Comment payer moins cher pour l'épicerie

L’épicerie pour les nuls

En mars dernier, le Journal de Montréal publiait un article sur une famille aisée d’Ahuntsic qui, durant un mois, a fait l’épicerie avec le budget d’un ménage à faible revenu, soit 210$ par semaine. La famille de quatre qui avait l’habitude d’en dépenser 450$-500$/semaine dit avoir subi énormément de stress psychologique et a même dû recourir à une banque alimentaire. Il va sans dire, l’histoire a fait réagir.

D’ailleurs, Francois Lambert, le riche entrepreneur, a fait une sortie remarquée sur Facebook en publiant sa facture d’épicerie de 50,61$. Il dit avoir été stupéfait de constater qu’un ménage n’arrive pas avec 210$ de budget.

Francois Lambert
« Quand j’ai vu ça, je me suis dit, ils ne savent pas cuisiner ou ne savent pas comment faire une épicerie. Ça me coûte toujours en bas de 100 dollars pour mes ados et moi et je mange quatre à cinq fois par jour. Je profite des spéciaux en magasin et je m’adapte » (source)
– Francois Lambert

Suite à cette déclaration, les commentaires ont fusé de toute part. En voici quelques juteux:

« J’y crois pas 2 secondes! »
« Kraft diner pis d’la saucisse pendant 365 jours »
« Ça me coûte 4X ça pour nous 3… mais y mange pas du bio lui! »
« Ça se peut pas! »
« Êtes-vous anorexique? »
« Un autre millionnaire qui va nous faire la morale! »
« Séraphin ça nous dit tous quelque chose? »
« Trou du cul! »

Combien ça coûte pour faire l’épicerie?

Selon la communauté édentée de Facebook, il n’est pas possible de faire l’épicerie pour moins de 100$ par semaine. Alors, combien ça coûte?

Au Québec, nous consacrons en moyenne 12% de notre budget à l’alimentation (source). Il s’agit de la plus forte proportion au Canada.

Une famille de deux adultes et deux enfants débourse en moyenne 11 600$ par année pour s’alimenter (source). Donc, on parle de 223$ par semaine.

Notre budget

Depuis notre retraite, nous dédions moins de 100$ par semaine à l’épicerie et nous mangeons comme des rois.

Ceci dit, notre préoccupation première n’est pas financière, nous n’avons pas de limite de budget. Nous pensons à notre santé avant tout. Et, à mon humble avis, s’alimenter sainement coûte généralement moins cher.

Toutefois, je ne vous mentirai pas, ça prend du temps et de l’énergie pour bien manger.

En ce sens, je donne tout le crédit à ma blonde. Elle se passionne pour la bouffe et cuisine sans raccourci. Elle fait son pain, son lait de soya, ses barres énergétiques et ses pâtes alimentaires, et ce par plaisir. D’ailleurs, elle le faisait même quand elle travaillait.

Par ailleurs, nos épiceries contiennent très peu de produits transformés. Nous tentons de nous limiter aux aliments de base et aux fruits/légumes de saison, probablement comme nos grands-parents le faisaient.

Voici un exemple d’épicerie faite chez Supermarché PA pour la somme de 48.95$.

L'épicerie des jeunes retraités

Oups! J’ai oublié de cacher les chips.

Ceci ne constitue pas nécessairement la nourriture pour une semaine. Nous achetons ponctuellement des aliments de qualité, au gré des spéciaux. Nous allons chez Adonis ou chez PA pour les viandes, les fruits/légumes et les fromages et chez Maxi pour les commodités. Ainsi, nous maintenons un stock de légumes frais et une bonne réserve de viande au congélateur en tout temps.

« C’est sûr, vous n’avez pas d’enfants! »

Je sais, les enfants ça coûte cher. Cet argument est toujours le premier cité par ceux dont les finances personnelles sont hors contrôle.

Justement, un proche m’a récemment confié qu’il dépensait 350-400$/semaine pour nourrir sa famille. Ça représente environ 20 000$ par année. C’est d’ailleurs l’élément déclencheur qui m’a incité à écrire cet article.

Sans mauvaise foi, je ne saurais pas comment dépenser 400$ à l’épicerie, même si j’avais des enfants. Je pense que je sortirais de l’épicerie avec 200$ de bouffe et une nouvelle télé. 😎

Nourrir 3 enfants avec 106$ par semaine

Comme à mon habitude, j’ai fait appel à un parent pour combler mon manque de crédibilité à ce niveau. Ainsi, Dominique Favreau, du blogue Se payer en premier, a eu la gentillesse de partager son expérience avec moi.

Ce dernier dépense en moyenne 5 500$ par année pour nourrir sa famille… Et, il a trois enfants. Ça fait seulement 106$ par semaine pour nourrir 5 bouches.

En passant, la conjointe de Dominque est titulaire d’un doctorat en nutrition, alors restez assuré, le « baloney » n’est pas au menu.

Alors, comment est-ce possible de manger mieux en payant moins?

Astuces pour faire l’épicerie à petit prix

Sans prétention, voici quelques-unes de nos astuces combinées à celles de Dominique.

Faites l'épicerie dans votre garde-manger en premier

1- Évitez le gaspillage

Il y a fort à parier que votre frigo, votre congélo et votre garde-manger regorgent d’aliments oubliés. Pourquoi ne pas être créatif et les inclure dans votre planification de repas? Entre 30 et 40% des aliments sont gaspillés au Canada et près de la moitié de ce gaspillage se fait par les citoyens (source). Juste éviter cette perte est une victoire en soi.

Quelle épicerie choisir?

2- Planifiez vos repas en fonction des spéciaux

J’ai des amis qui vont chaque semaine chez Métro parce qu’ils apprécient l’expérience de magasinage. Pour moi, c’est le dernier de mes soucis! Ma conjointe épluche les circulaires et planifie le menu en fonction des spéciaux. Ainsi, le choix de l’épicerie varie d’une semaine à l’autre. En passant, l’application Reebee donne une vue d’ensemble des circulaires et permet de faire une recherche par produit.

Penser à long terme quand on fait l'épicerie

3- Gardez une vision à long terme

Alors que la plupart font l’épicerie dans le but de se nourrir pendant une semaine, Dominique voit beaucoup plus loin. Comme il dit, « Acheter en gros coute moins cher (jusqu’à 30%) et permet de faire moins d’épicerie ou des plus petits paniers en cours d’année. » Nous avons la même approche. À titre d’exemple, le filet mignon coûte 8$/lb cette semaine chez Adonis (comparativement à 18$/lb chez Metro), alors nous allons stocker.

La valeur des aliments à l'épicerie

4- Connaissez la valeur des aliments

Avec le temps on finit par connaître le juste prix des aliments. Les pommes coûtent 1$/lb, la douzaine d’oeufs environ 2$ et le chou-fleur plus ou moins 2$. Si c’est bien plus cher (ex: chou-fleur à 8$), on achète autre chose et on s’ajuste. Quand je vois des gens avec la liste d’ingrédients d’une recette à la main qui achètent des fraises à 7$, je me dis que le gâteau va coûter cher!

Ne laissez pas vos enfants gérer l'épicerie

5- Ne laissez pas vos enfants décider pour vous

Les enfants influenceraient plus de 40% des achats de la famille (source). À l’épicerie, ils sont donc une cible de choix. Trop souvent, je suis témoin de parents qui craquent et qui mettent des produits suremballés, hypersucrés et trop chers dans le panier pour taire les pleurs de leurs enfants.

Faites l'épicerie comme un restaurateur

6- Gérez votre cuisine comme celle d’un restaurateur

Les bons restaurateurs adaptent leur cuisine aux fruits/légumes de saison, achètent de grands volumes d’aliments non périssables et évitent les produits transformés. Voilà la clé de la santé (financière et physique)! À Montréal, les grossistes Aubut et Mayrand nous permettent d’acheter en quantité, comme le font les restos.

Payez moins pour l'épicerie

7- Payez moins à la caisse

Maxi accorde les mêmes spéciaux que ceux offerts par ses compétiteurs. Ma conjointe en profite à fond. Ainsi, nous épargnons 10$ en moyenne par visite. Cependant, nous ne pratiquons pas le « couponing ». Honnêtement, je ne saurais même pas par où commencer. Par ailleurs, nous minimisons les grignotines et les boissons gazéifiées pour payer moins de taxes (i.e. moins de 2%).

Cuisinez

8- Cuisinez au lieu de regarder les autres le faire

Les émissions de cuisine inondent les ondes, les livres de recettes sont les meilleurs vendeurs et la « food-porn » pullule sur les réseaux sociaux. Certes, cuisiner reste une corvée. Cuisiner pourrait être une activité relaxante, au même titre que de regarder Di Stasio à la télé (je l’écris sans trop de conviction 😉 ).

Vive le bon « manger »!

Pour ma grand-mère, la fine gastronomie se résumait au steak haché et aux patates pilées. Elle disait « Humm, c’est du bon manger ».

La culture culinaire a littéralement explosé depuis cette époque. Nous avons désormais la chance de goûter à toutes les saveurs du monde et d’avoir accès aux produits les plus fins.

Toutefois, notre travail prend tellement de place dans notre vie que nous avons tendance à sous-traiter les tâches qui sont pourtant essentielles à notre santé. La nourriture qu’on ingère devrait figurer en tête des priorités. Or, les repas surgelés, les sachets de collations et les boissons énergétiques n’ont jamais été si populaires.

Il n’y a rien de mal à dépenser 25 000$ par année à l’épicerie. Nous sommes libres de consommer comme bon nous semble. C’est plutôt la perte graduelle d’une compétence aussi rudimentaire que de se nourrir qui m’inquiète.

Alors, je vous laisse en disant cuisinez comme si votre vie en dépendait (car c’est le cas)!

Combien dépensez-vous pour l’épicerie? Avez-vous de trucs pour économiser?

89 commentaires

  1. Bonjour jeune retraité,

    Oh que je suis d’accord avec toi et pourtant, je n’ai pas de budget pour l’épicerie et je n’en ai pas besoin, mais ça ne m’empêche pas de faire attention à rien gaspillé et acheter selon la saison, pas besoin de manger des fraises qui ne goute rien au mois de janvier! De plus, je regarde très peu les spéciaux sauf pour quelques produits comme le fromage, le papier de toilette et certain produit qui a chaque semaine, offre toujours une marque à moitié prix, pourquoi payé pour avoir la marque…peu importe combien on gagne, c’est toujours jouissif d’acheter au rabais 😉
    Plus je profite de ma retraite, plus je prends plaisir à faire à manger, je contrôle les aliments que je cuisine et surtout la quantité… en fait, je pense que je mange la moitié de ce que je mangeais quand je travaillais (souvent au resto, car quand on paye pour un repas, on le mange tout même si on a plus faim).

    Merci pour cet article, bon travail

    1. Salut Sylvain,

      Tu me fais penser à quelque chose que je n’ai pas mentionné dans l’article.

      Souvent, les prix élevés rassurent les consommateurs. Ils ont l’impression de mieux manger si les aliments sont dispendieux. Acheter une marque connue, de surcroît biologique, est réconfortant pour eux. En payant plus, ça leur donne l’impression qu’ils valorisent plus leur santé.

      Or, selon moi, le prix des aliments n’est pas nécessairement lié à la qualité. D’où l’importance de connaître la valeur intrinsèque des produits et de faire abstraction du marketing.

      Merci pour ta contribution!

      Au plaisir de te lire!

  2. Bonjour,

    Je suis seule et je dépense en moyenne 75 $ par semaine, vin compris, et biologique, mais j’avoue que parfois, je dois retourner à l’épicerie. Je prends ma retraite dans 2 semaines et j’ai l’intention de faire pratiquement tout moi-même. Ah oui… J’ai également un grand potager et je compte faire des cultures l’hiver (je ne sais pas si cela va fonctionner…).

    En passant, tu devrais faire attention au suremballage. Regarde toutes les choses que tu as achetées; beaucoup de plastique! Pas très écolo.. 🙂 C’était mon tit commentaire de la journée hé hé !!

    Bonne journée. C’est toujours un plaisir de te lire !

    1. Merci Irène!

      Vous devez être fébrile, si près du jour J! Je vous souhaite une belle et longue retraite.

      Vous avez un bon point. Il y a effectivement beaucoup d’emballage sur cette table. Malheureusement, les épiceries que je fréquente n’offrent pas vraiment d’alternatives. En connaissez-vous?

      Je suis toujours ouvert aux suggestions. Merci de m’éclairer!

      1. Bonjour Le jeune retraité,

        Oui. Il y a des endroits à Montréal où l’on vend en vrac (et c’est habituellement beaucoup moins cher!). En plus, tu peux amener tes pots (ou contenants). À Boucherville, il y a Coup de pousse. Génial!

      2. Pour les fruits et légumes, il n’y a rien comme le marché Jean-Talon. Beaucoup moins cher que l’épicerie si on achète en saison et si on prend le temps de regarder les prix (et les ventes ridicules dans les inter-allées!).

        Sinon ça fait plusieurs années qu’on a la majorité de nos légumes des paniers bio (https://www.fermierdefamille.com/). Pour 25-30$ par semaine, on en a souvent beaucoup trop – en fait, tellement qu’on partage le panier avec nos voisins d’en bas depuis 2 ans. Certains (dont http://biolocaux.coop/) en offrent aussi l’hiver.

        Pour le reste, il y a Nous Rire, un groupe d’achat de vrac (il faut apporter ses contenants) très bien organisé : https://nousrire.com/. Vraiment pas cher pour du bio/équitable, et en échange de quelques heures de bénévolat, vous pouvez obtenir 20% de rabais sur une commande de 120$.

        Il y a le Frigo Vert, près de Concordia. Le service n’est pas toujours génial, mais les prix (surtout pour les membres – 20$ par année) sont imbattables.

        Il y a toujours l’option d’acheter en gros à plusieurs chez Costco ou Club Organic.

        1. Salut Simon,

          Un grand merci pour le complément d’information. C’est très pertinent!

          Je n’ai jamais utilisé ces services, mais il serait temps d’élargir mes horizons. Je passerai au Frigo Vert puisque je suis souvent dans ce quartier.

          Merci encore et bienvenue dans la communauté!

  3. Le commentaire sur la gestion comme des restaurateurs m’a fait penser à une émission que j’aime bien à la TV : http://www.casatv.ca/a-la-tele/economiser-avec-jamie-oliver-saison-1

    Jamie Oliver, ce chef britannique connu, démontre comment maximiser les restes et gérer sa nourriture comme un restaurant. Il y a toujours une capsule où il va chez des gens qui gèrent mal la nourriture et il leur donne des trucs et aussi un segment ou il reproduit à peu de frais des plats de fast food. Divertissant et souvent instructif.

    1. Allô Maryse,

      Je vais essayer de trouver le moyen de regarder cette émission. J’ai l’air au dessus de mes affaires quand j’écris des textes comme celui-ci, mais j’en ai beaucoup à apprendre. Ma blonde est vraiment le chef. 😉

      Merci d’être passé!

      Fais un magnifique voyage en Allemagne!

  4. Je vis seule et j’ai dépensé en moyenne 46$ d’épicerie par semaine en 2018 (x4 = 184$). Je mange 1-2 fois par semaine au resto.

    J’évite les aliments préparés et ils sont taxés (15%). Regardez vos factures d’épicerie et cela vous donnera une idée à quel point vous achetez des produits taxables. Souvent je suis à 0$.

    Je suis aussi végétarienne à la maison donc grosse économie sur ce point. Les protéines végétales (tofu, légumineuses) sont moins chères que la viande et personnellement je trouve que c’est moins compliqué en termes de préparation et de gestion de frigo.

    Je pourrais réduire encore plus mes coûts, mais j’ai choisi de manger majoritairement bio et également de faire certains achats par conviction dans une épicerie sans déchet. Cela peut semble contre-intuitif, mais cette dernière est vraiment plus chère, par exemple je paye mes oeufs 55c/l’unité. Toutefois, je considère que cela entre dans la catégorie «don» à une cause qui est importante pour moi.

    Comme je vis seule, je n’achète que ce que je suis certaine de consommer. Donc il ne m’arrive jamais de jeter de la nourriture. C’est une valeur fondamentale dans ma famille. Mes grands-parents ont eu faim pendant la guerre et jeter de la nourriture a toujours été impensable pour une question morale.

    Dernier truc: faire l’épicerie le ventre plein. Cela évite les achats impulsifs.

    1. Bonjour Catherine,

      Bienvenue dans la communauté!

      J’ai horreur du gaspillage. C’est un manque de respect pour 80% de la population mondiale. En plus, si je me fie aux statistiques, ça représente des centaines de dollars sur le budget annuel d’épicerie.

      De quelle épicerie parlez-vous?

      Merci pour le truc. Dans le même sens, j’ai tendance à utiliser le plus petit panier disponible, ça me donne l’impression qu’il est plein plus rapidement.

      Merci de participer à la discussion. N’hésitez pas à revenir témoigner!

      1. Bonjour,

        Je parle de l’épicerie Loco. Ils sont vraiment super, mais le sans déchet n’est pas encore très en demande, alors certains produits sont à des prix très élevés. Mais pour certains produits c’est avantageux. J’ai justement eu la bonne expérience de payer 10 cents pour la quantité de levure alimentaire voulue pour une recette, alors que ladite levure se vend 2$ en sachet à l’épicerie d’en face…

        Sinon il me fera plaisir de revenir participer aux discussions. Je suis une femme de 35 ans sur le chemin d’une retraite hâtive donc ce site est inspirant et j’adhère aux valeurs mises de l’avant.

  5. Nous sommes une famille de 4 avec deux ados et ça nous revient a +/- 170.00$ et ce sans aucune viandes. Nous sommes végé. Nous stockons tjrs 2-3 articles vendu a rabais pour notre réserve. Beaucoup de légumes, pâtes , tofu sous toutes ses formes et quand nous revenons avec nos emplettes, nous réalisons souvent que nous en avons tellement que nous pourrions tenir un mois sans faire d’épicerie. L’erreur que nous faisons et souvent de faire l’épicerie sur le pilote automatique car il serait fort possible de baisser le montant d’un 20% au moins.

    1. Bonsoir Stephane,

      Vous êtes quand même à des années lumières des 500$ par semaine de la famille dans l’article.

      C’est vrai, moi aussi je fais parfois l’épicerie un peu sur le pilote automatique. J’achète certains produits, sans trop réfléchir. Je rentre à la maison pour réaliser que j’en ai déjà une tonne.

      Merci pour ce premier témoignage! J’espère qu’il y en aura d’autres!

  6. Bonjour le jeune retraité,

    Je me souviens très bien de la controverse créée par cet article du Journal de Montréal et de la réaction du dragon François Lambert…

    Pour être franc, j’ai de la difficulté à comprendre comment/pourquoi cette famille a eu de la difficulté à faire l’épicerie avec 210$ par semaine avec 4 enfants et a dû avoir recours à une banque alimentaire. Est-ce qu’ils achetaient des produits transformés? Est-ce qu’ils achetaient des produits à prix régulier ou en rabais? Est-ce qu’ils achetaient des produits de marque maison? Est-ce qu’ils achetaient des produits de luxe?

    Certes, je n’ai pas quatre enfants… j’en ai seulement un. Mais, pour deux adultes, un enfant et deux gros chiens, notre facture d’épicerie hebdomadaire est beaucoup moins que ce 210$ par semaine. Qui plus est, dans le poste de dépenses « Alimentation » de notre budget, nous incluons le restaurant et l’alcool (bière et vin) en plus de l’épicerie. C’est certain que nous ne buvons pas beaucoup d’alcool, mais nous en avons toujours pour les invités 🙂 Nous n’allons pas souvent au restaurant et j’apporte mon lunch au travail (les restes de la veille), ce qui aide à faire baisser nos dépenses en alimentation.

    Notre moyenne hebdomadaire de l’année 2017 et notre moyenne hebdomadaire des six premiers mois de l’année 2018 est moins que 210$ par semaine, incluant épicerie, restaurant et alcool. Nous sommes à mi-chemin entre ce montant et celui de Dominique Favreau. Et tout comme vous, nous ne nous privons pas! Nous mangeons très bien. Par contre, nous planifions nos repas en fonction des rabais, nous achetons des produits de marque maison, nous achetons « en gros », nous achetons des légumes de saison, nous (en fait, ma femme) cuisinons et ainsi nous n’achetons pas de produits transformés, etc.

    Au plaisir,
    Retraite101

    1. Salut R101!

      Plusieurs lecteurs m’avaient parlé de cette histoire à l’époque, mais je l’avais juste considéré comme une anecdote, un fait divers. Le Journal de Montréal est bon là-dedans. C’est seulement quand un proche m’a confié le montant de son budget que j’ai réalisé que c’est probablement plus commun qu’on le pense.

      Certains liraient ton commentaire et conclueraient que tu manges mal. Toutefois, même en dépensant sous le budget minimum fixé par Le dispensaire diététique de Montréal, il est possible de s’alimenter sainement, sans concession.

      C’est beaucoup plus une question de compétences que de budget.

      Merci!

  7. Bonjour jeunes retraités

    Bien manger demande du temps .. oui parfois, mais pas toujours …Les industriels nous font croire que c’est plus « vite fait » de le faire réchauffé en moins de 20 mins au micro-onde que de cuire un bon saumon et des haricots en moins de 30 minutes … Moi les plats surgeler, ça ne renter pas chez moi, c’est une honte!! Les aliments transformés , le moins possible pour ne pas dire
    qu’ « occasionnellement ».

    Les gens dépensent trop car les gens ne savent pas cuisiner, ne savent pas quoi manger mais surtout ne savent pas quoi faire avec les restes. Quand je vois les « good food » ou les boites prêtent à cuisiner à l’épicerie ca me décourage.. non seulement c’est pas écologique (sur-emballage, transport etc etc)
    mais en plus, ça reviens plus cher$ C’est un question d’époque oui .. mais aussi d’éducation. J’ai toujours vu mes parents cuisiner de bons plats fait maison. Ils font leurs pains, les terrines et les conserves.. et oui, à l’époque, mes parents travaillaient aussi à l’extérieur.

    Rien ne me choque plus aujourd’hui que d’acheter une baquette à 4$ quand ont sait comment c’est fait… c’est ridicule. Farine ,sel, eau, levure, lever 2 h, cuire à 375.. 40 mins… pas compliqué !!! et ça sent tellement bon.

    Bien manger et pour moins de 200$ par semaine, ça se fait très bien. On est 4 à la maison , 2 adultes
    2 enfants et mon épicerie me coûte 125$ /semaine..soit 6500$ / année … et on mange pas du baloney ni de la bouffe du dollarama. Revenir à l’essentiel …ne pas acheter ce que l’on a pas besoin juste parce que c’est en spécial.. acheter naturel le plus possible et surtout, surtout le faire soi-même.. prendre le temps de cuisiner.. c’est le secret.

    On fait plus ça aujourd’hui cuisiner .. on se dit qu’on a pas le temps…C’est vrai quoi … qui a le temps de popoter de nos jours? Où on trouverait le temps entre le travail les 14 matchs de soccers, les cours de ballet de votre fille et les cours de karaté du petit dernier … hein c ‘est vrai quoi… on a plus le temps !! Pour dire vrai … c’est plus intéressant passer 3h sur facebook à regarder vivre les autres pour se réconforter dans nos malheurs, de ne pas avoir le dernier model de tesla qui va sortir prochainement, (comme les 250 autres amis virtuels aussi malheureux que soi )… que de faire des conserves et du pains.. n’est-ce pas ;O)

    à bientôt jeunes retraité
    Julie

    1. Excellent commentaire Julie!

      C’est vrai qu’on dit toujours qu’on a pas le temps, mais en fait on a pas l’énergie. Je pense qu’on peut faire d’excellent repas en moins de 30 minutes (ex: Cuisine futée).

      Good Food est un bon indicateur de notre relation avec l’alimentation. On veut des repas gastronomiques, mais on n’aime pas faire l’épicerie, couper les légumes et planifier les repas. On paie le double du prix pour se donner l’impression de cuisiner. Toutefois, ce faisant, nous perdons des compétences de base et nous polluons. Ce n’est pas une solution viable.

      Ce serait intéressant de connaître le temps moyen passé sur FB par jour versus le temps passé en cuisine. Je n’ai pas trouvé la stat.

      À 125$ par semaine pour 4, vous êtes bonne cuisinère! Merci pour ce témoignage!

  8. J’espère que vous n’avez pas mis de « Facebook » dans votre panier d’épicerie… C’est un produit transformé notoire pour donner de violentes et brutales indigestions !

      1. Ah, le réchauffement climatique… Plus possible de garder bien longtemps du surgelé dans un panier d’épicerie ! En plus, s’il se décongèle trop vite, il produit des toxines fortement nuisibles pour la santé physique et mentale car il nous empêche alors de dormir sur nos deux oreilles… Il était une fois un titre qui s’appelait Nortel et qui a commencé à fondre de la même manière…Soyez sur vos gardes !

          1. À titre d’information, si vous perdez de l’argent avec votre investissement dans FB, il y a plusieurs firmes américaines qui intentent actuellement des recours collectifs contre Facebook au nom des investisseurs… Il est peut-être possible pour vous de vous inscrire afin de récupérer une partie de vos pertes… Lorsque ce genre d’action voit le jour, c’est un signal d’alarme concernant le titre en question…

          2. Bonjour J-P,

            Je ne perds pas encore d’argent sur ce titre, il s’agit d’une perte sur des gains potentiels.

            Aussi, je pense que la plupart des entreprises de cette envergure font face à des recours légaux importants à un moment ou à un autre (ex: Microsoft, Google, Amazon).

            Ceci dit, à mes yeux, FB perd des plumes. La valeur du titre dépasse sonvent sa valeur intrinsèque.

            Merci et bonne fin de journée!

  9. Quand j’ai vu cette article, j’en revenait pas. C’est certain si tu prends des gens qui sont habitué d’acheter ce qu’ils veulent, quand ils le veulent, qui regarde pas les prix, et que du jour au lendemain tu leurs demande de changer complètement leurs habitudes de consommations, c’est certain que sa va être difficile. Surtout qu’ils ont pas faite cela avec la motivation d’améliorer leurs finances.

    C’est la même chose pour nous, notre mode de vie frugal ont est pas arrivé d’un extrême à l’autre du jour au lendemain. À travers les semaines et les mois ont à apprit à mieux gérer nos finances pour en arriver où ont est présentement.

    En plus, ont parle du super JDM avec ces articles qui sont là pour faire du sensationnalisme. C’est bien plus payant de crier au scandale, de dire que le monde arrive pas à faire correctement l’épicerie, que la nourriture coûte trop cher. Imagine si la conclusion de l’article aurait été le contraire, que finalement ils ont très bien arrivé, que le monde ont pas raison de dire que la nourriture coûte trop cher… Ben l’article aurait jamais été publié.

    1. Salut Bruce,

      Bon point! Ce couple n’avait aucune motivation valable. Pour eux, c’était juste une expérience, un jeu. Je pense que s’ils étaient confrontés à une perte d’emploi ou à une situation précaire, l’instinct de survie prendrait le dessus.

      En plus, passer d’un extrême à l’autre ne se fait jamais sans heurt. Je pense aussi que ça faisait partie du script.

      Je ne critique pas le couple en question. C’est plutôt la conclusion de l’article qui me perturbe. On met tellement d’emphase sur l’angoisse de planifier les repas, la peur de mal nourrir ses enfants et les sacrifices que le couple a dû faire. Ça nous donne l’impression qu’une famille de 4 ne peut pas se nourrir convenablement avec 210$ par semaine. Vraiment?

      Merci de contribuer à la discussion!

  10. Bonjour Jeune Retraité,

    Merci pour l’article. Bonne idée de prendre une photo de ton épicerie.

    Pour ma part, le meilleur conseil que je pourrais donner pour économiser sur l’épicerie et toute la portion « alimentation » des dépenses, tu l’as déjà donné : cuisiner. Savoir cuisiner est une habileté essentielle pour bien se nourrir et pour économiser. « Tiens, je voulais faire un sauté avec du brocoli, mais il est à 5 $ alors que le bok choy est en rabais… ». Justement, savoir cuisiner permet d’improviser et de substituer les aliments. À cet effet, je ne me souviens pas, hormis pour des desserts, avoir suivi une recette à la lettre…

    Un autre conseil, cette fois inédit, est de manger végétarien. Sans nécessairement devenir végétarien, le simple fait de substituer des plats avec viande pour des plats sans viande (avec légumineuses ou du tofu par exemple), permet d’économiser énormément! Par exemple, en ce moment, le sac de 900 g d’haricots rouges est à 2,88 $ (non taxé, évidemment) chez Maxi. Cela revient à 0,32 $ le 100 g!

    Sinon, j’évite comme la peste les épiceries comme IGA et je visite parfois les épiceries « ethniques » comme les marchés chinois ou arabes.

    1. Salut Daniel,

      Cuisiner = flexibilité + créativité + expérimentation

      Ce n’est pas en achetant des viandes marinées et du « minute rice » qu’on développe ces aptitudes.

      Nous aussi, nous mangeons peu de viande rouge, non pas pour économiser de l’argent, mais plutôt par souci de santé. Nous mangeons du tofu toutes les semaines et c’est délicieux.

      Même chose pour le lait, à mon humble avis, il ne faut pas en abuser. Même si certains lobby très puissants nous incitent à en consommer, je préfère une approche plus modérée. La modération a bien meilleur goût! 😉

      Merci pour les conseils!

  11. Une nutritionniste a déjà dit à la télé. Lorsque vous allez à l’épicerie. Achetez ce qui longe les murs; ce qu’il y a au centre de l’épicerie, ce sont des aliments transformés et bien entendu coûtent plus chers…

    1. Bon point Hélène!

      D’ailleurs, j’ai lu cette semaine que les épicerie sont configurées pour nous faire passer par les fruits/légumes en premier pour nous donner bonne conscience avant d’arriver aux allées centrales.

      Nous sommes des rats de laboratoire!

  12. Salut Jeune Retraité,

    Cet article tombe à point étant donné que j’ai comme priorité de réduire nos dépenses d’épicerie. En 2017 on s’en est tiré à 200$ par semaine pour notre famille de 4, mais je sais qu’on peut faire mieux comme nous ne faisions pas très attention à nos achats. On est toutefois pas tellement bien parti en 2018 avec une moyenne plus près de 250$ par semaine et c’est pourquoi j’y porte une attention particulière depuis le début de juillet.

    Comme tu l’as mentionné, il est tellement important de connaître le prix des aliments. D’ailleurs, en faisant un suivi de mes récentes factures et en tenant un livre de prix dans un document excel, je constate que j’avais perdu le cap de ce qui consiste réellement une bonne aubaine. J’avais pris l’habitude de me fier aux mentions  »en spécial » et je me rend maintenant compte que j’ai souvent stocké des trucs qui n’étaient pas réellement une bonne aubaine. Petit piège de marketing à éviter 😉 !

    Merci et au plaisir!

    1. Salut Mme Mod,

      Est-ce que tu expliques cette augmentation (de 200$ à 250$) par l’augmentation du prix des aliments? L’inflation est ridicule sur certains produits.

      Par ailleurs, c’est effectivement difficile de connaître le juste prix de tous les aliments. Avis aux entrepreneurs, ça pourrait faire une bonne application. Un « price tracker » pour la bouffe. Selon la période de l’année, on saurait quoi acheter et à quel prix. J’imagine que ça existe déjà.

      Bonne optimisation du budget!

      1. Malheureusement dans notre cas l’augmentation résulte d’un manque de planification (ou plutôt heureusement car c’est dans notre contrôle de pouvoir nous améliorer sur cet aspect 😉 ).

        Lorsque j’étais en congé de maternité après bb1, je consacrais du temps (max 1h/sem) à planifier nos menus selon les circulaires etc et nous étions à envrion 160$/sem (à 250$/sem c’est une différence de 4 680$ de plus annuellement pour essentiellement la même bouffe)!! Donc la planification est tellement importante et en vaut la peine. Heureusement qu’on s’y remet après un petit lapsus plutôt couteux!

        Bien d’accord qu’un  »price tracker » particulièrement avec des prix selon la région de l’utilisateur serait vraiment une bonne application! D’ailleurs je devrais vérifier s’il y en a :)…

        À bientôt!

  13. Oh que tu donnes dans mes cordes, là! Un des grands secrets de l’épargne passe par l’assiette. C’est fou ce que les gens jettent comme nourriture parce qu’il l’ont oubliée, parce que c’est « passé date » (comme si le yogourt allait se transformer en citrouille le lendemain de sa date de péremption), parce qu’ils n’ont pas envie de manger des « restants » et pour mille autres raisons tout aussi insipides. Je viens tout juste de ramasser la moitié du congélateur (au moins 10 livres de viande de toute sorte) d’une connaissance parce que pour lui, de la viande congelée depuis 6 mois (en portions sous vide, soit dit en passant), ce n’est plus comestible. Je me sentais comme une enfant à Walt Disney quand j’ai eu tout ça GRATOSSS et je sais quoi en faire étant donné que j’ai une imagination folle pour préparer de la bonne bouffe! Ça me désole de voir de la nourriture aller à la poubelle, d’autant plus quand j’entends dire autour de moi que l’épicerie coûte tellement cher. Bien sûr qu’il faut de la gestion, de la planification et de l’organisation, qu’il faut acheter les spéciaux de la semaine, que non, on ne mangera pas un pavé de saumon le mardi soir parce qu’on a envie de ça là, maintenant. On le mangera quand il sera en rabais ou si j’en ai un au congélo que j’ai acheté au rabais auparavant. Le congélateur est un grand ami quand on sait le gérer. Par exemple, je fais mes bouillons de base avec les légumes flasques qui me restent ainsi que les épluchures de légumes, les peaux d’oignons et les croûtes de parmesan (truc de Di Stasio ;o) et je le congèle pour l’utiliser à toutes les sauces. J’achète tout, mais alors tout, au rabais: épicerie, bière, vin et spiritueux, papier de toilette et autres produits d’hygiène et de nettoyage. Je profite de la saison des récoltes pour congeler des légumes et des fruits, des purées, des soupes et potages et des compotes de fruits très utiles quand justement le chou-fleur coûte 8$ en janvier. Récemment, nous étions attablés pour souper, mon copain et moi, et on a calculé que notre savoureux repas composé de poulet grillé, de riz et d’une salade aux mille couleurs, nous avait coûté 3$ au total. Du béééloney, ça aurait coûté plus cher que ça ;o)

    C’est tellement meilleur de manger quand on sait ce qu’il y a dans nos plats, il me semble. Comme tu le dit, il faut bien sûr être créatifs et apprendre à modifier une recette quand le fromage mascarpone ou les pignons de pin coûtent les yeux de la tête (des noix de cajou ou des graines de citrouille dans le pesto, c’est excellent). Les plats transformés, très peu pour moi; une croustade aux pommes (on peut dire un crumble pour faire plus fashion cooking), ça comprend 6 ingrédients, pas 23.

    Tu as tout à fait raison de dire que bien se nourrir, ça coûte beaucoup moins cher que de manger de la « scrappe », mais il faut faire un effort et on vit dans un monde où tout ce qui demande un effort est bien difficile à intégrer… une poutine, un coke et une pillule pour le cholestérol pour faire passer le tout, c’est bien plus facile. Et on se demande pourquoi la santé économique des Québécois est en si piètre état.

    Merci pour cet autre excellent article et là je me débranche car j’ai une salsa fantastique à préparer avec des tomates un peu fanées ;o)

    1. Salut Gabrielle,

      Ah les problèmes de riche… C’est incroyable de constater les petits caprices de chacun. Ils vont au resto, mangent le tiers de l’assiette et ne rapportent rien. Ils diront « c’est mou », « c’est froid », « ça fait une heure que c’est sur la table ». Quoi?

      Qui plus est, le gaspillage généré par les enfants est incroyable. L’enfant dit « j’ai plus faim » après deux bouchés et le parent rétorque « c’est bon, au moins t’as fait un effort ». Ensuite, le contenu de l’assiette se retrouve à la poubelle ou plutôt dans le composte (ça donne bonne conscience).

      J’ai honte!

      Au Québec, on passe souvent à côté du problème. Le recyclage n’est pas la solution à la surconsommation et le compostage des déchets n’est pas la solution au gaspillage.

      C’est toujours une plaisir de te lire. Merci beaucoup!

      Bonne salsa!

  14. Oui bien manger à peu de frais facile …circulaire en main et Checkout 51 ..si ta 2$ de remise sur la moutarde ex ..et elle est a 99 sous au super c alors tu fait 1.01$ à acheter de la moutarde et tu la prend au wall Mart il égalise les prix … ca prend 5 min par semaine …trop facile et suivre les spéciaux pour la viande et acheter les légumes et fruits en spécial même chose pour les viandes froide pour les lunch !! J’ai une chose en tête j’achète plus jamais rien pas en spécial depuis 3-4 ans ..même la pâte à dents ..shampoing ..etc … j’aime mieux prendre 5 min par semaine et voyager plus souvent …!!

    1. Bonjour Cathy,

      Certains vous répondrons « Je fais 50$ de l’heure, alors je ne vais pas perdre 2 minutes de mon temps pour sauver une piasse ».

      Or, si on fait le calcul, quelqu’un qui fait 50$/heure brut, en fait réellement 35$/heure après impôts. Donc, son salaire réel est de 1.15$ pour deux minutes de travail. On est pas loin du dollar économisé grâce à la remise!

      Merci d’avoir pris le temps de commenter. J’apprécie!

  15. J’applique tous les trucs que tu dis depuis toujours et l’épicerie ne m’a jamais coûté une fortune, jamais. Ma logique est: pourquoi acheter des produits à prix réguliers quand je peux attendre et les avoir à prix réduit (et en faire des réserves si c’est possible). Je n’ai jamais compris les gens qui achètent sans regarder les prix. Je respecte leur choix, mais en même temps, ils ne sont pas placés pour se plaindre non plus (quoique la mode est à se plaindre du coût de l’épicerie justement!). Je pense que ceux qui font les commentaires du genre « c’est pas possible » ne font pas l’effort de revoir leur façon de dépenser. Merci pour cet autre article très pertinent!

    1. Merci Cyn!

      Nous sommes libre de consommer, même de surconsommer. Par contre, cette pratique enlève de droit de se plaindre de la pollution, du gaspillage, du prix des produits et des dettes. C’est comme acheter une Porsche 911 et se plaindre du prix de l’essence.

      L’être humain est fascinant!

      Merci pour le témoignage!

  16. MERCI BEAUCOUP JS! Merci pour ton partage, comme d’habitude, très sage, très pratique, concernant l’une des préoccupations essentielles de nos familles : comment faire bien gérer son budget pour se bien nourrir et sans gaspiller!
    MERCI!

    1. Bonjour Lien,

      L’épicerie constitue un poste budgétaire très important, mais on n’y accorde pas toujours assez de réflexion. Chaque semaine, on achète de façon machinale. Au final, c’est notre portefeuille et surtout notre santé qui en souffre.

      Merci beaucoup pour votre commentaire! Bonne journée!

  17. Merci pour cet article. C’est une compétence clef de savoir se nourrir efficacement. Je l’ai un peu oublié. Merci du rappel.

    Quand j’étais célibataire j’utilisais le site sos cuisine pour faire ma liste d’épicerie de la semaine. Ça me sauvait beaucoup de temps de préparation. Je faisais les courses en écoutant des podcast et me libérais pour réfléchir à autre chose.
    La cuisine ne me passionait pas, je mangeais utile et santé pour pas trop cher.

    Ça m’est déjà arrivé de sauter un repas par jour pendant quelques mois pour épargner pour un projet auquel je tenais. J’ai pas trouvé cela si dure après quelques semaines on s’habitue. J’avais pas trop le temps d’y penser non plus en travaillant tout le temps. C’était pas tant une privation qu’un choix vers quelque chose qui m’a apporté beaucoup de bonheur dont je garde un très bon souvenir.

    1. Merci Ckrunch!

      Moi non plus, la cuisine n’est pas une passion. D’ailleurs, quand je suis absorbé par un projet (par exemple ce blogue), je peux sauter des repas sans m’en rendre compte. Par exemple, durant la rédaction d’un article, je peux passé 7-8 heures sans manger.

      Par contre, sauter des repas pour épargner pour un projet, c’est une autre histoire. Ça prend de la détermination!

      En tout cas, ma blonde serait morte. Elle a faim au deux heures. 😉

  18. Bonjour JR!
    Nous sommes une famille de 4 ( 2 enfants qui ont maintenant 18 et 20 ans), donc 4 adultes. L’épicerie coûte 140$ tout inclus. Nous nous sommes habitués à manger plus de plats à base de tofu et de haricots (légumineuses). Comme cela nous avons coupé de moitié la viande dans les recettes. Aussi nous ne gaspillons rien. Tous les fruits endommagés ou flétris finissent en confiture. Les vieilles bananes vont au congélateur et servent de base à muffin ou gâteaux. Les vieux légumes eux sont transformés en potage avec nos bouillons maison.
    Nous achetons beaucoup de produits « sans nom » ou la marque maison de l’épicier et je suis toujours surprise de la qualité et du peu d’ingrédients « agents de conservation ». Dans les recettes ça fait une super bonne job!
    Pour nos produits frais, essaye d’encourager nos producteurs bio locaux! Voilà!
    J’adore vos articles, je vous suis « une fan finie » merci!
    J

    1. Merci beaucoup Julie!

      C’est exactement ça cuisiner. Ma grand-mère ne regardait pas 3 émissions de cuisine par jour et ne connaissait pas Gordon Ramsay, mais elle savait comment exploiter chaque aliment à 100%.

      140$ pour 4 adultes, c’est exceptionnel. Bravo!

      Merci pour ce premier commentaire. La glace est brisée. À la prochaine!

  19. Je suis tout à fait d’accord avec tout de gérer l’épicerie avec les spéciaux et de faire à manger .
    Je fais mon pain et presque tout mes conserves jusqu’au tomate déshydraté dans l’huile et surtout il n’a pas d’ajout de trop sodium ou autre aliment que je ne connais pas. Cette année j’ai même désidée de faire sécher mes fines herbes car ceux que j’achète ne goûte rien.

    Je me dis si quelqu’un le fait dans les épiceries je suis capable de le faire à moindre coût et meilleur goût.

    J’adore cette article
    Merci

  20. En passant tes chips aux légumes sont pas si santé. Fais attention là je veux lire ton blog encore longtemps 😂.

    Ahh la misère des riches. Je n’ai pas d’enfants je dois l’avouer mais 210$ est amplement suffisant et même trop. Alors le truc des banques alimentaires là… J’ai de la misère.
    Je suis seul et je dépense environ 50 à 60$ par semaine plus deux ou trois repas au resto et je considère que je me gâte énormément. J’inclus là dedans des produits parfois plus dispendieux que j’ai envie de me payer pour profiter de la vie un peu et parfois des repas préparés quand je suis très occupé. Jaimerais cuisiner comme vous et tout préparer mes trucs comme la mayo et le lait de soja mais ça c est du temps que je ne peux/veux pas mettre pour le peu d’économie que je ferai. (Tse un pot de mayo qui me dure 8 mois là.)

    Mais je crois que seul aussi c est moins tentant de cuisiner tous les jours et manger la même chose pendant 3 jours et qu on perd plus de produits donc je crois que seul c est lus dispendieux en général (de ce que je constate dans mon cas et ausis en parlant a d autres)

    1. Salut Librocito,

      Si tu ouvrais notre garde-manger, tu trouverais du « junk » en masse. Les chips ne sont que la pointe de l’iceberg! 😀

      La santé est ma priorité absolue. Toutefois, la santé mentale en fait aussi partie. Les chips contribuent à mon bien-être mental, donc ils contribuent à ma santé.

      J’aurai essayé de me convaincre moi-même!

  21. Bonjour,
    Nous sommes deux comme vous et avons un budget d’environ 100$ par semaine pour faire l’épicerie. Nous ne comprenons vraiment pas comment une famille de quatre peut ne pas arriver avec 225$ d’épicerie par semaine. En plus, comme l’environnement nous tient à cœur, nous achetons une partie de nos fruits et légumes bio au marché et allons dans un magasin zéro déchet pour acheter en vrac et bio tous les ingrédients secs. Nous mangeons quelques repas végétariens par semaine, cuisinons beaucoup et, surtout, nous évitons le gaspillage alimentaire. Je pense que d’éviter le gaspillage alimentaire c’est le secret pour y arriver.

    1. Bienvenue dans la communauté Julie!

      La paresse est extrêmement coûteuse, sur le portefeuille et sur la santé.

      Par ailleurs, j’imagine que la pression pour acheter du « junk » augmente énormément en ayant des enfants. Ils sont les victimes parfaites des publicitaires.

      Alors, au lieu de préparer des collations pour les enfants (ex: couper des fruits), on achète des yogourts, des barres tendres ou des biscuits emballés en format individuel. Or, quand je lis les info nutritionnelles derrière la boîte, je grimace. Ces produits sont des desserts et non des collations. C’est évident que les enfants en redemandent!

      Sans mentionner que ça coûte vraiment cher. Les beaux emballages colorés, les licences pour utiliser les personnages de Disney et l’espace tablette pour les présentoirs ce n’est pas gratuit.

      Merci pour le témoignage!

  22. J’étais sidéré quand j’ai vu cette article. En 2017 ça nous a coûté 135$ par semaine pour 2 adultes et un jeune enfant. Et ça c’est sans avoir accès à des spéciaux à longueur d’année et à des fruits et légume pas cher parce que on habite en région éloignée (nordique). Mais on achète en gros format environ 2 fois par année en ville (au printemps et a lautomne) alors parfois ça revient moins cher quand spécial (exemple au club entrepôt on a acheter un 10 kg de lentille rouge pour 10.97$. À l’épicerie le 900g vient en spécial à peu près à 1.98$ alors le gros format revient moins cher et moins d’emballage donc plus ecolo). On achète notre farine non blanchie directement au moulin à St Roch des aulnaies. On fait notre pain, pain pita, tortilla. Cette année on a même essayé de faire nos propres pain hamburger (très bon et assez facile). Durant nos vacances où nous sommes en villes nous essayons parfois de profiter un peu des spéciaux. Je fais nos conserves donc quand les poitrines de poulets sont en spécial à 2.99$ la livre j’en achète plein et les mets en pots ( super pratique pour sandwich, riz frit, tortilla, nacho, soupe etc). Je fais notre sauce spaghetti, du chili et de la compote de pomme aussi durant ces vacances. En plus ce sont de bon dépanneur pour les soirs pressé (on a plus ou moins accès à des resto). Sinon dans le nord il nous reste seulement à acheter les fruits/légumes et un peu de lait. Mais la facture monte rapidement. Nous sommes chanceux car où nous sommes il y a encore une route et grâce à un peu de concurrence les prix ont un peu diminuer dans les dernières années mais ça reste quand même plus dispendieux en général ( ex : céleri 3.99, framboise 10$, avocat 3$, etc). On regarde pas trop le prix car il faut se nourrir de toute façon. Alors j’en revenais pas qu’il était pas capable de se nourrir avec 210$ par semaine en ayant accès à des prix normaux et des spéciaux.

    1. Salut Crevette nordique,

      J’aime votre pseudo!

      Wow, des framboises à 10$! Ça fait environ 0.35$ la framboise. 😉 On y pense deux fois avant d’en faire une tarte.

      Une chance que vous êtes débrouillarde et que vous y mettez l’énergie. Imaginez si la famille de l’article en question vivait dans le nord. Ça leur coûterait bien 1000$ par semaine.

      Merci pour le commentaire très bien documenté.

      Bon appétit!

  23. Bonjour J-R,
    J’ai pris du retard dans mes lectures alors…
    Félicitations pour vos un an de retraite!

    Effectivement 🙂 quel sacrifice? Les gens ne regarde pas la forêt que nous avons bâti mais, plutôt, il scrute chaque arbre.

    Effectivement, comme tu le sais nous sommes une famille de 4. Notre épicerie en 2018 nous revient en moyenne à 145$ par semaine qui inclut boisson alcoolisée et produit sanitaire (papier de toilette, rasoir, savons, etc.) Je me passe de commentaires sur le fameux article du journal de Montréal et encore moins sur Goodfood…trop déprimant.

    Des nouvelles de nous: Nous avions arrêté de travailler en 2017 pendant environ 6 mois et nous avons au début 2018 accepté un contrat de 12 mois. Pour ma part c’est un travail de 25-30 heures semaine dans un projet dans mon domaine mais totalement différent de ce que je faisais. Très agréable de travailler à temps partiels. Cela me permet d’aller porter les enfants à l’école le matin et aller les chercher l’après-midi ( pas de service de garde). On va commencer un nouveau cycle de vie dans quelques mois. C’est passionnant de ne pas savoir ce qui nous attend 🙂

    Commelaplanète

    1. Salut Commelaplanète!

      Moi aussi, je minimise le temps passé devant l’ordi en été.

      Merci pour la mise à jour. Ça me fait plaisir d’avoir de tes nouvelles.

      Tu prouves que la retraite n’est pas définitive, ni irréversible. Au contraire, ça ouvre de nouvelles portes. Ça donne la lucidité nécessaire pour savoir ce qui nous rend vraiment heureux. Après, on peut travailler moins, essayer un nouveau boulot ou prioriser la famille.

      Au plaisir de connaitre la suite de ton histoire!

  24. Nous sommes 4 (2 adultes et 2 jeunes enfants qui mangent parfois autant que moi, donc attention à lorsqu’ils seront plus vieux 🙂 ). Nous mangeons bio (convictions), sans arachide et sans gluten (problème de santé). Nous achetons un peu de viande, surtout du poulet et du poisson (bio car le saumon OGM est maintenant présent au Canada). Nous sommes abonnés aux paniers de légumes bios du coin. Nous prenons le gros panier et congelons ce qui est en trop pour en avoir durant la saison morte. Nous achetons toujours de saison et avons un petit jardin pour ce qui coûte plus cher et que nous utilisons +++. Beaucoup de fines herbes, des tomates, cerises de terre, framboise, fraises. Je cultive des plantes médicinales que je fais sécher pour boire en tisane. Mon conjoint est celui qui fait à manger. Il cuisine notre pain, pesto, pâtisseries et autres. Nous n’achetons pratiquement rien de transformé. Pas de taxe à payer!

    Je fais du yogourt, du lait végétal et plusieurs de nos produits de beauté. Je contrôle donc les ingrédients de ce que nous mangeons et mettons sur notre peau. J’essaie le plus possible d’acheter en vrac (ce qui est parfois difficile avec la contamination croisée au gluten et arachide). J’achète la farine et le poisson en gros. Cela fait une grosse facture sur le coût, mais elle n’arrive que 2 ou 3 fois par an! De plus, nous mangeons nos restes (il y en a qui les jettent) et même les fanes de certains légumes (carottes, betterave font un excellant pesto). Nous avons un congélateur et un 2e frigo pour l’overstock lorsqu’il y a un bon spécial. Nous mangeons en premier ce qui périt le plus vite et le restant dans l’autre semaine. Nous tentons d’aller à l’épicerie aux 2 semaines et de s’en tenir à notre liste d’épicerie, à moins d’arriver sur un méga spécial sur place.

    Nous mangeons très bien, avons perdu plusieurs livres depuis nos changements et sommes plus en forme et maintenant, j’apprécie les légumes. Donc, nous sommes gagnant sur toute la ligne.

    1. Merci Kimber pour le témoignage!

      Visiblement, vous faites passer votre santé avant tout. C’est admirable de dédier autant de temps et d’énergie à l’alimentation. Bravo!

      Quand on y pense deux secondes, ça devrait être le priorité absolue. Quelles autres activités pourraient possiblement passer avant?

      En passant, les Québécois regardent en moyenne 33.67 heures de télévision par semaine. 😐

      1. En effet, nous voulons rester en santé et cela fait une différence. Les enfants ne font plus d’otite et nous ne perdons plus de temps à l’hopital la nuit pour avoir une prescrition d’antibio.

        J’ai lu l’année passée que les gens passaient en moyenne 5h par jour sur FB. J,ai pour mon dire que si les gens prenaient la moitié de ce temps pour cuisiner, il serait beaucoup plus en santé et trouveraient que l’épicerie coute pas trop cher.

  25. Une « perfect storm » est en train de s’annoncer…
    1) L’inflation montre le bout de son nez (et on pourra le constater dans le prix moyen du panier de consommation, particulièrement l’épicerie).
    2) La politique de la Fed concernant les taux d’intérêt a définitivement changé du moins à moyen terme et ils seront en hausse régulière.
    3) Goldman-Sachs souligne à ses clients l’un des aspects les plus négligés de la réalité actuelle soit le « drying and lack of liquidity » qui explique l’énorme difficulté du marché boursier à reconquérir rapidement ses pertes de février et l’épisode du récent de -20% de FB.
    4) Le protectionnisme à toujours entraîné des récessions et les droits « abusifs » ont aggravé ces récessions, les transformant en dépressions.
    4) Alléché par ces « friandises », le Bear va sortir de sa tanière sous peu et entraîner une spirale déflationniste du cours des titres sur une longue période… (Un Bull vieux de 10 ans n’est plus aussi vigoureux et sa retraite approche à grands pas ! Ceci est encore plus vrai lorsqu’on retire le tapis sous ses pieds, i.e: « Quantitative easing »). Les titres de type FANG ayant des cours P/B supérieurs à 20 essuieront une débâcle mémorable.
    5) Les taux d’endettement (USA : déficit de 1 trillion de $) des gouvernements, corporations et individus vs le « unwinding of the FED balance sheet » n’augure pas bien en cas de crash car il n’y a plus de possibilité réelle de ré-inflation par injection massive de liquidités. L’ énorme quantité en $ de titres (particulièrement les actions spéculatives telles que Facebook. Twitter, Netflix et Amazon) achetés sur marge va catapulter le marché vers le bas avec une intensité et une durée peu communes…
    6) Que faire ? Selon GS : sortir le la technologie et se réfugier dans les titres de « valeur » : Énergie, Santé et Services Financiers… Le temps dira s’il s’agit d’une bonne stratégie… En cas de « défauts massifs » des consommateurs, le secteur financier sera dans l’eau chaude et en absence de « bailing out » cette fois, ce sera dramatique… Évidemment, les T-Bills et obligations à court terme deviendront également des refuges…

    Les traders sont actuellement en position « risk off » et font du hedging sur leurs portefeuilles… Cela vaut la peine d’y porter attention sérieusement. De plus, Warren Buffett est assis sur une pile de « cash » dépassant les 100 milliards (un sommet historique) ce qui est 5 fois plus que sa réserve sécuritaire de 20 milliards du volet assurance de BRK (autrement dit, le Float). Si lui ne peut trouver de bonnes affaires à conclure actuellement, cela veut dire que le marché a atteint sa pleine évaluation et que certains secteurs (sur-pondérés dans les indices) sont surévalués. Si ces titres chutent, le SP 500 chutera plus qu’à l’habitude du fait de cette sur-pondération et peut se retrouver à -60% ou pire; ceci n’est ni impossible ni improbable. Certains « hedge funds » ont déjà initié une position « short » sur les titres et indices américains… Hussmann prévoit une débâcle de 60% ou plus !

    Oui, mais VOUS, qu’est que vous faites me direz-vous ?!

    Je suis 100% « CASH on the sidelines ». Si les taux d’intérêt à court terme s’approchent du 4%, il n’y a vraiment plus de raison d’être dans le marché boursier… Actuellement, on est autour de 2.9% avec 3 augmentations de la FED planifiées en 2018-2019… RISK OFF !

    1. Bonjour Jean-Pierre,

      Votre commentaire me fait dresser les cheveux sur la tête. C’est tellement bien argumenté et documenté que j’ai envie d’y croire. D’ailleurs, plusieurs analystes annoncent cette tempête depuis un moment déjà. Et, ce type de discours alarmiste a beaucoup plus de crédibilité depuis 2008. Je pense qu’en tant qu’investisseurs nous sommes tous marqués à vie par cet événement.

      Certes, je pense que le gourvernement américain dispose quand même de certains leviers pour atténuer une telle crise (taux directeur, quantitative easing, politiques, etc). Dans tous les cas, ça me rassure de penser qu’il interviendrait avant l’apocalypse financière.

      Ceci dit, je suis vos recommandations (en partie). J’ai un fonds d’urgence en « cash » et j’envisage me départir des titres FANG.

      Merci pour vos sages conseils!

      1. Cette fois-ci, justement, le gouvernement américain ne pourra pas intervenir… C’est là l’énorme différence. Toute « bulle » de crédit finit par éclater et, si elle est suffisamment importante, cet éclatement n’est pas suivi d’un ré-inflation (comme en 2008-2018) mais par une déflation, ce qui s’est produit lors de la crise de 1929 aux USA et celle des années 1990 au Japon. Ceci est lié à la démographie qui a atteint un plateau et surtout la diminution des dépenses des Baby-Boomers qui ont soutenu cette économie durant environ 50 ans.
        La dette totale (privée + gouvernements) aux USA et de plus de 70 Trillions (en anglais ou Billions français) de $ et lorsque la bulle éclatera, il n’y a aucune façon possible de re-créer autant d’argent.
        N’oublions pas qu’avec le 12 trillions de Q.E. entre 2008 et 2014, le gouvernement américain n’a réussi à maintenir qu’une croissance d’environ 2% de l’économie alors qu’on aurait dû assister à une inflation quasi stratosphérique… Alors, s’attendre à ce que la FED puisse injecter $ 70 trillions « out of the blue » relève de l’utopie la plus fantaisiste.
        Paradoxalement, lors d’une déflation sévère (et elle le sera), le cash est l’actif le plus sûr car sa valeur nominale augmentera au fur et à mesure que les prix fonderont avec tous les autres types d’actifs (actions, obligations, immobilier, produits de consommation, ressources et métaux précieux)…
        Dans ce genre de situation, CASH IS KING.

        1. J-P,

          Qui vivra verra.

          Selon moi, la peur n’est pas un bon guide quand vient le temps d’investir son argent. On reste paralysé et on manque des opportunités.

          Je garde un coussin de sécurité en « cash », mais je tolère aussi un certain niveau de risque en investissant dans des entreprises solides. C’est ce qui me permet d’obtenir un rendement acceptable. Garder la totalité de ses avoirs en petites coupures sous son matelas, n’est pas viable et ne contribue aucunement à l’économie.

          My two cents.

          Dans le même sens, Steve Blouin a répondu à un commentaire que vous aviez laissé sur l’article La peur d’avoir peur.

          Peut-être aurons-nous l’occasion d’en débattre de vive voix prochainement.

          À plus!

          1. Ce n’est pas une question de peur mais de bon sens. Investir au haut du marché dans les conditions actuelles ne donne aucune marge de sécurité. Le risque dépasse nettement le bénéfice. Les compagnies « solides » s’écroulent comme toutes les autres lors d’une déflation… Il n’y a plus de liquidité pour soutenir le cours des titres.
            En 1929, le gouvernement américain a fait l’équivalent de ce que la FED a fait en 2009. Le marché a rebondi (dead cat bounce) en 1932 puis s’est assoupi jusqu’en 1954 ! Idem au Japon en 1989. 2008 n’était qu’un avertissement. Si votre moyenne de rendement historique boursière est de 7%, la moyenne de 2009-2018 est de 300% divisée par 10 ans soit 30% annuellement… Ce n’est pas soutenable historiquement.
            Quelle devra être le rendement futur du marché pour revenir au 7% historique d’après vous ? Le rendement deviendra négatif pour re-tendre vers la moyenne historique ce qui veut dire soit une descente vertigineuse à court terme ou une descente progressive à long terme. Investir actuellement dans ce marché c’est ne pas comprendre le risque. Les probabilités sont contre vous. Mais c’est votre vie et votre argent, vous faites ce que vous voulez… Si votre équité fond
            de 60%, que ferez-vous surtout si ça prend plus de 20 ans à retrouver votre capital de départ.
            Lorsque la bulle du crédit en Amérique du Nord éclatera, autrement dit quand la marée se retirera, c’est là que l’on découvrira qui sont ceux qui nageaient tout nus ! (expression favorite de Warren Buffett).

  26. Je pensais que le float de BRK(116 Mds) était complètement indépendant du cash qui appartient à BRK (117,6mds) et que le 20 milliards minimum (fixés arbitrairement par buffet) servait aux besoins en capitalisation divers de la cie….

    Donc ce qui précède va drastiquement faire augmenter le coût du panier d’épicerie?

    1. Le cash de BRK est composé du « Float » et des revenus d’autres sources (dividendes de titres, intérêts de prêts et profits des compagnies privées de BRK).
      Traditionnellement, tout ce cash était ré-investi excepté la provision de $ 20 milliards pour le volet assurance. Actuellement cet argent est « inactif » en « cash equivalents ».
      Le prix du panier d’épicerie va augmenter à cause des tarifs protectionnistes et de l’inflation sans compter les évènements climatiques pouvant affecter l’offre et la demande…
      Demandez aux Turcs ce qu’ils en pensent avec leur lire qui vient de se dévaluer de 17% en 1 journée ! Les « guerres » économiques font des victimes…
      Les titres financiers européens ainsi que les indices mondiaux (marchés émergents en premier) réagissent plutôt mal à cette nouvelle ce matin.

  27. J’ai décidé de changer d’identité pour refléter un peu mieux le sens de mes interventions sur ce blogue… Je suis le côté obscur de la « Force ».
    Les travaux de ma « Death Star » sont presqu’entièrement complétés !

  28. Jeune Skywalker, permettez-moi de vous appeler Luke (après tout je suis votre père, pas vrai ?).
    Si vous voulez voir un Bearmarket en action et en temps réel, il suffit de regarder le graphique de l’évolution du cours du Bitcoin depuis le début.
    Après un haut historique de plus de $ 19,000 US, il a fait un creux de $ 6,000 soit une perte de 68% à date en à peine quelques mois.
    Si vous lisez les « articles » sur Bitcoin, il y a plein « d’analystes » qui prétendent que nous sommes mûrs pour un rebondissement « bullish » du cours, etc…, etc…
    Permettez-moi d’être nettement en désaccord avec ceux-ci pour les raisons qui suivent :
    1- Il n’y a ici aucune intervention de type « quantitative easing » (baisse de taux d’intérêt associée à une injection de liquidités). L’espoir de reprise ne repose que sur un regain de la « spéculation euphorique et irrationnelle » des « soi-disant » investisseurs ce qui risque de ne pas se reproduire avant des lunes.
    2- Lorsqu’un « crash » dépasse les 60% de perte, la probabilité que cela descende à -90% est bien plus forte que celle de revoir le cours récupérer sa valeur originale qui impliquerait une montée de 120%. Ce graphique du Bitcoin ressemblera étrangement au DOW JONES 1929-1954 ou au NIKKEI 225 1989-jusqu’à nos jours. De toute manière vous pourrez le suivre en temps réel…

    Dans votre cas, vous pourrez faire un exercice virtuel qui consisterait en l’investissement théorique de tout votre capital dans le seul titre de Bitcoin à son maximum et examiner les conséquences sur votre fonds de retraite en supposant que vous n’ayez pas « paniqué » donc rien vendu et tout gardé jusqu’à aujourd’hui. Vous pourrez apprécier ce qui se produit lorsque vous retirez votre $ 30,000 année après année sur un fonds qui a perdu 68% de sa valeur en quelques mois seulement et ce que cela implique sur la « durée » de vie dudit capital dans ces conditions… Soyez honnête et faites l’exercice jusqu’au bout malgré le côté particulièrement déprimant de la chose… C’est un « wake up call ».

    Début 2018, il y avait 4 bulles spéculatives qui gonflaient à vue d’oeil (résultat indirect des politiques de la FED) : Bitcoin, Marché boursier, Marché immobilier, Marché obligataire. C’est assez rare que toutes ces bulles coincident, mais, curieusement, c’est le cas en 2018. Une de ces bulles vient d’éclater de façon retentissante mais n’a pas affecté les 3 autres. Je vous fais une prédiction « satanique » : si l’une des trois autres bulles éclate (et elle le fera tôt ou tard), toutes les bulles éclateront plus ou moins en même temps et ce, de manière toute aussi retentissante. Croire que ce qui s’est produit avec Bitcoin ne peut pas se produire sur le Nasdaq ou ailleurs est du « wishful thinking ». N’oubliez pas que dès que la perte dépasse les 60%, aucune mesure ne peut « ramener » le marché à sa valeur originale rapidement. Cela prend des décennies pour liquider une dette aussi astronomique, croyez-moi sur parole.
    Tout ceci pour dire, mon cher Luke, que « l’Étoile de la Mort » se déplace rapidement vers la Terre, précédée des chasseurs et croiseurs Impériaux en très grand nombre… Une très forte perturbation sera ressentie dans la « Force » très bientôt (d’ailleurs Yoda vous le confirmera)…

    1. Darth,

      Je me vois plutôt comme chewbacca! 😉

      Je trouve que votre comparaison au Bitcoin est boiteuse. Pour moi, investir dans les bitcoins c’est comme investir dans des cartes Pokemon. C’est entièrement spéculatif. Or, investir dans une entrepreprise ce n’est pas du tout la même chose. En achetant le titre d’une société, on investit dans des actifs, dans des gestionnaires, dans des produits/services, dans de l’innovation, etc. En plus, contrairement au Bitcoin, le gouvernement peut intervenir en cas de crise.

      Je vous laisse avec une citation de Chewbacca qui traduit exactement ma pensée, soit « RAWRGWAWGGR! RRRAARRWHHGWW! »

      Au plaisir!

      1. Non, la comparaison n’est pas boîteuse… C’est l’effet d’un Bearmarket que vous devez voir ici. Que les actions soient bonnes ou non, cela ne change rien car tout le marché s’écroule… Les bons titres un peu moins mais s’ils ne plongent que de 60% comparés au 90% des titres surévalués, cela ne vous réconforte en rien… L’effet est pour ainsi dire le même.
        Vous parlez de Bitcoin en disant que ce n’est pas un investissement et c’est vrai mais vous achetez du Facebook qui constitue une importante partie de votre capital sujette à des variations de -20% en une journée… Vraiment ?! Dans les deux cas, il s’agit de spéculation car vous ne participez pas au profits de FB : il ne vous verse pas de dividende (et vous êtes le DERNIER créditeur sur leur liste car vous avez des actions ordinaires=non privilégiées qui passent après les obligations et bons convertibles, etc…)

        Vous avez beau être diversifié, si l’indice au complet ne récupère pas, cela ne vous sert à rien…
        Mais je constate que vous ne savez pas du tout ce qu’est un  » Secular Bear Market » et que vous vous imaginez que la situation actuelle est « normale » sur un marché qui en 18 ans n’a connu que 4 années négatives dont une seule au cours de 10 dernières. (remarquez bien ici qu’ entre 2000 et 2008, il y a eu QUATRE années négatives !).
        Votre « foi » en l’intervention du gouvernement est naïve mon cher Luke car l’exception n’est pas la règle. Lorsque la bulle éclatera, je souhaite pour vous et la pérennité de votre capital, que vous serez totalement en dehors ou que vous serez sorti avant d’avoir subi un drawdown de 10% (parce qu’après on hésite à vendre, se disant que cela ne peut durer et que ça doit remonter un jour pas trop lointain… Erreur ! Ce jour peut ne pas arriver avant 20 ou 30 ans !). Et ne comptez surtout pas sur les « Robot-advisers » pour réagir de manière adéquate… Les maigres économies qu’ils permettent de réaliser seront balayées par une fonte de capitale colossale !
        Vous retournerez travailler, à reculons, dans des conditions nettement mois agréables et financièrement avantageuses que ce que vous venez de quitter il y a à peine 1 an. Pensez-y sérieusement car vous n’avez pratiquement pas de fonds de pension hormis la PSV à 65 ans.
        Vous semblez ne pas vouloir faire l’exercice que je vous ai proposé avec des exemples multiples (crise de 1929-1954, Bear Market de 1969-82, crise japonaise de 1989 à nos jours, Crash de 1987, Bear Market de 2000-2003). La peur vous pousse-t-elle à adopter la politique de l’autruche ? C’est dangereux… pour vous mais non pour moi.
        Vous semblez vivre dans l’illusion de : « this time, it’s different, the government has us covered ! » ou du « it won’t happen to me, I know
        better ! »
        Lorsque Warren Buffett dit : « the price of stocks will be higher ten years from now » c’est seulement en absence de Secular Bear Market… Il a juste omis de le préciser…
        Voilà, je mets fin à mes interventions ici car mon message est suffisamment clair il me semble et il a été vérifié maintes fois par du « back testing » sur différentes situations qui se sont réellement produites… Si vous êtes très chanceux (comme tout le monde le fut en 2008-2018) c’est tant mieux… Mais si le scénario opposé se concrétise, adieu la belle liberté si chèrement acquise ! N’oubliez jamais l’équation risque-bénéfice… Actuellement, elle penche beaucoup du côté risqué avec peu ou pas de bénéfice en retour…
        Votre règle du 4% de retrait, 7% de rendement « historique », Bear market durant « en moyenne » 2 ans ne tient pas la route car elle ne prend pas en considération le moment auquel la retraite est prise par rapport au niveau du marché boursier ni du capital total détenu vs la durée escomptée en années de la retraite… À cela il faut ajouter le concept d’inflation « réelle » et non les chiffres émis par les statisticiens gouvernementaux…
        À ce sujet il y a une magnifique étude faite sur la différence entre deux personnes prenant leur retraite au même âge avec 1 million de dollars avec la même règle de retrait de 4% ($ 40,000/an ajusté pour l’inflation), le tout investi dans le SP 500 (recommandation de Buffett à son épouse lorsqu’il sera mort).
        L’un la prend le 1er janvier 2000 et l’autre le 1er janvier 2003. Vous ne pouvez imaginer ce qui se produit alors : la variation du capital résiduel à la fin de 2017 varie du simple au quadruple ! Il y en a un qui a vu son équité de départ fondre de plus de 50% malgré le bull market extraordinaire des 20 dernières années. Si ceci ne soulève pas un doute dans votre esprit, alors rien ne le fera mais c’est bel et bien la réalité toute nue !
        J’espère pour ceux qui ont lu nos débats qu’ils ont fait l’exercice afin de vérifier si ce que je dis peut se produire… Le doute est le début de la sagesse… Il ne faut pas avoir peur mais être préparé à toute éventualité, c’est là l’énorme différence qu’il faut comprendre.
        En terminant, connaissez-vous la chanson « Le déni de l’évidence » de l’excellent groupe Québécois Mes Aïeux ? Alors, Bonne Chance !
        Adieu jeune Skywalker !

        1. Darth Vader,

          Ce nom vous va comme un gant.

          Je pense que tout a été dit dans nos échanges précédents.

          En somme, je suis conscient des risques et je les assume. Peut-être que vous avez raison, l’avenir le dira. Je ne force personne à vivre comme moi.

          Adieu (?)

  29. Bonjour!

    Simplement vous remercier pour la référence de l’appli Reebee. J’ai commencé à l’utiliser et ça marche vraiment bien. Ça me permet de vraiment bien organiser mes achats et d’économiser. Sans farce, ma dernière épicerie m’a coûté 140$ environ. Nous sommes deux dessus et au bout de la deuxième semaine, il me reste beaucoup de viande congelé et d’autres produits non périssables. Nous achetons pour 25$ de fruits et légumes par semaine chez Pousse l’Ananas et bingo! Ça nous coûte moitié moins cher qu’avant.

    Merci encore pour ces belles astuces!

    1. Merci Karine!

      Ça me fait vraiment plaisir. Le mérite revient par contre à ma conjointe. C’est elle l’experte du magasinage.

      Aurait-il d’autres sujets d’articles qui vous intéresseraient?

      À bientôt!

  30. Bonjour J-S,

    Je dois commencer par dire que j’adore te lire! Tes articles sont vraiment bons et constructifs et je pense que chacun peux y trouver son compte à travers les différents sujets traités.

    Pour ma part, j’arrive de loin côté «gestion financière». Dans ma vingtaine, j’ai fait beaucoup d’argent mais malheuresement je dépensais sans compter! Puis dans ma trentaine, je suis retournée à l’école, j’ai changé d’orientation de carrière et je me suis retrouvée avec plusieurs dettes (32,400$). Dettes que j’ai dû acquitté dans les années qui ont suivi en plus de rattraper un petit retard de remboursement au niveau des impôts – tout ça avec un salaire plus que moyen (sinon en bas de la moyenne) et quelques changements d’emplois à travers ça. Donc, en ce qui me concerne, je me suis probablement retrouvée comme cette famille aisée d’Ahuntsic qui a dû faire un virage «brutal» en ce qui a trait à leur budget (d’épicerie dans leur cas), sauf que dans mon cas ça touchait à pas mal tous les volets possibles et je peux comprendre que quand tout arrive d’un coup c’est plutôt déstabilisant et dur de s’y ajuster à très court terme! C’est comme par rapport à plusieurs choses dans la vie, il faut «donner du temps au temps» et se «pratiquer» afin de se perfectionner. 😉
    Maintenant, rendu au début de ma quarantaine, mon bilan financier est le suivant: je n’ai plus aucune dette, ma voiture Toyota Corolla 2006 – encore en très bon état – est complètement payée, j’ai plusieurs dizaines de milliers de dollars placé de côté dans des investissements et bien entendu j’ai un fond d’urgence. C’est sûr que je ne pourrai pas prendre ma retraite tout de suite, mais je prends quand même plaisir à peaufiner davantage ce que j’appelle mon «écrémage de budget» pour voir comment économiser davantage, et drôlement, ce n’est encore que très récemment, grace à ton article entre autres, puis à une prise de conscience de ma part que j’ai tout bonnement réalisé que je dépensais encore trop dans le volet épicerie! Bon, pendant longtemps, je me disais que c’est le seul volet dans lequel je ne voulais pas couper puisque je coupais aussi intensivement que possible ailleurs, et bon, je ne cuisinais pas non plus (sinon minimalement). Ceci étant dit, peut-être que j’étais tout simplement «rendu là», mais disons que le mois dernier j’ai réussi à réduire de moitié mon budget d’épicerie (Si, si!) seulement en regardant davantage les spéciaux, en me donnant des choix de repas pour ma semaine et en changant d’épicerie (si on achète une moutarde qu’on avait l’habitude de payer 4$ et qu’on arrive maintenant à la trouver pour 1,50$ par exemple – à format et à qualité quasi-égale) Ouf! méchante différence sur le budget au bout du mois!! et ça c’est juste un exemple…

    Au plaisir de continuer à te lire 🙂

    1. Merci Miss économe d’avoir partagé votre histoire!

      Ça fait ma journée!

      On peut appeler ça de l’écrémage budgétaire, de l’optimisation financière ou un redressement, reste qu’au fond le but est vraiment d’être heureux.

      En ce sens, je pense que le contrôle des finances est un passage obligé vers le bonheur, rien de moins. En tout cas, pour moi, vivre avec un fonds d’urgence, sans dettes, est nécessaire à mon bien-être.

      Pour ce qui est de l’épicerie, je pense que payer plus cher rassure certains consommateurs. On se dit que l’alimentation est un poste budgétaire incompressible. « Je ne vais pas couper sur l’essentiel! » Ainsi, certains parents vont chez Metro plutôt que chez Super C. Ça donne l’illusion d’accorder plus d’importance à l’alimentaion de ses enfants. C’est de la foutaise. Les produits sont les mêmes. L’expérience de magasinage (éclairage, décoration, etc.) est la seule différence.

      Bravo pour votre cheminement!

      Au plaisir de lire vos prochains commentaires!

  31. Pour les coupons, allez voir coupon Mamzelle sur Facebook. Ils épluchent les circulaires, vous donnent les liens pour les coupons et vous pouvez échanger des coupons 😉

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