La retraite des parasites

Sommes-nous des parasites?

La semaine dernière, suite à notre entrevue à Radio-Canada, un chroniqueur économique à la radio nous a qualifiés de « parasites fiscaux ». Nous serions donc des personnes qui vivent dans l’oisiveté, aux dépens de la société. Ouch! Habituellement, ce genre de commentaire figure sur Facebook (dans un français approximatif) et non dans une chronique économique dans un média de masse. Alors, je me suis intéressé à la question. Peut-être que ma retraite précoce me permettra de bénéficier d’avantages fiscaux insoupçonnés? Voici mes constats.

Pas d’enfants, pas d’argent!

Premier constat, le gouvernement québécois a un parti pris marqué en faveur des familles ayant des enfants. D’ailleurs, « le Québec arrive en tête pour la charge fiscale nette la moins lourde à l’égard des familles à revenu modeste avec enfants (source) ». Même conclusion au niveau fédéral. La vaste majorité des crédits d’impôt, des programmes et des autres avantages fiscaux instaurés par le gouvernement Trudeau sont destinés aux familles (source). Bien que je sois entièrement d’accord avec ces choix de société, ceci ne contribuera pas à notre cause.

Seule exception, le crédit d’impôt pour solidarité (source) pourrait nous accorder entre 800$ et 1 200$ annuellement. Belle surprise! Finalement, un peu de parasitisme! Reste à voir ce que nous ferons de ce montant inattendu.

La sous-consommation, un geste égoïste?

Étant donné que nos dépenses sont significativement moindres que celles d’un ménage québécois moyen, nous payons moins de taxes sur les produits et services. Ainsi, notre faible niveau de consommation fait en sorte que nous contribuons moins aux revenus gouvernementaux. Est-ce qu’on pourrait même dire que notre sous-consommation est un geste nuisible à la société (lire antipatriotique)? Si tel est le cas, nous sommes des parasites! 😉

Payer le maximum d’impôt, un devoir de citoyen?

À notre retraite, nos revenus correspondront exactement à nos dépenses, car nous décaisserons seulement le montant nécessaire pour vivre. Donc, l’impôt à payer sur le revenu sera minimal. Encore là, notre faible niveau de vie minimise notre participation à l’impôt. Pire encore, durant toute notre vie active, nous avons maximisé les contributions au REER et au CELI. Ceci a réduit nos revenus imposables, a réduit notre cotisation aux coffres de l’État et a fait de nous des profiteurs du système.

Blagues à part, sur le plan fiscal, je considère que ma retraite est l’équivalent d’un changement de carrière. C’est comme si je devenais président de ma vie. C’est-à-dire, je me verserai un salaire, je payerai des impôts et j’assumerai mes responsabilités sociales. Seulement, au lieu de faire un travail rémunéré, je vaquerai aux occupations qui maximisent mon bonheur. Et, dans cet état d’esprit, je serai plus libre de créer, de réfléchir et ultimement, de démarrer des projets qui ont une valeur sociale, sans être nécessairement profitables. Pour illustrer mon propos, si un ingénieur acceptait de réduire son salaire de moitié pour réaliser son rêve et devenir guide forestier, personne ne le traiterait de parasite. Or, comment est-ce que mon cas est différent?

Notre contribution à la société

Notre apport à la société n’est pas uniquement une fonction des taxes et des impôts que nous payons. Je trouve qu’il est fallacieux de calculer la valeur d’un être humain en termes de ce qu’il rapporte et de ce qu’il coûte à l’État. Néanmoins, si nous faisions le calcul, je pense que nous serions surpris des résultats. Par exemple, un avocat qui est constamment stressé, qui n’a pas d’hygiène de vie et qui sous-contracte l’éducation de ses enfants à une nounou coûte probablement plus aux contribuables qu’un photographe qui a une vie saine et équilibrée.

Au lieu de nous laisser porter passivement par un emploi 9 à 5, ma conjointe et moi avons choisi de dédier nos vies aux projets qui nous passionnent vraiment. En outre, nous n’aurons pas l’obligation de faire de l’argent, donc nous pourrons nous consacrer à des activités sans but lucratif. Pour ma part, je souhaite éduquer la population sur les finances personnelles et assister les jeunes entrepreneurs dans le démarrage de « startups ». Ma conjointe, pour sa part, vise faire de l’aide humanitaire (ex: Pharmaciens sans frontière). À savoir, peut-être que mon nouveau rôle de critique du marketing et de la surconsommation sera plus bénéfique à la société que mon rôle actuel de « marketer »?

Nous sommes libres de l’État

Ma conjointe et moi n’avons jamais bénéficié d’aide gouvernementale particulière (chômage, aide sociale, allocations, congé de la maladie, etc.) et nous n’espérons sincèrement jamais en avoir de besoin. Reste que, nous sommes heureux de payer nos impôts et de participer activement à la communauté. Ceci dit, l’objectif premier de notre plan de retraite précoce est d’être libre et indépendant. Voilà pourquoi, nous ne comptons pas sur l’État pour réaliser notre rêve.

Merci à nos détracteurs

Finalement, ce commentaire négatif m’aura permis de découvrir un avantage fiscal inespéré. Merci de me l’avoir fait réaliser!

Aussi, en éternel optimiste, j’assume que les commentaires gratuits et méchants de nos détracteurs marquent peut-être le début d’une prise de conscience. Ainsi, peut-être s’agit-il de la première étape vers leur bonheur. En tous cas, je leur souhaite!

Êtes-vous un parasite de la société?

54 comments

  1. Vous avez changé ma vie avec vos articles. Je me precipite a lire l’article des que ce dernier aparait dans mes mails… merci encore

    1. Tout comme So j’adore lire vos commentaires . je pense aussi à réduire mes heures de travaille et déjà je consomme beaucoup moins que bien d’autre car j’ai été une mère monoparentale avec 2 enfants et je ne suis pas plus malheureux.
      Merci de vos articles j’apprécie …..

      1. Merci Manon et bienvenue dans la communauté!

        Je ne sais pas pour vous, mais depuis que je me suis fixé un objectif concret (la retraite avant 40 ans), tous les sacrifices me semblent insignifiants. Je veux tellement réaliser mon rêve que je ne considère pas la réduction de ma consommation comme un grand sacrifice.

        Je vous souhaite d’atteindre votre objectif rapidement.

        N’hésitez pas à revenir commenter! Bonne journée!

  2. Moi c’est la « pseudo spécialiste » qui à passé après l’entrevue qui ma scandalisé avec ces clichés qu’on entends constamment, que sa prends absolument 1 millions$ pis que tu dois contribuer jusqu’au 65 ans sinon ta rente sera pas assez grosse.

    Le gouvernement mets des outils fabuleux (REER et CELI) lorsque bien utiliser, mais le monde passe à côté et ce plain après que sa coûte trop cher d’impôt.

    Je gagne 36 000$ brut par année et pourtant je suis capable de mettre plus de 15 000$ par année en épargne. Alors quand j’entends du monde qui gagne le double de moi mais ont pas une cenne d’économie, c’est pas mal plus eux les cons que moi le parasite.

    Si du monde sont capable de « vivre » sur l’aide social avec 600$ par mois, je crois que je peu très bien vivre avec 1500$.

    Pis le monde ont l’air d’oublié que l’objectif premier n’est pas forcément de prendre sa retraite à 40 ans, mais d’avoir la liberté. Liberté ne veut pas forcément dire arrêter de travailler… sa veux dire choisir une job en fonction de ce qu’ont aime et non pas en fonction du salaire. De pouvoir dire que je travail que 2-3 jours semaines au lieu de 40 heures. De pouvoir dire, cette été je prends 2 mois de congé à mes frais.

    1. Merci Yan pour le témoignage!

      Si on se compare à la population mondiale, notre niveau de vie est aberrant. Les ménages québécois dépensent en moyenne 50 000$/année et n’épargnent que 3-4%. Les filets sociaux et le manque d’éducation financière font en sorte que nous sommes déresponsabilisé de nos finances personnelles. Et, si quelqu’un sort du lot, il est jugé sévèrement.

      L’indépendance financière signifie avant tout d’être libre! Libre de prendre une année sabbatique pour changer de carrière, libre de travailler moins d’heures pour voir grandir ses enfants, libre de voyager, libre de faire un boulot moins payant par passion, etc. Voilà ce que les gens coincés dans le « rat race » ne comprennent pas.

      Merci, au plaisir de lire vos prochains commentaires!

    2. J’approuve les propos de Yan. Depuis plusieurs années, j’ai choisi de ne pas travailler à temps complet tout simplement pour avoir plus de temps et j’ai toujours réussi à mettre de côté plusieurs milliers de dollars chaque année. Évidemment, je vis très simplement, je ne suis pas consommatrice, je n’ai pas de biens accumulés mais j’ai la tête pleine de souvenirs des nombreux voyages que j’ai effectués, car là est ma passion et je voyage à petit budget, évidemment. J’ai toujours refusé le carcan de consommation dans lequel nous vivons, et ça m’a souvent valu de me faire traiter de gratteuse et de « cheap » mais au final, c’est moi la gagnante car j’ai atteint la liberté financière que je visais. Je me contrefiche de ne pas avoir de beaux meubles, qui sont d’ailleurs tous de seconde main, la dernière télé haute technologie et toutes ces bébelles dont on meuble notre prison dorée. J’ai toujours gardé en tête que je voulais avoir la liberté de laisser mon boulot lorsqu’il m’ennuyait; je l’ai fait quelques fois par le passé et je suis sur le point de le faire encore. Je refuse de perdre ma vie à la gagner! Comme toi, Jeune Retraité, j’aime l’argent non pas pour l’accumuler, mais pour la liberté qu’il me procure!

      1. Bravo Gabrielle!

        L’intangible à tellement plus de valeur à mes yeux. Ma richesse ne se mesure pas juste en termes de dollars, mais surtout en niveau de bien-être. Je suis riche d’expériences, de souvenirs et en termes de liberté de choix.

        Merci pour le témoignage!

  3. Tout comme moi, Yan a trouvé que la « spécialiste » d’Option Retraite n’avait pas trop l’air d’y croire! Moi, je fais beaucoup plus confiance à ceux qui ont mis en place un plan pour être libres à 40 ans qu’au reste de la population qui se laisse porter par la vague jusqu’à 65 ans sans réfléchir. Au pire, si je dois corriger le tir, mettons que je me suis trompé, il me reste du temps devant moi. Si par contre quelqu’un prévoit se rendre à 65 ans sans investir, bonne chance au réveil! Après coup, il sera trop tard!

    1. Salut Le Barbu,

      Premièrement, la capacité d’adaptation, la débrouillardise et la compréhension des finances varient d’une personne à l’autre. Or, les banques ont tendance à niveler tout le monde vers le bas. Selon elles, tout le monde dépensent 70% de son revenu, et ce toute sa vie.

      Deuxièmement, on met toujours l’emphase sur la somme d’argent nécessaire pour être libre. Cependant, la liberté est surtout un état d’esprit. Par exemple, la capacité de prendre sa vie en main et la flexibilité de s’adapter aux situations changeantes, sont plus valables pour aspirer à l’indépendance financière.

      Merci pour le commentaire!

    2. Les gens qui nous traitent de parasites ont aucune connaissance en finance. Si ont garderait l’argent cash caché sous notre matelas peut-être, mais elle est dans des REER et CELI chez des banques qui la réutilise, l’argent reste en circulation c’est juste d’autres gens qui vont la dépenser. Pis je vois pas comment ont peut ce tromper en économisant. Combien de personnes ont des rêves, mais pas l’argent pour les réaliser? Combien de gens veulent ouvrir un restaurant, mais ont pas l’argent pour? Combien de gens veulent acheter un quadruplex, mais ont pas l’argent… Peut-être que je pourrai pas prendre ma retraite à 40 ans, mais au moins je vais avoir le cash pour réaliser mes rêves, investir et saisir les opportunités.

  4. Parasite ou pas, je m’en balance un peu de ce que les gens peuvent penser.

    Je pourrais bien traiter de parasite les gens « productifs » qui ont de démarreurs à distance, qui vont à la commande à l’auto, qui achètent des bouteilles d’eau, qui demande au gouvernement des nouveaux pont$/autoroute$ etc. Dans ma vision des choses, ils brûlent et gaspillent les ressources des générations futures, tout en polluant.

    Et les gens sédentaires, les fumeurs, les obèses? Ils parasitent le système de santé! On est tous le parasite de quelqu’un selon l’angle où on regarde!

    À ma retraite, je vais quand même payer des impôts et participer au mieux être de la société. Je fais du bénévolat et je vais en faire encore plus. J’aurais encore plus de temps pour m’entraîner et faire du sport réduisant ainsi mes chances d’avoir recour au système de santé. J’aiderai probablement mes enfants dans leurs projets s’il y a lieu etc.

    1. Effectivement Le Barbu,

      Certaines personnes dépendent de nous et nous dépendons d’autres personnes. C’est la nature d’une société! En réalité, je ne serai jamais vraiment indépendant. J’ai besoin des producteurs agricoles pour me nourrir, je dépend d’Hydro-Québec pour me fournir l’électricité, j’ai besoin du service de police pour assurer ma sécurité et… j’ai besoin de détracteurs qui me disent que mon projet est impossible pour que je le réalise! 🙂

      Merci pour tes commentaires toujours à propos!

      1. Un animateur de radio à Québec vient encore de dire ce midi que sa grosse poubelle verte déborde chaque semaine et que c’est complètement ridicule de faire la collecte des ordures aux 2 semaines, hiver comme été! Même s’il paye plus de 50,000$ en impôts et en taxes par année, je considère qu’il agit en parasite. Qu’est-ce que ces gens là mettent aux vidanges? Leurs meubles, leurs vêtements?!?!

        Nous somme une famille de 4 personnes avec une vie TRÈS normale et notre bac ne serait même pas plein après 1 mois! Probablement que ca prendrait 6 semaines pour les poubelles et 4 semaines pour la récupération.

          1. Ha! J’avais même pas fait le lien!

            Et que dire de l’ex-maire d’Huntingdon qui se tape 150,000km par année en Mustang pour aller travailler? Comme quoi, les personnalités publique ne sont pas toujours des exemples à suivre…

            Avec nos 2 véhicules et 2 adolescents qui jouent au hockey, on roule à peine 18,000km au TOTAL

            J’ai essayé d’expliquer ça à ma sœur qui est une « écolo-granola » et qui habite « creux » avec ses 3 enfants. Leur éloignement les oblige à faire plus de 80,000km/an. Je lui ai dit qu’elle « brûle » carrément le pétrole des 3 prochaines générations!

          2. C’est certain qu’en parlant de retraite précoce, on s’expose au jugement de tout le monde. Un peu plus de réflexion et d’analyse critique ne ferait de mal à personne. Les gens qui ont un micro ou qui ont plus de visibilité médiatique (maire) n’y font pas exception.

  5. Le chroniqueur qui a dit cela… il se contredit… car son livre incite il me semble à l’indépendance financière. Peut-être s’inquiète-t-il que l’engoûement journalistique pour le sujet qu’il a contribué à créer ne mette trop le projecteur sur cette option et ait comme conséquence de réduire les possibilités pour ceux qui s’y mettent.

    1. Salut Maryse,

      Je constate que tu as également entendu la chronique. Pour ma part, j’ai eu un frisson dans le dos quand j’ai entendu le mot « parasite ». Le chroniqueur en question doit avoir ses raisons pour émettre un tel jugement de valeur. Je l’ai contacté pour comprendre son point de vue, mais silence radio.

      Dans tous le cas, ça me motive encore plus à réaliser mon objectif.

      Merci!

  6. J’ai 58 ans et je suis à la retraite depuis 3 ans. J’aime votre façon de voir la vie, ce qui est un exploit de penser de cette façon dans notre monde fou de consommation. Je vous félicite ! Ça me réconforte aussi pour ce qui est de mon mode de vie … Je n’ai pas de préoccupations financières parce que je vis selon mes moyens tout en m’accordant des p’tits plaisirs de la vie. J’adoorrre la Liberté de faire ce que je veux et de ne rien faire si ça me tente ! Ma qualité de vie est à son meilleur ! C’est pourquoi je vous encourage dans cette voie, même si votre but est d’être libre à 40 ans, vous êtes déjà libre avec cette philosophie ;))
    Je suis friande de vos articles et encouragée de voir ce mouvement se perpétuer … Bonne route !

    1. Merci Suzie pour les bons mots!

      Je suis entièrement d’accord, la liberté ça commence dans la tête. Souvent, je constate que les gens se créent eux-même une prison. Ils s’endettent pour acheter la plus grande maison, la plus belle voiture et le plus de « bébelles » possible. Être libre n’implique pas d’être millionnaire, ça découle plutôt de la capacité de choisir. Choisir de consommer sur ce qui améliore réellement notre vie, choisir d’exercer le travail qui nous permet de s’épanouir et choisir la vie qui nous rend heureux.

      Merci et n’hésitez pas à revenir partager vos expériences de retraite.

      Bonne suite!

  7. C’est ça le Québec, la liberté et tout simplement le fait de faire de l’argent ou de réussir, est très mal vu. Ça parait tellement bien d’acheter pleins de bébelles, d’avoir une belle grosse maison, un char de l’année. D’ailleurs est-ce que c’est moi ou même les jeunes de 20 ans ont des chars neufs de nos jours? Ah oui, le crédit…

    Le pire c’est quand tu leur fais remarquer qu’ils en ont pas besoin, ils t’accusent de ne pas profiter de la vie ou d’être gratteux. Il y a tellement d’ignorance financière et les gens préfère jouer à l’autruche en se disant que la seule façon de vivre est de consommer.

    Bref, ce genre de commentaires ignorants qu’on lis sur radio-canada ne fait que me motiver encore plus tout en me gardant focus sur la ligne d’arrivée. Merci encore pour cet article!

    1. Salut Jérémy,

      J’attribue la situation au manque d’éducation financière. De plus, je vois les jeunes portant des manteaux Canada Goose à 800$ et je me dis que la prochaine génération ne sera pas mieux. En fait, la majorité des gens ont des ambitions et des rêves. C’est juste qu’ils achètent des billets de loto au lieu de mettre en place un plan d’action concret.

      Moi aussi, de tels commentaires me motivent à continuer.

      Merci pour le commentaire! Bonne journée!

  8. J’aime l’image de devenir Président de sa vie 🙂 C’est très bien dit et c’est très vrai. Je suis à mon compte et c’est ce que je me dis tous les jours également (et surtout quand mes contrats me pèsent). Je vise l’indépendance financière à 55 ans. Si j’avais fait moins d’erreurs plus jeune j’aurais sans doute pu l’avoir plus tôt mais on ne refait pas le passé et je n’ai pas de regret. Au moins je me suis réveillée!
    Je suis certainement beaucoup plus un parasite maintenant que je ne l’ai été, mais mes dépenses sont encore bien trop élevées à mon goût. C’est principalement du au fait que j’ai deux ados à la maison, mais j’aime également mes petits plaisirs, mes petits luxes même. J’en ai peu, je dirais même que j’en ai un principalement, j’adore assister à des matches de hockey 🙂 Je consomme donc pas mal, assez pour me faire passer pour une « bonne citoyenne » je présume…
    Je suis tout à fait d’accord avec Le Barbu et sa définition d’un parasite en passant, et moi aussi je n’ai absolument rien à faire de ce que les gens peuvent penser de moi ou de mon comportement. S’ils ne sont pas d’accord avec la façon dont je gère ma vie et mes finances, ils n’ont qu’à regarder ailleurs 🙂

    1. Bonjour Val,

      « Être président de sa vie » signifie pour moi prendre sa vie en main. Ceux qui se plaignent tous les jours de leur travail, peuvent faire le nécessaire pour le changer. Ceux qui pestent constamment contre la météo peuvent déménager dans un autre pays. Ceux qui sont toujours « cassé », peuvent faire le ménage dans leurs finances personnelles. Dans presque tous les cas, il y a un moyen d’améliorer sa situation, sans gagner à la loto.

      Il est trop facile de se laisser porter par la vague. De laisser son employeur dicté notre vie de 9 à 5 et d’endormir notre cerveau devant la télé le reste du temps. Ceci crée une société d’esclaves (voir même de zombies)!

      Merci Val! Au plaisir de lire ton blogue!

  9. Bonjour,

    Je suis toujours ébahi que des gens, dépendant du système gouvernemental et accroc à la consommation, me compare à un parasite. Nous qui sommes indépendant financièrement et qui n’avons pas besoin des programmes de soutien aux enfants, nous qui n’avons pas besoin d’un programme de retraite gouvernemental, qui n’avons pas besoin de se faire obliger à adhérer au RVER ou au RPAC,etc. et etc.. C’est quand même pas de notre faute si le gouvernement nous envoie des chèques. Qui pourrait se permettre de vivre sans les programmes des gouvernements comme nous? Parasite? Qui pourrait survivre aux augmentations de taux d’intérêt? Qui pourrait payer sa part de la dette publique demain? Le parasite?

    Je suis toujours amusé que l’on compare celui qui est indépendant financièrement à un parasite. Il faut travailler énormément fort pour y arriver et il faut nager à contre-courant des idées reçus de la société.

    Si parasite veut maintenant dire voyager, prendre du bon temps en famille, être libre du 9 à 5, être libre de créer, de vivre ses valeurs et de penser: Je suis parasite!!!

    En passant, je n’ai pas eu la chance de voir l’entrevue, mais un conseiller financer doit adapter ses conseils aux rêves, aux objectifs et à la situation de ses clients et non l’inverse. Il ne devrait pas être surpris de la faisabilité de prendre sa retraite très tôt dans votre cas.

    On peut revoir cette entrevue?

    1. Bonjour Commelaplanète,

      Je suis convaincu que le chroniqueur qui m’a qualifié de parasite complète aujourd’hui son rapport d’impôt en essayant de maximiser tous les retours du gouvernement, malgré le fait qu’il n’ait pas besoin de cette argent pour vivre.

      Je pense qu’il en a échappé une! Je vais lui donner le bénéfice du doutte.

      Voici le reportage de Radio-Canada: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1021951/retraite-hative-30-ans-emploi-familles

      Merci et bonne fin de journée!

  10. Avez vous vu l’article sur ce couple du Saguenay avec 3 adolescent dans La Presse Plus ce week-end?

    157k$ de revenu brut, budget mensuel négatif, 500-600$ d’épiceries par semaine (ils doivent manger juste du crabe des neiges!) à lire absolument…

    Ils envisageait comme solution d’acheter un immeuble à logement! Le bon moment pour se lancer en immobilier, c’était en 1998!

    1. Bonjour Le Barbu,

      Peux-tu fournir le lien pour lire cet article ?

      En passant, en 2014, La Presse publiait une série d’articles sur le train de vie extrême dont un: http://plus.lapresse.ca/screens/98a35ac9-f13d-4599-bdfb-a483e3428e83%7CaA9t3324i4Gx.html

      3 ans plus tard, pas de changement, on voit encore des gens endettés… Ils sont perméables aux publicités et au diktat de la surconsommation.

      Pour les consommateurs, nous sont des hérétiques. Nous avons droit à un mode de vie!

      Bonne journée, M-A

      1. Je suis pas capable de te fournir le lien. C’est dans l’édition de La Presse Plus du 26 mars, section Vos Finances, Train de Vie, Le Salut Grâce à un Immeuble.

        Je viens de le relire et j’en reviens toujours pas!

    2. C’est fascinant! Et, nous sommes perçu comme des marginaux…

      Pour l’épicerie, je ne saurais même pas comment dépenser un tel montant. Il faudrait inventer des repas entre le déjeuner et le brunch!

      Au moins, investir en immobilier les obligeraient à épargner un peu.

      Merci pour le partage!

    3. Ça démontre bien la mentalité de la plupart des gens. « Ah si je gagnais plus d’argent je pourrais payer mes dettes… » Au lieu de couper dans les dépenses, ce qui est beaucoup plus facile. Ça prouve aussi que bien des personnes endettés ne sont pas prêtes à réduire leur mode de vie et à vivre plus modestement. J’imagine que la pression sociale est élevée quand on est consommateur…

  11. Pour ma part, c’est simplement une optimisation des resources dans mon existence. Ce qui inclût mon argent et mon temps.

    Cela prend plusieurs formes, mais si tout le monde étaient comme moi, on pourrait avoir un mode de vie aussi sinon plus comfortable que l’actuel, mais avec un besoin en énergie et en resources beaucoup moindre… (Tiens, cela me donne une idée de chronique!)

    Je n’ai pas entendu le segment ou il est question de parasite, je serais curieux d’en avoir le plein contexte.

    C’est presque marrant que quelqu’un qui est (très bien) payé par une radio d’état, traite de parasite quelqu’un qui sommes toute fait le même travail que lui, c’est-à-dire offrir des conseils et opinions sur l’économie et les finances personnelles, sur une plateforme concurrente (un blog), mais gratuit.

    On est toujours le parasite de quelqu’un d’autre!

    En fait, si les chroniqueurs économiques faisaient réellement leur travail, on entendrait plus souvent parler du rôle parasitaire des institutions financières qui chargent des frais indécents et empochent le retour que les gens devraient recevoir en plaçant simplement leur économies sans gestion active!

    Mais les banques seraient moins tentés d’acheter des publicités sur leur plateforme média!

    1. Très bonne réflexion RR!

      Si les articles de mon blogue étaient publiés dans le Journal de Montréal ou dans le 24 heures, est-ce que ça rendrait ma contribution à la société plus valable? Est-ce que le fait d’être rémunéré me rendrait moins parasite?

      En fait, je valorise beaucoup ma liberté d’opinion. Si j’étais payé par la pub, je ne pourrais pas critiquer aussi sévèrement les banques, la surconsommation, le marketing et la désinformation médiatique.

      Merci RR, bon point!

  12. Parasite… wow!

    Je n’ai pas vu l’entrevue… car heureusement j’écoute très rarement la télé. Je vois que je ne manque rien.

    J’ai entendu dire que P-Y McSween aurait aussi dit que les jeunes qui partent en voyage à l’étranger pendant plusieurs mois après leurs études coûtaient aussi très cher à la société…

    C’est un point de vue comptable unidimensionnel…

    J’espère qu’un jour l’humanité se sortira de cette pseudo-logique économique (lire folie stupide illogique qui se rapproche fortement de la pathologie). Il y a autre chose que l’argent dans la vie. La vraie richesse vient de l’expérience, alors pourquoi passer nos vies comme des rats en cage qui courrent dans la même roue sans cesse? Nous nous enfermons nous-même dans nos propres prisons mentales et en faisons des réalités physiques.

    Je ne sais pas pourquoi tu t’évertues à donner des entrevues aux ti-clin des médias de masse d’ailleurs… ça doit t’amuser je suppose.

    Quand avoir joué dans loft story ou occ double te qualifie pour donner ton opinion unilatérale sur tous les sujets, tu sais que le rôle mythique du lecteur de nouvelles cultivé et objectif est passé aux oubliettes.

    On est vraiment dans la culture de l’ignorance, de la stupidité et du show…

    Ce genre de réaction me fait penser à une petite anecdote. Il y a un gars qui disait que la leçon la plus importante qu’il a retenu de ses études universitaires lui vient de l’événement suivant :

    Il y avait un débat sur la peine de mort au Texas dans son cours de pénologie et certaines personnes étaient vraiment campées sur leurs position qu’on doit maintenir la peine de mort parce que ça coûte moins cher à l’état que de garder quelqu’un incarcéré toute sa vie. Or, au-delà des arguments moraux, éthiques et philosophiques (complètement zapé par ce groupe ancré dans la pseudo-logique économique) les faits réels (vs leur vision imaginaire des faits) sont qu’il en coûte bien plus cher à l’état de mettre quelqu’un à mort que de l’incarcérer toute sa vie à cause de tous les coûts reliés aux procès, appels, contestations et de relation publique.

    Ainsi, ces gens étaient prêts à mettre à mort des humains parce que dans leur tête ça coûte moins cher (ça fait du sens pour eux) alors que dans les faits (qu’ils ignorent sans même se poser la question), ils ont torts sur ce qui est leur seul argument. Et il semble que leur « pseudo-logique » aurait entraîne un mouvement de groupe, si bien que plusieurs personnes dans la classe se sont ralliés à eux.

    Le cerveau humain est un outil dangereux lorsque tu ne sais pas t’en servir et malheureusement, il semble qu’on soit nés sans le manuel d’utilisation.

    Dans la vie, tu peux avoir techniquement tort et politiquement raison ou politiquement tort et techniquement raison. Ce qui serait l’idéal, bien sûr, ce serait d’avoir techniquement et politiquement raison.

    Ce genre d’opinion (traiter les gens de parasite devant des millions d’auditeurs) … est-ce que ça a sa place? C’est comme ça que des tas de massacres ont eu lieu dans l’histoire de l’humanité…

    1. Salut BM,

      Nous sommes à l’ère de l’opinion-minute. Les chroniqueurs doivent émettre des opinions tous les jours sur différents sujets et ils ont 3-4 minutes pour le faire. Il faut que ce soit facile à comprendre et « punché ». Présenter les nuances serait trop long et moins « sexy ». Ainsi, on va souvent dans le noir ou blanc.

      Peut-être que je suis effectivement un parasite de la société, mais pour me convaincre ça prendrait un argumentaire plus étoffé. D’ailleurs, je suis ouvert à toutes les critiques, si elles sont réfléchies. Ça m’aide à toujours me remettre en question.

      Merci pour le commentaire pertinent!

      1. Je n’ai pas entendu cette chronique, mais peut-être aurait-il pu élaborer sa définition de  » parasites fiscaux  » et pousser sa réflexion jusqu’au bout.

        Par exemple, est-ce qu’un citoyen salarié gagnant de très faibles revenus d’emplois, donc qui paie, au final, très peu d’impôts et de taxes et qui se fie sur la pension étatique des gouvernements pour financer sa retraite est un parasite fiscal? Si oui, ça pourrait probablement définir une partie significative des auditeurs de la station pour laquelle il travaille.

        Et n’est-ce pas paradoxal de prôner de la consommation responsable à tout vent, mais de le faire  » entre deux annonces publicitaires de vendeurs de chars neufs  »?

        1. Merci Maxime,

          Est-il préférable de maximiser sa contribution aux coffres de l’État ou maximiser son bonheur pour être de bons citoyens? Je préfère être entouré de gens épanouis, heureux au travail et équilibrés. C’est le choix que j’ai fait! Je contribuerai moins à l’impôt sur le revenu à ma retraite, mais je serai nettement plus heureux. Par conséquent, ma participation à la société sera différente, mais pas nécessairement moins valable.

          Bon point! Quand les annonceurs payent votre salaire, ça doit être un peu plus délicat de les critiquer ouvertement.

          Dans tous les cas, ceci nous aura permis d’explorer la question. Malheureusement, le chroniqueur en question n’a pas répondu à mon invitation de participer à la discussion. J’aurais aimé entendre on point de vue.

          Au plasir!

  13. Bravo
    J’ai 52 ans et j’ai débuter votre style de vie à 48 ans.
    je peux vous dire que toutes les choses superficielles
    ne sont plus nécessaires. Je voyage 5 mois et j’ai changer de métier beaucoup moins de pression et fini la direction.

    Je vis en feefth wheel et je quitte avec l’hiver cela réduit les coûts considérablement .Je fais des lunchs , achète beaucoup moins de vêtements,limite les resto. Bravo à vous .

    Aujourd’hui avoir fait cela il y a 15 ans j’aurais beaucoup plus d’argent .

    1. Bonjour Guylaine,

      Merci pour le témoignage!

      Vous avez optimisé votre mode de vie pour maximiser votre bonheur. Bravo! Trop de gens font l’inverse. Ils augmentent leur train de vie graduellement à mesure que leur revenus augmentent. Ainsi, les dépenses et les dettes s’accumulent et ils n’ont plus l’option de changer de métier une fois que le niveau de stress devient insupportable. En d’autres mots, ils se sont peinturés dans un coins.

      Au plaisir de lire vos prochains commentaires!

    1. Bon article! J’aurais aimé l’écrire puisqu’il traduit exactement ma pensée.

      Certaines inégalités (favorables) sont le résultat de la chance, d’autres de l’effort.

      Au Canada, nous sommes parmi les privilégiés mondiaux. Alors, la portion chance est déjà pas mal présente. Reste l’effort, la discipline et le travail pour atteindre nos objectifs de vie.

      Merci M-A! Bonne journée!

  14. Allô,
    Le gouvernement utilise des lois (fiscales ou autres) pour valoriser certains comportements. Si on connaît bien les lois, on a tout à gagner de se placer sa voile dans la direction où les gouvernements soufflent : se stationner au bon endroit pour éviter la contravention de stationnement, rouler à moins de 120km/h pour éviter les contraventions de vitesse et réduire le nombre de litres/km, économiser dans le REER pour réduire notre impôt sur le revenu, économiser dans le CELI pour ne pas payer d’impôt sur les revenus de placement, cotiser au REEE pour aller chercher 30% de subvention, emprunter de l’argent pour investir dans des entreprises qui rapportent davantage que l’emprunt et pouvoir déduire les interêt, utiliser le RAP et les programmes de la SCHL pour réduire la mise de fond nécessaire à l’achat d’un immeuble. Acheter (actions) des entreprises qui versent des dividendes plutôt que prêter (obligations) à des entreprises qui versent des intérêts, pour diminuer notre impôt. Acheter des entreprises qui réinvestissent leurs bénéficient (gain en capital) plutôt que de verser des dividendes, afin d’encore plus diminuer notre impôt. Ajoutons: faire des dons de charité qui permettent de réduire encore plus nos impôts sur le revenu.

    Bref, en voulant profiter de tout ça, il ne reste presque plus d’argent pour le dépenser en folle consommation débridée! 😎

    Enfin: on nous incite à réduire la consommation des biens nuisibles qui sont surtaxés tels alcool et cigarette. Les gouvernements, avec notre argent faut le dire, nous offrent aussi: écoles, parcs, piscines, bibliothèques qui sont d’autres moyens/incitatifs à réduire notre consommation de biens et service et créer ainsi une épargne qui pourra être investie dans la liberté.

    Je crois que le gouvernement, par ses lois, nous dit clairement qu’il veut qu’on consomme moins et qu’on économise davantage.

    On n’a pas à se sentir des parasites. MMM a un bon article à ce sujet sur son blog (http://www.mrmoneymustache.com/2012/04/09/what-if-everyone-became-frugal/).

    Simon Black et sa newsletter gratuite en parle également (https://www.sovereignman.com/international-diversification-strategies/how-to-cut-your-taxes-no-matter-what-your-situation-21353/).

    Rassurez-vous mes chers confrères/consœurs!

    1. Merci Ned pour l’excellent commentaire!

      Les règles du jeu sont les mêmes pour tout le monde! Ceux qui s’adapte à l’environnement et qui prennent avantage des opportunités, sont ceux qui réussissent. C’est la théorie de l’évolution. Soyez assuré que les dinosaures vont éventuellement disparaître.

      Bienvenue sur ce blogue. Votre contribution est très pertinente!

  15. Bonjour! Je trouve que les gens qui vous traitent de parasites omettent l’aspect significatif et positif qu’entraine une diminution de la consommation sur l’environnement. Personnellement, je trouve que ce sont plutôt les gens qui surconsomment qui parasitent notre planète. C’est mon côté écolo qui m’a progressivement amenée à tendre vers le «zéro déchet», puis vers le minimalisme, puis par la suite vers l’indépendance financière. Pour produire moins de déchets, il faut acheter mieux et plus durable, mais surtout, il faut acheter MOINS. Moins on possède d’objets, moins ils ont de chance de finir à la poubelle et moins on pollue notre planète. Je crois que chaque dollars dépensé constitue un vote. Lorsque j’achète un objet, je vote pour que les entreprises produisent plus de cet objet, car je participe à créer une demande. J’encourage donc la pollution engendrée par l’usine qui fabrique le produit ainsi que par les moyens de transport (voiture, camion, avion, bateau) pour emmener le produit jusqu’au magasin. J’encourage aussi la dépense de différentes ressources naturelles pour fabriquer le produit. Et si le produit a été fabriqué avec les petites mains d’une main d’oeuvre sous payée, j’encourage aussi cette forme d’exploitation en achetant ce produit… J’en aurais long à écrire sur le sujet, je suis donc mieux d’arrêter là! Bref, selon moi, il est facile de retourner le terme «parasite» vers les surconsommateurs…! Au final, on dirait que nous pouvons tous être qualifiés de parasites, chacun à notre façon… ?

    1. Bien dit Josianne! Excellent commentaire!

      Je suis entièrement d’accord. Nous sommes dans une spirale de consommation sans fin, qui, par le fait même, détruit notre qualité de vie à petit feu. Nous sommes tous perdants au final.

      En plus, quand on surconsomme, on est toujours en manque. On a hâte d’avoir une plus grande télé, une plus belle voiture, le nouveau iPhone, etc. En faisant abstraction de ses désirs artificiels, on se sent tellement plus zen.

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