D’ailleurs, William et Léa ont travaillé durement, payé des impôts et épargné de façon intensive pour atteindre l’indépendance financière. Ils n’ont pas eu de passe-droit.

      Aussi, ils ont choisi d’utiliser les allocations gouvernementales pour financer les études de leurs enfants. Je trouve que c’est noble. En tant que contribuable, je suis ravi d’entendre que l’argent publique est réinvestie dans l’éducation. Je connais des couples qui utilisent ces fonds de façon beaucoup moins responsable.

      Enfin, les études (source) montrent qu’il est préférable pour le développement d’un enfant lorsqu’un des conjoints reste à la maison pour les premières années. Or, une mère au foyer, comme Léa, n’a pas de salaire et je considère que les allocations gouvernementales agissent un peu comme compensation.

      En somme, je respecte votre opinion, mais je ne la partage pas. Je dirais même que si tous les couples québécois étaient aussi responsables et attentifs aux besoins de leurs enfants, nous serions tous gagnant.

      Merci d’avoir commenté! N’hésitez pas à revenir le faire!

      Bonne journée!

    2. Je suis mère de 2 enfants et je peux vous dire que je profite de tous les avantages que le gouv peut me donner. Je ne me vois pas comme une profiteuse! Il y a plein de programmes.. C’est a vous d’en profiter.

      Je trouve que l’histoire est inspirante. Bravo de profiter du temps avec vos enfants! Ça passe vite!!

  5. Une chance que les payeurs de taxes sont présents pour vous aider!!!
    Je trouve ca « cheap » de se fier aux programmes sociaux pour subvenir à vos besoins. On est supposé parler d’indépendance financière pas s’accrocher aux dépend de la société….

    1. Bonjour MC,

      Ce couple ne dépend aucunement des programmes sociaux pour vivre. William et Léa ont atteint la liberté financière sans l’intervention de l’État. Ils ont réduit significativement leur niveau de consommation et ont épargnée la différence. Simplement, ils maximisent les allocations gouvernementales dans le but de payer l’éducation de leurs enfants. Je trouve que c’est un geste intelligent et responsable. Nous avons tous accès au mêmes outils d’épargne, à nous de les utiliser selon nos besoins.

      Merci d’avoir partagé votre opinion! Bonne fin de journée!

    2. Haha!

      Mélanie et mc vous êtes très drôles! Ca me rappelle dans les années ’80 quand les fumeurs disaient que c’etait eux qui payaient le Stade Olympique avec les taxes sur les cigarettes

      Quelle est la différence entre cet exemple et une famille qui a un revenu brut de 180k$ par année, 2 enfants, service de garde, 2 SUV neufs, voyages à Disney, femme de ménage, restaurants, qui ne prend ni REER ni REEÉ ni CELI, mega-hypotheque, magasinage compulsif, fin de mois difficiles, stress etc et qui se sert des subventions pour…s’acheter une roulotte de 35k$ financée sur 10 ans!

      J’ai tenté à quelque reprise d’expliquer tout ca a mes proches (car l’exemple précédent n’est pas fictif!) et ils me prennent pour un urluberlu, rien à faire, il est trop tard, ils sont totalement brainwashés par la pub, la société de consommation et les mauvais conseils.

      Admettez au moins que ce n’est pas eux en tant qu’individus qui ont mis en place les tables d’imposition et les programmes dont tous peuvent bénéficier. Ils savent tirer leur épingle du jeux et si les règles changent, ils vont s’adapter et ils auront encore une longueur d’avance sur les autres. On appelle ça de la planification fiscale.

      Je connaît des gens, propriétaire de PME qui gagnent plus de 500k$ par année et qui se payent quand même des comptables et des fiscalistes pour tirer le maximum du système (fiducie familiale, levier financier sur la résidence principale, prêt familial au taux prescrit etc) et tout ca est tout à fait légal, que ça vous plaise ou non.

      À lire vos commentaires, on pourrait croire que les familles à faible revenu sont maintenant les privilégiés du système, svp un peu de sérieux!

      Si vous voulez voir du positif dans tout ça, dites vous plutôt qu’ils laisse des postes vacants sur le marché de l’emploi, qu’ils désengorgent les routes à l’heure de pointe, ils prennent leur rendez-vous chez le dentiste le mercredi matin pour vous laisser la place le soir etc.

      La jalousie est mauvaise conseillère…

  6. Très intéressant de lire sur d’autres familles qui visent la retraite avec de jeunes enfants!

    Leur budget est également très raisonnable!

    La question des dépenses avec les enfants qui grandissent est celle qui comporte le plus d’inconnu pour nous. Difficile de savoir à l’avance ce qui va les intéresser en grandissant. Et certaines choses sont plus dispendieuse que d’autres!

    Mais j’ai bon espoir qu’en approchant les choses de façon intelligente on pourra trouver le meilleur pour nos enfants sans dépenser une fortune. Et ce, sans les priver de quoi que ce soit!

    Merci pour cet article inspirant!

    1. Merci pour le témoignage RR!

      J’ai constaté plusieurs parallèles entre votre histoire et la leur. J’ai aussi bien hâte de parler de votre histoire.

      Il faudra continuer à lire votre blogue pour connaître l’impact des ados sur le budget de jeunes retraités. On s’en reparle dans quelques années!

      Bonne fin de journée!

  7. Bonjour Jeune Retraité,

    Excellent article, très inspirant. J’adore les cas vécus, cela permet de comparer nos situations respectives. Pour ma part je suis mère monoparentale avec deux ados de 12 et 15 ans; je n’ai jamais reçu de pension (je ne l’ai jamais exigé non plus) mais plus les enfants grandissent et plus leur père est présent financièrement. Il n’empêche, comme je n’ai pas de pension je ne compte jamais dessus pour planifier. S’il paye pour quelque chose directement aux enfants c’est bien, sinon c’est bien aussi 🙂

    J’aurais voulu passer plus de temps à la maison avec les enfants quand ils étaient beaucoup plus jeunes mais dans ma situation ça n’a pas été possible. Ils sont maintenant assez autonomes pour que j’ai un peu plus de temps pour moi; par exemple je n’ai plus absolument besoin d’aller les récupérer à l’école avant 18:00, ce qui était vraiment une source de stress pour moi. Bref, la vie devient plus facile, une journée à la fois 🙂

    Pour les vacances par contre cela me coûte toujours au moins dans les 4,000$. J’ai un fonds « Vacances » que j’alimente à raison de 50$ par semaine et j’aimerais beaucoup aller dans l’Ouest Canadien mais je ne vois pas comment je pourrais m’en sortir avec 2,500$. Je serai intéressée de savoir si ta communauté aurait des tuyaux à partager sur les vacances de qualité à moindres coûts?

    Pour ce qui est des activités pour les enfants, c’est vrai que cela coûte cher, surtout s’ils font du hockey. Ce n’est pas le cas chez nous, surtout parce que je n’aurais jamais eu le temps de les y emmener. Ce n’est pas juste une question d’argent mais de disponibilités. En fait mes deux enfants sont inscrits dans les cadets de l’air; c’est gratuit (il faut tout de même participer à des levers de fonds), ils participent à des activités optionnelles magnifiques et très variées (assez souvent sur la durée de la fin de semaine, pendant laquelle ils « disparaissent » mais je sais qu’ils sont bien encadrés et en sécurité), et on leur inculque un sens solide des responsabilités. J’ai d’ailleurs l’intention d’écrire un article à ce sujet très prochainement.

    J’utilise l’argent versé pour l’ACE (Allocation Canadienne pour Enfants) et le paiement au Soutien aux enfants pour contribuer au REEE familial que j’ai ouvert quand mon premier enfant avait 2 mois. Je considère que cet argent ne m’appartient pas, ça leur revient donc directement.

    Voilà pour moi, au moins pour les grandes lignes. Je tiens aussi à souligner les excellents commentaires qui ont alimenté les discussions post-publication. Cela permet d’obtenir une perspective différente sur la réalité et la situation personnelle de chacun… et de se rendre compte que nous n’utilisons pas (et dans certains cas, pas du tout!) les mêmes bases ou critères de raisonnement…

    1. Merci Val pour le témoignage constructif!

      J’ai bien l’intention d’écrire un article sur les voyages prochainement, il devrait parraître dans le prochain mois. J’espère qu’il saura vous donner quelques trucs pour réduire les coûts.

      Pour ce qui est des allocations/paiements pour enfants, je suis entièrement d’accord avec vous, cette argent revient aux enfants. Ça devrait servir à payer pour l’éducation avant tout.

      Merci de contribuer à la discussion! Au plaisir de vous lire!

  8. Très intéressant.

    Pour revenir sur certains commentaires, je gagne 100,000$ par an et je paie donc environ 31,000$ en impôts par an, sans compter toutes les autres taxes.

    J’ai aussi un bébé et un autre à naître et j’ai l’intention de me retirer dans 6 ans avec 12 à 15k en revenus de placements (pour moi), 10k en revenus bruts d’entreprise et j’espère recevoir environ 10k d’allocations familiales. Mais, je ne veux pas en tenir compte dans ma stratégie car ça va ça varie en fonction des époques et des gouvernements.

    Je ne me sentirai pas du tout mal à l’aise de « vivre au crochet du gouv » comme certains l’ont mentionné ici en collectant (pour le couple), 10k d’allocations familiales.

    Je pense qu’après 25 ans à payer de l’impôt grassement à l’état, en récupérer un peu est un juste retour des choses. En plus, en prenant ma retraite si jeune, je vais collecter vraiment moins de RRQ une fois « l’âge de la retraite » atteint. (Ça sera bientôt 70 ans sur certains aspects – crédit d’impôt pour aînés) ça en fera plus pour vous…

    Et je vais continuer à payer des taxes mun et scol, tps et tvq, plaques et permis de conduire et toutes les autres taxes déguisées et à mesure que mes placements prendront de l’ampleur, mes revenus imposables de placement vont augmenter et je vais recommencer à payer de l’impôt (surtout sur mon REER) puis, à ma mort, l’impôt viendra gober une bonne partie de ma succession (plusieurs millions) ce qui va amplement rembourser les 10k d’allocations familiales que je compte collecter pendant quelques années.

    Donc, commenterreux… poussez-votre raisonnement jusqu’au bout. Les gens réfléchissent trop souvent en 2 dimensions ça en devient assommant.

    Pour la stratégie REEE, j’ai publié sur mon site il y a un moment de cela un article intitulé « Comment épargner 100,000$ pour les études de vos enfants gratuitement ». Évidemment, mon intention n’est pas d’épargner 100,000$ pour payer ses études, mais d’accumuler 100,000$ pour l’aider à partir sa boule de neige. On paiera ses études autrement… d’ailleurs on accorde bcp trop de valeurs à l’école et aux diplômes alors que le savoir-faire, à commencer par la capacité à s’auto-instruire et s’auto-suffire financièrement et auquel j’aditionnerais le réseau social (qui tu connais) sont des apsects bien plus importants.

    J’ai eu du succès dans ma vie professionnelle non pas à cause de mes diplômes (je n’en ai même pas aucun de relié à mon domaine), mais à cause de mes compétences et de mon savoir-faire, ma polyvalence etc…

    Diplôme et bonnes notes n’égale pas succès… faire cette association est dans bien des cas une erreur coûteuse.

    Le REEE et les allocations familiales sont deux outils, qui, si mis ensembles et optimisés, offrent des avantages inégalés pour accumuler des capitaux à l’abri de l’impôt. Mais il faut savoir quoi faire, comment le faire et surtout le faire!

    Moi ce que je retiens de cet article, c’est « la famille, ça n’a pas de prix ». Et j’ajouterais que la liberté non plus.

    Le besoin de vivre une vie libre a été mon déclencheur. Le besoin de voir grandir mes enfants et de passer du temps de qualité avec ma conjointe et notre famille, c’est le fuel qui me force à faire accélerer les choses.

    Belle, histoire. William et Lea ont-ils un site web?

    1. Merci pour le témoignage BM!

      Plusieurs bons points, comme d’habitude!

      L’impôt sur le revenu est loin d’être le seul moyen de contribuer à la société. Premièrement, nous sommes taxé sur pratiquement tout, alors la contribution financière est inévitable dans tous les cas. Deuxièmement, prendre le temps d’éduquer ses enfants (non seulement au niveau académique), de faire du bénévolat, de prendre soin de sa forme physique et de s’épanouir sont des éléments très bénéfiques pour l’ensemble de la société. Je dirais même que je préfère être entouré de gens heureux et en santé que par des « Workaholics » qui sous-contractent l’éducation de leurs enfants.

      William et Léa n’ont malheureusement pas de site web et désirent garder l’anonymat. Je suis content que leur histoire ait suscitée une belle discussion. Merci d’y avoir contribué!

  9. La retraite même avec des enfants
    Bonjour,
    Je viens lire l’article et de suite, je suis resté accroché sur le budget mensuelle, notamment, la nourriture et les frais reliés à la maison.
    Nous sommes trois, 2 adultes et un enfant, et le budget mensuelle pour l’épicerie est de 180$ x 4.3… et ma conjointe achète presque toujours son dîner au IGA, histoire d’encourager les cuisinières du commerce. Dans l’article, on parle de 4 personnes, 2 adultes et 2 enfants….et de 500$/ mois…..?

    Quant aux frais reliés à la maison, peu importe le type de maison, 625$ ce n’est pas crédible comme montant, on a qu’à penser à la fameuse taxe foncière et scolaire.

    Les chiffres dans un budget, c’est important d’être précis si on doit le respecter.

    Merci !!

    1. Bonjour Alain,

      J’étais également impressionné par le budget de 500$ pour l’épicerie, surtout avec deux enfants. Par contre, ce montant a été vérifié et il s’agit du montant réel. D’ailleurs, j’écris actuellement l’histoire de d’autres familles semblables et William et Léa ne font pas exception. Dans notre cas, nous sommes deux et ça nous coûte 80-90$ par semaine pour très bien manger. La clé est d’acheter des produits de saison, en spécial et surtout d’éviter les plats cuisinés et les aliments transformés. Un article paraitra prochainement sur le sujet. En passant, IGA ne fait pas partie des épiceries « économiques ».

      Pour ce qui est des frais liés à la maison, le couple considère que le remboursement du capital sur l’hypothèque est une épargne plutôt qu’une dépense. Je trouve que c’est logique. Ainsi, le montant présenté inclut les assurances, les taxes et les intérêts payés sur l’hypothèque.

      J’espère que ça clarifie vos questionnements! Bonne journée!

      1. Et, j’ajouterais que de notre côté nous sommes végétariens. Acheter des fruits et légumes à la fruiterie 440 est vraiment peu dispendieux. On achète des noix en bulk et des céréales et légumineuses en bulk aussi.

        Ce qui coûte cher : fromage, viande, produits transformés est essentiellement exclu de notre épicerie sauf un peu de fromage rarement et des chips ou autres produits transformés à l’occasion.

        On peut manger mieux pour moins cher.

        Côté maison, moi je ne considère pas le remboursement de l’équité de ma maison comme de l’épargne dans mon budget puisque c’est du capital « mort ». J’ai une maison unifamiliale. Reste que ça en est. Mais dans les faits, je suis forcé de le faire donc ce n’est pas une dépense compressible dans mon budget. C’est une dépense réelle.

        Par contre, dans moins de 4 ans, mon hypothèque sera à zéro.

        Restera donc :
        – taxes 3500$
        – chauffage 3000$
        – entretien et réserve 3000$
        – assurance 1000$
        – internet 60$
        Donc ça va me coûter environ 500$ par mois pour moi et 500$ ma conjointe plus l’inflation annuelle et on accumulera là-dedans de l’argent pour remplacer x ,y,z qui s’use dans la maison. (J’ai inclus plus ou 2% d’inflation par an pendant 6 ans sur ces chiffres)

        Il se peut aussi qu’on vende celle-là et qu’on reparte à neuf ailleurs. On pourrait faire ça aux dix ans et laisser tomber l’entretien. Juste surfer sur la nouveauté…

        1. Salut BM,

          Je constate que ton budget ressemble beaucoup à celui de William et Léa. Donc, ceux qui pensent que ce n’est pas possible devront peut-être questionner leurs propres dépenses. D’ailleurs, j’ai d’autres histoires semblables à venir. Un jour j’aimerais présenter la tienne également, si ça te dit.

          Merci pour ta contribution. Passe une excellente fin de journée!

          1. La portion capital de l’hypothèque n’est pas une depense. Oui, ça affecte le cash-flow, ça ne génère pas de rendements mais ce n’est pas une depense pour autant. A la revente, cet argent nous revient, on peut même s’en servir avec une marge proprio pour l’investir si on ne veut pas la laisser dormir.

  10. J’adore lire vos commentaires!!

    Pour l’épicerie, ça me coute un peu plus que ce couple, mais pas si loin que ça. En faisant attention aux promos on peut super bien manger pour 150$ par semaine et moins avec 2 grands enfants. Si vous achetez des plats cuisinés, c’est certain que ça vous coutera le double.

  11. Cet article est très intéressant. J’aime bien voir que l’indépendance financière est davantage une question de volonté, d’organisation et de planification financière et non pas une question de nombre de personnes.

    Personnellement je vise l’indépendance financière. Par contre, contrairement a d’autres jeunes retraités (grand bien leur fasse), mon objectif n’est pas d’être à la retraite rapidement mais d’avoir la flexibilité de choisir.

    Merci d’avoir partagé leurs expériences.

    1. Merci LeDividende!

      On parle souvent de retraite, mais en fait l’objectif premier reste l’indépendance financière. Pour ma part, je suis à quelques mois d’être libre financièrement, par contre je ne prendrai pas nécessairement ma retraite sur le champs. Je continuerai à travailler aussi longtemps que j’apprécie mon boulot.

      Bonne fin de journée!

  12. Le Barbu,
    Quand je dis que le remboursement de capital sur l’hypothèque est une « dépense », c’est que je tends à penser comme Robert Kyosaki sur le sujet.

    Tout ce qui ne rapporte pas de cashflow positif mais affecte mon cashflow négativement s’en va dans la colonne des dépenses.

    Mais c’est aussi vrai de dire que c’est de l’épargne forcée. Son rendement ne sera généralement pas terrible mais c’est là. Mais c’est gelé là. Pour y accéder réellement il faut vendre l’actif.

    Et quand tu dis que tu peux y accéder avec une marge… moi je ne me charge pas d’intérêts à moi-même pour utiliser mon épargne… alors que sur ta marge tu as des intérêts. Donc en réalité tu n’as pas accès à ton épargne, mais plutôt à une ligne de crédit qui prend en gage ton actif.

    Je sais qu’on joue avec les mots ici, mais j’aime le tangible.

    Et dans la réalité, y a-t-il réellement bcp de gens qui vont utiliser l’équité de leur maison pour financer leur retraite?

    Bien des baby boomers ont tout mis dans leur maison et rien dans leur compte d’investissement et ils sont pris dans cette situation. Ils sont asset rich mais cash poor.

    Et les 4 seules solutions sont :
    – aller habiter ailleurs et louer la maison
    – vendre et acheter moins cher ou louer et vivre du capital
    – prendre une marge de crédit hypothécaire avant de quitter leur emploi et vivre tranquillement dessus jusqu’à ce qu’ils n’aient plus le choix de vendre
    – souscrire une hypothèque inversée et « brûler » toute l’équité de la maison en peu près 10 ans dans bien des cas.

    Une maison n’est pas de l’épargne au global, c’est une dépense et une dépense qui en entraîne des tas d’autres : taxes, entretien.

    1. Le blogeur masqué,

      Je d’accord avec toi sur le fait qu’une maison est une dépense qui consiste à plus que le versement d’hypothèque! Que tu decide de comptabiliser la portion capital où pas, les intérêts, les assurances, l’entretient, les taxes municipales et scolaires, les rénovations, etc.

      C’est un peu comme les gens qui disent que ça coûte 20$ d’essence pour faire Quebec-Montréal mais qui ignorent que le coût réel est plus près de 100$ (50$ avec un Civic 2002, 150$ avec un Audi Q9 2017). Personne ne compte la dépréciation, l’entretient, les immatriculations, les réparations, assurances, etc.

      Pour ce qui est des boomers, la meilleure option serait de diminuer un peu leur train de vie! Il n’y a aucune raison que cette génération ait des problèmes financiers sauf s’ils ont fait des gaffes monumentales durant leurs vie. Ils ont payé leur maison 35k$ il y a 40 ans, c’est la dernière génération à avoir des fonds de pension, etc. Tant qu’à moi, ils ont juste à vendre leur chalet, arrêter de changer de voiture (F-150) aux 2 ans, choisir entre la moto, la motoneige, les voyages et autres activités qui coûtent les yeux de la tête! Ces gens dont les enfants ont quitté le nid familial il y a plus de 10 ans, ont du mal à arriver avec 80k$ de revenu annuel pour 2 adultes, ALLO!

      Pour ma part, j’utilise ma marge proprio pour investir et je déduit les intérêts sur mes impôts. Au net, les intérêts me coûtent 1.4% (ce qui est moins que l’inflation) et le rendement oscille autour de 5-7% net (puisque c’est des dividendes déterminés et du gain de capital). Quand je vendrai ma maison, j’aurai seulement 200k$ net dans mes poches au lieu de 400k$…

      1. Le Barbu, le simple fait d’utiliser de l’argent provenant de ta marge hypothécaire afin d’acheter des actions boursières rend automatiquement les intérêts déductibles d’impôt?

        1. Maxime, pour que les intérêts soient déductibles, tu dois investir dans un compte non-enregistré (REER, CELI et REEÉ sont donc exclus). Puisque nous sommes dans la « braquette » d’impôt marginal a 40% et que les dividendes déterminés et gains de capital sont imposables a 20% nous sommes avantagés du point de vue fiscal. Ex.: J’emprunte sur ma marge à 2.05% (1.3% après deduction fiscale) et les dividendes de 3.85% me donnent 3.1% après impôt. Ensuite, le gain de capital devrait aussi être d’environ 3% en moyenne, alors quand je vendrai (idéalement quand mes revenus seront moindres) il me restera un autre 2.4% après impôt pour un gain de 5.5% total (3.1% + 2.4%)

          Cela dit, je recommande d’utiliser les REER, CELI ET REEÉ avant d’utiliser cette méthode qui est plus exigeante et qui comporte un risque supplémentaire à cause de l’effet de levier. Dans notre cas, ce levier est de moins de 20% du total de nos actifs.

          1. Ok, car j’étais tombé sur un article du JdM et le passage suivant me laissait un peu songeur:

             » Par exemple, si un contribuable obtient une marge de crédit hypothécaire sur sa résidence personnelle, emprunte et investit à la bourse pour y gagner du revenu d’intérêts ou de dividendes, les intérêts sur son emprunt seront alors déductibles.

            Dans certains cas, il faudra bien organiser ses affaires afin d’obtenir la déduction des intérêts. Par exemple, un client, qui m’a consulté récemment, possédait à la fois une résidence personnelle pour laquelle une hypothèque était en vigueur et détenait des placements à la bourse. Nous avons dû en effet restructurer ses affaires afin de rendre les intérêts déductibles. Par conséquent, pour rendre déductibles les intérêts, nous avons dû procéder à la vente d’une partie de ses placements afin de rembourser son emprunt hypothécaire. Ensuite, nous avons réemprunté sur la résidence afin de réacquérir les mêmes placements. De cette façon, les intérêts étaient désormais déductibles, car l’emprunt a servi à acquérir des placements et non une résidence. Il faut bien sûr analyser les conséquences fiscales de la vente des placements avant de procéder ainsi. Les placements ne doivent pas être détenus dans un REER pour que cette stratégie fonctionne.  »

  13. Maxime, je comprend très bien ce qu’ils ont fait. Le client avait des placements « non-enregistrés » qu’il avait acquit sans emprunter. En les vendant, il a remboursé son hypothèque. Il se peut qu’il ait fait un gain ou une perte en capital en fessant la vente.

    Ensuite, quand il re-emprunte via sa marge hypothécaire, il peut racheter les mêmes placements s’il le désire mais désormais, ses intérêts sont déductibles car l’achat est fait avec l’emprunt.

    Le tracking des transactions est important au cas où l’ARC débarque pour t’auditer. Tu dois suivre ton ACB (adjusted cost basis) et ce n’est pas conseillé d’utiliser un plan de DRIP (réinvestissement automatique des dividendes) car sinon, ça devient un cauchemard de faire ton suivi d’ACB

    Va lire les articles sur la Smith Manœuvre sur Million Dollar Journey. Tu dois être certain d’avoir la motivation pour suivre tes affaires méticuleusement! Je le fais depuis 3 ans et mon « placement » est ZCN (un etf qui track le TSX) même si plusieurs me l’on déconseillé pcq un etf distribu des dividendes mais aussi du ROC et du gain de capital…mais au moins, j’ai 250 cies canadiennes et pas de décisions à prendre.

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