La liberté sur 4 roues

Les roadtrips en famille ont marqué ma jeunesse. À bord d’un Westfalia, puis d’un Le Sharo, nous avons quadrillé le Canada ainsi que les États-Unis, du nord au sud, d’est en ouest.

Ces voyages étaient lents (vitesse de pointe: 90 km/h), contemplatifs et authentiques. La « vraie » Amérique est celle qui se trouve entre les points touristiques. Je suis donc reconnaissant pour l’aviophobie de mon père. 😉

Confiné à Montréal depuis plusieurs mois, je rêve de revivre ces aventures. Je ne suis pas le seul, le phénomène #VanLife explose. Et, tout porte à croire que nos voyages seront sur quatre roues cette année.

Bye bye boss, allô fourgonnette!

Mes amis, Mathieu et Shoreh, ont concrétisé ce rêve. Après avoir atteint l’indépendance financière à 41 ans, ils ont dit « bye bye boss », ont acheté une fourgonnette, l’ont modifiée et sont partis à l’aventure.

Un taux d’épargne d’environ 55%, la vente d’un immeuble à revenus et la réduction de la taille de leur demeure (d’un bungalow à un plus petit condo) leur ont donné les moyens de leurs ambitions.

Mathieu, anciennement technicien en génie industriel, l’explique comme suit: « Quand ta job nuit à ta vie personnelle, lâche la job! »

Voyageurs et nomades en van

Voyager len—te—ment

Mathieu et Shoreh ont entamé leur périple à un moment qui sera certainement inscrit aux livres d’histoire, c’est-à-dire en novembre 2019. Ah, la loi de Murphy! Néanmoins, avec le recul, on peut dire que nos voyageurs étaient préparés physiquement et psychologiquement à affronter la pandémie qui allait s’ensuivre.

Leur bunker post-apocalyptique sur 4 roues leur permettait d’être autonome et de se déplacer tout en restant confiné. Pendant qu’on se battait pour le dernier rouleau de papier-cul au Costco, Mathieu et Shoreh exploraient le monde.

Comment voyager en van?

L’aventure débute en France, où leur van, surnommée Gandalf (Mathieu est un geek assumé), avait été préalablement expédiée par bateau. Le couple se dirige ensuite vers l’Espagne, puis le Maroc.

C’est alors que les frontières se ferment et que la psychose s’empare du monde entier. Certes, il n’est pas question de rentrer au bercail si tôt. Nos voyageurs passent donc les trois prochains mois au sein d’une petite communauté de nomades dans la région d’Agadir, au Maroc.

Cette pause forcée leur donne l’occasion de se défaire des impératifs de productivité qui dictent trop souvent nos vies. Plus d’horaire, plus de réveil-matin, plus de courriels, plus de rendez-vous… La sainte paix!

Puis, quand les frontières rouvrent, la tête pleine de souvenirs, ils reprennent la route vers l’Europe.

Voyager en van en afrique (au Maroc)

Ils font ainsi leur chemin tranquillement, à travers l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie, le Monténégro, l’Albanie, la Macédoine et la Bulgarie à raison de 100-200 km par jour.

Chaque arrêt est l’occasion de faire des rencontres improbables, de prendre le temps d’absorber la culture et de vivre len-te-ment. Les randonnées en nature et la dégustation de spécialités locales meublent leurs journées.

Voyager en van en Turquie

Histoire d’atténuer un peu ma jalousie, je leur pose la question: « Avez-vous eu des pépins sur la route? ». Mathieu me répond « non, rien de majeur ». Shoreh mentionne par contre que « Mathieu a embarré les clés dans le camion… seulement 3 fois! »

Ma jalousie reste au niveau maximum. 😆

Le coût du projet

Voyager en fourgonnette n’est pas pour toutes les bourses. L’autonomie a un prix. Certes, le véhicule garde généralement sa valeur. En plus, ça pollue moins que l’avion. En fait, l’émission de CO2/km par passager est semblable sauf que les distances parcourues sont immensément plus courtes.

Voici un aperçu des principales dépenses liées à ce projet:

Le coût du projet
Véhicule (Chevrolet Express 1998 converti par Roadtrek) 20 000$
Modifications (suspension, roues et pneus, système électrique, panneaux solaires, réfrigérateur marin, support de toit, etc.) 45 000$
Expédition du véhicule (mise en conteneur, dépotage, transport, frais d’exportation du Canada et d’importation en France, etc.) 5 700$
Essence 500$/mois
Réparations 2 000$/année
Épicerie 400$/mois
Resto 400$/mois
Terrain de camping Habituellement gratuit grâce à l’application Park4Night

Moins de pieds carrés, plus de liberté

16 mois après leur départ, Mathieu, Shoreh et leur chien Alfie sont rendus en Turquie. Ils commencent à songer à leur retour à Montréal et envisagent troquer leur condo pour une minimaison en campagne et/ou un camion encore mieux adapté au nomadisme.

Chose certaine, leur qualité de vie ne se mesure plus en pieds carrés, mais en temps et en liberté. Je vous invite à suivre leurs aventures à @the_bohemivan.

Le nomasdisme, en famille

Quand je partage ce genre d’histoire, j’ai toujours au moins un « C’est sûr, ils n’ont pas d’enfants! »

Les Doyle-Désy, une famille de 4 nomades, brisent ce cliché. Pendant 4 ans, ils ont arpenté les routes à bord d’un véhicule récréatif (VR), sans trajet précis, du Canada au Bélize.

Le projet débute en 2016. Geneviève, acupunctrice, et François, acériculteur, se sentent écrasés par la routine, les normes sociales et le carcan qu’on leur impose.

« Je ne veux pas d’une vie où les jours se suivent et se ressemblent. Je veux du temps, beaucoup de temps en famille, voir grandir mes enfants, leur faire découvrir une partie du monde, vivre l’aventure avec eux. », affirme Geneviève, alors âgée de 39 ans.

La famille Doyle-Désy
Le couple décide donc de TOUT vendre (maison, entreprise, voiture, meubles, etc.), d’acheter un VR et de placer son pactole en bourse. Son nouveau mode de vie épuré sera désormais uniquement financé par les revenus de dividendes.

Et, c’est un départ!

La vie dans une boîte de sardines

Un VR de 160 pieds carrés devient la nouvelle maison de la petite famille. Une période d’adaptation s’ensuit. Voici les principaux défis, tels qu’exprimés par Geneviève:

D’abord, il faut apprendre à vivre avec les odeurs. « [D]es sources d’odeurs, il y en a à profusion. L’amoureux qui va courir quatre fois par semaine, les sandales de fiston à la fin d’une grosse journée. La toilette est à seulement quelques pas de la cuisine et des lits. Lorsqu’on décide de couper des oignons, c’est toute la maisonnée qui pleure des yeux. »

Puis, « [v]ivre majoritairement en camping autonome signifie être en mode économie d’eau… Ça fait que la douche, c’est assez court. Moi qui aimais bien méditer sous le jet brûlant, refaire ma vie pendant (au moins !) une dizaine de minutes. Je dois me ressourcer autrement. Les enfants par contre, sont très heureux de ne pas prendre de bain à chaque jour. »

Voyager en VR en famille

Certes, ces quelques désagréments n’ont rien de dramatique. Et, le bonheur de la vie sur la route efface tous ces petits tracas. L’emploi du temps n’est plus dicté par une routine écrasante. Faire le ménage ne requiert plus que quelques minutes et l’horaire est complètement flexible.

Au diable « la maudite routine du matin. Mettre le cadran, me réveiller avant mes enfants. Dire « dépêche, déguédine, on va être en retard ». Me battre avec fillette pour qu’elle fasse ses consignes. Pour arriver à l’heure à l’école, déposer ma fille à la garderie et me rendre à mon travail. Ouf. »

Une famille de nomades

Geneviève se réjouit de « [v]oir [ses] enfants s’endormir ou s’éveiller, les entendre jouer, être présente quand ils s’éclipsent vers leur monde imaginaire, réaliser leur progrès, découvrir avec eux. »

Toujours plus petit!

Avec le temps, la famille de nomades s’adapte bien à sa maison sur 4 roues. L’espace intérieur restreint est largement compensé par l’espace extérieur illimité. D’ailleurs, après quelques mois d’aventure, François et Geneviève décident de réduire la taille de leur véhicule. Ils vendent leur VR au même prix qu’ils l’avaient payé, soit 25 000$, puis achètent un Land Rover 4×4. Leur terrain de jeux est, par le fait même, agrandi.

Voyager en Land Rover

Après avoir vagabondé quelque temps, les Doyle-Désy se posent au Mexique. Ils ont un coup de coeur pour le village balnéaire de Chacala. Cet endroit offre un milieu de vie extraordinaire, à un coût plus qu’abordable.

Ils s’immergent ainsi dans la culture locale, apprennent l’espagnol et savourent chaque instant. Si le temps est de l’argent, ils sont désormais millionnaires!

Combien ça coûte?

Sans compter le prix d’achat de leur véhicule, l’aventure des Doyle-Désy coûte environ 2 000$ par mois. Voici un aperçu des principaux postes budgétaires (moyenne au Canada, aux É-U et au Mexique):

Le coût du projet
1er véhicule (Ford classe C 2005) 25 000$
Modifications (mises à jour et panneaux solaires) 10 000$
2e véhicule (Land Rover, Defender 130, 1998) 75 000$
Essence 495/mois
Péages 80$/mois
Entretien et réparation (fonds de prévoyance) 200$/mois
Épicerie 680$/mois
Restos 345$/mois
Assurances personnelles 1 020$/année
Assurance du véhicule 1 100$/année
Soins de santé Une consultation médicale coûte 800 pesos (53$). Un massage thérapeutique coûte 350 pesos (23$). Un traitement orthodontique (extension du palais) coûte 3 500 pesos (233$) + 300 pesos (20$) par consultation subséquente.
Terrain de camping Gratuit chez l’habitant ou sur les terrains vagues et entre 8$ et 33$ dans un camping.

Le retour à la sédentarité

Après 4 ans de nomadisme, François et Geneviève ont acheté une maison en campagne (juste avant la pandémie). Leur fils qui avait été scolarisé sur la route, à raison d’environ une heure par jour, a repris l’école dans un programme enrichi. Leur fille fait toujours l’école à la maison. Genevière travaille en tant qu’acuponctrice une journée par semaine (par intérêt personnel). François quant à lui fait son jogging et se passionne pour la cuisine.

La famille planifie un prochain départ, quand la situation sanitaire le permettra. Suivez-les à Rouler sa vie pour connaître la suite.

Jardin et van

On attend juste le « GO »

Van-Anh et moi aussi attendons juste le « GO » (lire Legault) pour remplir le coffre de notre voiture avec notre équipement de camping et prendre la route. Le confinement nous a poussés à réaliser un de nos objectifs de retraite, c’est-à-dire marcher TOUTES les rues de Montréal. Nous sommes mûrs pour un changement de paysage!

Est-ce qu’on risque de se croiser sur la route cet été?

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53 commentaires

  1. C’est inspirant ce genre d’histoires, voir que la vie peut être différente et d’autant plus enrichissante! J’aime lire ça, ça me fait rêver et me permet de croire que moi aussi, ce sera possible dans un avenir pas si lointain. J’ai hâte 🙂 Je trouve toujours drôle le « C’est sûr, ils n’ont pas d’enfant », comme si les enfants étaient un frein à la réalisation des rêves. Il faut peut-être juste être un peu plus créatif. Bref, j’adore, merci!

    1. Salut Cynthia,

      J’avais besoin de parler de voyage cette semaine. Je suis en manque! 😉

      J’ai l’impression que l’été 2021 sera un copier-coller de l’été 2020. Il faut donc se préparer au camping, au vélo, à la rando et aux pique-niques. D’ailleurs, les sites de camping SEPAQ se remplissent extrêmement vite. Tout est booké même si officiellement nous sommes en confinement.

      Merci pour le commentaire! Joyeuses Pâques!

      1. Moi aussi je suis en manque de voyages, surtout cette semaine, car Facebook me rappelle chaque jour des photos d’un voyage en Colombie que j’ai posté début avril il y a 8 ans. C’est dur haha! Joyeuses Pâques!

  2. Merci pour cet article J-S. Ce sont deux histoires TRÈS inspirantes. Je suivais déjà « The bohemivan » sur Instagram et « Rouler sa vie » sur leur blogue, alors je suis bien heureux que tu en parles ici 🙂 Où planifiez-vous voyager cet été? Au Québec, ou dans le reste du Canada?

    1. Salut R101!

      Nous avions planifié un voyage à Vancouver en juin, mais, d’après la tendance actuelle, c’est très nébuleux. Sinon, nous voyagerons au Québec. Nous avons un coup de coeur pour les Îles-de-la-Madeleine.

      Et toi? Renouvelles-tu ton abonnement SEPAQ? Est-ce qu’on se croise sur un sentier?

      1. Effectivement, les plans vont possiblement changer! Nous avons nous aussi un coup de coeur pour les Îles-de-la-Madeleine. Un jour…

        Oui, nous avons renouvelé notre abonnement de la SEPAQ pour 2021 🙂 Nous en avons profité cet hiver, surtout au Mont-Saint-Bruno et aux Îles-de-Boucherville (les deux parcs nationaux à proximité de la maison « actuelle »). Mais, nous aimerions visiter le Parc national Tursujuq d’ici l’année prochaine. Nous ne serons pas si loin que ça de là… Je ne sais pas encore si c’est possible de s’y rendre en petit avion (ou hélicoptère?) d’où nous serons… Je vais m’informer dans les prochains mois.
        Bref, je doute qu’on se croise sur un sentier cette année 🙂 Bon été 2021!

  3. Bateau ou RV…

    Que de vidéos sur les gens vivant sur des catamarans nous avons vu pendant ce confinement.

    Content de lire que certains ont fait le saut. Nous, on regarde pour des cours de voile, histoire de nous préparer à -peut être un jour- travailler sur un grand voilier, histoire d’apprendre la voile, connaitre ses coûts et de savoir si c’est pour nous…

    Bien sûr, il y a aussi la fermette au Portugal, la maison à 1 euro en Italie à retaper, le 1-2 mois à marcher à compostelle, la tournée des restos de Madrid à organiser, le chalet à construire à l’ancienne avec des madriers taillés à la hache… 🙂

    Le confinement = repos forcé pour écrire notre plan de match !

    Vive la Retraite, semi-retraite et le coast fire !

    1. Salut Million Naire!

      On a le même genre de projets en tête! J’ajouterais: Bâtir une minimaison, faire un voyage à vélo et faire un stage de patisserie (ma blonde). Ça fait longtemps qu’on parle de Compostelle… Je pense qu’on commence à avoir de bonnes jambes à force de marcher 3+ heures par jour.

      Comme tu dis, cette pause forcée aura été l’occasion de planifier 1001 projets. J’ai hâte de passer à l’action! 😀

      Au plaisir de nous rassembler pour en discuter (quand la situation le permettra)!

  4. Très intéressant! Ce post me rejoint doublement car depuis l’automne 2018 je vis à temps plein dans une van aménagée et je prévois bientôt atteindre l’autonomie financière (j’ai 44 ans). Pour le moment je gère mon entreprise à distance, à raison d’une vingtaine d’heures de travail par semaine.

    L’hiver dernier, plutôt que d’aller dans le sud-ouest américain comme les deux hivers précédents, je me suis promené en Gaspésie et en Abitibi. Je ne vois pas comment j’aurais pu survivre à 2020 dans mon ancien appartement de Montréal…

    En passant je n’utilise pas les réseaux sociaux et vous êtes le seul blog auquel je suis abonné, c’est dire à quel point je vous apprécie! J’apprécie particulièrement votre souci du détail et la qualité de votre écriture. (J’en donc pensé que vous aimeriez savoir qu’il y a exceptionnellement une coquille, dans le paragraphe débutant par « Après 4 ans ».)

    1. Salut Reveur,

      Je me permets de te tutoyer puisqu’on a presque le même âge…

      Félicitations pour ton mode de vie optimisé. Je pense que tu combines toutes les avenues vers la liberté possibles (nomadisme numérique, arbitrage géographique, vanlife, minimalisme). C’est génial!

      Merci de m’avoir informé de la coquille. Je l’ai corrigé. Et, surtout, merci de me suivre. Ce genre de commentaire constitue ma paie. 😉

      Bonne route (litéralement) vers la liberté!

    2. Wow!
      En van, l’hiver aussi! Ça, ça fait rêver intensément, même si c’est pour mieux décrocher 😉
      Je suis curieuse : comment as-tu organisé ton chauffage? Le dernier hiver n’as pas été particulièrement rigoureux, mais tout de même … « québécois »!
      Bonne route
      Julie

  5. J’ai toujours été un grand voyageur immobile sous l’Éternel, en imagination: je poursuis mes projets d’écriture comme en m’entraînant à la course sur un tapis roulant, alors je vis tout naturellement confiné de toute façon. J’ai déjà un demi-passeport vaccinal, on a apposé un autocollant attestant de la 1re dose de Pfizer qui m’a été inoculée vendredi dernier, youpi! Cela dit, il suffirait que je parte au-delà de la pandémie avec mon portable dans un unique bagage à main (je déteste les valises consignées en soute!) et aille passer l’hiver pourquoi pas par exemple au Costa Rica non loin de la plage dans une communauté de télétravailleurs.

    1. Bonjour PFG,

      En effet, on peut tout aussi bien voyager dans sa tête. Seulement, après quelques mois de confinement, j’ai fait le tour du propriétaire. 😉

      Sans partir à l’autre bout du monde, juste 2-3 jours à Charlevoix me suffiraient. Une bonne rando au parc national des Grands-Jardins redémarrerait mon cerveau et me redonnerait un peu de « jus » créatif.

      Je vous souhaite bon voyage (mental ou physique)!

      1. Formidable suggestion, en effet, que le parc national des Grands-Jardins à Charlevoix. Mais en solitaire, je me contente pour le moment des monts Saint-Bruno ou Saint-Hilaire, aux îles-de-Boucherville, par exemple. C’est si beau de vous voir si heureux en couple, si bien appariés, c’est la santé, y a pas de doute! Avec une Van-Anh, je me laisserais entraîner au bout du monde… 🙂

    1. C’est mal parti Pavel!

      Il n’y a aucune distanciation sociale aujourd’hui à Mtl. Ça va prendre de la pluie pour qu’on respecte les règles.

      Mon seul espoir de voyage: le vaccin.

      Merci, à bientôt!

  6. La difficulté de réalisation de ce genre de rêve est plus souvent dû au conjoint/e qu’aux enfants.
    Parfois, ce rêve ne vient pas de la jeunesse mais apparait plus tard, ce qui fait que seulement un des conjoints a ce rêve, ou bien en a la possibilité…
    Je ne peux pas réaliser ce rêve de partir sur la route de façon permanente mais j’ai quand même réussi à prendre ma retraite à 54 ans (planifiée depuis mes 45 ans). Ma conjointe ayant 7 ans de moins que moi, souhaite travailler jusqu’à 54 car elle est fonctionnaire et ne veut pas limiter sa pension (je n’étais pas fonctionnaire, donc pas de régime de pension). On a acheté un VR et on ira sur la route les fds et durant ses semaines de vacances. Il n’est pas dit que je ne partirai pas tout seul quelques fois.

    1. Bonjour marc,

      En effet, c’est le genre de mode de vie qui implique d’être sur la même longueur d’onde.

      Je vous souhaite de belles aventures au volant de votre VR. Profitez bien de votre liberté!

  7. Inspirant article Jean-Sebastien! Peut-être que nous nous croiserons sur la route cet été! Nous campons dans notre voiture électrique qui a l’avantage d’être économique à recharger comparativement au gaz, et de pouvoir servir de thermostat pour maintenir la température confortable la nuit grâce à la batterie. Nous aimons également voyager à vélo et prendre le temps d’explorer à un rythme plus zen 🙂

    1. Salut Isbou7,

      En bagnole électrique, c’est encore mieux!

      C’est bien la première fois que je fais la promotion des véhicules à essence dans un article. 😉 Il y aura certainement des modèles électriques prochainement (si ce n’est pas déjà fait).

      Par curiosité, quel modèle d’auto vous permet de dormir à l’intérieur?

      1. Une Tesla modèle 3 (là je vois venir le jugement de tes lecteurs mais c’est un calcul financier logique pour nous qui n’avons qu’une voiture, une 1 dans 3 finalement, étant aussi un campeur pour les road trips avec une portée de 500km par charge). Le toit en verre est parfait pour s’endormir à la belle étoile ✨. Le rangement dans le sous-coffre et le « frunk » nous permet de laisser le lit déployé à l’arrière. Un adapteur permet de se charger sur les prises de camping 50 AMP. Et se stationner « gratos » n’importe où pour la nuit sans craindre le fameux « door knock » d’un policier est un bonus de dormir dans sa voiture. Tout en se réveillant sans humidité ou sans crever de chaleur grâce au maintient de la climatisation/chauffage sans danger d’une voiture électrique 🙂 Parfait pour des voyageurs minimalistes qui aiment leur confort 😉

        1. Bonjour Isbou7,

          On ne juge pas… En fait, je suis jaloux!

          Je n’étais pas au courant de ces spécificités. C’est vraiment génial. Ma blonde et moi cherchions un moyen de dormir dans l’auto. Il existe des tentes qu’on installe sur le toit, mais c’est assez dispendieux. Et, dormir dans l’auto est normalement tellement inconfortable.

          Vous venez de créer un nouveau désir! 😆

          Merci pour le partage d’info!

        2. Moi qui croyais avoir tout considéré jusqu’à présent. J’aurais jamais pensé à une voiture électrique. Merci pour ce partage, je retourne à mes devoirs 😉

          1. Moi non plus Denis!

            C’est le moyen ultime de voyager de façon minimaliste, confortable et sans polluer. L’idée m’emballe.

            Il suffit d’acheter des actions de Telsa et si la tendance de croissance de maintient, d’ici 2-3 ans, j’en ai une. 😀

  8. Bonjour,

    J’ai peut être mal compris quelque chose, mais comment on peut acheter un véhicule de 1998 (Land Rover, Defender 130, 1998), $75’000 ?
    Vous avez ajouté les différentes réparations/préparations effectuées pour la route ?

    Concernant le reste de l’article, c’est un très beau message.
    Effectivement ce n’est pas du tout un train de vie qui peut correspondre à tout le monde.
    Il faut accepter les contraintes. A titre personnel, j’ai besoin de mon confort et ma tranquillité qu’offre mon logement et les hôtels lors des voyages.

    1. Salut Jeremy,

      À ce prix, le véhicule a été aménagé en mini-VR. Peut-être que Geneviève (de RoulerSaVie) pourra compléter l’info…

      On a tous nos limites. Reste que j’ai visité la van de Mathieu et Shoreh et le niveau de confort semblait bien supérieur à plusieurs hôtels où j’ai séjournés. Par contre, il faut être à l’aise dans les petits espaces.

      Merci pour le commentaire!

  9. Merci beaucoup! J’ai adoré lire cet article. Ça donne encore plus le goût de partir à l’aventure. Depuis 2 ans, nous sommes fières propriétaires d’une belle roulotte en fibre de verre « made in Canada ». Ce que nous aimons par dessus tout c’est explorer notre province (Ontario) et nous le faisons très souvent comme des nomades (dry camping, boondocking). Ils nous restent qu’une dizaine d’années à travailler. Et après ça, à nous l’aventure!!!!

    1. Merci beaucoup So!

      Bienvenue dans la communauté!

      Mes parents ont eu une tente-roulotte durant quelques années. C’était bien! C’est beaucoup moins dispendieux qu’un VR ou qu’une fourgonnette et c’est confortable. La liberté sur 2 roues… 😉

      Je vous souhaite de belles escapades cet été.

  10. Bonjour

    C’est avec une certaine gêne que je prends connaissance de l’enchainement de vos messages, après plus d’un an. Il me semble que l’étude philosophique du sens à donner au quotidien devrait conduire, après un certain temps, à la réalisation que l’appréciation de la vie s’enrichit davantage d’activités de partage « communautaire » ou solidaire, que par tout autre chemin de « découvertes » plus ou moins limitées (des plages, des lieux éloignés de « chez soi », des routes peu fréquentées, etc). C’est le questionnement de l’Éternel Retour qui serait possiblement à examiner pour éviter d’autres types de désillusion – ou le visionnement attentif, plus accessible, du film Groundhog Day (Le jour de la marmotte). Cela dit, je vous soutiens sans réserve dans votre projet de souligner la vacuité de l’accumulation matérielle. Avec mes meilleures salutations
    MDumas

    1. Bonjour MARTIN DUMAS,

      Vous avez un point de vue intéressant.

      C’est vrai que mes articles mettent l’emphase sur les différentes avenues vers la liberté (c’est le thème central de mon blogue). Je propose des alternatives au métro-boulot-dodo et à la culture de surconsommation.

      Certes, une fois que l’indépendance financière est atteinte et que l’argent n’est plus une source de motivation, les adeptes du mouvement FIRE ont généralement d’autres ambitions beaucoup plus axées sur le partage et la contribution sociale. Je n’en ai jamais parlé, mais je le ferai dans un prochain billet.

      Merci de contribuer à la réflexion. Salutations!

  11. C’est vraiment le fun de lire des histoires comme ça ! 🚙☀️🏞️😎🙌 Ça donne vraiment le goût, je me suis fais la promesse de traverser le Canada, un jour en VR ! J’ai hâte aussi d’aller faire du camping cet été ! 🏕️😀👍

    1. Salut Dividendes & FNB,

      Je pense que c’est le meilleur moyen de « comprendre » notre pays. Je l’avais fait en Westfalia avec mes parents quand j’étais très jeune, puis je l’ai refait avec 2 amis en camping quand j’étais ado. Je pense que ce voyage m’avait coûté 500$ pour un mois. 😀 Ça reste de très beaux souvenirs.

      Bon camping cet été!

  12. personnellement, la pandémie a un peu endommagé mes projets de voyages parce que j’étais déjà en asie, mais je suis dans un entre deux et je dois travailler pour financer la rochaine année sabatique alors honnêtement, ça ne m’affecte pas trop, même que j’économise plus que prévu avec toutes les fermetures de gym et de resto! au moins ça de positif.

    Bel article que tu as fait et cela nous rappelle encore plus l’importance d’être indépendant financièrement. Cela me redonne toujours un petit boost quand je commence à être essouflé par mon objectif immense que je me suis fixé (mais réaliste) de devenir indépendant d’ici les prochaines années. (ce sera en début quarantaine).

    Merci pour cet article encore fort inspirant! et patience, ça va revenir très bientôt les voyages!

    1. Merci beaucoup Librocito!

      Présentement, je ne rêve même pas d’un voyage à l’autre bout du monde, simplement quelques jours à Charlevoix ou aux Îles. C’est le bon côté de la pandémie, on a maintenant le réflexe de penser « local ».

      C’est l’occasion pour toi de contribuer à ton fonds de liberté avant de repartir. Vaut mieux rester positif!

      1. je ne suis pas d’accord avec cet espèce de manie de vouloir absolument du voyage  »local ». Je respecte quand même ton idée. Mais cela dit, je trouve quand même que le Québec (et le canada en général) a beaucoup à offrir côté voyage. Mon seul bug est l’hiver, mais l’été, wow! Aller à charlevoix est en effet une chose extraordinaire et il y a aussi tellement de petits villages à découvrir et je ne parle même oas des camping sauvages.
        Il y a beaucoup de gens de l’étranger qui jalousent notre nature Canadienne et je comprend pourquoi.

        1. Pour moi, voyager au Québec n’est pas un geste de pitié, ni un effort pour « encourager » les commerces locaux. Je le fais par plaisir. C’est le top pour le camping, le kayak et les randos. Il n’y a pas d’autres endroits dans le monde qui ont la même saveur/couleur.

          Profite bien de l’été!

  13. L’article nous fait rêver d’une vie remplies de découvertes, d’explorations et surtout, de liberté, d’absence de contraintes du Quotidien! Merci beaucoup de ton partage J.S., toujours très enrichissant pour moi!
    Joyeuses Pâques!

    1. Bonjour Lien!

      Mon voyage annuel à New-York semble très loin…

      On appréciera doublement tout ce qu’on prennait pour acquis après le confinement. Le verre est à moitié plein. 😉

      D’ici là, mangeons du chocolat. Joyeuses Pâques à toute la famille!

  14. La liberté, mon principal objectif 😉
    Ce sujet est parfaitement en lien avec ton livre sur la Liberté/ que se soit à 40 -50 ou 60 ans, parce que le VanLife est un mouvement qui permet aux gens de voyager (en respectant la nature, les lieux, les gens – sans trace de passage) pour un coût relativement raisonnable en comparaison aux hôtels & resto.
    Mon boyfriend et moi avons converti un petit Sprinter il y a 5 ans (autonomie de 3-5 jours et douche) et avons pu visiter des régions formidables, dont les Îles de la madeleine. Une fois sur place…liberté en scooter, plage, délices des îles et merveilleux coucher de soleil!
    Je rêve de partir vers le Mexique quelques mois et de faire transporter mon petit camion en Europe…bientôt. Ma retraite est pour 2022 🙂
    Merci à toi de nous faire rêver.

    1. Salut ChantalLInc,

      Un Sprinter, c’est le top! Vous avez le véhicule parfait, il ne vous reste plus qu’à partir. 😀

      Si jamais vous avez des questions plus spécifiques pour Geneviève ou Mathieu/Shoreh, n’hésitez pas.

      Merci pour ce témoignage! Bonne route vers la retraite!

      1. Merci JSP
        Je leur ai envoyé un message sur leur Instagram pour connaître les coûts et détails du transport VR vers l’Europe en paquebot.

        Une autre chose sur ma bucket list serait de participer à un get together avec ton groupe pour discuter temps libre et implication sociale.
        Nous avons un super beau spot en Estrie pour un feu de camp…un jour peut-être

        1. Bonjour ChantalLInc,

          J’ai aussi très hâte d’organiser une rencontre avec les lecteurs. On a beaucoup de choses à se dire! 😉

          Restez à l’affût! Je l’annoncerai ici, dès c’est possible de le faire.

  15. Un Le Sharo?! Que de belles escapades j’ai fait en Le Sharo, un peu partout au Québec et au Nouveau Brunswick. Bouctouche est un incontournable avec sa dune de 12 kilomètres et son joli camping à la ferme tout à côté, vignoble inclus. Il pleuvait? On avait du vin à profusion; il ne pleuvait, on avait du vin pour célébrer le soleil!

    Merci de nous partager ces histoires sensationnelles de gens inspirants qui vivent à contre-courant. Vive la liberté financière!

    Mes ailes me démangent aussi, comme à vous. J’attends juste le GO aussi et l’avantage d’avoir eu la COVID (au moins il y en a un) c’est que je n’aurai besoin que d’une dose de vaccin, et j’espère juste que ce sera avant la semaine des quatre jeudis.

    1. Salut Gabrielle!

      Toi aussi! Wow! Pourtant, ce véhicule (Le Sharo) est rarissime. Avec un moteur ULTRA-PERFORMANT de 4-cylindres Renault… 😆

      Je n’ai que de bons souvenirs. Mes voyages en VR m’ont plus marqué que bien d’autres voyages en avion à l’autre bout du monde.

      Ce sera bientôt notre tour d’être vacciné. On se croise les doigts…

      À très bientôt!

  16. Je suis plutôt casanière de nature, mais ce genre de projets me fait rêver. J’aimerais bien prendre la route et traverser les vastes paysages comme ces 2 familles peu orthodoxes! Je vais travailler fort sur mon petit projet de nomadisme numérique et ensuite je verrai pour le côté physique 🙂 Merci pour cet article Jeune Retraité!

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