Le luxe est un signe de faiblesse

Le luxe, une drogue?

Comme chaque année, lorsque le cirque de la Formule 1 débarque à Montréal, on s’émerveille devant le luxe, la richesse et « le paraître ». Les voitures exotiques défilent au centre-ville, les grands restos affichent complet et certains serveurs se découvrent même un petit accent « à la française ». C’est l’heure de gloire des parvenus et des poseurs! Dans un tel contexte, il est facile de succomber à la tentation. Même que la consommation ostentatoire peut être enivrante à un tel point qu’elle peut devenir une drogue.

Être esclave de ses désirs

Lors d’une entrevue, j’ai entendu une prostituée raconter à quel point son métier lui permettait de mener un mode de vie luxueux. Pour elle, voiture européenne, condo au centre-ville et vêtements griffés justifiaient le fait de tailler des pipes à des gros dégueulasses. À mon avis, cette femme est une esclave. Elle sacrifie son corps pour tenter d’assouvir des désirs matériels qui sont en fait illimités. Par ailleurs, son corps ne lui appartient plus, il appartient aux créanciers qui lui ont prêté de l’argent pour acheter sa BMW.

L’exemple qui précède semble extrême, mais, en réalité, la vaste majorité de la population raisonne exactement de la même manière. Même si monsieur et madame tout le monde ne font pas le trottoir, plusieurs s’enlisent dans des emplois qu’ils détestent et s’endettent pour obtenir des biens de luxe complètement superflus. Tellement d’exemples me viennent en tête!

Je suis certain que vous êtes entourés de gens qui se plaignent constamment de leur emploi, mais qui sont contraints à le garder pour éviter d’affecter leur train de vie. Avec des mensualités à payer sur la maison trophée, le chalet dans le nord et les cartes de crédit, disons que leur employeur les tient par les couilles. Pour moi, c’est une forme de prostitution.

Pire encore, les gens s’endettent pour s’acheter un véhicule de prestige. Comme un ancien collègue me disait, « dès que ma Audi A4 est payée, je la change pour une A6 ». Pour lui, c’était comme dire, « je monte dans l’échelle sociale ». Je voyais plutôt le raisonnement irrationnel d’un junkie (l’auto, la pire des dépenses).

Le regard des autres, un incitatif puissant

Si vous étiez seul au monde, dédieriez-vous 3 000 heures de travail pour obtenir une Mercedes ou 1 000 heures de travail pour obtenir une Toyota? Je pense que la qualité des cuirs ainsi que l’insigne sur la calandre deviendraient des critères très secondaires dans votre décision. Cette logique s’applique à presque tous les produits de luxe. Force est d’admettre, les marques de prestige prennent leur valeur surtout à travers le regard des autres.

La spirale infinie

Puisque nos désirs sont illimités, tenter de les combler en achetant des bébelles est une spirale sans fin. En plus, quand on a goûté au luxe, il est difficile de revenir en arrière. La femme qui parade, souliers Christian Louboutin aux pieds et sac Louis Vuitton à l’épaule peut difficilement compléter son look chez Aubainerie.

Au contraire, les accros de la consommation voient toujours plus grand. Avec le temps, les automobiles sont de plus en plus prestigieuses (et nombreuses), les maisons de plus en plus exubérantes et les dettes de plus en plus importantes. Comme pour les drogués, l’appétit pour le luxe est insatiable.

Le luxe, un signe de faiblesse?

L’achat de produits de luxe n’est pas toujours fait pour des raisons superficielles, j’en conviens. Le cycliste de haut niveau qui s’achète un Argon 18 à 10 000$ ou la pianiste professionnelle qui s’exerce sur un Steinway à 30 000$ le font pour des raisons de performance et non par parure. Aussi, le luxe n’est pas seulement matériel. Plusieurs expériences enrichissantes tombent dans cette catégorie. Entre autres, les voyages, les repas gastronomiques et les spectacles sont dispendieux, mais permettent de vivre des expériences vivifiantes.

Certes, à mon humble avis, succomber à la consommation ostentatoire est souvent un signe de faiblesse. C’est souvent fait dans l’espoir de se donner une image, d’appartenir à un groupe, dans un souci de plaire aux autres ou pour combler un vide dans sa vie. Les vêtements, les parfums, les sacs à main, l’alcool, les montres, les bijoux et les voitures sont, selon moi, les béquilles les plus fréquentes.

Ceci dit, je ne fais pas exception. J’ai mes moments de faiblesse! Il m’est arrivé de choisir une bouteille de vin en fonction de son prix, de payer 75$ pour un polo Lacoste et de payer deux fois trop cher pour des produits Apple. En plus, je suis le premier à me retourner quand une Porsche passe sur la rue. Pour reprendre l’analogie du toxicomane, on pourrait dire que je suis maintenant sevré, mais je resterai toujours à un achat d’une rechute. 😉

Êtes-vous accro au luxe? Avez-vous comme moi des petites faiblesses?

41 comments

  1. Je suis parfois partagé quand il y a une mince ligne entre luxe et qualité. Ce n’est pas toujours évident de faire la distinction. Pour certains items, il y a un sweet spot où la qualité apporte durabilité ET style/confort/performance. Exemple: des souliers de qualité (pas la même chose que « à la mode ») à 150$, qui vont durer trois fois plus longtemps que des souliers à 50$, mais qui seront plus beaux, plus confortables.. c’est du luxe?

    1. Oui, effectivement Mr. Jack.

      Dans cet article, je voulais surtout mettre l’emphase sur la consommation ostentatoire. C’est-à-dire, l’achat de biens et de services pour l’apparence et le prestige. La plupart du temps, dans ce cas, c’est uniquement la marque qui justifie la marge très élevée.

      Dans certains cas, la marge est fine entre luxe et qualité. D’ailleurs, le marketing mets tout en oeuvre pour qu’on ne fasse pas la différence. Je ne voulais pas m’aventurer sur ce terrain glissant, alors je laisse le jugement aux lecteurs. Toutefois, en se posant la question « est-ce que j’achèterais ce produits s’il n’y avait pas de logo et de marque distinctive? » on départage le luxe de la qualité.

      Merci! À bientôt!

      1. En fait c’est réellement difficile aujourd’hui d’avoir de la qualité sans payer pour le logo… et souvent on paie le logo sans avoir la qualité. Mais heureusement ça existe encore, il faut chercher 🙂

    2. Bonjour,

      Excellent article ! J’ai eu tellement d’exemples qui me sont venus en tête quand j’ai lu ton article ! 😀

      Pour ma part, je trouve ça de plus en plus difficile de savoir si le prix plus élevé d’un produit est le signe d’une meilleure qualité par rapport aux produits de la concurrence ou tout simplement le résultat d’une plus grosse marge prise par la marque.

      Surtout que parfois, deux produits peuvent sortir de la même usine mais l’un, d’une marque connue, sera vendue 30-50% plus cher que l’autre, d’une marque « discount », avec pourtant une composition quasi-identique. Ça a l’air de se faire beaucoup dans l’agro-alimentaire et je pense que c’est pas mal la même chose dans le textile aussi (2 paires de jeans, de même qualité, et fabriqués pour 2 marques différentes : une chère et une autre plus abordable).

      À mon avis, se renseigner sur les différentes caractéristiques qui font la qualité d’un produit à travers les tests / guides d’achat (d’organismes indépendants si possible) est un bon moyen pour s’y retrouver et faire son choix par la suite.

      Pour ce qui est des produits de luxe, je pense que c’est l’exemple type où les marques se font une très grosse marge et où le prix est complètement déconnecté de la qualité (et souvent de l’utilité) du produit. Je pense que dans le cas des produits de luxe, on paie surtout pour l’image que la marque a su construire autour de son produit.

      Après, ce n’est que mon avis… 😛

      1. Merci AnthonyR!

        J’ai travaillé assez longtemps dans la mode pour savoir à quel point la marque dicte le prix. Par exemple, nous vendions une marque « maison » la moitié du prix d’une marque bien connue, pourtant le fournisseur était le même.

        Comme disait Mr. Jack, il n’est pas toujours évident de départager la qualité du marketing. Entre autres, les produits de sports, de plein-air et l’électronique sont plus difficiles à cerner. Je pense qu’il faut s’informer. Toutefois, bien souvent, le marketing n’est pas très subtil et l’arnaque est évidente! Je pense que les prétentions de luxe sont perceptibles 90% du temps.

        Merci beaucoup pour le commentaire! À plus!

  2. Bonjour,
    J’habite en banlieue et la « norme » est d’avoir une deuxième voiture. Dernièrement, nous avons pris la décision en famille( mon conjoint, mes deux ados et moi) de vendre notre deuxième voiture et de déposer une partie de l’argent dans un régime d’épargne étude et l’autre partie dans un CELI. C’est tellement fou de voir l’état de stupéfaction des gens de notre entourage. De mon côté, je me sens tellement libre et en accord avec mes valeurs.

    1. Bonjour Charlie,

      Quelle bonne décision! Une chaîne de moins à votre pied!

      Le coût de renonciation (coût d’opportunité) de posséder une voiture inclut aussi l’argent qu’on laisse sur la table en ne tirant pas avantage des comptes REEE et CELI. Il s’agit d’argent « gratuit » que tellement de gens ne ramassent pas.

      Félicitations de miser sur votre liberté (et sur l’éducation de vos enfants) plutôt que sur une bagnole.

      Bonne suite! Merci pour le témoignage!

  3. Ça me rapelle un article sur lesaffaires qui expliquait un nouveau virage pour le luxe.

    « Les jeunes riches d’aujourd’hui n’ayant plus les mêmes valeurs que ceux d’hier, le luxe n’est plus d’accumuler les richesses matérielles, mais d’expérimenter les richesses immatérielles.
    Ça devient la quête de la belle vie, la belle vie étant tous ces moments exceptionnels que l’on parvient à saisir et à partager avec autrui, qui correspondent à des instants « d’apothéose » de notre existence.
    Pour s’en convaincre, un exemple frappant me suffira. Souvenez-vous. Qu’a fait le milliardaire québécois Guy Laliberté en 2009, juste après avoir vendu 20 % des parts du Cirque du Soleil? Il s’est offert 12 jours dans l’espace, à bord de la station spatiale internationale. Et le recul me permet d’affirmer que c’était là bel et bien l’un des nombreux signes précurseurs de la mutation radicale du luxe. »

    Cet article me rejoint beaucoup, car personellement je rêve beaucoup plus d’un voyage autour du monde que d’une aston martin de l’année ou d’un penthouse à l’île des soeurs. Et quand je regarde la majorité des jeunes de mon âge (début vingtaine) je suis daccord que cette vision du luxe est en train de changer.

    De plus, quand je regarde quelqu’un comme toi, jeune retraité, tu n’est plus esclave de personne ou d’un 9 à 5, maître de ton temps, ça c’est hors de prix, ça c’est du luxe.

    1. Salut Jeremy,

      Je suis entièrement d’accord avec toi. Les expériences (qu’elles soient luxueuses/prestigieuses ou non) sont tellement plus marquantes que de posséder du matériel. De plus, je pense qu’elles contribuent au développement et à l’épanouissement de l’humain. Je ne me souviens pas du dixième des cadeaux que j’ai reçu quand j’étais enfant. Par contre, je me souviens de chaque voyage en détail.

      On dit toujours « le temps c’est de l’argent ». Dans mon cas, je me suis payé le luxe d’avoir du temps. 🙂

      Merci pour le commentaire! À bientôt!

  4. Moi, je suis un peu partagé sur le sujet, car voici, notre système économique, sa croissance, et de fait même la possibilité de chacun de devenir riche dans cette croissance, repose sur la consommation, toute la consommation, incluant un bien de luxe. Notre système économique est fait ainsi et depuis des siècles.
    Dans ma situation actuelle, ce n’est pas moi d’avoir une voiture de luxe. Mais si demain, je devais hériter ou gagner un gros montant ou faire une vente avec un gros profit et toujours avoir un besoin pour un véhicule, étant donné ma situation, j’opterais pour plus performant, plus fiable, plus sécuritaire, pour mon véhicule, donc, plus cher.
    C’est certain que je ne parle pas d’une Rolls Royce. Il y a des marques de véhicule qui fait qu’aussitôt que tu exiges un peu de sécurité, tu tombes dans une catégorie ‘luxe’ et souvent, plus polluant.
    Bref, on ne peut pas tous dépendre du transport quasi zéro pollution comme le transport en commun. Nos besoins sont tous différents, car nos modes de vie sont différents.
    Pour ce qui est des autres objets de luxe. Encore là, une Brietling coûte plus chère qu’une Timex et il y en a une des deux qui va rapidement finir à la poubelle, alors que l’autre ‘devrait’ être pr la vie.
    Bonne lecture.

    1. Salut Alain,

      J’imagine qu’il s’agit du même Alain que j’ai rencontré au pique-nique. Ça m’a fait vraiment plaisir de te rencontrer!

      Je ne suis pas contre la consommation. Au contraire, le rendement de mes titres boursiers en dépend! 😉 J’investis dans Apple, qui est à mes yeux une entreprise fondée sur le marketing et l’image. Aussi, je n’ai rien contre les produits de luxe. Toutefois, j’ai des amis qui conduisent des Mercedes, mais qui n’ont pas les moyens de cotiser à leur compte REER. C’est surtout ça qui me chicote. La consommation ostentatoire n’est pas un mal en soi pour les gens qui ont réellement les moyens.

      Merci d’avoir participé à la discussion! À plus!

  5. En effet, très belle ébauche. Je suis d’accord avec tout ceci. Mais je pense qu’il y a toujours un moyen de vivre dans le meilleur des deux mondes (vivre dans le luxe sans forcément payer le plein prix). Un truc simple par exemple est d’acheter une voiture de luxe usagée. Pas nécessairement vieille mais pas le model de l’année non plus.
    En 2015, je me suis acheté une Nissan maxima 2012. Elle m’a couté 18 000$+tx avec 45 000 km au compteur. Le prix a neuf avec toutes les options que j’ai aurait été autour de 45 000$. Une bonne économie de 25 000$ pour avoir sacrifier l’odeur du neuf (qui en passant est surement plus une odeur de produits chimiques mauvais pour la santé lol). J’entretiens très bien mon véhicule et je n’ai jamais eu à faire des réparations. Non seulement je suis dans mon confort, mais en plus j’attire des gens d’un certain standard qui m’offrent des opportunités d’affaires.

    J’adore le iPhone et tous les produits Apple. Mais je n’achete jamais la dernière version. Je suis toujours une à deux versions en arrière. Présentement j’ai un iPhone 6. Pas trop loin du iPhone 7 qui est en fait exactement le même gadget mais en plus cher.

    Je revends aussi toute sorte de chose que je n’utilise pas pour plus d’un an. Cela me permet de récupérer une partie de ce que j’ai dépensé, en plus de faire de la place chez moi.

    Bon, c’est sur que à part les autos, je n’ai pas vraiment d’autres gouts de luxe, ce qui aide beaucoup aussi.

    Par contre, pour revenir un peu au sujet principal de ton blog, mon rêve à moi c’est de non seulement sortir du système esclavagiste dans lequel nous vivons, mais aussi de pouvoir m’offrir plus que du 30-50 000$ par année.

    Je pense que la seule issue pour moi sera de créer assez de projets dans divers domaines, afin que la somme de tous les profits me fasse une bonne marge par mois. Il me reste à peine 5 ans pour atteindre la retraite à 30 ans dans ces conditions. Je n’ai pas encore tout ce qu’il faut pour atteindre cela, mais bon, je ne perds rien à y croire fermement haha.

    1. Salut Lucas,

      Moi aussi, j’éprouve de la satisfaction à vivre dans le luxe à moindre coût. Par exemple, j’aime bien essayer les restos gastronomiques le midi (moins dispendieux que le soir) ou me dénicher une belle chambre d’hotel sur Hotwire à prix réduit (ex: 4 étoiles à 100$).

      Bonne chance dans ton parcours! Il faut y croire et surtout le vouloir intensément. Bonne suite!

  6. Très intéressant comme article et malheureusement bien réel. Je pense effectivement que le luxe est une drogue. Comme fois gouté, il est parfois difficile de se contenter…par la suite de moins (de notre point de vue superficiel bien sûr) !

    Bref, dans mon cas, j’essais d’être économe en ne payant jamais le plein prix pour la majorité des articles que j’achète tout en me déculpabilisant de consommer…

    J’investis un très grand pourcentage de mes revenus, pour espérer en récolter un jour peut-être LeDividende.com 😉 de ces investissements mais qui sait aurais-je la santé et la chance d’en profiter ??!!!

    Trouver l’équilibre est le chemin vers la liberté d’esprit.

    1. Merci LeDividend.com!

      Le plus difficile est de résister à la tentation quand on est jeune. Il est tellement tentant d’acheter une belle voiture à 25 ans. C’est le premier réflexe quand on commence à faire de l’argent! Or, les biens de luxe qu’on consomme à un jeune âge n’ont pas la même valeur que ceux qu’on consomme à 50 ans. L’argent qui est dépensé (et non investi) finit par valoir une fortune avec les intérêts composés et le temps.

      Alors, oui, ça prend un équilibre, mais cet équilibre change avec le temps.

      À bientôt!

  7. Pour ma part, j’ai une arme secrète : je valorise l’excentricité.
    J’aime me faire remarquer pour être différente des autres et ça m’incite donc à repousser toutes les modes. Je ne porte que des vêtements historiques de la renaissance en lin car j’aime cette époque et j’aime vivre comme les personnages des romans que j’écris. Mais ça donne des petites filles de 4 ans à la garderie qui me lancent alors que je vais chercher ma plus jeune : « pourquoi madame vous êtes toujours déguisée? » je n’ai pas mis les pieds dans un centre d’achats depuis 6 ans…

    1. Salut Maryse,

      Te connaissant un peu (en lisant ton blogue), je sais que tu es imperméable aux jugement des autres. Bravo!

      C’est drôle à quel point dans les pubs on joue sur le fait que tout le monde est unique. On entends « Think Different », « Soyez unique » et « Osez être vous ». Ironiquement, au final, tout le monde est pareil.

      Question comme ça, qu’est-ce que tu portes à l’halloween? 😀

  8. Je suis d’accord qu’il me semble que beaucoup de gens semblent se trouver tellement uniques en achetant des produits populaires, alors qu’ils me semblent tous être des clones.

    Par contre je dois avouer que, personnellement, je me laisse tenter par le luxe dans ce qui est des matelas et des souliers plus précisément. Je crois que le matelas va de soi, même si il y en a qui sont trop chers pour ce qu’ils valent réellement.
    Puis les souliers également, je ne paye pas pour la marque, mais bien pour du confort et malheureusement, j’ai rarement vu des souliers qui ne me démolissent pas les genoux et le dos en bas de 90$.
    J’adore regarder les belles BMW de gens trop endettés passer dans la rue, qu’elles sont magnifiques. Et même si j’aurais les moyens de me la payer, je ne le ferai pas. Je vais garder ma vieille voiture jusqu’à ce qu’elle tombe au combat et je ne suis pas le seul, je vois également d’autres personnes dans la même situation malgré leurs moyens.

    J’adore ton article et la partie où tu parles <>. C ‘est logique et on est tellement souvent dedans qu’on ne le voit plus. avec un pas de recul sur ce mode de vie de fou c’est vrai que c’est complètement absurde, car quelqu’un qui n’aime pas son travail, devrait se dépêcher à s’en sortir et gagner sa liberté plus que de dépenser plus pour oublier et être bien assuré d’y rester le reste de sa vie. Notre logique semble inversée.
    Ceci dit, je suis comme tous dans la game et je suis tous les jours tenté de m ‘acheter ce beau cossin dernier cri qui me semble tellement utilie.
    Comme la référence d’un de tes participants ici plus haut je vais citer tyler durden de fight club: <>

    1. mes parenthèses effaces le textes: je voulais dire la partie où tu parles d esclavage

      et la citation de fight club est: Advertising has us chasing cars and clothes, working jobs we hate, so we can buy shit we don’t need.

      1. Merci pour le commentaire Librocito!

        Moi, aussi j’ai un faible pour les chaussures de sport (soccer). On pourrait même dire que je suis un « sneaker head »! Je rationalise en me disant que les souliers plus dispendieux protègent des blessures et sont plus confortables. En tout cas, j’y crois. 😉

        J’adore cette citation de Fight Club! Ça résume bien le « rat race » dans lequel on vit. Merci de l’avoir partagé!

        À très bientôt!

  9. Ça me rejoint tellement! C’est pour ça que le minimalisme fait aussi partie de ma démarche vers l’indépendance financière. Ce principe de posséder et de vivre des expériences qui nous rendent heureux, pas pour paraître plus riche ou plus luxueux.

    La ligne reste mince entre luxure et qualité, je préfère consommer des biens de qualité, si j’en ai besoin seulement ou si ça apporte un avantage positif à ma qualité de vie.

    On travaille beaucoup trop fort pour gaspiller notre argent dans une nouvelle voiture de l’année, ou le plus récent iPhone. Il faut que les gens réalisent toute l’énergie que ces consommations leur prennent, et voir s’ils en valent vraiment la peine.

    1. Salut petite retraitée,

      Le minimalisme est non seulement financièrement avantageux, mais donne plus de liberté. Pour ma part, moins je possède de biens matériels, moins j’ai de soucis et plus je suis heureux. Je préfère dépenser pour vivre des expériences qui permettent de me développer et de m’enrichir culturellement.

      Plusieurs pensent que pour atteindre mon objectif j’ai dû sacrifier énormément. Tout au contraire, je pense que les gens qui s’endettent et consomment au-delà de leurs moyens sont ceux qui passent à côté de leur vie. Ils gaspillent leur temps et argent pour entretenir des bébelles plutôt que de vivre.

      Merci pour le commentaire! Bonne suite!

  10. Je pensais à quelque chose d’ironique hier en regardant les gens au centre-ville passer avec leur bmw et leur mercedes ou infiniti en semblant regarder autour pour être sur d’être bien vu…

    quelqu’un qui achète une voiture de luxe (pour ne parler que des voitures) en fait, en voulant avoir l’air riche… se retrouve moins riche que son voisin avec un salaire semblable qui garde sa vieille voiture. ça coûte cher de  »flasher » (à moins d’être millionnaire, mais je doute que ces derniers ont du temps à perdre à se promener en ville pour flasher)

    Petit mot d’encouragement 😉

    1. Salut Librocito!

      J’ai un ami qui avait une Porsche au début des années 2000 (à l’époque des anciens parcomètres). Souvent, quand il stationnait au centre-ville, sont parco étaient rempli à pleine capacité à son retour. Les gens prétendaient que c’était leur voiture et payaient le stationnement. 😀

      Mon ami avait réellement les moyens financiers pour « flasher ». Mais, comme tu dis, quelle est la proportion de la population qui peut vraiment se payer ce luxe? De mon expérience et suite à la lecture du livre The Millionaire Next Door, très peu de gens!

      Dans tous les cas, le centre-ville de Montréal l’été est un ecosystème fascinant. Il y a de beaux spécimens de « frimeurs ».

      Merci! À plus!

  11. Bonjour JR,

    J’aborde souvent l’angle de l’esclavage dans mes articles moi aussi. J’ai bien aimé ton article d’ailleurs!

    Notre société capitaliste se fonde sur l’esclavage salarié. Nous nous rendons esclaves de nos possessions, de nos créanciers…

    Nous prétendons vivre libre en démocratie, mais nous échangeons le plus clair de notre temps de vie contre une dictature corporative où le patron est le seul maître et la plupart des gens ne semblent même pas s’en rendre compte…

    C’est quand même assez cocasse de se prétendre et même de se penser libre alors qu’on s’endette (et se force donc à vivre en dictature corporative) pour satisfaire de faux besoins ou des besoins d’estime de soi.

    Mais l’humain n’est pas très rationnel à la base même s’il est capable de faire preuve de raisonnement logique à l’occasion. Alors il ne faut pas s’en étonner outre mesure.

    Et bcp bcp bcp de gens dans notre société ont un grave problème de confiance en soi et d’estime de soi et font preuve d’un très fort besoin de sentiment d’appartenance. Les marketers exploitent ça à fond.

    Je ne suis plus un loser si je me promène en BMW dans un suit Hugo Boss… contrairement au dicton, il semble que l’habit puisse faire le moine selon une majorité de gens. Sinon, pourquoi ce stratagème marketing continuerait-il de fonctionner?

    1. Salut Alain!

      Je sais que c’est un de tes sujets de prédilection!

      On construit nous-même notre prison. Ironiquement, ce sont les biens qui symbolisent la liberté dans les pub (ex: un VUS) qui forment les murs de notre prison. On s’enferme graduellement en consommant des produits de plus en plus dispendieux, en contractant des dettes et en maximisant les paiements mensuels. Au final, on perd complètement sa liberté.

      On dit que l’argent ne fait pas le bonheur. Je suis d’accord dans certains cas, surtout quand on ne sait pas comment l’utiliser!

      Merci! À très bientôt!

  12. J’espère que tu ne sera pas atteint trop tot du post FIRE syndrome.. Que plusieurs des bloggeurs présentent

    Soit une fois le FI atteint écrire quelques post puis perdre l’intérêt du Blogue… 🙂

    J’aimerais vraiment savoir comment tu vis depuis ta retraite, vends tu des actions à chaque mois pour payer tes factures? Est ce stressant? De voir la bourse monter et descendre et gruger tes économies….?

    1. Salut Pipo!

      J’ai tellement de sujets d’articles en tête et j’ai toujours autant d’intérêt pour ce blogue. Par contre, je suis atteint du symdrome de « l’été est trop court au Québec ». Je suis à l’extérieur du matin au soir pour maximiser chaque journée. Alors, je passe le moins de temps possible devant mon ordi.

      Jusqu’à maintenant je vis l’été comme quand j’avais 10 ans. Comme si c’était les grandes vacances. Nous faisons des petits « road trips », nous faisons du sport tous les jours et nous assistons à des conférences sur les sujets qui nous intéresse.

      Financièrement, je vis encore sur les liquidités que j’avais accumulées. Je n’ai pas eu a décaisser encore. J’écrirai un article éventuellement quand notre stratégie sera bien définie.

      Merci pour le commentaire! Je publierai probablement un article dans la prochaine semaine. À plus!

      1. Salut JR,

        Moi aussi j’ai bien hâte de lire tes articles « post-retraites »!

        Oui, je ne veux pas attendre d’avoir 65 ans avant de retrouver les étés que j’avais enfant. L’année passée, j’ai eu l’opportunité d’être sans emploi pendant tout l’été. Bien que la recherche d’emploi peut être éprouvante et qu’elle prend du temps, j’ai pu grandement apprécier le luxe d’avoir du temps et de voir l’été passer.

        1. Et à quand ton prochain voyage? J’aimerai bien te lire sur un de tes voyages minimalistes et comment ça se déroule une fois indépendant financièrement!

          1. Salut Daniel,

            Je suis content d’avoir de tes nouvelles!

            La fréquence des articles va surement augmenter à l’automne. Pour l’instant nous passons un été de rêve. Nous revenons d’une petite escapade à New-York (Brooklyn) et nous prévoyons partir en Amérique du sud ou en Asie en fin d’année.

            En parlant de minimalisme, je te conseille un excellent documentaire sur le sujet: Minimalism: A Documentary About the Important Things

            En passant, je publierai un article d’ici la fin de la semaine.

            Au plaisir!

  13. Vous m’avez fait rire, sans doute malgré vous. En effet, vous avez raison « la vaste majorité de la population résonne ». Un jour, espérons qu’elle raisonnera! Sans rancune!

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