Conférence sur la retraite

Conférence: Notre parcours vers la liberté financière

Ma conjointe et moi donnerons une conférence ce jeudi (5 octobre) à la bibliothèque de St-Hubert, sur la Rive-Sud de Montréal. Nous y présenterons les grandes lignes de notre parcours vers la liberté financière. Ce sera également l’occasion de vous rencontrer et de répondre à vos questions. Vous devrez toutefois manquer La poule aux oeufs d’or à la télé. 😉

Description: Nous discuterons de notre cheminement vers la retraite (avant 40 ans). Nous présenterons les motivations ainsi que les décisions qui nous ont permis d’atteindre notre objectif. Une période de question est aussi prévue.
Date: Jeudi, 5 octobre 2017
Heure: 19h00
Endroit: Bibliothèque Raymond-Lévesque – Saint-Hubert (voir sur la carte)
Coût: Gratuit

Merci d’indiquer votre présence sur ma page Facebook. Cliquez ici

Au plaisir!

55 comments

  1. Vous serez à MA bibliothèque de quartier ce jeudi! Quel bonheur! Je souhaite m’inscrire avec mon mari sans passer par facebook. Voyez-vous notre démarche est n’est pas connue de notre entourage…encore. Pouvez-vous tenir compte de notre présence? Merci!

    1. Bonjour Épargnants,

      Nous avons bien hâte de vous rencontrer!

      L’objectif de la page d’événement Facebook est simplement d’avoir une idée du nombre de participants. Vous n’avez pas à vous inscrire.

      À jeudi!

  2. Vous devez venir en faire une à Québec! 🙂 Si vous avez besoin d’aide pour l’organisation, faites-moi signe! 🙂

  3. Est-ce que l’événement avait été annoncé afin aujourd’hui? Si oui, j’ai dû manquer l’annonce.
    Si non, peut-être l’annoncer (dans la mesure du possible évidemment) un peu plus d’avance la prochaine fois? Étant encore pris dans la « rat race » avec de jeunes enfants, c’est parfois difficile de se libérer une soirée rapidement. 🙁

    1. Salut Alex,

      Je suis entièrement d’accord, nous sommes vraiment dernière minute. Désolé! J’ai négligé le marketing. Il semble que je perds mon « expertise » depuis la retraite! 😉

      La prochaine fois (s’il y en a une autre), vous serez informé 2-3 semaines d’avance.

      Merci pour l’intérêt!

      1. Haha, je ne peux vous blâmer pour cela, je suis sûr que vous êtes tout de même bien occupé!
        J’espère que vous aller nous faire un petit compte rendu de la rencontre!

  4. Malheureusement, je ne pourrais y être étant donné que j’habite en Estrie. Par contre, avez-vous prévu en faire l’enregistrement?

    Que ce soit audio ou vidéo, je pense que ça pourrait intéresser plusieurs personnes qui ne pourront y être!

  5. Bonjour,
    Je suis intéressée sauf qu’avec deux jeunes enfants ce n’est pas facile de se libérer. Pourquoi ne pas penser la prochaine fois à un Webinar? Cela permettra à plein de personnes à se joindre et plus on a des questions, plus cela sera enrichissant. Skype/Gomeeting par exemple peuvent être utilisé par contre je ne sais pas s’ il y a une version gratuite. Merci

  6. Salut JS,

    C’est Martin, un ancien collègue de travail, peut-être m’as-tu déjà oublié (et je ne t’en voudrais pas haha), je voulais simplement prendre des nouvelles et voir comment ta retraite se passait 😉

    A+ !

    1. Salut Martin!

      Je suis peut-être retraité, mais je ne suis pas encore sénile! Ça me fait vraiment plaisir d’avoir de tes nouvelles.

      J’arrive bientôt à 6 mois de retraite et je n’ai pas vu le temps passer. J’ai fait du bénévolat auprès de jeunes entrepreneurs, j’ai fait plusieurs « road trip » avec ma blonde, j’ai donné une conférence et nous avons profité de chaque journée à 100%. C’est d’ailleurs le prochain sujet d’article. Je devrais le publier dans la prochaine semaine. Je t’invite à le lire.

      Aussi, as-tu un bon costume d’halloween? Je me souviens que tu étais fort là-dessus!

      À bientôt m’sieur!

  7. Arrêter de travailler a pour conséquence l’arrêt des chèques aux 2 semaines et de l’accumulation de prestations de retraite de l’employeur (ce qui est + ou – garanti, coulé dans le béton si on travaille dans le secteur public). Pour les prestations de retraite déjà accumulées, elles ne permettent d’obtenir une rente différée qu’à partir de 65 ans (ou plus selon les décisions gouvernementales). De plus, ces rentes étant peu ou pas indexées, on ne peut pas vraiment compter sur ce revenu rendu à 65 ans… Il en va de même pour la RRQ. Il faut donc compter sur les investissements boursiers pour retirer des dividendes (et/ou gains de capitaux) réguliers afin de subvenir à nos besoins… Bien que les marchés boursiers aient été en mode « bull market » depuis 1954, rien ne garantit que cela se poursuivra (malgré tout ce que prétendent les conseillers financiers). Des crises majeures du type de celle de 2008-2009 peuvent survenir encore (bien que limitées dans le temps). Cependant, puisque nous sommes à la fin de la vague des Baby-Boomers qui ont « drivé » l’économie Nord-Américaine pendant environ 70 ans, il est possible que nous tombions dans un Bear Market séculaire d’une durée très prolongée (exemples : marchés américains de 1929 à 1954 et marché japonais depuis 1990) qui ne permettraient plus de « vivre » de revenus de rente boursiers à cause du marasme économique… Il faudrait alors tenter de retourner sur le marché du travail au pire moment possible avec un niveau « d’employabilité » très faible pour ceux qui auront été hors du marché du travail pendant de longues années… C’est donc un pensez-y bien car le passé n’est jamais garant de l’avenir. Délaisser le marché du travail c’est se fermer une porte qu’on aimerait bien retrouver ouverte au cas ou « le ciel nous tomberait sur la tête »

    1. Merci pour le commentaire Jean-Pierre!

      Vous avez de très bons points.

      Nous voulons être aussi indépendant et libre que possible, c’est pour cette raison que nous ne calculons pas les allocations gouvernementales futures dans notre budget. Ce sera un extra.

      Toutefois, il y a effectivement une part de risque quand on investit en bourse, surtout quand on dépend des rendements pour en vivre. En 2008, nous avons perdu 50% de notre avoir en quelques mois. Même si nous n’avons pas réalisé cette perte car nous n’avons pas vendu, nous n’aurions pas été en mesure d’en tirer un revenu suffisant pour vivre. Par conséquent, nous gardons désormais une portion de notre portefeuille très liquide pour se prémunir contre une crise éventuelle. Donc, en coupant les voyages, nous pourrions passer à travers 2 ans de tempête, sans toucher à nos placements.

      Depuis 2008, chaque mois, un spécialiste annonce une crise imminente. Il est probable (et possible) que ça se produise éventuellement. Or, nous avons décidé d’en faire abstraction et de faire le saut vers la retraite. Nous devrons nous adapter quand ça se produira.

      Dans le pire des cas, nous devrons travailler comme tout le monde. Pour ma part, si je devais travailler, je démarrerais une petite entreprise. Je garde mon expertise à jour en faisant du bénévolat. Chose certaine, le monde corpo, dans un cubicule gris, c’est fini pour moi. Dans tous les cas, nous n’avons pas besoin de faire un gros salaire pour subvenir à nos besoins. Même une « jobine » ferait l’affaire.

      N’hésitez pas à revenir commenter, vous êtes très pertinent. À plus!

  8. Sans vouloir être prophète de malheur, supposons que vous étiez japonais et ayez investi votre « nest egg » dans un ETF reproduisant le Nikkei 225 en 1990 lorsqu’il était à 40,000… Même si vous n’aviez pas liquidé lorsqu’il est descendu à 7000, vous vous retrouveriez encore aujourd’hui (Nikkei 225 = 20,800) avec une perte de 50% 27 ans après le fait ! Parlons d’un bear market ! Aucun conseiller financier ne vous mentionne ceci car pour la plupart ils n’ont jamais vécu un vrai bear market et ne comprennent pas les catastrophes que cela peut entrainer… Ils préfèrent encaisser les commissions en espérant que les clients ne voient pas à travers l’écran de fumée du mambo-jambo qu’ils leur servent.
    D’autre part, renouveler son permis de pratique est une chose, retrouver un emploi par la suite (avec tous les jeunes fraîchement diplômés qui sortent des facultés) c’est une autre paire de manches… Croyez-moi, lorsque vous avez dépassé la quarantaine, les employeurs vous regardent avec un certain dédain… Tout cela pour dire qu’il faut : « hope for the best but plan for the worst’. Mon père disait qu’il fallait avoir plusieurs cordes à son arc et je comprends maintenant toute la justesse et la sagesse de ses propos.
    Il est bien évident que je ne vous souhaite pas de malheur mais souvenez vous que la société humaine et son économie son des systèmes dynamiques particulièrement imprévisibles soumis à la loi universelle du Boom and Bust et que, si nous avons connu un Boom prolongé depuis la seconde guerre mondiale, un Bust n’est pas exclu et ceci est particulièrement pertinent en présence de certains hommes politiques actuellement au pouvoir… Comme dit la publicité :  » ça peut péter n’importe quand ! » Alors soyez prudents…

    1. Rebonjour Jean-Pierre,

      Merci de poursuivre la discussion! Ça me fait plaisir d’échanger avec vous.

      Nous essayons de diversifier notre portefeuille dans différents secteurs d’activités ainsi que différentes régions géographiques. Donc, nous avons une portion dans les FNB, une portion en « cash » et une portion dans des titres boursiers de différents secteurs. Nous espérons que certaines entreprises, dans certains pays résisteraient à une telle crise. Ceci dit, comme vous dites, tout peut arriver! Pour l’instant, nous vivons avec ce risque.

      Par ailleurs, les conseillers financiers ne font plus partie de notre stratégie financière depuis belle lurette.

      Oui, d’une perspective strictement corporative, il est vrai que notre « employabilité » diminue avec le temps. Certes, la retraite nous permet d’expérimenter tellement de nouvelles activités et nous ouvre de nouvelles portes. Nous n’avons donc pas l’obligation (ni nécessairement l’intérêt) de retourner à nos anciens boulots. Nous pouvons enseigner la méditation, démarrer une petite agence de marketing, donner des conférences sur le bonheur, partir une boutique en ligne, élever des lamas, etc. 😉

      L’avantage que nous avons est la capacité de vivre sur un petit budget. Près de la moitié des ménages québécois on moins de 3 000$ dans un fonds d’urgence, tout en dépensant en moyenne 50 000$ par année. Leur marge de manoeuvre est très limitée. Si un « bust » devait survenir, nous ne serions pas les plus malpris.

      Merci de « challenger » notre démarche. C’est important de penser à toutes les éventualités.

      1. Tout d’abord, je dois quand même vous féliciter d’avoir compris la « rat race » à votre âge, chose que bien peu d’autres comprendront un jour… Mais les « autres » sont nécessaires au « système » car, sans eux, il n’y aurait pas de rentiers comme vous et moi !
        Comme dit mon frère, dans la vie on a deux choix : « to Be or to Have ». Dans la classe moyenne, 99% des gens ont choisi d’Avoir plutôt que d’Être… Rares sont ceux qui ont les deux… Donc, réjouissez-vous car vous faites partie du 1% !
        Ceci dit, les actions (privilégiées, payant des dividendes ou ordinaires) demeurent des actions et non des obligations… Autrement dit, les actionnaires ne sont pas les créditeurs prioritaires en cas de liquidation d’une entreprise. On peut effectivement se retrouver avec zéro (ex : Nortel, Bre-X, etc…). Donc, la diversification est un « must » même si le rendement s’en trouve nécessairement réduit.
        D’autre part, la règle du retrait de « 4% » implique un revenu brut d’au moins 7-8% avant frais de gestion, commissions et impôts et cela était basé sur les données « rétroactives » de 60-70 dernières années… Rien n’est moins sûr à l’avenir… Lors des audiances sur la réforme des fonds de retraite du secteur public, certains actuaires ont avancé qu’il fallait maintenant compter $ 1 million pour assurer la retraite d’un employé de l’état… Aucun employé ne contribue à ce point à son fonds de pension au cours de sa carrière… Solution : retarder l’âge d’éligibilité à la retraite !
        Si on calcule un rendement net sécuritaire moyen de 2.5% par année sur les investissements (conservateurs, il va sans dire) cela implique que pour une prestation annuelle de $ 40,000, il faut une cagnotte de $ 1,6 millions de dollars qui doit évidemment s’indexer au minimum au TAIR de retraite Québec (mais un peu plus de préférence).
        Le calcul des actuaires est donc assez proche de la réalité.
        Cependant, reprenant la pensée de mon père selon laquelle il est préférable d’avoir plusieurs cordes à son arc, il faudrait que vous puissiez compter sur une source alternative de revenu en cas d’écroulement boursier. En effet, même si on se diversifie à l’international, un crash Nord-Américain entraînera les marchés Européens et Asiatiques et vice-versa… Donc l’utilité de la diversification boursière s’en trouve par conséquent limitée. Une source alternative de revenu peut donc être un emploi ou travail indépendant, un portefeuille d’obligations corporatives et/ou gouvernementales AAA ou, et c’est mon cas, un revenu de retraite garanti.
        Si vous aviez été retraité en 2008-2009 et que votre cagnotte avait fondu de 50%, qui peut savoir de quelle manière vous auriez réagi (la panique, ça existe et même les esprits les plus solides et rationnels y cèdent !). Vous n’avez rien fait car vous aviez encore un travail donc un revenu ne dépendant pas de ces évènements. Sans ce revenu, qu’auriez-vous fait ? Liquider à perte à -20, -30, -40 ou -50% ou risquer de se retrouver à -75% (et c’est possible car des Bear markets ont déjà occasionné des chutes allant à -70 et même -90% !). Rappelez-vous l’exemple du Nikkei 225 qui a descendu de plus de 80% et ne vaut plus que la moitié de sa valeur de 1990. Pourtant, le Japon était la deuxième économie mondiale et le pays créditeur de la planète alors que de nos jours, il est le pays le plus endetté à 200% de son PIB (avec une population en chute démographique catastrophique) !
        Puisque dans vos cas vous n’aurez pas de revenus significatifs des fonds de retraite de vos employeurs ni de la RRQ et que de toute manière l’encaissement de ces prestations sera différé au mieux jusqu’à l’âge de 60-65 ans, alors il vous faut une « béquille » pour vous supporter durant les 20-25 prochaines années en cas de catastrophe. N’oubliez pas que les Baby-Boomers (et j’en fais partie !) vieillissent et représentent environ 80 millions de personnes en Amérique du Nord qui vont, dans un intervalle de temps de 10-20 ans, mettre leurs maisons en vente et vendre leurs actions ou fonds mutuels pour récupérer leurs capitaux soit pour vivre, soit pour couvrir leurs dépenses de santé (qui deviendront astronomiques) ou soit pour assurer un héritage sécuritaire à leurs enfants (ils élimineront ainsi tout risque de détenir des avoirs volatiles) et ainsi déclencher un possible Armageddon financier et économique… La disparition des 80 millions de consommateurs « voraces » que nous étions aura le même résultat économique que les morts causées par les deux grandes guerres mondiales réunies… Pour ma part, je ne serai plus là, mais vous risquez d’assister à ce genre de scénario…

        1. Bonjour Jean-Pierre,

          Merci pour le commentaire très bien documenté! Je vais essayer d’y répondre…

          Je suis conscient de mes paradoxes. Je prêche contre la surconsommation, mais j’investis tout mon avoir dans des entreprises qui visent la croissance sans fin (ex: AAPL, FB). Dans un sens, je « profite » un peu du système. Certains se révoltent, manifestent et le combattent, moi je choisis de l’utiliser à mon avantage.

          Je n’ai pas beaucoup de possessions matérielles. Tout ce que je possède rentre probablement dans ma voiture (sauf pour quelques meubles évidemment). Toutefois, j’ai l’impression de posséder tellement. J’ai la santé, les gens que j’aime, le temps et surtout la liberté. Je reconnais ma chance à ce niveau.

          Je suis conscient du niveau de risque des actions. J’ai d’ailleurs perdu des milliers de dollars avec un titre qui est passé de 15$ à 0.00000005$ en quelques semaines.

          Pour ce qui est du rendement de la bourse, la règle de 4% est effectivement un minimum. Lors des 100 dernières années le rendement fut de 7% et l’inflation en moyenne 3%. Ça laisse en moyenne 4% de rendement, mais c’est bon de prévoir un peu de « buffer ». Par ailleurs, nous ne payons pas de frais de gestion et nous paierons que très peu d’impôt puisque nous déclarerons un faible revenu (environ 15k$ chacun).

          Notre stratégie financière pour la retraite n’est pas encore 100% définie. Nous explorons toutes les avenues (immeuble à revenus, etc). J’écrirai un article sur le sujet quand nous serons enligné.

          Étant donné que nous avons vécu la crise de 2008, je pense que ma conjointe et moi résisterions à la panic si un événement semblable devait survenir. Certes, comme vous dites, nous ne pourrions pas décaisser nos placements durant cette période. C’est pour cette raison que nous gardons l’équivalent de 2 années de dépenses en « cash ».

          Je suis de votre avis que le vieillissement de la population aura un impact majeur sur l’économie. Par contre, ma vision est moins apocalyptique que la vôtre. Je pense que les gouvernements et l’économie vont s’ajuster progressivement. Aussi, la génération des baby-boomers s’étale sur plus de 20 ans, alors tout ce monde ne vendra pas ses actifs la même année. Je suis peut-être optimiste!

          Merci pour l’échange intéressant!

          1. Mon non plus (pour les dépôts, mais je garde 25% d’obligations par contre), c’était pour illustrer à quel point 2.5% est trop conservateur.

            Quand ça fonctionne avec des certificats de dépôt, c’est mauvais signe 😉

            Ouais on va finir au McDo à tousser et cracher dans notre café, avec comme seul loisir de lire le Journal de Montréal/Québec 😉

          2. Personnellement, je tiendrai vraiment compte de l’avis des actuaires de Retraite Québec… Ces personnes sont très bien payées et il y a une bonne raison à cela. Les rendements historiques ne peuvent servir de base pour les calculs futurs (d’ailleurs les prospectus des FNB et Fonds Mutuels ne cessent de le répéter et ce n’est pas pour rien). Un économiste du début du 20è siècle, Nikolai Kondratieff a décrit les supers cycles économiques que l’on appelle cycles de Kondratieff en son honneur mais que beaucoup ignorent on ne tiennent pas en compte. En gros, ces courbes sont + ou – en forme de chapeau melon et décrivent le développement, le plateau et le déclin d’une économie. Ces cycles ont une durée approximative de 70-100 ans. Pour ma part, je suis convaincu que l’époque des Baby-Boomers constitue l’un de ces « supercycles » et nous avons dépassé l’étape du plateau… Il y a donc eu inflation (1954-2005), plateau (2005-2015), et nous sommes actuellement au début de la phase de désinflation (2016-2035 ou ?) qui pourrait virer à la déflation pure et simple… Des signes de cette « descente » sont visibles partout (allez faire un tour dans les centres d’achats pour observer et non pour acheter !) et, curieusement, le Fédéral vient de mettre fin au programme des Obligations d’Épargne du Canada… Que cela vous suggère-t-il pour l’avenir des taux d’intérêt (et par conséquence, des dividendes par simple ricochet) ?
            Ne vous laissez-pas dire qu’un taux de retrait de 4% sera toujours sécuritaire… Ce n’est pas parce qu’historiquement cela a été vrai (dans les conditions d’un passé relativement récent) que cela garantit que ce sera vrai à l’avenir… Même Warren Buffet reconnaît ceci en prédisant un rendement nettement inférieur de Berkshire-Hathaway pour les années futures (« single-digit returns »)… Si BRK qui dispose de la meilleure équipe de gestionnaires actifs du monde prédit des retours sur l’investissement de moins de 2 chiffres, que cela laisse-t-il présager pour les reste du marché ?
            J’ai regardé votre passage à l’émission de Pierre-Yves McSween, c’était intéressant mais il vous a tout de même posé une colle à savoir comment vous alliez gérer la situation si l’un de vous deux avait un accident ou tombait malade (à plus forte raison en pays étranger, USA par exemple !). Un évènement imprévu mais non improbable de la sorte jette tout votre scénario par terre du jour au lendemain… Vous n’avez peut-être pas besoin de conseiller financier (conseils en investissements) mais un palnificateur financier (habituellement un comptable qui n’est pas en conflit d’intérêt parce qu’il ne vend pas de produits financiers) vous serait peut être très utile… Ce seraient les $ 325/h probablement les plus sagement investis pour dresser un portrait réaliste de votre avenir financier.

          3. Bonjour Jean-Pierre,

            Nous avions répondu de façon plus détaillée à la question de P-Y McSween, mais ils ont coupé au montage. Si nous avons un imprévu, nous allons réduire les voyages, les restos et les sorties pendant une période. C’est tout! Une portion assez importante de notre budget est dédiée au divertissement, alors nous avons une certaine flexibilité. Par ailleurs, si nous sommes malades à l’extérieur du pays, nous sommes couvert par des assurances. Nous ne partons jamais sans assurances.

            Avant notre retraite, nous avons consulté un fiscaliste et un spécialiste en finances.

            Merci pour votre contribution!

          4. Une petite remarque supplémentaire sur le revenu de $ 15K que vous allez déclarer dans le futur et sur lequel vous êtes convaincus de ne payer que peu ou pas d’impôts : faites vérifier vos croyances par un fiscaliste chevronné. Le fisc ne fait pas de cadeaux !
            Le traitement fiscal est différent pour un revenu de travail, entreprise, profession, les prestations de retraite, assurance-chômage ou de BS… Si vos revenus proviennent de dividendes et/ou intérêts, ils seront imposés (50% pour les intérêts, environ 22% pour les dividendes canadiens admissibles après le crédit d’impôt et environ 30% pour les dividendes étrangers incluant l’impôt étranger des non-résidents). Je suppose ici que vous n’avez pas de revenus de gains en capital pour le moment car vous laissez sans doute le capital s’accumuler.
            Autrement dit, pour tout revenu de dividendes hors CELI, vous pourriez être taxé entre 22 et 30% et cela n’a rien avoir avec le « revenu » déclaré mais plutôt avec le type de revenu. Si vous retirez de votre REER ou si vous l’avez transformé en RERR, vous serez imposé sur un revenu de pension.

        2. 2.5% de taux de retrait.. je trouve ça beaucoup trop conservateur. Ça signifie avoir 40x le budget annuel. En plaçant le tout bêtement dans des certificats garantis et en espérant un rendement au moins égal à l’inflation, c’est 40 ans de revenus indexés.

          Mais même les certificats garantis font mieux que l’inflation. Aujourd’hui, pas beaucoup (inflation à 1.4%, certificats de 5 ans à 2.25% chez Tangerine, pour un rendement net de 0.85%, mais on peut faire mieux que Tangerine si notre stratégie est vraiment les certificats), mais historiquement, d’une moyenne de 2.96%. Il n’y a que 3 années dans les 56 dernières où l’inflation était plus élevée.

          J’ai fait le calcul avec les taux d’intérêt historiquement mauvais d’aujourd’hui chez Tangerine (donc un rendement net après inflation de 0.85%) et j’arrive à 49 ans de durée du portefeuille. Pour quelqu’un qui a pris sa retraite à 42 ans comme moi, on est rendu à ses 91 chandelles. Et on a pas compté qu’entre 65 ans et 89 ans, il aura reçu au moins 6000$ de Pension du Canada et un montant de RRQ qui dépend de l’âge de la retraite et des montants cotisés. Si on met de côté cet argent entre 65 ans et 89 ans (car on n’en avait pas besoin), c’est un autre 144,000$ mis de côté. Si les dépenses annuelles sont de 22,000$ par personne – ce qui est à mon avis relativement élevé parmi ceux qui prennent leur retraite à 40 ans – comme les miennes, on est bons pour un autre 6 ans et demi et je ne compte pas les rendements sur le 144,000$. On est rendu à 97 ans et demi. Et je ne compte pas le RRQ, ni les suppléments de Revenu garantis. Rendu là, ça fera 55 ans que je serai retraité, je pense que je peux mourir ou être vraiment pauvre 🙂

          1. Merci Mr Jack pour le complément d’information.

            Les certificats garantis et les obligations ne font pas partie de mon plan pour le moment. Peut-être qu’on finira notre vie très pauvrement. On ira jaser au McDo!

          2. Les chiffres caractérisant l’inflation présentés par statistiques Canada ne sont absolument pas réalistes ou exacts pour des retraités qui avancent en âge. Ces chiffres sont une moyenne de tous les biens de consommation alors que dans le cas des retraités ils devraient présenter une surpodération insistant particulièrement sur les frais de santé, d’hébergement potentiel et de services de toute sorte.
            Si vous regardez l’évolution des coûts le l’alimentation, des services médicaux et des médicaments au cours des dernières annés vous vous rendez bien compte que le taux d’inflation déclaré de statistiques Canada ne tient pas la route ! De plus, c’est sur ce taux que se basent le Fédéral et le Provincial pour indexer les prestations de retraite du RREGOP, la RRQ et la PSV ! Au bout de 20 ans de ce régime, on verra des « squeegies » à cheveux blancs au centre-ville de Montréal !
            Le taux de 2.5% que j’ai mentionné est NET-NET donc il représente un taux brut moyen de 5%, ce qui est très réaliste à l’avenir.

  9. M Jack suppose que s’il reçoit $ 12,000 de dividendes de ses comptes non enregistrés, ces 12,000 ne seront pas assujettis à l’impôt sur le revenu. Autrement dit, selon cette théorie, le fisc « subventionnerait » des rentiers qui disposent d’un capital d’environ $ 700,000 en leur permettant de ne pas payer d’impôts parce que leurs « revenus » sont sous le seuil de la pauvreté ! FAITES VÉRIFIER CELA PAR UN FISCALISTE. À mon avis, l’exemption sur les $ 12,000 s’applique à un revenu GAGNÉ de manière active (emploi, travail indépendant, rentes de retraite, prestations sociales, etc…) et NON à des revenus de placements. Des retraits d’un REER, CELI ou prestations d’un FERR ne sont pas considérés comme des revenus de placements et échappent à l’imposition en tout ou en partie. De plus, sur votre déclaration d’impôts vous ne pourrez pas vous déclarer ou identifier comme retraité puisque vous ne recevez aucune prestation de retraite officielle ou enregistrée de quelle que source que ce soit et , de plus, vous n’avez pas atteint l’âge officiel de la retraite qui est actuellement fixé par le Fédéral à 55 ans minimum. Pour les fisc vous serez seulement « sans travail » ayant des revenus de placements et vous feriez bien de vous assurer du traitement fiscal de ces revenus avant de procéder à des extrapolations qui pourraient être erronées. Faites-vous confirmer par le fisc que vos revenus de dividendes ne sont pas assujettis à l’impôt (personnellement, j’en doute) avant de plonger… Même si cela était vrai, le Fisc aura tôt fait de fermer ce « loophole » qui n’a aucun bon sens et qui est socialement inacceptable. « Better safe than sorry ».

    1. Jean-Pierre,

      Au Québec, l’impôt est basé sur les revenus et non sur l’avoir. Une chance! Nous avons déjà payé l’impôt sur le montant épargné. Et oui, nous avons consulté un fiscaliste.

      Nous avons choisi de consommer moins et d’épargner plus durant notre vie active. Ainsi, nous sommes maintenant devenus des investisseurs à temps plein. Nous continuerons de payer les impôts sur les gains en capital ainsi que les dividendes encourus.

      Je vous invite à lire: Sommes-nous de parasites?

  10. Cher trentenaire sans emploi (le titre de retraité, ça se mérite, il faut avoir souffert pendant au moins 35 ans !)

    Vous avez raison en ce qui concerne les dividendes canadiens qui seront imposés au-delà d’environ $ 14,000. Mais comme Bill Morneau et le Fisc ont définitivement dans leur collimateur les revenus passifs, qui peut prévoir ce qu’ils feront à l’avenir ?

    En ce qui concerne les dividendes de titres achetés sur le marché américain (AAPL par exemple), vous serez soumis à un impôt de 15% prélevé par l’IRS quel que soit votre revenu. L’ARC et RQ vous autorisent à déduire cela de vos revenus par un crédit pour impôt étranger payé mais ne comptez pas sur eux pour vous le rembourser même si vos revenus sont de zéro ! Notons que vous payerez cet impôt à l’IRS même si les AAPL sont détenus dans votre CELI puisqu’il ne s’agit pas d’un compte enregistré.
    Avec l’effritement actuel de l’ALÉNA et l’attitude des USA, il n’est pas impossible que l’IRS vienne taxer les REER des « étrangers canadiens ». D’ici à ce que le long bras de l’IRS vienne taxer les dividendes des titres US détenus dans des FNB canadiens, il n’y a qu’un pas (figure de style !). Les conventions fiscales bilatérales actuelles pourraient devenir caduques à l’avenir et il faut tenir compte de cette éventualité.
    Personnellement je ne suis pas d’accord avec la norme de 20 fois les revenus ou 25 fois les dépenses comme capital nécessaire pour prendre sa retraite… Ceci serait valable pour une personne prenant sa retraite à 65 ans et ayant une espérance de vie de 20-25 ans. Pour quelqu’un qui prend sa « retraite » à 40 ans, la norme devrait passer à 50 fois les dépenses ou 40 fois les revenus.
    Je vais vous poser un petit problème pour occuper vos nombreuses heures « d’oisiveté idyllique ! ».
    Prenons l’exemple d’un couple un peu comme vous qui aurait accumulé un « nest egg » total de $ 700,000 à l’âge de 40 ans et décide de se retirer totalement en comptant vivre sur un revenu total de $ 30,000 par an (non imposé mais très peu compressible également). Pour ce faire, ils investissent la totalité de leur avoir dans un FNB indiciel (avec des frais de gestion de zéro à vie) qui reproduit exactement le comportement du Dow Jones. Ce couple a vérifié retroactivement les cours du DJIA au cours des 50 dernières années et est confiant de sa stratégie. Supposons que le Dow Jones payera un dividende de 2% par an en moyenne et eux retireront 4% de leur avoir à chaque année. Ils se disent qu’avec ces chiffres et les gains en capitaux escomptés à l’avenir, ils « sont en voiture » jusqu’à la fin de leur vie puisque le taux de rendement combiné (dividendes + gains en capital) devrait dépasser significativenent leur taux de retrait.
    Pour les besoins de la cause, le couple se retire le 1er janvier 2017… Ne connaissant pas l’avenir (et moi me faisant l’avocat du diable !), supposons que le marché US se comporte à l’avenir exactement comme la période comprise entre 1917 et 1945, le tout en dollars constants (pour tenir compte de l’inflation)… Qu’arrive-t-il alors ?

    1. Jean-Pierre,

      C’est vrai que je ne mérite pas le titre de retraité. Je vous l’accorde. D’ailleurs, le titre de « sans emploi » me donne la capacité de revenir au travail si l’économie s’effronde, comme en 1917.

      Je pense que si j’adopte le titre de « jeune sans emploi » à partir de maintenant, on va bien s’entendre.

      Merci!

      1. Soumettez vos projections à un scénario du type « what if ? » cela pourrait vous « sauver la vie ». Faites les calculs car « le calcul vaut le travail ».

        En ce qui concerne la règle du 4% de l’étude Trinity mentionnée par Mr Moustache, elle ne s’applique qu’à un portefeuille composé de 50% d’actions et 50% d’obligations ce qui est une ENORME différence par rapport à vos projections. Cette règle n’est également valable que si les taux d’intérêt des obligations demeurent relativement élevés durant les périodes de chute boursière mais il n’est pas impossible d’avoir un Bear market associé à de faibles taux d’intérêt (intervention des banques centrales pour tenter une ré-inflation afin d’éviter la déflation qui est un scénario catastrophe).
        D’ailleurs, aucun planificateur financier compétent et sérieux ne laisserait ses clients investir 100% de leurs fonds de retraite dans le marché boursier alors que nous avons atteint des sommets historiques et, ceci est encore plus vrai, lorsque ces clients sont dans la phase de décaissement et non plus en phase d’accumulation. Intuitivement, quelle est la probabilité que le marché double aucours des 5 prochaines années VS la probabilité qu’il se corrige de 20% ou plus ou qu’il stagne misérablement…? Pensez-y car vous avez le temps d’y réféchir.
        Ne prenez pas pour acquis que l’avenir boursier ressemblera à la période que nous vivons depuis 1982, un retour à la loi de la moyenne serait un cauchemar pour bien des « investisseurs »

        1. Bonjour J-P,

          Je ne prétends pas être devin. L’étude Trinity est basée sur des données historiques, puisque personne ne peut prédire l’avenir. Depuis 2008, chaque mois, je lis un article qui annonce la fin des temps. Il est évident (même inévitable) qu’il y ait des corrections à venir dans les marchés. Nous tomberons dans un « bear market » peut-être prochainement. La flexibilité de mon budget ainsi que mon fonds d’urgence me permettront de passer à travers. Sinon, dans le pire des cas, je devrai trouver d’autres moyens de générer des revenus. Je pense avoir les capacités de m’adapter. « Survival of the fittest »!

          Merci pour vos conseils!

  11. Vous ne comprenez pas !

    Vous parlez d’investir tout votre capital dans le marché boursier (actions) et ne consacrez aucune portion de votre capital au marché obligataire !

    L’ étude Trinity est basée sur un portefeuille équilibré de 50% d’actions et 50% d’obligations « backtesté » sur une période de 100 ans environ et, dans ces conditions, et seulement ces conditions, la règle du 4% survit. !
    Vous ne pouvez pas appliquer la norme du retrait de 4% à un portefeuille composé à 100% d’actions ou de FNB d’actions exclusivement. Le moindre « drawdown » significatif vous mène tout droit à la catastrophe car un « fonds d’urgence » de 2 ans est nettement insuffisant lors d’un bear market (ex : 1965-1982) qui dure plus de 10 ans ! Tous les « traders » tiennent compte des effets des « drawdowns » et font du money management très sérré. Ce sont des notions qui vous échappent totalement et vous pourriez en payer le prix fort un jour…
    Dans le cas de la portion obligations, il n’y a jamais de « drawdowns » puisque les obligations sont remboursées à leur « face value » à l’échéance. C’est ce qui permet au portefeuille de Trinity de passer à travers les chutes boursières et les bear markets puisqu’il y a une certaine préservation du capital (50% du total). ! Aucune compagnie d’assurance, fonds de pension ou même la Caisse de Dépôts n’ ignore ce fait, et ce sont des experts !

    Pas surprenant que les « conseillers financiers » des institutions financières trouvent votre plan très risqué !

    Rappelez-vous les règles de Warren Buffet :
     » Rule # 1 : never lose money ! »
     » Rule # 2 : never forget rule # 1 ! »

    Si vous aviez fait le petit problème que je vous avais posé, vous auriez compris. Sur une période comme celle débutant en 1917, votre capital s’épuisait totalement en 1943, soit après 27 ans ! Et il s’agissait ici d’un « sideways market » (marché latéral) et non d’un vrai Bear market ! En dollars constants, le Dow Jones valait 2010 en 1917 et valait 1900 en 1943 soit aucun gain en capital sur une période de 27 ans ! Cela ne vous rappelle-t-il pas mon exemple plus récent du Nikkei 225 ?

    Voici la balance de vos fonds durant les 5 premières années:

    Capital de départ = $ 700,000, dividende 2%, retrait $ 30,000/an dollars constants.

    1917 : $ 714,000 avant retrait, taux de retrait = 4.20%
    1918 : $ 488,031 avant retrait, taux de retrait = 6.15%
    1919 : $ 429,353 avant retrait, taux de retrait = 6.99%
    1920 : $ 409,867 avant retrait, taux de retrait = 7.32%
    1921: $ 295,064 avant retrait, taux de retrait = 10.17%

    1917-21 Drawdown = $ 418,936 soit 59.85% de votre capital de départ (11.97% par année en moyenne)!!!

    Votre taux de retrait annuel pour le même $ 30,000 est presque multiplié par 2.5 et ce, en 5 ans !

    1917-21 Taux de retrait moyen = 6.96% (qui est inférieur à votre taux de rendement « historique » du marché de 7% , donc, théoriquement, selon ce taux moyen cela vous aurait amené à conclure à postériori et sur papier ou via des « spreadsheets » ou calculateurs qu’il n’ avait aucun problème !)

    Auriez-vous « paniqué » ou non ? Si oui, jusqu’à quand auriez-vous attendu pour « sauver les meubles »? Quand auriez-vous ré-intégré le marché par la suite ?
    Lorsqu’on voit « fondre » son capital de la sorte, année après année sans qu’il ne semble y avoir de fin à cette spirale descendante, alors qu’on n’a plus d’emploi ni de revenu, je vous jure que la panique est une émotion salutaire pour empêcher la ruine totale !

    Pour retrouver votre capital original de $ 700,000 (toujours en dollars constants), le marché aurait du augmenter de 141.98% par la suite… Si on se fie à votre taux moyen historique de 7% annuel, cela aurait pris 20 ans ! (à condition que vous ayez cessé tout retrait ). Mais ce chiffre n’a définitivement été dépassé qu’à partir de 1955, donc cela n’a pris que 12 ans… quelle chance !

    Vous voyez donc bien :
    1- Que les taux moyens, cela ne veut rien dire !
    2- Que votre fonds d’urgence de $ 50-60,000 n’aurait rien changé à cela.
    3- Qu’une fois une certaine limite dépassée, c’est IRRÉVERSIBLE et, tout comme l’insubmersible Titanic, vous coulez quand même !

    Le plus grave là-dedans c’est que vous devriez retourner au travail et recommencer à zéro dans des emplois moins bien rémunérés que les précédents et que l’accumulation serait plus lente, retardant ainsi votre retraite passé l’âge de 65 ans (si tout va bien).

    C’est loin de votre scénario idéal, n’est-ce pas ?

    Le risque colossal de tout investir votre capital dans le marché boursier en vaut-il vraiment la peine ? Une chance qu’il vous reste le condo !

    Si vous aviez eu un portefeuille balancé de type Trinity (50% bonds/50% stocks), votre « drawdown » aurait été moindre et vous auriez peut-être survécu passé la période 1917-1954 alors que le Bull market aurait repris en 1955… Mais de 1965 à 1982 un scénario encore pire vous attendait car il s’agissait d’un vrai Bear market durant lequel le Dow Jones perdait 73% de sa valeur , retournant au niveau de 1943 et 1917, ce qui effaçait tous les gains de capitaux (en dollars constants) compris entre ces années, soit une période de 65 ans !

    Si cela ne fait pas retentir un signal d’alarme chez vous alors c’est peine perdue !

    1. J-P,

      J’adore débattre, surtout sur un sujet comme celui-ci. Merci!

      Vous faites plusieurs hypothèses erronées sur ma situation financière. Je n’ai jamais divulgué mon avoir, mon fonds d’urgence ou la composition de mes placements. J’envisage par contre le faire prochainement dans un article.

      Dans les dernières années, quand je travaillais, je visais la croissance rapide. Donc, j’ai pris beaucoup de risque et j’ai investi 100% en bourse. Toutefois, dans les derniers mois, depuis ma retraite, j’ai commencé à sortir mon argent du marché. Je vise désormais une stratégie plus conservatrice puisque que mes revenus sont complétement passifs. J’atteindrai le ratio optimal en début d’année prochaine (je veux minimiser les impôts à payer cette année).

      Par ailleurs, la règle de 4% comporte des risques, dont je suis conscient. J’ai analysé ces risques avec un fiscaliste avant de faire le saut et je suis à l’aise avec les probabilités.

      Finalement, je ne laisse pas la peur guider ma vie. Autrement, j’aurais déjà construit un « bunker » dans mon sous-sol. Je pense que la peur est la principale raison pourquoi les gens sont malheureux.

      Au pire des cas, dans un scénario catastrophique, je retournerai travailler chez McDo au salaire minimum durant la crise. Ceci me permettra de couvrir mes dépenses sans toucher à mon capital.

      Je pense qu’on va finir par s’entendre. Je vous mets au défi de faire un commentaire positif! 😉

      1. Vous confondez commentaire négatif et analyse de scénario. Nulle part n’avez vous mentionné que vous investissiez votre avoir ailleurs qu’en bourse, alors ceux qui regardent cela vous mettent en garde… C’est un SERVICE que l’on vous rend en non un commentaire négatif surtout lorsque vous mentionnez vous même que vous avez regardé un de vos titres passer de $ 15 à $ 0 en quelques semaines…
        1- Qui a analysé ce titre pour le mettre dans votre portefeuille ?
        2- Pas de « stop-loss order » ??!! Est-ce de la naïveté ? Quel genre de « money-management » est-ce là ?

        Pour faire durer le capital 50 ans, le scénario est simple :

        2017: on retire 1/50è du total, 2018 : 1/49è, 2019 : 1/48è… et ainsi de suite ad 90 ans et, ceci, quel que soit le montant de capital dans la « cagnotte ». C’est pas sorcier, pas besoin de fiscaliste ni de règle de 4%. Si cela couvre vos dépenses, tant mieux, sinon c’est votre problème.
        Mais dire que le rendement boursier moyen de 7% permet un retrait de 4% chaque année sans que le capital ne s’épuise en 50 ans, c’est du wishful thinking car vous êtes en phase de décaissement (pas de ré-investissement des dividendes) et publiciser cela publiquement pourrait vous attirer des ennuis de nature légale.
        Le rendement boursier de 7% des « 100 » dernières années est totalement faussé par le rendement « miraculeux » de la période 1982-2017 soit 35 ans… C’est le tiers de la période totale de 100 ans et rien ne laisse envisager que cela va se poursuivre (tout le monde semble d’accord là-dessus).
        Si vous êtes convaicu du contraire, PROUVEZ-NOUS vos thèses à l’aide de chiffres et de portefeuilles soumis à des scénarios plausibles et non tout roses… Ne prenez surtout pas la période 1982-2017 à titre d’exemple comme le font les vendeurs de produits financiers car ce ne serait pas scientifique ni défendable.
        C’est totalement faux de dire qu’avoir un capital représentant 25 fois les dépenses durera indéfiniment lorsqu’on ne retire que le montant des dépenses annuellement. La « règle » du 4% implique qu’on retire 4% de l’actif (et non de l’actif de départ !), ce qui veut dire que lorsque l’actif baisse, soit on retire plus pour couvrir les mêmes dépenses, soit on ne retire que 4% en on va « flipper » des hamburgers sous les arches dorées pour couvrir le reste… Mais la « crise » peut durer plus de 20 ans… 40 ans + 20 ans = 60 ans…
        Ou est la « retraite » là-dedans ??!!
        Vous criez sur tous les toits : « pas besoin d’être millionnaire » pour prendre sa retraite mais, en fait, votre actif total dépasse allègrement le million… C’est donc du faites ce que je dis et non ce que je fais ? C’est pas responsable ça !
        Vous pouvez bien faire ce que vous voulez, c’est votre affaire, même jouer à la roulette russe avec 3 balles dans le barillet, mais vous n’avez pas le droit d’entraîner d’autres personnes inexpérimentées dans votre sillon…
        N’importe que retraité du secteur public recevant une prestation annuelle du RREGOP+RRQ de $ 30,000 annuellement dispose en fait d’un « actif » voisin de
        $ 850,000 chez Retraite Québec si on considère un taux d’intérêt de 3.5% net généré par la gestion du fonds de retraite et, ce dernier ne part pas à la retraite avant d’avoir généralement atteint 35 ans de service ou 55 ans (avec ou sans pénalité actuarielle). Et ceci ne tient pas compte de l’avoir personnel de ce retraité (maison, REER, CELI et autres comptes…)
        Vous, vous « partez » AVANT l’âge de 40 ans !
        Je n’ai pas besoin de connaître vos actifs, ce n’est l’affaire de personne, mais ne venez pas affirmer que $ 30,000 x 25 donnera un capital qui durera jusqu’à vos 90 ans si vous ne retirez que $30,000/an. Vous n’en savez absolument rien, vous espérez simplement… S’il y a déflation ou « indeflation » comme le croient certains économistes, vous pourriez passer de nombreuses années à ne retirer que 1/2 ou même 1/3 de votre $ 30,000. Si vous pouvez durer indéfiniment comme cela, chapeau et tant mieux pour vous, mais n’induisez pas les autres en erreur !
        Vous avez annoncé que vous étiez « trentenaire » et retraité ce qui implique que vous n’aurez plus jamais à retourner au travail selon votre propre pari ! Si vous retournez chez Wal-Mart placer des chariots, cela ne compte pas ! Vous perdez votre pari ! Tout le monde vous observe maintenant, la balle est dans votre camp ! Prouvez-nous, noir sur blanc, avec des chiffres indiscutables, que vous serez définitivement retraité en suivant votre stratégie…

        1. Bonjour J-P,

          Vous êtes en mission!

          Je ne force personne à suivre la règle de 4%. Je m’en inspire dans ma stratégie financière. Or, c’est un choix entièrement personnel. D’ailleurs, étant donné que nous ne laisserons pas d’héritage à notre mort, nous allons consommer notre capital en fin de vie. Donc, nous acceptons les risques liés à cette stratégie.

          Ce blogue illustre la façon dont j’ai choisi de vivre pour atteindre la liberté. C’est uniquement le témoignage de mon parcours. Je n’ai rien à prouver à personne.

          J’apprécie les débats, toutefois je constate qu’on ne s’entendra pas. Les arguments deviennent redondants. Il faudrait mettre notre temps ailleurs.

          Clairement ma vision vous déplaît, alors je vous invite à commenter sur d’autres blogues. Encore mieux, vous pourriez démarrer votre propre blogue. C’est beaucoup plus gratifiant de mettre ses énergies sur quelque chose de constructif qui réflète ses valeurs. Vous aurez plus de plaisir!

          Merci!

  12. Si je peux me permettre, ce n’est pas parce qu’on est à la « retraite » qu’on devient nécessaire légume et inemployable. Le but de la retraite (ou du moins, de sortir du rat race), c’est pour s’épanouir dans différents projets. Idéalement, il serait possible de convertir ces projets en source de revenu, soit comme travailleur autonome ou salarié. Certes, ça serait un recul vis-à-vis l’objectif d’une retraite anticipée, mais ce n’est pas la fin du monde non plus.

    Dans votre exposé, très intéressant d’ailleurs, ça commence à aller mal dès la 5e année, tout personne sensée agirait en conséquence pour freiner la glissade.

    Si on réussi à épargner massivement pour se construire une retraite anticipé, c’est un signe qu’on est capable de raisonner, analyser et bien exécuter un projet. De très belles qualités recherchées en entreprise!

    1. Merci Sylvain de remettre l’agent Smith à sa place.
      Sortir de la matrice (quel que soit le nom que l’on emploie : retraite anticipée, sans emploi, wtf…) implique réflexion, flexibilité mais surtout propre prise en charge.
      Il faut quand même donner cela à JP : c’est sûr que si l’on travaille jusqu’à sa mort, on ne manque jamais de revenu…
      An another Canadian FIRE

      1. On parle de retraite ici ! Pas de changer sa job pour une autre activité (lancer une entreprise, etc…) Retraite veut dire faire ce qu’on aime sans aucune
        rémunération… Il faut donc être certain de ses calculs et ne pas « rêver en couleurs »…

    2. Merci SylvainL,

      Je constate que la plupart des gens qui aspirent à une retraite précoce (ex: blogueur masqué, RicheRelax, Mr Jack, le haut côté et plusieurs de mes lecteurs) ont un esprit entrepreneurial développé. Ce sont des gens qui s’adaptent, qui se débrouillent et qui tolèrent une certaine dose de risques calculés.

      Pour ma part, depuis la retraite, j’ai découvert plein d’idées pour démarrer des entreprises en plus de rencontrer des gens exceptionnels qui sont eux-mêmes dans des « startups ». Au lieu d’avoir le cerveau saturé par le train-train quotidien, je m’ouvre au monde. Nous vivons dans un monde d’opportunités!

      Certes, je comprends que ce mode de vie n’est pas pour tout le monde. Par exemple, mes parents et mes beaux-parents ont une aversion totale pour le risque, alors je les verrais mal vivre comme moi.

      À chacun son bonheur!

    3. C’est facile de dire que l’on réagirait pour arrêter la glissade lorsqu’on voit les données APRÈS le fait donc à postériori ! Si on vend la cinquième année et que cela remonte par la suite, on fait quoi ? Si on rachète et que 2 ans plus tard, cela se remet à glisser, on fait quoi ? C’est toujours plus facile à juger après, lorsqu’on connaît l’avenir, que pendant les évènements alors que la panique s’installe et que le rationnel « prend le bord ». Le jeune retraité a lui même confié qu’en 2008-2009, il n’a pas paniqué lorsqu’il a vu ses actifs fondre de 50%!!! C’est du « sound money management » ça ??? Cela ne l’a pas affecté parce qu’il travaillait encore et parce que la Réserve Fédérale est intervenue comme jamais auparavant pour re-souffler de l’air chaud dans la « balloune »… Mais s’il avait été retraité, à l’âge de 70 ans ou plus, sans possibilité de retourner gagner un revenu, qu’aurait-il fait ???

    1. Bonjour Geneviève,

      Merci pour les bons mots!

      Il n’y a rien de prévu pour l’instant. Nous avons « booké » plusieurs voyages dans les prochains mois, mais nous restons ouverts aux invitations.

      Chose certaine, je l’annoncerai sur mon blogue.

      Merci!

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