L'inflation fait mal au mouvement FIRE

Est-ce le début de la fin pour le mouvement FIRE?

C’est ENCORE la fin du monde! Les marchés boursiers saignent et mon avoir net aussi. Chaque mois, c’est le montant de mon budget annuel qui se volatilise.

De surcroît, mes dépenses explosent. Le taux d’inflation est à son sommet depuis l’invention de la poupée Bout Choux (en 1983). On parle d’une augmentation de 8.1%, mais je soupçonne que c’est plus élevé que ça (source).

Est-ce la tempête parfaite qui va anéantir le mouvement FIRE?

L’inflation fait dérailler la stratégie FIRE

Mes dépenses de janvier à juillet approchent le montant que j’avais budgété pour l’année entière. À ce rythme, j’aurai brûlé mon pactole avant ma crise de la quarantaine. Je conduirai une Miata 1995 au lieu de la Porsche de mes rêves.

Blague à part, l’inflation est le pire ennemi des adeptes FIRE. Mon plan de retraite, basé sur un taux d’inflation de 3%, ne tient plus la route (comme la Miata d’ailleurs).

Si cette hausse du coût de la vie se poursuit, je devrai revoir mon mode de vie et envisager un retour au travail. Pensez-vous que l’uniforme de Walmart ferait ressortir mes yeux?

Vous souriez? N’oubliez pas que vous êtes probablement dans le même bateau. C’est toute la stratégie FIRE qui devra être revue si l’inflation reste incontrôlée.

La règle de 4% est brisée

De toute évidence, la règle de 4% ne fonctionnera pas cette année. Impossible pour moi de vivre uniquement de mes rendements en bourse, sans toucher à mon capital. Je devrai donc amputer mon fonds de liberté pour couvrir mes dépenses.

En plus, la récession qu’on annonce pourrait étirer ma souffrance sur plusieurs mois/années. Historiquement, les plus longues récessions ont duré à peu près 18 mois (source). Certes, dans le contexte actuel, rien n’est moins certain.

Par ailleurs, même à long terme, la règle de 4% n’est pas infaillible. Avec un taux de succès de 87% sur une période de 40 ans, le retraité qui s’y fit aveuglément marche sur une corde raide (source).

Il ne faut pas confondre FIRE avec « jouer avec le FEU »!

Une correction nécessaire

Tout comme le marché boursier qui s’enflamme depuis quelques années, le mouvement FIRE a lui aussi connu une surchauffe dernièrement. Dans les deux cas, une correction est nécessaire.

Quand un phénomène devient à la mode, comme c’est le cas pour l’indépendance financière, on assiste à toutes sortes de dérives. Certains adeptes prônent la règle de 5%, deviennent des Tanguy, placent toutes leurs économies dans les cryptos ou sont tout simplement cheaps.

C’est le moment de prendre une grande respiration. La quête de la liberté financière n’est pas un sprint, mais un marathon. Ceux qui courent le premier kilomètre en 3 minutes vont trouver les 41 km restants longs en ta.

Mon plan d’urgence

Les rumeurs de récession ne datent pas d’hier. En 2020, au déclenchement de la pandémie, elle était imminente aux yeux de plusieurs experts. Or, les gouvernements l’ont repoussée en « imprimant » des tonnes de cash.

J’ai donc eu le temps de m’y préparer. Voici ma stratégie:

Coussin d'urgence durant une récession

1- Garder un coussin d’urgence en tout temps

Depuis mon départ à la retraite, je garde l’équivalent de 2-3 ans de dépenses en liquidités. J’ai augmenté ce montant l’an dernier pour couvrir mes dépenses pour environ 5 ans. Ceci m’évite de décaisser mes placements quand les marchés sont en baisse.

Garder un budget adaptatif durant la récession

2- Prévoir un budget élastique

Mon budget est adaptatif. En coupant dans les voyages et dans les restos, je peux le réduire substantiellement. Après tout, le meilleur moyen de déjouer l’inflation est de consommer moins.

Éviter de consulter les relevés de placements durant un bear market

3- Éviter de consulter les relevés de placements

La peur est le sentiment le plus fort au monde. Elle mène à la panique (et à la surconsommation). Je fais l’autruche en évitant de consulter mes relevés de placements pour ne pas y succomber.

Prevoir un emploi durant la retraite

4- Imaginer des sources de revenus

Malgré le trou de cinq ans dans mon CV, j’essaie de rester employable. J’ai gardé ma cravate de Mickey Mouse et j’ai résisté à la tentation de me faire tatouer le visage. Sérieusement, je pourrais peut-être faire de la rédaction à la pige si j’avais besoin d’arrondir mes fins de mois.

Le frugalisme durant la récession

5- Penser à l’impensable

Si la merde frappe le ventilateur et que l’économie s’effondre, Van-Anh et moi pourrions louer notre condo, vendre tout et nous expatrier ailleurs dans le monde. Je vendrais même un de mes reins avant de retourner dans le métro-boulot-dodo!

Est-ce le début de la fin?

Penser que l’inflation aura raison du désir de liberté des aspirants FIRE serait bien mal les connaître. Les frugalistes ont une capacité d’adaptation hors normes.

La hausse des coûts les motivera à cuisiner davantage, à faire pousser leurs légumes, à réduire leur consommation de viande, à se déplacer à vélo, à voyager localement et à vendre leurs bébelles. Autant de gestes qui rendent le monde meilleur!

Il faudrait plutôt s’inquiéter pour les gens « normaux », endettés à 183%, qui font leur épicerie chez Metro parce qu’ils y préfèrent l’ambiance.

Mon oncle, fier propriétaire d’un gros pick-up, a affirmé: « L’inflation m’affecte pas du tout… Chaque fois que je vais mettre de l’essence dans mon truck, je mets 60$. Ça change jamais! »

Ouf! 🙄

Contrairement à mon oncle, est-ce que l’inflation vous fait mal?

Comment investir dans les FNB sans frais?

98 commentaires

  1. Merci beaucoup JR de ton partage, toujours lucide qui nous fait dire Oh Oui, et sourire!
    Oui, l’état actuel de notre monde est inquiétant et je ne peux m’empêcher de m’inquiéter pour tous, surtout pour les jeunes dont vous êtes et les petits enfants qui devront dealer longtemps avec l’état de notre monde de plus en plus difficile d’y vivre !
    Bon courage, j’espère que les choses peuvent s’améliorer, et que les humains pourront apprendre à s’adapter aux défis qui se multiplient!

    1. Merci Lien!

      La bulle techno de 2000 était la fin du monde, la crise des subprimes de 2008 était la fin du monde, le déclenchement de la pandémie de 2020 était la fin du monde. Tout est temporaire!

      Je pense que les gens débrouillards trouveront le moyen de passer à travers.

  2. Belle analyse JS! 😊👍 Ça confirme que j’ai pris la bonne décision d’y aller avec des titres valeurs / dividendes croissants 💰 plutôt que d’avoir juste des FNB en portefeuille et faire du gain en capital pour payer mes affaires / financer ma retraite. Mon portefeuille 💼 génère des dividendes croissants chaque année 📈 un cash flow constant! Je n’ai pas besoin de vendre des placements comme certains en plein marché baissier. Je pense que certains investisseurs vont commencer à réfléchir à leur choix! L’année passée, j’ai reçu 9 200$ en dividendes 💰 et l’objectif 🎯 en 2022 est de 12 000$! L’année prochaine 15k$ ??? Tu as été la bougie de ma prise de conscience du mouvement FIRE en 2016, je t’en remercie, mais là, déjà de parler d’arbitrage géographique et vendre le condo, vraiment? Vous auriez dû économiser/investir plus ou travailler plus alors! Au plaisir! D&F

    1. Merci Dividendes & FNB!

      Les titres à dividendes valent de l’or présentement. Je regrette de ne pas en avoir plus. Avec 12k$ en dividendes cette année, tu es bien.

      J’attends que la récession soit officialisée avant d’injecter des liquidités dans le marché. Le rebond devrait être payant à long terme.

      Au lieu de vendre mon condo, je vais en acheter (cash) un deuxième si le taux directeur continue d’augmenter et fait chuter les prix. 😀

      1. Sauf que les dividendes n’étant par réinvestis automatiquement, comme pour mon FNB 100 % actions dans mon CELI, les rendements sont moindres en fin de compte, ce qu’on gagne d’un côté, on le perd d’autant plus à long terme. Dans mon cas, je n’ai pas besoin de mon CELI pour vivre au jour le jour. Je ne m’en sers que pour protéger au fil du temps le pouvoir d’achat de ma rente viagère prescrite.

          1. En effet, c’est l’option, automatique, que j’avais choisie d’emblée à l’ouverture de mon compte de courtage CELI en ligne, en juillet 2018. Je n’y suis donc pas depuis bien longtemps. Pour le moment, mon plan suis son cours comme prévu bien qu’avec un succès plus mitigé depuis janvier dernier, mais à long terme il devrait se rétablir et je vais atteindre vraisemblablement mon objectif. La Deuxième Guerre mondiale n’a mis la Bourse sur pause que pendant deux ans, je ne pense donc pas que la guerre russo-ukrainienne aura tant d’effet: bien au contraire, si nous laissions faire le beau Poutine impunément, c’est là qu’il faudrait la craindre bien pire encore. Merkell et Chirac n’auraient jamais dû bloquer l’accession de l’Ukraine à l’OTAN, à l’époque, cela aurait contenu Poutine, il ne fait pas le poids avec sa petite économie à peine à l’échelle de l’Espagne ni sa grosse armée de l’époque soviétique. Il est en train de se prendre une belle dérouillée! Il ne nous faut surtout pas branler dans le manche à cause de ses chantages au pétrole et au gaz et aux bombettes nucléaire prétendument tactiques à la noix!

          2. PFG,

            Je commence à perdre espoir pour l’Ukraine. Il semble y avoir une certaine « fatigue » à l’international. La guerre ne fait plus les manchettes, on a perdu l’intérêt. Triste!

  3. Ce n’est pas tant l’augmentation des prix que la bourse qui plante qui fait mal psychologiquement. C’est comme si j’avais reculé de 10km dans marathon (ou 3 ans d’économies) Mais long terme le plan FIRE tient toujours. Je deviens juste encore plus économe. Aller au resto, voyager et acheter des meubles ou vêtements neufs est tombé dans la catégorie luxe pour moi.

    1. Salut Joséphine,

      Je comprends tellement! On fait constamment des efforts pour épargner et placer son argent, puis tout s’effrondre. On a l’impression que tous ses efforts sont effacés et qu’on se retrouve au même niveau que les surconsommateurs. Or, ce n’est pas le cas! Les entreprises dans lesquelles on a investi existent toujours, elles ont des actifs, des gestionnaires de talent et des avantages concurrentiels. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’elles reprennent leur valeur.

      Bon courage ET bon parcours vers la liberté!

  4. «3- Éviter de consulter les relevés de placements

    La peur est le sentiment le plus fort au monde. Elle mène à la panique (et à la surconsommation). Je fais l’autruche en évitant de consulter mes relevés de placements pour ne pas y succomber.»

    J’y reviens plus loin …

    Perso, je ne suis pas trop touché par l’inflation !

    Un peu, mais sans plus …

    J’achète ma livre de beurre comme une action ! Pas question de l’acheter à 6 dollars …

    Et comme j’ai pas de bagnole, pas de cellulaire, ni rien de tout cela, et que j’aime bien marcher …

    Par contre, je regarde toujours mes relevés malgré l’ambiance générale. Je regarde aussi mes anciens relevés qui sont très faciles d’accès. Ça permet de relativiser. Je suis revenu actuellement tout simplement en janvier, ou plus précisément, à février 2021 ! Donc, pas de quoi paniquer ! Pis ça permet de vendre l’action qu’on a beaucoup rachetée en 2020-2021 avec un joli profit, l’action qu’on ne voulait plus depuis longtemps, laquelle ? GE ! Le tas de Home Depot aussi qui avait plusse que décuplé depuis mon achat en 2007 …

    De toute façon, on achète toujours trop cher, et on vend toujours moins cher qu’on ne le voudrait …

    Les plusse mal pris sont les amateurs de nouveautés, ceux qui ont cru et croient toujours aux monnaies numériques, bitcoin et autres. Ceux-là qui disaient que Buffet était dépassé, etc. Buffet est maintenant en mode offensif ! Il achète à la tonne !

    Il faudra me dire un jour simplement ce que produit un bitcoin ? C’est comme l’or !

    Perso, j’ai commencé en 1999, tout juste avant la débandade des technos de 2001-2002. Je m’en suis sorti en gain en 2004 avec patience et stratégie.

    La seule qualité à avoir à la bourse sont les paroles de Jean de La Fontaine : Patience et longueur de temps valent mieux que …

    Voilà

    1. Bonjour Paul,

      Votre témoignage fait du bien. Merci!

      Même si nos gains en bourse reculent de 18 mois, ils ne sont que des gains virtuels. J’étais financièrement indépendant il y a 1 ½ ans, donc retourner à ce niveau n’est pas la fin du monde. Techniquement, je pourrais retourner au niveau de 2017 (au moment où j’ai pris ma retraite) sans trop changer mon mode de vie.

      Une étude démontre que de perdre 10$ provoque un sentiment plus fort que de gagner 100$. Il faut juste se ressaisir et profiter de l’occasion pour se départir de certains titres et pour acheter les bons deals.

      1. Merci aussi !

        Et puis, de toute façon, on n’y peut rien !

        Il faut accepter que :

        1. Une année sur trois, la Bourse va baisser d’au moins 10 %, et sans doute plusse ;
        2. Un titre acheté sur trois aura une performance décevante ;
        3. Une année sur trois, nous allons sous-performer les indices.

        Cette règle a un important corollaire : on ne pourra jamais prédire quand les baisses boursières vont se produire.

        1. Voilà beacoup de sagesse (et d’expérience) Paul!

          Quand les marchés s’enflamment, tout le monde est un génie de l’investissement. Ça prend un bon bear market pour revenir à la réalité et comprendre que tout ça est hors de notre contrôle. « Dust in the wind », comme dit la chanson.

  5. Tout à fait d’accord quand tu dis que si quelqu’un pense que le contexte économique actuel aura raison des adeptes de l’indépendance financière est mal nous connaître. S’il faudrait s’inquiéter, c’est bien pour les gens qui ont des taux d’épargne infimes voir même inexistants. La liberté financière une fois découverte devient une raison de vie et donne même parfois un sens à la vie pour certains adeptes. C’est pas une récession de 2 ans qui arrêtera cet état d’esprit.

    1. Salut FIREhabits,

      On dit que le chemin est plus intéressant que la destination. J’y crois!

      Chaque obstacle dans la vie nous rend plus intelligent, plus débrouillard et plus tough. Donc, nous serons tous de meilleures personnes après cette tempête. En prime, l’éventuel rebond nous rendra plus riche. 😉

  6. J’ai commencé la relecture de ton livre plus tôt ce PM comme boost de motivation. Je me disais que j’avais hâte à ton prochain post, c’est toujours pertinent! Bon courage 🙂

    1. Merci Valérie de prendre le temps de me re-lire! 🙂

      Les trois derniers articles étaient plutôt négatifs (la guerre en Ukraine, les inconvénients d’être retraité et l’inflation/récession). Le prochain sera plus positif, je l’espère.

      Passe un magnifique été!

  7. Bonjour,

    J’aime toujours te lire avec ton brun d’humour. C’est rafraîchissant de de parler d’argent de cette façon. Pas de drame, pas de catastrophe mais seulement une personne qui assume ses choix et qui ne rends pas la société responsable de tout. Eh! Que j’aime ça !!!

    1. Merci beaucoup Réjeanne!

      Jour après jour, on entend des gens se plaindre le l’inflation. Certes, moins on consomme, moins on en est une victime.

      On réclame des chèques du gouvernement pour pallier l’augmentation des coûts. Pour moi, c’est l’équivalent de réclamer de plus grand bac de recyclage pour sauver la planète. 😉

  8. J’ai quelque peu changé mon attitude à cet égard au cours de la dernière décennie. Au départ, quand j’ai découvert le mouvement FiRE, j’avais vraiment hâte d’atteindre mon objectif et prendre officiellement ma retraite.

    Avec la normalisation du télétravail et la pénurie de main d’œuvre, les règles du jeux ont changé. Souplesse au niveau de l’horaire, accommodements presque illimités de la part de l’employeur etc. J’occupe le même poste qu’auparavant mais j’ai l’impression d’être semi-retraité. A un point tel que je ne vois même plus pourquoi je quitterais ce job! Je me sent privilégié car j’ai un poste stimulant qui m’amène à dealer avec des gens et des situations qui sont toujours différentes donc, de bonne annecdotes a raconter 😉

    J’ai eu 50 ans et j’ai réalisé que faire un travail qu’on aime, c’est le plus important car on a pas vraiment l’impression de travailler. Dans me temps libres, je m’entraîne et je fais des choses qui demandent d’autres aptitudes pour faire changement.

    Pour ce qui est de la baisse actuelle des marchés, nous avions accumulé de la liquidité depuis environs 18 mois et ça nous a permis d’acheter à rabais à la mi-juin. Quand les marchés auront repris de la vigueur, probablement qu’un 10% retournera en liquidité ou en obligations à court terme, à suivre…

    1. C’est un excellent point Le Barbu!

      Est-ce que les conditions avantageuses actuelles dans le milieu du travail vont atténuer le désir de liberté financière des travailleurs? Probablement. J’ai même parfois le goût de retourner au boulot juste pour négocier un contrat extravagant. 😉

      En fait, ce qui me fait plaisir c’est de voir que le mouvement FIRE évolue. Au lieu de suivre bêtement LA RECETTE, chacun crée son propre plan pour maximiser son bien-être. Le bonheur étant l’objectif ultime.

      Merci pour ce témoignage! J’ai hâte de connaître la suite…

      1. Bien que je demeure un partisan de l’indépendance financière, il m’est arrivé de pousser ma réflexion un peu plus l’on sur 2 aspects

        Le premier est le concept de la retraite qui sonne tellement avec « je suis 100% passif et je suis un consommateur à temps plein » tel que les boomers l’ont défini. Juste d’y penser et je déprime! XD

        Le second, c’est que la pénurie de main d’œuvre est réelle que si on arrête tous de travailler sous prétexte qu’on a assez d’argent, les services (au sens large) vont être affectés et nous aussi

        Cela dit, j’ai un salaire assez standard dans mon domaine mais les avantages et les conditions sont assez exceptionnelles. Malgré tout, dans quelques années je songe à me lancer dans l’immobilier quand je vais quitter le monde corporatif

        1. Le Barbu,

          Le mot « retraite » est poussièreux et rébarbatif, j’en conviens. Il faudrait en trouver un meilleur.

          Pour ma part, je suis sorti du monde corpo, mais je ne suis pas inactif pour autant. Mes journées sont bien chargée et tous les jours je contribue à la société à ma manière.

          Par ailleurs, ce sont les postes moins stimulants ou moins payants qui sont les plus difficiles à combler présentement. Un ami me disait « Avec la pénurie de main d’oeuvre, je reste sur le marché du travail pour faire ma part… » En fait, ce dernier est VP. Il y a au moins 200 personnes qui prendraient son job demain matin.

          Est-ce que mon ami irait plutôt torcher des patients dans un CHSLD?

          1. Salut Jeune Retraité,

            Pour commencer, laisse-moi te féliciter pour ton site et tes articles: la plupart des gens s’en porteraient mieux financièrement sans adopter la philosophie FIRE nécessairement.
            Dans ton commentaire précédent, tu dis que tu contribues à ta manière à la société et cela me fait tiquer un peu…
            À moins de faire plusieurs heures de bénévolat ou activités dans la même veine, je me demande bien de quelle façon tu contribues. Je m’explique: compte tenu que t’es un gars intelligent et qui sait compter, toi et ta blonde doivent retirer le minimum de REER afin de ne pas payer d’impôts et compléter le tout avec des retraits CELI pour avoir une vie des plus agréable sans travailler. Ainsi la contribution actuelle au ‘système-société’ pour les 40 prochaines années est nulle mais on en profite en restant au minimum 183 jours par année ici

          2. Salut Le réaliste!

            Est-ce que la valeur d’un citoyen se limite au montant de taxes qu’il paie?

            J’ai choisi de réduire mon revenu pour me consacrer à mes projets (livre, blogue, gestion de coop, bénévolat, etc.) et pour devenir aidant naturel auprès de ma belle-soeur. À la fin de la journée, j’ai l’impression de faire une différence dans la vie de certaines personnes.

            Je questionne même ma contribution « réelle » dans mon ancienne vie en tant que Directeur eCommerce. Est-ce que vendre des produits en ligne rend le monde meilleur?

            Seule certitude, je suis plus heureux et plus épanoui aujourd’hui. Sur le plan humain, environnemental et social, je pense être une meilleure personne.

            Merci de contrinuer à la discussion!

          3. Salut Jeune Retraité!

            Non, la valeur d’un individu ne correspond aux taxes et impôts qu’il paie mais si tout le monde avait la mentalité Fire, le système social-démocrate s’écroulerait!

            Ayant été un célibataire jusqu’à ma mi-trentaine, j’étais un de ceux qui en % contribue et de loin le plus à ce système. Mais si je me sépare (ce que je ne souhaite pas!) et avec mon enfant, je n’aurais aucuns scrupules/remords à mettre la machine/système à mon avantage: prendre le minimum de REER, sortir du CELI pour compléter le tout et ainsi maximiser les contributions/allocations familiales en tant que ‘pauvre’ alors qu’avec un rendement de 4-5%, je finirais l’année plus riche dans l’actif…

            Seul et sans enfant, il est clair que je serais déjà à la retraite depuis un moment (fin quarantaine) et que je vivrais le reste de ma vie pour mes projets/épanouissement etc etc. Il en reste 4-5 gros max et déjà pris 18 mois sabbathique pour voyager fin vingtaine donc loin de me plaindre et de jalouser

            Pour ce qui est de la question philosophique de notre place dans la machine à saucisses du travail et de la consommation, je peux affirmer sans trop me tromper que mon rôle de scientifique a une valeur sociétale positive et nécessaire donc pas juste du vide!

          4. Bonjour Le réaliste,

            La mentalité FIRE est d’épargner et d’investir pour être libre financièrement. Ce n’est certainement pas dans le but de rester à la maison pour regarder les quiz d’après-midi à TVA. 😉 En fait, 90% des gens FIRE que j’ai rencontré travaillent toujours. Ils ont choisi de travailler moins d’heures, d’ouvrir une auberge, de se lancer dans l’agriculture ou de bâtir un parc immobilier.

            L’atteinte d’un tel objectif nécessite beaucoup de discipline, de débrouillardise et d’efforts. Une fois FIRE, on ne devient pas paresseux tout d’un coup. On garde ses bonnes habitudes et on contribue autrement.

            C’est ce que je vous souhaite, si tel est votre désir. Bon parcours vers la liberté!

  9. Bonjour,
    J’ai toujours beaucoup de plaisir à te lire. La question que je me pose c’est, si je suis juste juste dans ma stratégie fire: est ce que je peux vivre relax et d’une façon sereine? L’objectif du mouvement fire comme on le sait tous, c’est mener une vie de meilleure qualité et se concentrer sur l’essentiel, par contre si cela se traduit à surveiller l’inflation, le rendement des placements et trouver des stratégies pour aller chercher du cash, il faut avoir des nerfs solides pour vivre, savourer et continuer de se concentrer sur l’essentiel
    Personnellement, je crois que le mouvement Fire à besoin d’être revu pour avoir plus de flexibilité. Cette année on parle inflation, cela peut être une séparation de couple ou même un handicap, est ce que le mouvement Fire a une marge de manœuvre pour absorber ces événements?
    Encore une fois j’adore te lire et je voulais partager mon avis en toute franchise

    1. Salut Simpledar,

      C’est une bonne question… Est-ce que le fait de penser constamment à la liberté financière ne devient pas (ironiquement) un obstacle à la liberté?

      C’est un peu ce que voulais dire en parlant des dérives du mouvement FIRE. À mes yeux, on ne devrait pas sacrifier maintenant pour être heureux dans 10 ans. Je vois des jeunes qui passent à côté de belles expériences parce qu’ils veulent maximiser leur taux d’épargne.

      Pour ma part, l’argent n’est pas une obsession. Mes placements sont sur le pilote automatique et mon budget ne m’empêche jamais de faire ce que j’aime. En fait, depuis que je suis FIRE, je n’y pense presque jamais.

  10. Très bon texte, bravo! Comme vous, mon mari et moi vivons frugalement (par conviction philosophique et écologique) depuis toujours même si nos moyens financiers étaient et sont toujours importants. Retraités de l’enseignement depuis la mi-cinquantaine, nous ne sommes pas vraiment touchés par l’inflation actuelle et ce, même si nos revenus de retraite restent et resteront les mêmes. Vivant avec moins que la moitié de ce que nous recevons quand nous sommes au pays et avec moins des trois-quarts quand nous sommes en long séjour à l’étranger, nous pouvons faire face longtemps à une hausse des prix. Nous ne consommons de toute façon que ce qui nous est nécessaire et avons tout de même une belle qualité de vie puisque nous nous intéressons d’abord et avant tout aux activités culturelles urbaines. Lire des romans empruntés à la bibliothèque, cuisiner nos repas essentiellement végés, cultiver notre petit potager, marcher pour l’essentiel de nos courses et prendre le bus pour aller en ville faire des activités presque toujours gratuites, toutes ces choses ne nous coûtent pas cher et nous comblent. J’ai compris, il y a plus de quarante ans déjà, que dépenser moins que ce qu’on gagne est toujours une bonne façon de faire!

    1. Bonjour Marie-Andrée,

      Vous incarnez parfaitement le frugalisme. Bravo pour vos bonnes habitudes de consommation et pour votre liberté!

      Collectivement, nous passons à côté de belles leçons. Par exemple, pour « sauver la planète », nous passons du VUS à essence au VUS électrique. Vraiment? Même chose pour l’inflation, nous nous endettons pour maintenir notre train de vie indécent.

      Nous refusons de voir la source du problème: La surconsommation.

      Merci beaucoup pour votre témoignage!

  11. Merci pour cet article qui amène un vent de fraicheur. La communauté est très tranquille depuis le début de l’année (avec raison 😉).
    Je vois cette correction comme un test : les gens motivées et avec un plan solide passeront au travers sans problème. Les autres pourront découvrir leur véritable tolérance au risque. Au final, ça fait mal à court terme, mais c’est bénéfique à long terme pour tous.
    Je vous souhaite du courage à vous deux pendant la tempête. Je suis certain qu’on pourra en rire un peu lorsque le soleil finira par se pointer le bout du nez!

    1. Salut Le Banlieusard Frugal!

      Je pense que cette correction était nécessaire. Avec la flambée des TSLA, NFLX, BTC et cie, nous avions tous besoin de prendre une grande respiration. Les PE Ratio de 300 ne sont pas viables à long terme de toute façon.

      Mon texte semble dramatique, mais ça ne m’empêche pas de dormir. C’est l’été et la vie est belle! 🙂

  12. L’apocalypse (Inflation + lendemain de brosse en bourse) testera la foi de nos confrères FIRE.

    Je crois que ce sont les Coast Fire travailleurs à temps partiel qui ressortiront vivant. Dépendre à 100% de l’humeur de la bourse me parait inutilement risqué. N’est-ce pas contre le principe de diversification que pronent les FIRE?

    De plus, avec la pénurie de main d’oeuvre qui risque d’être chronique dans les prochaines décennies, travailler minimalement semble une bonne option financière. Il faudra par contre trouver un emploi a la fois payant, gratifiant et utile a la sociéte; ce qui est bizarrement assez difficile au 21ième siècle.

    Bonne chance a tous les FIRE! Étant un type nerveux, je ne résisterais pas mentalement à ce qui se passe en ce moment.

    Je me compte tout de même chanceux de n’avoir rien acheter en 2021. Ça puait trop en bourse 😉

    1. Salut Pingouin Ravageur,

      Une bonne planification est la clé du succès. Les bear markets, les krachs boursiers et les récessions feront toujours partie du paysage. C’est inévitable! Il est donc impératif de prévoir un coussin financier pour passer à travers ces tempêtes.

      Ceci dit, je suis bien d’accord, le Coast FIRE est un mode de vie beaucoup plus accessible et plus flexible. Je pense que la plupart des adeptes FIRE se retrouvent là-dedans.

  13. Salut JS,
    Merci pour ton dernier post. Ton livre accompagne notre famille pendant nos vacances cet été. Cependant, comme tous les livres qu’on lit, on l’a emprunté à la bibliothèque locale. Navré de te l’avouer mais je suis certain que tu nous comprends! 😉

    Comment profiter de l’inflation? J’y pense et je fais des recherches régulièrement à ce sujet. Tout ce que je trouve c’est de « diminuer nos dépenses » et « chercher à augmenter nos revenus ». On dépense déjà très peu en temps normal alors je vois difficilement comment on pourrait réduire davantage nos dépenses maintenant.

    Pour les revenus par contre, nous louons notre résidence pendant nos vacances et de ce côté là, on est du bon bord de l’inflation. On loue notre propriété 66% plus cher par nuit qu’on le faisait en 2018! Merci entre autre à l’inflation!

    La chute en bourse des titres canadiens et américains fait mal à l’actif net, c’est certain. Par contre, avec un portefeuille principalement composé de titres à dividendes, deux avantages. 1.La baisse de mon portefeuille est moins importante que la baisse des indices de référence. 2.Les dividendes continuent à être déposés à mon compte régulièrement et ils permettent d’acheter davantage de titres à un meilleur prix donc à un taux de dividende supérieur par rapport à ce qui était possible lorsque le marché était à son sommet.

    Immobilier locatif. La hausse des taux fait mal pour les hypothèques à taux variable. Je serre les dents. Le cash-flow de certains logements fond à vue d’œil. D’un autre côté je me dis que le marché actuel va peut être offrir des opportunités d’achat dans les prochains mois. Aussi, j’espère que la régie du logement ajustera ses taux d’augmentation suggérés en janvier 2023 afin de pouvoir annoncer des augmentations appropriées à mes locataires pour juillet 2023.

    Contrats de travailleur autonome. C’est l’occasion de hausser ses tarifs sans être gêné de le faire. Faut quand même pas exagérer non plus et faire fuir les clients! Juste une hausse explicable dans le contexte d’inflation actuelle.

    Métaux. La hausse des taux d’intérêt se traduit par une baisse du prix des métaux. Les « pucks » de metal perdent de leur valeur. L’or : retombé là où il était il y a un an. Métal argent: on recule de deux ans en arrière. C’est pas le temps de vendre. À moins d’être mal pris. C’est plutôt le temps de rééquilibrer son actif, comme Paul le suggère dans son post, en vendant certains titres qui se sont appréciés… puis en achetant quelques « biscuits » métalliques d’un once ou plus.

    Titres européens. La bourse européenne a chuté davantage (-25%) que les bourses nord américaines (-15%). C’est l’occasion de faire le plein de titres à dividendes de ce côté également. D’autant plus que l’euro est en rabais par rapport au CAD (meilleur prix depuis 7 ans!) et en super méga rabais historique par rapport au USD (meilleur prix depuis 20 ans!!). Alors c’est peut être le temps d’investir des dividendes USD dans des titres EUR.

    Marché de l’usager. C’est le temps de faire du ménage! L’usager se vend bien et à bon prix. On vide les placards, on allège notre vie et on se fait de l’argent de poche. Vous songez à vous départir d’une de vos voiture pour n’en garder qu’une seule? C’est le bon moment de le faire. Les voitures usagées se vendent à des ratio jamais vus par rapport aux voitures neuves.

    Voilà ce qui occupe mes pensées en ces temps particuliers. Mon objectif étant, comme pour la majorité ici, de construire un patrimoine pérenne qui même à la liberté.

    D’ailleurs, pour ceux qui ont comme objectif de vivre des dividendes et des intérêts provenant d’un capital, avez-vous un plan pour ce qui adviendra de votre capital après votre passage sur Terre? Voilà un autre sujet de réflexion!

    Ned

    1. Salut Ned,

      Tu es en bonne posture pour affronter l’inflation et la récession. Merci d’ajouter un peu de positivisme à la discussion!

      C’est vrai qu’il y a deux côté à cette médaille. D’abord, il y a les entreprises qui en profitent pour augmenter leur prix (au delà de leur augmentation de coût). Ensuite, il y a les consommateurs qui en sont victimes.

      Mon ami qui travaille dans le domaine de l’hospitalité m’a confié que les hotels surfent sur cette vague présentement.

      Pour ce qui est de la chute boursière, les titres à dividendes sont toujours aussi payants. Le contexte économique actuel ne change rien aux revenus générés. It’s business as usual.

      Enfin, c’est vrai que plusieurs opportunités commencent à apparaître dans le marché. C’est la saison des soldes en bourse et le prix de l’immobilier risque de chuter aussi. Autant de belles occasions pour ceux qui savent les voir.

      Merci pour l’excellent complément d’information!

  14. Encore une fois, bon article. Merci de nous faire profiter de votre expérience. Pour notre part, étant donné que tous nos frais fixes annuels ou par mois sont comblés avec les revenus de nos loyers, (qui eux peu importe la situation, sont toujours au rendez-vous), l’inflation n’a donc que peu d’incidence sur notre qualité de vie. Nous pouvons donc continué notre style de vie sans stress, par rapport aux fluctuation de la bourse ou autres placements spéculatifs. Nous ne dépensons pas outre mesure pour être heureux. La vie est agréable pour ceux qui ont une vie de simplicité. Sommes présentement en road trip dans les Maritimes en Grand Caravan et sommes heureux comme des poissons dans l’eau de notre style de vie… Bonne continuité à vous!

    1. Salut Sylvain,
      Est-ce que vos frais fixes restent fixes malgré l’inflation? Est-ce que vos revenus de loyers augmentent au même rythme que l’inflation? De mon côté je m’imagine mal comment je pourrai augmenter mes locataires de 8.1% en 2023. Parfois je commence à voir tout sombre et je me dis que mes investissements immobiliers sont très mauvais en temps d’inflation:

      1. La hausse des loyers en % n’arrive pas à suivre la hausse des dépenses en %. Donc la rentabilité diminue donc ça tire la valeur des propriété vers le bas.

      2. La hausse des loyers en $ n’arrive pas à suivre la hausse des dépenses en $. Donc ça diminue les liquidités nécessaires aux petits travaux d’entretien et éventuellement les liquidités que je voudrai utiliser comme revenu de retraite un jour.

      3. Si ce n’était que de ça encore. Mais quand le gouvernement s’en mêle en haussant les taux d’intérêts, alors les intérêts à payer chaque mois augmentent, tirant à nouveau la rentabilité de l’immeuble en % et son cash-flow en $ vers le bas. Ce point ne touche que ceux qui ont encore des immeubles hypothéqués. C’est mon cas pour l’instant et pour une dizaine d’années encore.

      4. Enfin, la situation fait diminuer la valeur au marché des immeubles donc si j’étais obligé de vendre, mes propriété se vendraient moins chères aujourd’hui qu’en 2019. Même chose si je souhaite refinancer des propriétés pour obtenir du cash pour faire un autre investissement.

      Bref, mis à part des opportunités d’achat dans le marché actuel, il me semble que je suis plutôt perdant dans ce contexte aves mes propriétés actuelles.

      Saurez-vous me faire voir un peu de lumière dans tout ça? … ou bien c’est moi qui vous ferai voir sombre et gâcherai votre road trip dans les maritimes?

      PS: Notre famille était à l’île du Prince Édouard en road trip il y a quelques années. On a beaucoup aimé. Cet été on est en road trip du côté des USA. Je vous souhaite un bon voyage!

      Ned

      1. J’ai le bonheur d’avoir une proprio qui a hérité d’un immeuble sans dettes, alors elle ne nous augmente que de 10 $ par année. C’était pourtant au-dessus de l’inflation de la dernière décennie, depuis que j’y habite, or le coût du loyer est cumulatif… alors j’espère qu’elle respectera sa politique dépourvue de hausse choquante en juillet 2023. D’autant plus que sur une décade, l’inflation reste encore dans les normes, soit de 2,5 %. Il ne faudrait cependant pas que la Banque du Canada manque de cran pour lui casser le cou quitte à frotter les oreilles des consommateurs à outrance tant de biens que de capitaux d’emprunt…

  15. Holà Jeune Retraité,

    Je me doutais que tu t’en venais sur ce sujet avec tes gros sabots, avec tout l’humour dont tu es capable. Pour beaucoup de néophytes dans le monde de l’investissement, la situation est vertigineuse. J’ai commencé à investir dans les années 80 alors j’en ai vu d’autres. J’ai donc appris à ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier même si présentement, tous les paniers sont percés.

    Très franchement, la situation économique actuelle ne me stresse pas outre mesure; je suis beaucoup plus inquiète pour l’avenir de notre planète dont nous pompons les ressources avec avidité. Lorsque les ressources naturelles auront fondu comme neige au soleil, l’argent, nous ne pourrons pas le faire frire à la poêle pour nous nourrir.

    Présentement, tout ce que je souhaite, c’est de me débarrasser de cette foutue COVID longue qui m’afflige depuis plus d’un an et de retrouver ma vie d’avant… non, simplement la pleine possession de mes capacités physiques et cognitives. Je paierais très cher pour un traitement curatif mais malheureusement il n’en existe pas pour le moment, malgré les avancées de la recherche. J’ai la chance, en bonne fourmi que j’ai toujours été, d’avoir des économies pour m’offrir des traitements d’ostéopathie et de physiothérapie pour soulager certains symptômes invalidants, traitements qui ne sont pas couverts par la RAMQ. Certaines personnes atteintes que je connais personnellement ne peuvent se payer aucun soin, soit parce qu’elles n’avaient aucune économie ou les ont écoulées, soit parce qu’ils ne sont pas couverts par un régime d’assurance collective et/ou la CNESST, soit, et surtout, parce qu’il n’y a aucun soutien financier possible de la part du gouvernement car cette maladie n’est pas reconnue par la RRQ. Plusieurs songent sérieusement à en finir tellement leur vie n’est plus une vie.

    La morale de cette histoire? Quand on a la santé, sky is the limit, alors retourner sur le marché du travail parce que le plan FIRE ne tient plus la route, ce n’est pas un drame, d’autant que les chasseurs d’emploi ont le gros bout du bâton pour négocier salaire et conditions. Je suis convaincue que Steve Jobs aurait donné toute sa fortune pour recouvrer la santé.

    1. Le vaccin anticovid à ARNm en est un qui est efficace à trois doses correctement espacées. Il protège très bien contre la Covid longue de même que contre les formes graves et quand on l’attrape, on est moins contagieux et c’est la plupart du temps avec des symptômes mineurs. Il est très dommage que tant de gens aient subi toute cette désinformation des réseaux asociaux au départ de la pandémie. Il est trop tard pour le regretter lorsqu’on s’aperçoit qu’on a tiré le mauvais numéro à la loterie génétique. Il n’existe malheureusement aucun traitement a posteriori pour la covid longue. La vaccination constituait et reste encore notre meilleure ligne de défense préventive. Comme les réinfections à la suite des multiples souches de variants mettent toujours plus à risque de développer la covid longue, je plains ceux et celles qui pensaient que ce vaccin était efficace à seulement deux doses ou qu’ils se croient immunisés parce qu’ils l’ont déjà attrapé. Ils auraient dû porter attention à temps à tous les conseils si bien avisés de la Santé publique.

      1. J’espère que votre message ne m’est pas adressé mais comme vous répondez à mon commentaire, j’ai un doute. J’ai écouté la science depuis le début et non des ti-counes sur les réseaux sociaux. J’ai fait mes devoirs plus que correctement et malgré tout, comme plusieurs, j’ai pigé le gros lot. Sachez que plusieurs personnes souffrant de la COVID longue avaient été vaccinées correctement et sachez aussi que certaines d’entre elles ont empiré leur état en recevant une ou des doses supplémentaires de vaccin administrées selon les normes de la santé publique. Je sais parfaitement qu’il n’y a pas de traitement actuellement car je continue de suivre assidument la science à ce sujet dans l’espoir que quelque chose en ressorte et je peux vous assurer que j’en sais plus que plusieurs médecins et spécialistes consultés jusqu’à présent.

        1. Je répondais bien entendu en général, à la ronde, puisque le sujet est sur le tapis. J’ai plutôt présumé que vous vous êtes fait vacciner, j’ai pris une chance. Je connais au moins une personne de plus de 70 ans qui était vaccinée correctement à trois doses, même si elle a négligé, vu son état de comorbidité (souffle au coeur), de prendre à précaution de recevoir sa deuxième dose de rappel. Elle l’a attrapé pareil. C’est un fait connu. Et justement, comme c’était prévisible, elle n’a pas développé de formes graves ni la covid longue, à ce que je sache. Non vaccinée, elle aurait couru un vrai risque incalculable. Quadruplement vaccinée, elle se serait peut-être évité le trouble d’éprouver quand même des symptômes significatifs. Pour ma part j’ai reçu aux intervalle prévus mes 4 doses de vaccins anticovid. Ce maudit virus a surtout dans la mire les hommes de mon âge, la soixantaine avancée. À propos, j’ai participé à l’enquête de suivi des effets secondaires du vaccin, menée par les autorités de la santé publique. Alors, je suis moi aussi très au courant, dans tous les détails scientifiques bien vulgarisés de la chose.

    2. Holà Gabriella!

      Malheureusement, la bonne conscience ne suffira pas à atténuer le désastre écologique actuel. Il faudrait que le litre d’essence monte à 10$. Encore là… L’être humain est tellement résistant au changement, ça me dépasse.

      Je suis désolé d’apprendre que tu es encore affecté par la COVID. C’est terrible! Il me semble que cette maladie devrait être reconnue par la RRQ.

      La santé est vraiment la plus grande richesse, merci de nous le rappeler. Je te souhaite de prendre du mieux rapidement.

      1. Enfin bref, et pour conclure ici, voilà le mot d’ordre: VIVRE !

        «En réfléchissant avec d’autres internautes à des voies de passage pour aborder la pandémie de façon plus proactive, le Dr Vadeboncœur a proposé un plan intéressant dont l’acronyme est VIVRE.

        V pour vacciner.

        I pour informer clairement.

        V pour ventiler.

        R pour relaxer quand ça va bien.

        E pour encourager le masque à l’intérieur lorsque les cas sont à la hausse.»

        réf.: «On n’est pas sortis du bois » https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2022-07-26/on-n-est-pas-sortis-du-bois.php

    3. Bonjour Gabrielle,

      ça m’attriste ce qui t’arrive. J’ai été voir souvent des spécialistes et ça coûte cher. Et pour les gens qui n’ont pas assez d’économie, pour se payer ces soins, ça doit être très souffrant.

      Je connais des gens qui ont des douleurs chronique et ce n’est pas plaisant.

      Va jamais consulter un Chiropraticien, ils sont fort sur les abonnement à vie et il touche tout le temps le dos, pour dire que ton dos n’est pas correct, j’ai beaucoup de mauvaise expérience.

      En passant fit toi pas du système de santé est déjà pourri, d’après moi il sera couvert par l’Assurance maladie car notre système de santé est malade.

      Le mouvement fire va être modifier avec l’inflation que nous vivons.

  16. L’inflation fait dérailler aussi la stratégie aînée! À part les fonctionnaires fédéraux qui jouissent d’une pension pleinement indexée, à tout le moins à l’IPC, mais quand même pas à certaines augmentations salariales qui rattrapent l’inflation, la plupart des retraités n’ont eu droit au cours de leur carrière de la part de leurs employeurs qu’à un régime de pension privé simplement viager, donc non indexé au coût de la vie. Je m’y retrouve aussi avec ma rente viagère prescrite qui n’est pas plus indexée et dont la portion imposable a été doublée en 2016 (trop tôt avant mon achat). 🙁

  17. Je trouve ça dommage surtout pour ceux qui ont commencé à épargner… ils ressentent probablement plus que nous la baisse des marchés qui est, pourtant, une correction saine.

    Ce n’est pas seulement de l’inflation due à un surplus de capital, mais surtout due à la chaine d’approvisionnement… le pire n’est pas l’inflation* pour un FIRE, mais la déflation (qui suivra sous peu…).

    * La hausse de prix que l’on expérimente se reflète dans la valeur de vos actions. Si les prix doubles (ainsi que les coûts), les profits doubles. Si les profits doubles, la bourse double… donc votre portefeuille boursier devrait compenser pour les hausses de coûts.

    Par contre, en déflation et en récession, c’est l’effet inverse. Les prix de consommation sont en général, comme les salaires, inflexibles. La bourse baisse en premier car comme les prix ne changent pas, c’est la consommation (et l’emploi) qui écope. Les prix s’ajustent très lentement pendant que la bourse, elle, s’ajuste plus rapidement (consommation, récession, incertitude…).

    Le prix du bois est bas, tout comme l’acier et le minerais de fer… tout indique une récession à l’horizon. Si vous avez des renos à faire, attendez un peu… le prix de 2×4 est sur le point de revenir au niveau de 2019… les entrepôts chez Rona et HD sont bien garnis !

    1. Salut Million Naire!

      Bon point! En effet, la plupart des titres d’entreprises protègent l’investisseur de l’inflation. L’augmentation du prix des intrants est passé aux clients.

      Une déflation serait une mauvaise nouvelle pour moi. Peu importe la suite des choses, il faudrait que ça se passe maintenant. C’est l’incertitude qui tire tout vers la bas.

      Au moins, le prix du 2×4 est un GRAND réconfort. 🙂

  18. L’inflation change mes habitudes certainement, mais j’avais déjà commencé à changer mes habitudes avant l’inflation. Dans le sens que j’ai arrêté de manger pleins de cochonneries, donc je n’achète plus de chocolats, chips, biscuits, ou très rarement… Par contre, le prix du reste a tellement monté, que je ne vois pas de différence sur ma facture… alors à ce moment-là, je me remercie de ne plus acheter de cochonneries (même si la raison pour laquelle je les ai éliminé n’a rien à voir avec l’inflation).

    Maintenant, quand je vais au resto, ça me coûte l’équivalent de mon budget mensuel de restauration pré-pandémique. Ça coûte toujours presque 40$ pour un repas et je ne fais même pas de folie. Juste aller au McDo, ça coûte presque minimum 20$ pour un trio bien ordinaire. Disons que j’y vais juste moins souvent.

    En plus, mon employeur a fini par nous augmenter d’un gros 1,5% la semaine dernière, après 1 an et demi sans augmentation… Pas de quoi s’exciter. Le syndicat entre en négo à l’automne et je sens que ces négos vont être longues (comme elles le sont toujours), donc pas le choix de s’adapter.

    Heureusement, j’ai toujours été capable de m’adapter, comme tu le dis si bien. Je trouve ça drôle, car jadis, on riait de moi parce que je faisais mon épicerie selon les spéciaux de la circulaire. Maintenant, les mêmes personnes qui riaient de moi me demandent des conseils pour les aider à trouver les meilleures aubaines. Les temps changent!

    1. Salut Cynthia!

      Mon but est de faire l’épicerie sans payer de taxes. Donc, les cochonneries sont rares. Les chips sont par contre essentiels. 😉

      Les restos, c’est la folie! Heureusement, il y a encore les sandwichs vietnamiens à 5$.

      Bonne chance pour les négos. Passe un très bel été!

  19. L’analyse de ton oncle m’a fait bien rire. Aussi bien le laisser avec sa perception, il vivra heureux. À moins que cela affecte son plan de retraite. Je l’entends déjà dire « c’est quoi ça un plan de retraite » LoL.
    J’attendais avec impatience cette chronique et je suis heureux de constater que ça fonctionne toujours bien pour vous deux. Aussi, votre stratégie me réconforte puisque qu’elle s’apparente à la mienne. J’ai suffisamment de liquidité (incluant CPG) pour les 3 prochaines années. Les échéances des CPG arriveront dans un bon « timing » alors pas de soucis, j’en aurai toujours suffisamment pour vivre pendant 3 ans. Par ailleurs, j’ai aussi plusieurs postes de dépense que je peux réduire, voir même couper. Et tout comme Cynthia (commentaire précédent), j’ai changé mon alimentation pour être plus en santé et ça me coûte moins chère. Prochaine étape, les coupons rabais 😉

    1. Bonjour denis450!

      « Ignorance is bliss », comme disent les chinois.

      Il existe plusieurs applications qui permettent d’acheter les produits invendus en épicerie. Ça donne parfois accès à de très bons deals. Par exemple, ma blonde utilise FoodHero et TooGoodToGo.

      Je ne pensais jamais dire ça, mais les CPG commencent à m’intéresser. Tangerine offre 4% pour un an. C’est mieux que rien. Ça assure un minimum de rendement.

      Bon été!

      1. Sauf si ton taux d’imposition marginal est de plus de 50 %, voire même 70 % ?! À quoi bon gagner 4 % par année de rendement sur un CPG sachant que le couperet va tomber raide dans le calcul de ton SRG? Il n’y a que les premiers 5000 $ de revenus d’emploi qui sont exemptés. Toutes les autres sources de revenus écopent. De sorte qu’il demeure préférable de garder ton fonds d’urgence en argent mort dans un compte qui ne rapporte rien du tout… 🙁

        1. PFG, je ne trouve pas le taux d’imposition marginal de 70% dans la table d’impôt. Pour un revenu imposable de 400 000 $, le taux est de 53,31%. En revanche, j’ai trouvé le taux de 50,28% qui s’applique lorsque le revenu imposable atteint 160 000 $. Aussi, le taux d’imposition marginal est de 0 % pour 13 000 $ de revenu imposable et non pas 5 000$. Je ne sais pas où vous prenez vous chiffres mais de mon côté c’est ceux de Raymont Chabot Grant Thornton pour les impôts des particuliers au Québec en 2022. Quant au supplément de revenu garanti (SRG), pour un célibataire, le revenu annuel net doit être inférieur à 18 624 $ (en 2021 je crois) pour y avoir droit. Donc, si vous avez un taux d’imposition marginal de plus de 50 %, vous avez nécessairement un revenu imposable de plus de 160 000 $ et par conséquent vous n’avez de toute façon pas droit au SRG. Je crois que votre conclusion repose sur des prémisses inexactes.

      2. FoodHero semble fonctionner avec mon vieux iPhone 5S et les rabais ont l’air très intéressant. Merci pour le tuyau 🙂

  20. Bonjour, merci pour cet article. La conjoncture actuelle confirme mes craintes de la règle du 4% sur le long terme. J’envisage de viser la règle du 3% ou du 3,5% quitte à repousser de 2-3 ans ma retraite anticipée. Le 5% est utopique à mon avis et se base probablement sur un historique des 10 dernières années exceptionnelles. Petite question, lorsque tu fais 10% de rendement pendant une année, te limites-tu quand même à ton 4% ou bien tu fais quelques écarts de conduite? Aussi, quelle part d’augmentation du budget a le plus d’impact pour toi actuellement? Au moins tu vies ce défi à 44 ans et non à 65 ans. Es-tu inquiet de vivre cette situation ou pire quand tu n’auras plus la force ou l’attrait pour travailler?

    1. Salut Maximus,

      Je prône la sécurité. Personnellement, Je suis resté sur le marché du travail un peu plus longtemps pour me constituer un coussin additionnel. Je ne voulais pas vivre avec le stress constant d’en manquer. Dans un sens, je voulais barrer l’aspect « finances » de ma vie.

      Je ne me limite pas à 4%. Mon rendement en bourse ne dicte pas mon budget. Par exemple, cette année, mes dépenses vont probablement doublées, mais ça ne m’empêche pas de voyager et d’aller voir des spectacles comme jamais. Je vis ma vie. Je sais qu’à long terme mon budget moyen va s’équilibrer.

      Je pense que la bouffe (épicerie et resto) est le poste budgétaire qui a le plus augmenté. Le reste est assez stable et on utilise presque plus l’auto.

      Je n’ai pas peur pour l’avenir puisque j’ai la capacité de vivre avec très peu. Je pourrais réduire mon train de vie et vendre des actifs avant de retourner au boulot.

      Merci pour ton commentaire, au plaisir!

      1. Merci pour ta réponse, je regarde également pour aller vivre ailleurs afin de profiter du coût de la vie plus bas mais je ne vois pas comment le faire sans me faire dépouiller par l’impôt. Savais-tu qu’en devenant non résident canadien le taux dimposition devient fixe à 25% peu importe le revenu? Sans compter le coût d’une assurance maladie à acheter et le manque à gagner sur la pension de vieillesse du Canada. Bref, l’avantage de quitter vers un pays moins cher diminue rapidement. À moyen terme la solution optimale est 6 mois au qc et voyager le reste du temps je crois. As-tu une solution pour éviter l’impôt en devenant non résident?

          1. Oui c’est certain que c’est un bon deal dépendamment combien on paye, personnellement c’est n’est pas un bon deal 😉 . Le problème vient surtout de payer 25% d’impôt lorsqu’on utilise 0% des services lorsqu’on vit à l’étranger. Merci pour tes réponses, au plaisir de lire ton prochain article. Bonne journée!

        1. Bonjour Maximus, effectivement, on se fait dépouiller par l’impôt si on devient non-résident, selon les informations que j’ai obtenues à cet égard. La solution est le 6 mois à l’étranger et 6 mois au Québec. Par contre, vous avez droit, à tous les 7 ans, à une année septennale avec la RAMQ, c’est-à-dire que vous pouvez être absent, par exemple, du 1er janvier au 31 décembre 2024 sans pénalité. Il faut simplement téléphoner à la RAMQ pour obtenir le formulaire à cet égard. Les petits futés qui veulent être absents du pays pendant deux ans sans perdre les droits de la RAMQ vont donc quitter autour du 3 juillet 2023 et rentrer avant le 30 juin 2025 (6 mois en 2023, année d’exemption en 2024 et 6 mois en 2025). Ça n’empêche pas qu’il faut prendre une assurance voyage mais c’est tout de même une avenue intéressante si vous avez envie de vous envoler pour plus de six mois. Vous pouvez louer votre propriété ou appartement pour la durée de votre absence et ainsi ne pas avoir de paiements ou presque ici pendant votre absence. Je l’ai déjà fait pour diminuer mes frais de voyages.

          1. Merci Gabrielle pour ta réponse, oui c’est une option que j’ai considéré, le 2 ans moins 1 jours (ca sonne comme une peine de prison) + l’année septennale mais je cherchais une solution à plus long terme. Je vais poursuivre ma réflexion sur la meilleure solution. à plus!

  21. Tu penses vendre ton rein au lieu de travailler, je connais gars qui prend un paquet de pillule car il a juste un rein.

    Pour ton trou dans ton cv tu marques que tu as été travailleur autonome dans le domaine que tu travaillais je crois en marketing.

    La vie ne nous donne pas de cadeaux et beaucoup d’imprévus.

    L’inflation actuelle est un exemple.

    Un autre exemple, avoir des problèmes de santé. Tu te blesses, vas-tu payer des spécialistes comme les physiothérapeutes, ostéopathes ou chiropraticien ou endurer la douleur combien de personne ne se font pas soigner par des spécialistes mentionnés ci-haut.

    Je connais un gars qui a versé 1400 $ dans le privé car il aura attendu 1 an et demi au public. Son mal est 10 sur 10.

    Au pire tu pourra être consultant en bas de 30 000 $ tu ne payes des taxes.

    1. l’abominable homme blanc des neiges,

      En Iran, un rein se vendait 2000$ il y a une dizaine d’années. Je ne connais pas le prix actuel, mais ça ne doit pas valoir une fortune. Le prix d’une soirée bien arrosée au Ritz!

      Avec la pénurie de main d’oeuvre, je n’aurais même pas besoin de mentir pour trouver un job. « Quels sont vos défauts M Pilotte? » 😀

  22. Merci Jean-Sébastien. Excellent article qui prône le calme et diverses stratégies dans la tempête. Si cataclysme il y a, tu pourrais toujours revêtir ta cravate de Mickey Mouse (!) dans un rôle d’enseignant autonome sur l’indépendance financière, de façon à allier l’utile à l’agréable. 🙂

    1. Merci beaucoup Linda!

      J’ai décliné plusieurs offres dans le passé, de participant à une télé réalité à chroniqueur à la radio. La seule qui pourrait m’intéresser serait de donner des conférences dans les écoles. Je pense que les jeunes apprécieraient ma cravate! 😉

  23. Salut JSP,

    J’aime toujours lire tes articles. Permets-moi cependant de ne pas être d’accord avec une partie de ce que tu as dit: « De toute évidence, la règle de 4% ne fonctionnera pas cette année. » Je souligne cette année.

    Avec cette règle, il y a toujours eu un risque de faillite (c’est le cas de le dire). Avec un calculateur comme Firecalc.com, on constante que cette règle, sur 30 ans, aurait failli 5% du temps. Sur 40 ans, c’est encore pire. Étant donné mon âge (information que je vais garder pour moi) et mon aversion pour le risque de faillite, j’ai bâti mon plan en utilisant http://www.firecalc.com, en y inscrivant une longévité m’amenant à 95 ans et un taux de succès de 100%. En considérant : la période inflationniste des années 70/80 et la crise de 1929; ce logiciel me dit que mon taux de décaissement doit être autour de 3% pour la première année. Par la suite, j’augmente le décaissement en fonction de l’inflation sans tenir compte du pourcentage de mon capital que cela représente.

    Il n’est pas nécessaire de te dire que je me suis gardé une marge de manoeuvre encore plus importante que ce que le logiciel m’indiquait. Je ne suis vraiment pas inquiet pour l’avenir, même en ces temps plutôt incertains. J’ai quand même vécu trois crises boursières importantes depuis que j’investis. Pour moi, la crise actuelle n’est pas plus inquiétante que les autres. Elle sera peut-être plus longue ou pas!

    Attachons nos tuques, ça va brasser! LOL

    Bonne journée!
    Bon travail dans ta retraite.

    1. Bonjour Affranchi!

      La règle de 4% est le thème central de la stratégie FIRE. Selon moi, c’est une erreur. Trop de nouveaux adeptes s’y fit aveuglément.

      Chaque plan de retraite devrait être unique. Dans la plupart des cas, ça prend un buffer et la règle de 3% ou 3.5% est plus adaptée. Autrement, il faut être tolérant au risque et à l’incertitude.

      Ma tuque est attachée avec de la broche. Bonne journée!

  24. Un élément bien important à mon avis pourrait être ajouté: le plan de retraite, peut importe s’il est basé sur des retraits de 3-4-5% ou basé sur des rendements moyen de 3-5-8 ou 10%, ces hypothèses demeurent des moyennes sur le long terme. Il est normal d’avoir des périodes où on se voit dans l’obligation de retirer plus que le rendement de nos placements, quand l’économie croît moins. De l’autre côté, d’autres années plus roses, on ne retirera que 1%, car les rendements boursiers seront de 15% (par exemple en sortant d’une recession).

    Ce n’est pas quand les marchés boursiers sont négatifs qu’il faut modifier notre stratégie globale (bien que oui c’est sage de réduire les dépenses extravagantes).

    Sur un long horizon, les creux et pics boursiers (et similairement pour l’inflation) ne seront pas significatif

    1. Salut Simon,

      La stratégie FIRE a fonctionnée presque tout le temps lors des 100 dernières années. Nous sommes dans un creux de vague, mais ce n’est que temporaire. Les 10 années précédentes ont été exceptionnelles en bourse et nous pouvons nous permettre quelques années dans le rouge. Au final, nous serons encore gagnants.

      Merci de dédramatiser la situation!

  25. Excellent article encore une fois, merci! Quand vous dites garder 2-3 ans de liquidités, puis-je me permettre de vous demander dans quel véhicule vous placez cette somme? Les rendements des placements liquides étant encore faméliques…
    Merci

    1. Merci Chantal!

      La plupart de mes liquidités sont en cash pour le moment. J’envisage en investir une partie quand la récession sera officialisée. Si l’incertitude s’étire jusqu’à septembre, je considère en placer une partie dans les CPG Tangerine (6 mois @ 4%).

  26. Effectivement que l’inflation et la hausse des taux d’intérêts semblent faire mal à plusieurs. Personnellement je ne l’ai même pas vu. J’ai changé d’épicerie il y a environ 1 an donc, ça me coûte la même chose, un peu moins même pour des épiceries équivalentes. Mon taux hypothécaire est fixe à 2.5%. J’ai changé de port d’attache pour mes vols donc, je fais 3-4 fois moins de kilométrage.

    J’ai remarqué que plusieurs personnes considèrent qu »une inflation annuelle de 10% par exemple, nécessiterait par conséquent une augmentation salariale de 10% pour maintenir son niveau de vie. C’est souvent le thinking des organisations syndicales. C’est seulement vrai si tu dépenses absolument tout ce que tu gagnes. Si non, ça signifie juste que tu économies un peu moins durant ces mauvaises périodes mais ton niveau de vie reste exactement le même.

    1. Un excellent point Sylvain!

      Je ne l’avais pas vu sous cet angle. C’est vrai que la hausse du coût de la vie ne fait que réduire le taux d’épargne des frugalistes, sans nécessairement changer leur train de vie. Ceux qui vivent d’une paie à l’autre sont mal pris par contre.

      Et, augmenter les salaires à hauteur de l’inflation ne ferait qu’amplifier le problème. Si on veut que l’inflation élevée soit temporaire, il faut la traiter ainsi.

      Merci!

  27. Je ne veux pas jouer au complotiste, mais j’ai l’impression que les élites de ce monde ne veulent pas que trop de gens sortent de la “rat race” et deviennent indépendant financièrement. Une personne indépendante financièrement est beaucoup plus difficile à contrôler. L’inflation est une bonne manière d’enrichir les riches et garder les autres pauvres et au service des plus riches.

    Heureusement, comme tu dis, les frugalistes ont une capacité d’adaptation hors normes. Merci d’avoir partagé ton plan d’urgence. Je vais m’en inspirer.

    1. J-C,

      Pas besoin d’être complotiste pour constater que personne ne souhaite notre liberté. Les banques s’enrichissent grâce à nos dettes, les employeurs nous veulent dépendant, les politiciens cherchent la croissance économique et nos voisins ne veulent pas que nous soyons plus riche qu’eux.

      Certes, en tant que frugaliste (FIRE) j’éprouve du plaisir à nager à contre courant.

      Voici mon article sur le sujet: Personne ne souhaite votre liberté!

      1. Je vais nager a contre courant mais je dirais que ce n’est pas au « élites » que vous nuissez mais au services public et à votre propre filet de sécurité social. Je lis sur le mouvement fire depuis plusieurs années, bien avant la pandémie, c’est un concept interessant mais il y a un truc inhérent a la pensée FIRE qui me titille un peu et c’est la tendance individualiste sans aucune considération pour la société qui a permit initialement votre propre enrichissement. Si vous êtes nés au Québec, votre mère ne s’est pas endette pour vous accouchez, vos études ont été abordables et votre eau potable/infrastructure sont bon marchés. Les routes ne vous coutent rien. Les médicaments sont plus abordables qu’au sud de la frontiere. La pensée FIRE me fait penser a une industrie pétrolière qui pompe pompe pompe pompe les ressources, s’enrichit mais ne donne pas beaucoup de son temps pour laver son tit caca derriere elle. Je ne suis clairement pas populaire ici, je n’ai pas la tribune pour dire ca j’en conviens. Je suis surtout au front dans les hôpitaux depuis 2 ans et je vois le système lentement tomber, le manque de main d’oeuvre devenir catastrophique et je crois que tout va s’effondrer. (Pas juste en hopital, en petite clinique médical de semaine, pas de soir pas de nuit , c’est pareil!) Il n’y a aucun engagement de la part de la population pour maintenir une forme de justice sociale. La philosophie FIRE me fait un peu penser a « apres moi le néant ». C’est facile de rire de moi ici, surtout si vous etes dans la fleur de l’âge, aucune maladie.. dans votre budget fire, avez vous compté des frais médicaux futur pour vos cout du privés? Ce qui m’irrite le plus dans le discours que j’entend ici, c’est ce dénigrement constant et ce sentiment de superiorité que j’entend souvent sur ce blogue envers les « pauvres gens endettés dans le rat race ». ces gens qui travaillent que vous ridiculisez, ne sont pas necessairement des consommateurs a outrance… ils travaillent oui, mais ils contribuent à enseigner a vos proches, à vous soigner vous et vos proches que vous aimez, a rendre l’eau potable.. Quand je lis vos commentaires en riant que « ahaha, les employeurs n’arrivent plus a combler leur postes » .. ces employeurs c’est aussi des services essentiels pour la population… les propres services que vous allez tous perdre… je sens une perte de solidarité et un désengagement qui m’effraie au plus haut point. Vous n’êtes pas les seuls responsables de tout ça, l‘égoïsme est partout… mais je vous invite a réfléchir a votre discours et à modérer vos moqueries envers les « idiots qui travaillent »… je ne suis pas certaine que vous allez rire autant des gens qui continuent de travailler lorsque vous serez malade et en besoin… Tsé, vous pouvez continuer vitre travail vers votre indépendance financière. Mais je vous invite également a contribuer et réfléchir sur vos gestes futurs pour tenter de redonner au suivant.. pas juste dans votre vie personnel. Pas juste redonner à votre belle-soeur, a votre peau-pere, ca ne compte pas, c’est votre vie personnelle.. redonner un sens au mot société.

        1. Bonjour travailleuse de la santé,

          Merci pour le témoignage, ça porte à réflexion!

          Avez-vous déjà joué au lotto dans votre vie? si oui, pourquoi?

          La philosophie FIRE permet d’avoir la liberté de CHOISIR sa vie. Par exemple, si les conditions de travail dans un domaine deviennent toxiques, on peut changer d’emploi ou même de carrière. Et, si suffisamment de gens avaient cette flexibilité, les employeurs devraient corriger la situation pour retenir leurs talents. Selon moi, les employés qui travaillent par choix sont plus performants, plus engagés et, surtout, plus heureux.

          S’il faut payer les infirmières 50$/h pour attirer (et retenir) les plus compétentes, je suis entièrement d’accord. Je paierai une prime pour mes services avec grand plaisir. Je préfère être soigné par quelqu’un qui aime son boulot et qui est bien traité par son employeur, même si ça augmente le montant de ma facture.

          Par ailleurs, je n’ai pas souvenir d’avoir ridiculisé les travailleurs dans aucun de mes 80 articles. Si vous avez un exemple, svp m’indiquer où.

          Je suis simplement critique à l’égard du niveau de consommation des nord-américains. Dans le contexte environnemental actuel, la surconsommation est un geste extrêmement dommageable et égoiste. Ainsi, je ne gênerai pas pour dire ce que j’en pense.

          Enfin, si mon rôle d’aidant naturel « ne compte pas », ça va mal. Imaginez un monde dans lequel on aurait le temps et l’énergie de prendre soin de nos proches (au lieu de les abandonner dans le système). À mon humble avis, voici précisément le sens du mot « société ».

          1. Ahah, non je ne suis une joueuse de loto, j’ai trop fait de cours de statistiques pour ca. 😬 Mon message ne se voulait pas une attaque envers votre vision. Seulement une amorce de réflexion car je sens une espèce de caisse de résonance dans la communauté qui dévalorise beaucoup les gens qui travaillent. Ce n’est pas un article a proprement parlé de votre part mais plutôt dans les commentaires généraux et discussions subséquentes. J’entend également que vous êtes des minoritaires, mais ne sous-estimez pas votre nombre. MMM est relativement rendu main-stream maintenant, les protagonistes du mouvement ont une grande visibilité dans leur discours.
            Au final, j’ai une vision plus globale je crois, puisque confrontée a la souffrance a tous les jours. Vous dites que les patients sont « abandonnés dans le systèmes » si non pris en charge par leur famille. Je conçois que pour les cas plus léger vous pouvez avoir raison. Mais ce que je vois en plus grande quantité, n’ont pas la même vision nécessairement. Les parents (separes ou non) d’enfants polyhandicapés ont besoin de ressource de jour pour que leur enfant s’épanouissent, d’éducatrice et différents professionnels de soin. J’entend au contraire souvent de leur part qu’ils souhaitent poursuivre leur travail (avouons le, travailler est souvent moins exigent que de s’occuper d’une personne polyhandicapée.., c’est très difficile, demander que ca repose sur les épaules de la famille seulement est souvent illusoire) L’enfant, ca lui fait également du bien de sortir de jour et voir d’autre visage. Bref, le système a sa place et je ne sens pas que les familles « abandonnent leur proches ». (Je parle des parents, mais on peut également inclure les enfants de patients déments). Le manque de service forcent malheureusement certains proches a abandonner leur travail pour s’en occuper a temps plein. (Si c’est une décision volontaire tant mieux, je suis heureuse pour eux, mais c’est souvent a contrecoeur) J’y vois alors un échec de nos services pour souvenir les différents besoins. Ca c’est triste.. bref.. long préambule pour conclure que j’ai beaucoup d’empathie aussi pour votre situation familiale.

            Au final, j’ai l’impression que vous étiez un cordonnier mal chaussé dans votre travail de marketing. Visiblement, les valeurs que vous défendez sont plus écologique/minimaliste. C’est dans ca je crois, ces valeur la, qu’on peut y trouver un salut face aux valeurs matérialistes et de gaspillage de la société américaine. Si votre travail consistait à toujours trouver des manière originales de créer des besoins inutiles , c’est clair que vous deviez être profondément malheureux dans votre role. Mais bon, je n’ai aucune idée quel était votre travail, jconnais pas ca le marketing, c’est un mot qui me donne de l’urticaire… 😅

            Mon message était probablement teinté d’irritation puisqu’on perd des bras a tout bout de champs et je ne sens aucun appui de la population pour renverser la vapeur… et ce n’est pas une question de salaire ici qui va changer grand chose. C’est mal connaitre le mal que de penser qu’en garrochant des sous on va renverser cette tendance. Solution simpliste et deconnectée. Ca prend des bras…

            Tse, les ultra riches eux, s’en foutent complètement de la perte des services public. C’est vous tous qui allez y perdre. Les « elites » ne complotent pas pour garder les gens captifs au travail.. ils font leur vie et ne pensent pas plus loin que le bout de leur nez..

            Ceux qui sont dans la force de l’âge ont le privilège de la santé.. comment mieux répartir ces forces pour une meilleure distribution des ressources humaines? Comment s’assurer que la pénurie de main d’oeuvre ne soit pas le dernier clou dans le cerceuil des services public? Je n’ai pas de réponse.. Rire que les employeurs ont de la difficulté a recruter, c’est d’oublier que vous serez les premiers perdant de tout ca… mais une chose est sure, se retirer complètement du travail alors qu’on est encore capable de contribuer.. je sais pas.. il y a une sorte de symbole d’abandon qui illustre un peu le sentiment general que les travailleurs des services publics ont du reste de la population ….tout le monde s’en criss…..

            Bonne continuation

          2. Travailleuse de la sante,

            Je pense que c’est du cas pas cas. Personnellement, je n’ai pas le sentiment d’avoir abandonné la société. Dans mon ancien rôle de marketer, mon objectif était de maximiser les profits. Chaque dollar investit en marketing devait générer au moins 20$ en revenu. Désormais, mes buts sont plutôt d’inciter les gens à prendre leurs finances en main pour être plus libre (par mon livre), d’assister les jeunes entrepreneurs dans la mise en marché de leur produit/service (par mon coaching), de rendre ma belle-soeur autonome pour qu’elle puisse un jour vivre seule et de gérer la coop d’habitations où je vis. À la fin de la journée, je suis plus heureux et plus épanoui que jamais.

            La plupart des FIRE que je rencontre font le même genre de transition. Ils quittent le monde corpo pour faire autre chose. C’est à eux de juger si leur nouvel emploi du temps apporte suffisamment à la collectivité. Certes, je pense qu’on doit aider les autres et trouver le moyen de contribuer à la société pour atteindre le niveau supérieur de la pyramide de Maslow.

            Comme vous, je ne souhaite pas que les adeptes FIRE se désengagent de leur rôle social. À chacun de se regarder dans le miroir!

            Merci pour vos services et bon courage pour la suite!

          3. «…et de gérer la coop d’habitations où je vis.»
            Ah bon… aux dernières nouvelles, je croyais que tu habitais un condo que tu as pu acheter à temps pas trop cher il y a quelques années…? Te voilà donc locataire?
            Comment as-tu été capable de te replacer dans une telle coop? Il faut un foutu bon piston… 🙂

        2. Il faut de tout pour faire un monde, vous savez. Les Fire sont des marginaux inoffensifs, peu nombreux, épiphénoménaux tout au plus, très idéalistes par ailleurs, qui s’efforcent seulement de tirer leur épingle du jeu capitaliste, de peine et de misère pour la plupart, dont les dés sont pipés d’avance.

          Moi ce qui me turlupine au plus haut point, ce sont d’abord les vrais parasites du système, les ultra-riches dont nous récoltons les miettes de leur table de surabondance illimitée, le plus souvent des libertariens, donc des asociaux très, très profiteurs, et les plus pollueurs de nous tous, puis les classes de « mercenaires professionnels » qui huilent leurs rouages en échange d’une situation très privilégiée.

          Cela dit, par bonheur, je suis dépourvu d’envie. Je me contente de miettes, mais j’y tiens par pure survie, évidemment, à un poil de retomber la tête sous l’eau alors que pourtant, modeste, très moyen, je touche des revenus nets juste sur la ligne médiane pour mon groupe d’âge. Si l’inflation galopante perdure, je m’enlise… avec des centaines et des centaines de milliers de gens ordinaires comme moi au plan purement matériel.

        3. Bonjour Travailleuse de la santé,

          Votre texte considère les soins de santé, les études, les routes, l’eau potable et les médicaments comme étant soutenus par l’effort collectif. Et c’est vrai. Mais ce sont les contribuables qui participent à cet effort, et pas seulement les travailleurs.

          Les personnes qui se retirent du marché du travail continuent d’être imposées sur leurs revenus, et continuent de payer des taxes municipales et scolaires, de payer assurance médicament, TPS et TVQ, permis de conduire, droits d’immatriculation, taxes sur l’essence, etc. Bref, continuent de contribuer financièrement à l’effort collectif de leur société.

          Ça ne règle pas le problème de main-d’oeuvre dont vous parlez, ni celui des motivations qui peuvent animer certains individus, mais ça permet de nuancer. Personnellement, je dis oui à la sous-consommation ainsi qu’à l’indépendance financière. Et je reste socialement engagé.

  28. Salut JS,

    J’ai lu le début du texte en y percevant une forme de crainte ou panique mais je pense que ma perception était tout à fait erronée… ou alors que c’est maintenant quelque chose que tu fais exprès pour faire plaisir à tes détracteurs… quelque chose que tu as fait dans des textes précédents.

    Concernant l’inflation, je pense que tu as tout à fait raison en rappelant la créativité et le débrouillardisme des citoyens qui visent la liberté financière. Toutefois je dois admettre qu’en dehors de ces éléments, l’inflation n’affecte pas tout le monde de la même façon et je pense qu’à plusieurs égards, il est possible de minimiser ses impacts, ce que les adeptes du mouvement FIRE doivent faire abondamment.

    Par exemple, l’alimentation. Au cours de la dernière année, j’ai portée une attention particulière à comparer notre coût mensuel avec les données de 2020 et suivant et force est de constater que nous avons subies une inflation très faible et ce, sans des grands changement dans la diète car bien que les prix moyens des denrées aient augmentés, les « deals » sont restés très similaire, peut-être en raison d’éléments psychologiques liés au marketing?

    Mais bon, malgré cet « exploit » (si on se fie aux articles sur l’inflation qui pullulent ces temps-ci), je suis toujours au-dessus du 100$/sem qui m’avait tant inspiré à l’époque dans un de tes articles…il me reste donc à espérer une récession et déflation digne du Hindenburg

    Au plaisir!

    1. Bonjour DC,

      J’imite les journalistes qui prennent un ton dramatique pour présenter les nouvelles. Le micro à la main, ils courent sur la rue pour recueillir les commentaires toujours pertinents des gens dans leur bagnole. « Le prix du gaz, c’est l’enfffffer! »

      En effet, pour la bouffe, il y a encore de bons deals. Ma blonde sait les dénicher. Ce sera probablement le sujet de mon prochain article. Restez à l’affût!

      D’ici là, attendons la récession… 😉

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