Comment investir dans les FNB

Comment bâtir un portefeuille de FNB?

En 2008, Warren Buffett lança un défi à tous les professionnels du placement qui prétendaient pouvoir « battre le marché ». Quiconque sélectionnerait des fonds spéculatifs offrant un meilleur rendement que l’indice S&P 500, sur une période de 10 ans, recevrait la somme d’un million de dollars (détails).

Étrangement, les barons de la haute finance boudèrent la gageure. Avaient-ils soudainement perdu confiance en leurs aptitudes?

Un seul dirigeant de Wall Street accepta de relever le défi, Ted Seides, de la firme Protégé Partners. Ce dernier sélectionna cinq portefeuilles formés d’une panoplie de fonds spéculatifs gérés par certains des cerveaux les plus réputés du monde des affaires.

Certes, une décennie plus tard, malgré son acharnement, monsieur Seides perd lamentablement son pari.

Son panier de fonds spéculatifs affiche un gain moyen de 2.2% par an, contre 7.1% pour le fonds indiciel.

La morale de l’histoire, selon M. Buffett, « Les investisseurs, petits et grands, devraient s’en tenir aux fonds indiciels à bas coûts. » (source)

Le pari de Warren Buffett
C’est d’ailleurs ce que j’ai décidé de faire. Depuis deux ans, je liquide graduellement mes actions d’entreprises pour me tourner vers les fonds négociés en bourse (FNB).

Qu’est-ce qu’un FNB?

Un fonds négocié en bourse (FNB) est en quelque sorte un panier de titres, qui peut être composé d’actions, d’obligations ou d’autres actifs et qui se négocie à la bourse au même titre qu’une action. Ainsi, investir dans un FNB est l’équivalent d’investir dans des centaines, voire des milliers de titres d’entreprises.

Les FNB visent généralement à reproduire un indice boursier. À titre d’exemple, le fonds VOO reproduit l’indice S&P 500. Donc, son rendement suit celui de l’indice en question, soit 21% en 2017.

Enfin, étant donné que les FNB ne requièrent pas les services d’analystes financiers, leurs frais d’administration sont minimes (environ 0.2%).

Alors, quelle est l’attrape?

Est-ce que les FNB sont faits pour vous?

Dans mon cas, je mise sur les FNB parce que je désire dédier le moins d’énergie possible à la gestion de mon portefeuille. Primo, je suis paresseux. Secondo, je n’ai pas la prétention de faire mieux que les grands indices à long-terme.

« Les recherches menées par William Sharpe, lauréat d’un prix Nobel en économie, démontrent qu’un dollar investi de manière passive rapporte en moyenne davantage, net de frais, qu’un autre activement géré, et ce, quel que soit le cadre temporel examiné. » (source)

Reste que ce n’est pas pour tout le monde. Voici un résumé des avantages et des risques:

Les avantages

Les avantages des FNB
La diversification
Les FNB facilitent la diversification du portefeuille. Acheter un FNB est l’équivalent d’acheter un grand panier de titres d’entreprises. Ainsi, quelques FNB suffisent pour assurer une diversification adéquate.
Les avantages des FNB
Le faible coût de gestion
Les FNB sont très peu coûteux à gérer. Leurs frais de gestion tournent autour de 0.2%, alors qu’on parle d’environ 10 fois ce taux (2%) pour des fonds communs achetés par l’entremise d’un conseiller financier à la banque.
Les avantages des FNB
La simplicité
Les FNB favorisent la gestion passive du portefeuille. Ceci permet d’investir à long terme et de minimiser le nombre de transactions.
Les avantages des FNB
La rentabilité
Les FNB indiciels procurent un rendement qui reflète celui du marché boursier. Ainsi, quand le marché se porte bien, les rendements sont intéressants. Par exemple, le fonds VTI a donné un rendement annualisé de 7.15% depuis sa création en 2001.
Les avantages des FNB
La liquidité
Les FNB sont hautement liquides, on peut les vendre sans les pénalités associées aux retraits qu’imposent les fonds de placement ou les certificats de placement garantis (source).

Les risques

Les risques des FNB
La « saveur du mois »
De nombreux FNB spécialisés ont fait leur apparition dernièrement. Par exemple, HMMJ est un fonds constitué de titres liés à la marijuana. Aussi, SLIM regroupe des sociétés au service des personnes obèses.

Par conséquent, il peut être tentant de surfer sur ces tendances.

Cependant, selon Ian Gascon, président de Placements Idema, un investisseur risque d’accorder un poids trop important à ces indices sectoriels dans son portefeuille en plus de faire augmenter les frais de gestion (source).

Les risques des FNB
La nature humaine
Les émotions sont les pires ennemis de l’investisseur autonome. L’appât du gain et la peur nous poussent à vendre ou à acheter sur un coup de tête. Et, ceci mine le rendement.

La facilité de transaction des FNB ne fait qu’amplifier ce risque. Nous sommes toujours qu’à quelques clics d’une transaction émotive.

Les risques des FNB
L’incertitude
Les placements boursiers sont risqués et les FNB ne font pas exception à cette règle. Ne laissez donc pas leur simplicité vous tromper. Ils peuvent vous donner des sueurs froides.

Par exemple, le S&P 500 a fondu de 23.4% en 2002 et de 38.5% en 2008 (source). Et, selon moi, ce n’est qu’une question de temps avant qu’une telle situation se reproduise. Certes, historiquement, ces tumultes ne sont que momentanés.

Les risques des FNB
Les FNB à effet de levier
Certains FNB spécialisés procurent un effet de levier. Ainsi, les gains et les pertes sont amplifiés. Par le fait même, le niveau de risque est décuplé. Personnellement, je reste loin de ces produits.
Les risques des FNB
La déviation de l’indice
Un FNB peut parfois différer de son indice de référence, surtout lorsque la demande fait monter ou baisser son prix. Certes, cette désynchronisation est généralement temporaire (source).
Les risques des FNB
Le taux de change
Si vous investissez dans des FNB qui proviennent de l’étranger, vous serez exposé aux fluctuations de la valeur du dollar canadien par rapport à cette devise étrangère. Ceci ajoute une couche d’incertitude à l’opération.

Comment investir dans les FNB?

Vous voulez investir dans les FNB, mais vous ne savez pas par où commencer? Vous avez été nombreux à me poser cette question. Je vous propose donc trois options:

1- Investir par l’entremise d’un gestionnaire de portefeuille

Comment investir dans les FNB avec un conseiller financier

Un spécialiste pourrait gérer votre portefeuille de FNB pour vous. Ainsi, votre implication sera minimale et vous aurez quelqu’un pour vous tenir la main quand la panique s’emparera des marchés.

Par contre, se tourner vers une grande banque serait, à mes yeux, contre-productif. Les frais de gestion bousilleraient les rendements.

Heureusement, il y a une alternative. La firme de placement Idema, fondée par Ian Gascon (aussi blogueur dans Les affaires), propose des solutions de placements personnalisées, à faible coût.

Les frais varient entre 0.2% et 0.5% par an pour la gestion d’un portefeuille personnalisé et diversifié de FNB.

Votre banquier aurait préféré que vous ne lisiez pas la phrase précédente! 😯

À ma connaissance, Idema est la seule firme spécialisée dans les FNB qui offre un tel service. Peut-être que ça pourrait constituer une solution à votre mesure?

2- Investir à l’aide d’un robot-conseiller

Comment investir avec un robot-conseiller

Les robots-conseillers constituent une autre solution clé en main, sans tracas, pour vous constituer un portefeuille de FNB.

La procédure est simple, après avoir rempli un questionnaire en ligne et établi votre profil de risque, un portefeuille virtuel vous sera attribué. Un conseiller vous assistera à cette étape.

La plateforme vous permettra ensuite de mettre en place des prélèvements automatisés si vous le désirez, de suivre vos rendements en ligne et assurera le rééquilibrage de votre portefeuille automatiquement.

Vous n’avez presque rien à faire!

Ceux qui s’attendent à recevoir des conseils pointus ne seront toutefois pas très bien servis. L’intervention humaine est minimale. On donne des conseils seulement lorsque le client en ressent le besoin.

Aussi, les robots-conseillers ne laissent que très peu de marge de manoeuvre à leurs utilisateurs quant au choix des placements. Vous êtes restreint aux modèles préétablis.

Reste que cette simplicité est également, selon moi, une des grandes forces de cette approche.

Pour les intéressés, voici les principaux robots-conseillers disponibles au Canada:

Robot-conseillers Montant minimum FNB utilisés Frais totaux
Wealthsimple 0$ Vanguard, iShare, BMO, Purpose 0.7% pour 0$-100K$

0.6% pour 100K$+
Portefeuille futé (BMO) 5 000$ BMO 0.9% pour 0$-100K$

0.8% pour 100K$-250K$

0.7% pour 250K$+
NestWealth 0$ (mais les frais sont très élevés pour de petits montants) Vanguard, iShare 7.05% pour 5K$

0.98% pour 50K$

0.83% pour 200K$+
QuestTrade 2 000$ ND 0.5% pour 2K$ et moins

1.2% pour 2K$-100k$

1.1% pour 100K$-250K$

1% pour 250K$-500K$
WealthBar 5 000$ Vanguard, iShare, BMO, Purpose, Horizons 0.3% pour 5K$ et moins

0.9% pour 5K$-150K$

0.7% pour 150K$-500K$
ModernAdvisor 0$ Vanguard, iShare, BMO 0.75% pour 0$-100K$

0.65% pour 100K$-500K$
InvestCube (Banque Nationale) 10 000$ Vanguard, iShare, BMO, Purpose Entre 0.85% et 1.04% selon le portefeuille choisi

* Les frais totaux incluent les frais liés au conseiller robot et ceux liés aux FNB.

Soit dit en passant, je teste présentement Wealthsimple. La plateforme est bien conçue et le service de qualité.

Cependant, c’est le seul robot-conseiller que j’ai utilisé à ce jour. Donc, n’hésitez pas à partager vos expériences en commentaire.

3- Gérer soi-même son portefeuille de FNB

Comment investir soi-même dans les FNB

Plus du quart des investisseurs québécois pratiquent le placement autonome (source). C’est beaucoup plus accessible que certains vendeurs à commission nous laisseraient le croire.

C’est l’approche qui assure le plus de contrôle et qui est la plus gratifiante. C’est aussi celle que j’ai choisie.

Qui plus est, si vous êtes de l’école de pensée de M. Buffett, vous adopterez une approche passive, basée sur la croissance à long terme des grands indices. Ainsi, la gestion de votre portefeuille sera par le fait même simplifiée. Voici comment procéder:

Comment ouvrir un compte de courtage

1. Ouvrez un compte de courtage

D’abord, vous devrez ouvrir un compte de courtage en ligne. Ce n’est pas compliqué. J’explique comment faire dans un article précédent, comment investir en bourse.

Comment construire un portefeuille de FNB

2. Déterminez votre profil

Il faudra ensuite établir votre profil d’investisseur. En d’autres mots, déterminer jusqu’à quel point vous êtes prêts à prendre des risques. Ceci dictera la répartition de vos actifs, entre les actions, les obligations et la réserve de « cash ».

Le formulaire Vanguard créé à cet effet est un excellent point de départ.

Comment choisir des FNB

3. Sélectionnez un portefeuille modèle

Ensuite, vous devrez choisir les FNB qui formeront votre portefeuille. Vous pouvez vous improviser gestionnaire de portefeuille ou simplement vous baser sur un modèle prédéfini.

Évidemment, j’ai choisi la deuxième option. 😉 Voici quelques modèles:

Canadian Couch Potato
Un des modèles les plus connus et les plus respectés au Canada. J’adore la simplicité de ce portefeuille composé d’uniquement trois titres. Seule la répartition des actifs change selon le profil d’investisseur.
Canadian Portfolio Manager
Basé sur le modèle de Couch Potato, ce portefeuille pousse l’exercice un peu plus loin en présentant un modèle pour le compte REER, un pour le compte CELI et un pour le compte non enregistré.
BlackRock
Portefeuilles construits uniquement avec des FNB iShares (certes de qualité). Les modèles tiennent compte du montant investi, ainsi le nombre de FNB est réduit pour une somme inférieure à 50k$.
InvestCube
Portefeuilles offerts par la Banque Nationale du Canada. Les rendements sont intéressants, mais les modèles sont bâtis avec 7-8 FNB, donc plus coûteux à transiger pour un petit investisseur.

Plan d’investissement automatique de FNB

4. Automatisez les transferts d’argent

Vous pouvez aussi mettre en place un système d’investissement automatique dans votre compte de courtage, comme le ferait un robot-conseiller.

Par exemple, vous pourriez décider de transférer automatiquement 100$ par paie dans votre portefeuille de FNB. Ainsi, chaque mois, ce montant serait prélevé de votre compte bancaire et réinvestit dans vos FNB.

Voici deux outils qui vous permettront de le faire:

Kick Start Investment de Virtual Brokers
Au coût de 50$ par année (gratuit pour les étudiants), vous pourrez bâtir un portefeuille composé de cinq titres et établir un plan d’investissement automatique d’un minimum de 100$ par mois.
ShareOwner
Moyennant un frais fixe de 40$ par transfert, vous pourrez réinvestir de l’argent dans l’ensemble de votre panier de titres, sans restrictions. Toutefois, vous serez limité à la centaine de FNB disponibles.

Rééquilibrer un portefeuille de FNB

5. Rééquilibrez tous les 6 mois

Une fois votre portefeuille assemblé, il faudra ensuite vous assurer que la proportion de chaque titre reste intacte, malgré les variations du marché.

Notamment, si un de vos titres croît plus rapidement que les autres, il faudra en vendre une partie ou réinvestir dans ceux qui ont moins bien performé pour maintenir l’équilibre.

L'invesisseur autonome doit gérer ses émotions

6. Soyez patient et gérez vos émotions

D’une part, vous devrez être patient si vous voulez voir vos FNB fructifier. Les marchés évoluent en dents de scie, ainsi le rendement se mesure en années et non en journées.

« The stock market is a device for transferring money from the impatient to the patient. » (Warren Buffett)

D’autre part, n’oubliez jamais que vous pouvez devenir votre pire ennemi quand vos émotions dictent vos décisions financières. Tout le monde est d’accord avec cette affirmation. Toutefois, quand la panique s’empare des marchés, nombreux sont ceux qui prennent des décisions irrationnelles.

Mon portefeuille de FNB

On me prend parfois pour un gourou de la finance parce que j’ai pris ma retraite avant 40 ans. En vérité, je suis plutôt mauvais.

J’ai fait d’innombrables erreurs tout au long de mon parcours. Entre autres, j’ai investi dans des entreprises médiocres, surévaluées, j’ai vendu en panique suite à un krach et j’ai tenté de battre le marché en faisant beaucoup trop de transactions.

Avec le recul, je pense qu’un chimpanzé aurait peut-être fait mieux que moi. 🙂

Reste qu’un rendement moyen aura été suffisant pour que j’atteigne mon objectif en 14 ans, et ce malgré la crise financière de 2008. C’est la beauté de la chose!

Donc, pour moi, les FNB constituent la solution à long terme qui répond à mes besoins, aussi banale et ennuyante soit-elle. Voici le portefeuille vers lequel je m’oriente:

Le portefeuille modèle de FNB du jeune retraité

Description de mon portefeuille

Grosso modo, je divise mes actifs à parts égales entre le Canada, les É-U et le reste du monde pour diversifier géographiquement mes placements.

La portion « Canada » est composée de VCN, un fond qui réplique l’indice FTSE Canada All Cap, donc le marché canadien dans son ensemble.

La portion « É-U » contient deux titres puisque l’un d’entre eux se transige en devise américaine (VTI) et l’autre en devise canadienne (XUU). Étant donné que je n’ai pas suffisamment de USD pour investir uniquement dans VTI, je complète avec XUU.

La portion « Reste du monde » comporte aussi deux titres. XEC représente les pays émergents tandis que XEF est constitué de 1 500 titres en Europe, Asie et Océanie.

Par ailleurs, ma tolérance au risque fait en sorte que je ne détiens pas d’obligations.

Ceci dit, notez que je garde 10% de mon avoir en « cash », dans un compte d’épargne Tangerine (à 3% d’intérêt), pour me prémunir d’un éventuel krach boursier.

Est-ce que votre argent travaille pour vous?

Selon un proverbe chinois, « le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans, le deuxième meilleur moment est maintenant ». La même logique s’applique à l’investissement.

Donc, l’important est d’investir tôt, peu importe la stratégie choisie. Le temps est sans contredit le facteur le plus déterminant au succès.

Il est temps de faire travailler votre argent, pour qu’un jour vous n’ayez plus à le faire! Ça sonne comme une pub de banque… Désolé, déformation professionnelle!

Que pensez-vous des FNB? À quoi ressemble votre portefeuille de placements?

187 commentaires

  1. Super article ! Merci beaucoup !

    Pour ma part, étant très jeune et très tolérant au risque, je préfère sélectionner mes stock (Questrade) !
    Mais je comprends tout à fait ton choix pour WealthSimple !
    Je l’avais testé et beaucoup apprécié !

    Oui, il faut s’y prendre le plus tôt possible !

    C’est bien d’être investisseur, car on apprend à se réjouir de choses qui avant nous repoussaient …
    Comme la croissance de la population mondiale ! La sur-consommation !
    Vive le capitalisme aha

    Non je plaisante ! Pour les investisseurs éthiques, il y a aussi des FNB écolo et gentils !

    Bonne journée 🙂

    1. Merci Ninja furtif!

      Je fait du « stock picking » depuis une douzaine d’années. Je ne connais malheureusement pas mon rendement exact (j’ai fait trop de changements de plateformes), mais j’estime qu’il n’est pas meilleur que celui des fonds indiciels. En plus, c’est très exigeant. Ça demande énormément d’énergie.

      Je pense qu’il faut être passionné par le sujet pour devenir performant. Ce n’est pas mon cas. Il faut que je fasse une sieste après avoir lu le rapport annuel d’une entreprise! 😀

      Ceci dit, j’admire ta « drive » et ton énergie. Je te souhaite beaucoup de succès.

      Bonne journée!

  2. Très intéressant et très complet comme article, Jeune retraité!
    Je vais l’envoyer à l’avenir aux gens qui ont des questions sur les façons d’investir.
    J’ai moi aussi fait le choix du 100% actions.
    Les chutes seront plus dramatiques, mais les sommets, plus élevés.
    Et les lecteurs qui, comme moi, sont dans la phase d’accumulation des actifs devraient célébrer les chutes du marcher et maudire les hausses. Un bel exercice mental!
    Bonne continuation,
    N.

    1. Merci Nicolas!

      Un conseiller financier me déconseillerait probablement ce choix (100% actions), mais je suis à l’aise avec cette décision. J’en comprends bien les risques et les implications. J’ai vécu la crise de 2008 alors que tout ce que je possédais était en bourse.

      Si le marché baissier finit par arriver (on l’annonce depuis des mois/années), ce sera une belle opportunité pour ceux qui ont du cash ou des revenus à investir.

      Bonne chance pour la suite!

  3. Bonjour Jeune Retraité 🙂

    Excellent article, bien rédigé et organisé comme d’habitude!

    Je pense ce qu’il faut retenir des avantages / inconvénients:

    – Le FNB est un véhicule d’investissement, pour acheter des portefeuilles de titres, comme l’est un fonds mutuel. C’est un véhicule transigé à la bourse avec des frais généralement moins élevés qu’un fond mutuel équivalent
    – Les FNB comme les fonds mutuels peuvent investir dans plein d’affaires. Ce qui correspond aux avantages généralement attribués aux FNBs, c’est quand les fonds investissent sous forme indicielle.
    – Pour résumer, à mon avis: FNB indiciel > Fonds mutuel indiciel > FNB spécialisé (n’importe quel!) > Fonds mutuel spécialisé.
    – L’indice SP500 est populaire, mais n’a pas tant de profondeur et certains soulèvent les risques posés par sa popularité (qui font investir toujours dans les mêmes 500 compagnies, dont la valeur augmente par conséquent, ce qui pourrait créer une surévaluation des 500 titres). Personnellement je préfère des indices plus larges, dits « Total » (exemple: VTI, qui contient + de 3500 titres).
    – à mon humble avis, ce n’est pas tant la tolérance au risque qui devrait déterminer la possession (et le %) d’obligations, mais le risque réel, notamment son horizon de retraite. Si on a 50 ans devant soi, les actions d’entreprise ne sont pas plus risquées que les obligations (il n’y a pas de période de 50 ans pendant lesquelles les actions ont moins bien fait que les obligations). À court terme (si on est retraité, par exemple), par contre, c’est différent (il y a plein d’exemples de périodes de 10 ans pendant lesquelles les obligations ont mieux fait que les actions). Je pense que le nom de « tolérance au risque » est mal utilisé par l’industrie. D’après moi, il y a en réalité une notion de tolérance à la volatilité, qui est un facteur psychologique, et le risque, qui lui dépend de facteurs objectifs comme l’âge de l’investisseur et sa situation financière, son emploi, sa situation familiale, etc. Chaque investisseur doit donc composer avec sa tolérance subjective à la volatilité et le risque objectif de sa situation.

    1. Salut Mr. Jack,

      Tu amènes un excellent point! C’est vrai que j’utilise l’expression « tolérance au risque » de façon trop large.

      Mon prof de finance l’avait illustré en nous posant la question suivante, « Quel est le risque de mourir en sautant sans parachute d’un avion en plein vol? ».

      Voici la réponse: Le risque est presque nul, car la mort est presque assurée.

      En fait, le risque est une mesure d’incertitude. Quand le résultat final est presque garanti, l’incertitude est minimale et donc le risque est minimal.

      Comme tu dis, pour déterminer son profil d’investisseur, il faut considérer sa tolérance à l’incertitude et à la volatilité ainsi que ses besoins financiers (objectifs, horizon de placement). Un aspect est subjectif et l’autre plus objectif.

      Merci d’avoir pris le temps de faire ce commentaire pertinent!

    2. Bonjour Mr. Jack!
      J’ai une question à propos de ton commentaire.
      Pourquoi es-tu d’avis que les FNB sont meilleurs que les fonds mutuels indiciels?
      Personnellement, j’investis avec les fonds mutuels indiciels de TD série e.
      Au moment où j’avais fait mes recherches (il y a quelques années!), j’avais jugé que c’était la meilleure chose pour moi car
      1 – les frais sont minimes (0,3%) et 2 – on peut investir en automatique chaque mois ou aux 2 semaines (pas de frais de transactions)
      Alors, je ne saisi pas trop en quoi le FNB font mieux. Peux-tu m’éclairer?
      Merci!

    3. En fait, pour un « retraité » qui a 40 ans et vit avec $ 30,000/an indexés pour l’inflation, le problème est simple : quelle est la combinaison d’actifs qui me permettra toujours, bon an, mal an, de retirer mes $ 30,000 indexés annuellement sans jamais être obligé de retirer moins à cause des conditions des marchés.

      Pour un portefeuille 100% en bourse, les études ont démontré que les résultats sont diamétralement opposés (toutes autres variables demeurant identiques) selon la date (par rapport au niveau du marché boursier à ce moment-là) à laquelle on prend cette « retraite ». Tout cela parce que les $ 30,000 de retrait ne représentent pas toujours 4% du capital mais parfois 8 ou 10%… À ce rythme le capital s’épuise rapidement sans aucune possibilité de rattrapage et très peu de gens sont conscients de ce fait et par conséquent sont portés à faire des extrapolations erronées et tirer des conclusions qui sont fausses.
      Tout portefeuille de « retraite » doit obligatoirement contenir une importante portion obligataire (on parle d’au moins 50%) pour éviter ces « drawdowns » catastrophiques si bien illustrés dans les articles sérieux.
      Mais « live and learn » comme on dit !

      1. « Pour un portefeuille 100% en bourse, les études ont démontré que les résultats sont diamétralement opposés (toutes autres variables demeurant identiques) selon la date (par rapport au niveau du marché boursier à ce moment-là) à laquelle on prend cette « retraite ». »

        Peut-on avoir des references vers ces etudes? La seule etude serieuse, qui est a l’origine de la fameuse regle du 4%, est la Trinity study. Cette etude a evalue la probabilite de survie du capital sur une periode de 30 ans et la seule annee de debut de retraite ou cette strategie aurait echoue aurait ete 1965 (la bourse ayant vegete de 1964 a 1982). Ce taux de 4% est donc un taux de retrait conservateur.

        Il n’y a d’ailleurs absolument rien qui oblige quelqu’un a retirer systematiquement 4% ou $30000. Plusieurs retraites hatifs utilisent plutot un taux de 3% ou 3.5%, puisqu’ils ont un horizon de 40-50 ans. Ils peuvent aussi utiliser l’arbitrage geographique, en allant vivre un certain nombre de mois par annee dans des pays ou le cout de la vie est beaucoup plus bas.

        Et la, je ne parle meme pas des gens comme moi, qui vivent exclusivement de leur revenus de dividendes et qui ne touchent jamais a leur capital, en se foutant totalement des fluctuations boursieres.

        1. De toute évidence, vous n’avez jamais vécu un vrai bear market séculaire durant lequel non seulement la valeur de vos titres plonge de 60% ou plus mais les dividendes sont coupés de 50% ou plus, voire même totalement éliminés pendant une période qui peut être assez longue.
          Lorsque je parle de $ 30,000 je parle du strict minimum nécessaire à retirer pour vivre normalement. N’oubliez pas non plus que ce montant doit être indexé annuellement.
          Avec $ 750,000, le $ 30,000 = 4%. Avec une chute du marché de 40%, le $ 30,000 représente 6.7% du $ 450,000 résiduel et le règle du 4% ne s’applique plus. Si la baisse dure plus de 25 ans (Japon 1989-2018), le plan de retraite s’écroule.
          D’autre part, la bourse n’a pas « végété » ente 1969 et 1982 mais ce fut un bear market qui, en dollars constants, à vu la valeur des actifs s’effondrer à cause des taux d’intérêt stratosphériques (donc d’une inflation colossale) dont les gens oublient de parler parce qu’ils ne l’ont pas vécu et ne savent absolument pas ce que c’est !

          1. J’ai vecu la crise financiere de 2008-2009 (qui, soit dit en passant, est la pire crise depuis 1929) et j’ai vu mes titres dans le secteur financier afficher des baisses de 40-50%. Comme je suis un investisseur a long terme de type Buy & Hold, je ne me suis pas laisse impressionner. Au contraire, j’ai profite des « speciaux » pour diminuer le cout moyen de mes titres banquaires.

            La seule consequence sur mes dividendes est que les banques on gele ceux-ci pendant deux ans. Les quatres annees suivantes, ces dividendes ont augmente de 11-12% au lieu des 7-8% habituels, de sorte que le gel de deux ans s’est touve efface.

            Mes dividendes dans d’autres secteurs ont augmente moins vite (2 fois l’inflation au lieu de 3-4 fois) mais en gros, la crise n’a cause qu’un ralentissement de mon enrichissement.

            Quand on investit dans des compagnies solides, le seul impact d’un marche baissier est de rendre les actions de ces compagnies plus abordables. Les seules compagnies qui coupent leurs dividendes sont celles qui sont trop endettees, et elles ne devraient pas faire partie de votre portefeuille.

            Quant a la periode 1964-1982, Warren Buffet en a profite pleinement pour acheter a rabais des actions de grands groupes industriels (GE, Coca-Cola, etc…) avec les liquidites provenant de ses compagnies d’assurances. « Be greedy when others are fearful », comme il dit.

            Un couple sans enfants n’a pas besoin de $30000 pour vivre « normalement ». J’ai deja montre comment ils pourraient diminuer leur taux de retrait a 3% ou moins.

      2. « Pour un portefeuille 100% en bourse, les études ont démontré que les résultats sont diamétralement opposés (toutes autres variables demeurant identiques) selon la date (par rapport au niveau du marché boursier à ce moment-là) à laquelle on prend cette « retraite ». »

        C’est ce qu’on appelle le risque de séquence des rendements (sequence-of-returns risk).
        En ce moment il apparaît que ce risque est assez élevé (tout le monde attend la correction, la récession…).
        Ce risque peut être mitigé par le cash (10% dans le cas de Jeune Retraité, 25% dans mon cas – 8 ans de dépenses couvertes), les dépenses discrétionnaires (assez peu dans mon cas), l’arbitrage géographique(pas sûr en ce qui me concerne), au pire 😠 la vente de la propriété (au moins 6 ans de plus de dépenses couvertes (ajustées avec un loyer); on est rendu à 14 ans avec le cash), et encore pire 😱 le retour sur le marché du travail (pour couvrir des dépenses de 30K$ à 2, pas besoin de gros salaires…).

        Je vous laisse à vos idées noires….

        Food for thought :

        https://www.1500days.com/id-rather-live-big/
        I’d rather live big and fail than never try.
        My worst-case scenario is everyone else’s daily life. I can live with that.

        en ce qui concerne 1965 :
        https://www.gocurrycracker.com/the-worst-retirement-ever/

        1. Si vous « devez » retourner au travail en cas de bear market, on ne peut plus parler de retraite. La retraite par définition c’est lorsqu’il n’est plus JAMAIS nécessaire de travailler pour subvenir à ses besoins quelles que soient les conditions économiques, aussi catastrophiques soient elles.
          Mais dans votre cas, je dirais que vous êtes quand même plus réaliste et mieux préparé que le jeune retraité en cas de catastrophe…

    1. Salut Le Calcul Riche,

      Merci pour le lien! Ça me fait plaisir d’avoir de tes nouvelles!

      Les robots-conseillers sont clairement moins cher aux É-U (pour un rendement égal). Les fournisseurs canadiens diront que c’est à cause de la taille du marché. Je pense plutôt comme toi que c’est une question de compétition. Ça viendra…

      À plus!

  4. Mille mercis de ton généreux partage Jean-Sébastien, comme toujours! je vais lire la publication attentivement pour faire les petits pas avec FNB!

    1. Bonjour Dominique,

      Effectivement, le portefeuille tout-en-un de Vanguard permet de constituer un portefeuille de placements en achetant un seul FNB. De plus, les frais sont de seulement 0.22%. Or, ce produit est encore tout récent, alors il faudra attendre pour évaluer la performance. Reste que, selon moi, c’est prometteur.

      Je ne suis pas un expert, mais Couch Potato voit ce produit d’un bon oeil. Voici son article sur le sujet: https://canadiancouchpotato.com/2018/02/05/vanguards-one-fund-solution/

      Est-ce que quelqu’un a déjà investi dans un des ces fonds?

  5. Bonjour J-S,

    C’est la deuxième fois cette année que nous publions un article sur le même sujet à quelques jours d’intervalle 🙂 J’ai écrit un article sur les FNB il y a quelques semaines et la publication de ce dernier est planifiée pour la semaine prochaine…

    Cela dit, c’est un excellent article. C’est bien de mentionner les risques associés aux FNB. C’est important de les connaître avant d’investir, même si, à mon avis, ils sont faibles.

    Dans mon cas, mon REER est géré par un courtier dans un REER collectif. Je ne peux rien faire pour cela. Mais, avec la cotisation de mon employeur, je n’ai pas à me plaindre (1:1 jusqu’à 6%).

    Par contre, je gère moi-même mon CELI et mon compte non-enregistré avec la plateforme QuestTrade. J’investi dans des FNB, selon les modèles de portefeuilles de Canadian Couch Potato. C’est très simple à utiliser. Je rééquilibre seulement lorsque je fais des nouveaux achats.

    Ma portion liquide est moi-aussi investie dans des comptes chez Tangerine. J’utilise un mixte de compte d’épargne (dont je négocie le taux d’intérêt) et une stratégie d’échelonnement des placements (http://retraite101.com/comment-mettre-en-place-une-strategie-d-echelonnement-des-placements/).

    Bonne semaine et au plaisir.
    Retraite101

    1. Salut R101,

      Les grands esprits se rencontrent! 😉

      J’ai bien hâte de lire ton article alors.

      La contribution de ton employeur doit amplement combler les frais de gestion de ton REER collectif. En tout cas, tu es gagnant avec un ratio de 1:1 jusqu’à 6%.

      Par curiosité, comment divises-tu tes FNB à travers tes comptes CELI et non-enregistré?

      1. Bonjour J-S,

        Dans mon compte de courtage chez QuestTrade, j’ai deux comptes distincts : un pour le CELI et un autre pour le non-enregistré. Dans chacun des deux comptes, j’ai la même répartition de FNB. Il y a des petites différences dû aux achats et rééquilibrages, mais en règle générale, j’utilise le même modèle de portefeuilles de Canadian Couch Potato pour mes deux comptes.

        Au début de chaque année, je fais mes achats de FNB dans mon compte CELI seulement, jusqu’à l’atteinte du plafond annuel (5500$). Je ne fais pas de rééquilibrage jusqu’au début de l’année suivante. Une fois le CELI maximisé, mes achats suivants de FNB sont tous dans mon compte non-enregistré. Je rééquilibre à chaque achat.

        Ce qui est bien avec QuestTrade, c’est que les achats de FNB (ETF) sont sans frais 🙂

        Au plaisir.
        Retraite101

          1. Mes placements/investissements paraissent simples sur papier, mais dans la réalité, ils sont plus complexes et un peu plus « éparpillés »…

            Par exemple, j’ai un REER collectif comme je mentionnais plus haut, mais j’ai aussi un REER personnel… Pourquoi? Dans mon REER collectif, je contribue 6% de mon salaire brut et mon employeur contribue lui aussi l’équivalent de ma cotisation 6%. Il me reste donc un autre 6% que j’investie dans mon REER personnel pour ainsi maximiser ce véhicule de placement. C’est un exemple parmi plusieurs autres.

            Mais en général, la stratégie que je vise est celle décrite dans mon commentaire précédent.

      2. La séparation entre les comptes CELI et non-enregistré peut avoir son importance selon la situation.

        Les dividendes canadiens sont partiellement déductibles (si détenus dans un CELI, on perd ce crédit) et les dividendes étrangers/US ont des retraits à la source parfois remboursés par le gouvernement canadien (mais si détenu dans un CÉLI ce remboursement est perdu)

        La retenu à la source fait par le gouvernement US, n’est pas effectuée si le placement est dans un REER dû à une convention fiscale avec le Canada alors pour les placements US on préfère le REER au CELI

        Bref, un calcul s’impose pour bien optimiser.
        Mettre le FNB avec le plus gros dividende dans le CELI peut être une règle de pouce j’imagine si on hésite entre le non-enregistré et le CELI.

        Petit article pour vous aider dans la fiscalité : https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/funds-and-etfs/etfs/etf-strategies-remember-the-tax-angle/article22842779/

        Source pour la convention fiscale US à propos du REER: https://www.disnat.com/centre-apprentissage/articles-experts/patric-saint-onge/investissements-etrangers-dans-un-reer-ou-dans-un-celi

        1. Salut Anthony,

          Merci d’aborder le sujet et merci pour le complément d’information!

          J’invite les lecteurs à lire ces deux articles.

          Je ne voulais pas en parler dans mon article pour ne pas trop l’alourdir, mais la fiscalité est très importante. J’écrirai un article là-dessus, un jour de pluie. 😉

          À titre d’exemple, j’ai placé VTI dans mon compte REER pour éviter le « dividend withholding tax ».

          J’y reviendrai prochainement.

          Au plaisir!

  6. Salut Jean Sébastien :

    Ravi de voir que tu transfères tes placements sur des trackers, il me semble que nous en avions parlé lors de notre première rencontre !
    Pour ma part, j’investis aussi sur ce type de placement mais je commence également à acheter des parts de sociétés qui versent des dividendes, le but étant d’avoir un rendement régulier et croissant sur le long terme tout en profitant de la croissance du titre.
    Cette stratégie se rapproche finalement beaucoup de l’immobilier (revenu récurrent + valorisation long terme) l’effet de levier en moins 😉
    Le but final étant d’arriver à un bon équilibre tracker/dividendes en sachant que j’ai une bonne tolérance au risque étant en tout début de vingtaine !

    Bonne journée et j’espère à bientôt !

    Baptiste

    1. Salut Baptiste,

      Oui, on en avait effectivement parlé. J’étais déjà sur le dossier à l’époque. C’est une longue transition!

      Bonne stratégie, les dividendes! Ça correspond plus à ton profil d’investisseur.

      En passant, il semble que « le frugalisme » soit populaire en France présentement. Ça fait 3 journalistes qui me contactent à ce sujet. Est-ce que tu permets que je donne tes coordonnées si ça se reproduit?

      Bonne journée!

      1. Salut Jean-Sébastien !

        J’ai reçu un e-mail de la part de TF1 (la plus grosse chaîne française il me semble (je ne regarde pas la télé..)) aujourd’hui ça m’a assez surpris !

        Je t’avoue que je n’ai pas l’impression que ce soit la mode, c’est même plutôt l’inverse, le mode de consommation se rapproche dangereusement de celui de l’Amérique du Nord petit à petit…

        Pour ma part je ne vais pas y répondre favorablement car je ne pense pas être le mieux placé n’étant pas un exemple de frugalité…

        Mais ne t’inquiète pas ça ne me dérange pas que tu aies passé le contact !

        Bonne journée,

        Baptiste

  7. J’ai aussi testé WealthSimple, mais j’ai arrêté de mettre de l’argent là-bas. Oui, les frais sont beaucoup plus bas qu’ailleurs, mais 0,50% de frais de gestion, ça représente quand même 500$ par année pour un portefeuille de 100k. Soit 50 transactions chez Disnat ou autres plateformes, quand ont sait que les fonds de wealthsimple ont peu les acheter directement et reproduire leur portefeuille à moindre coût. Je m’en suis inspiré, comme pour l’achat de VTI, mais sinon trop cher encore.

    J’ai wealthsimple depuis 2 ans et c’est la place qui me donne le moins de rendement toute place confondu (disnat, fonds FTQ, etc…), même si j’ai le portefeuille croissance.

    WealthSimple ça va être bon pour quelqu’un qui à zero connaissance et veux s’occuper de rien, ou sinon pour du cour terme. Mais sinon achète les mêmes FNB sur ta plateforme de courtage.

    1. Merci pour le témoignage Yan!

      Les frais sont effectivement non-négligeables. Certes, quand on compare WS aux alternatives canadiennes, ça reste intéressant.

      Comme tu le soulignes, il s’agit d’un point de départ. L’investissement autonome est intimidant pour plusieurs. Ainsi, on peut se faire la main avec un robot-conseiller avant de sa lancer dans le courtage en direct. Ça fait peut-être partie du cheminement vers l’autonomie.

      J’écrirai un article sur WealthSimple après quelques mois d’utilisation. C’est encore trop tôt pour me prononcer.

      Est-ce que tes rendements sont beaucoup moins élevés? Quel est l’ordre de grandeur?

  8. Bonsoir,

    « Si vous investissez dans un FNB qui se négocie sur un marché boursier aux États-Unis, vous serez exposé aux fluctuations de la valeur du dollar canadien par rapport à celle du dollar américain. »

    En fait, le marché sur lequel on transige n’a peu d’importance, la provenance des actions est plus importantes. Par exemple, ZSP ETF (FNB du S&P500 en dollars canadien) va varier en fonction du taux de change USD/CAD comme il s’agit d’action américaine, la fluctuation du taux de change sera « cachée » dans la fluctuation du FNB en CAD

    Autre exemple dans le même style, une action peut être sur plusieurs marché boursier (Ex: NYSE; BHC et TSX; BHC) comme c’est une companie canadienne, les investisseurs américains prennent du risque sur la devise canadienne. Bref, il y a plusieurs façon d’évaluer le risque de change.

    Selon toi, pourquoi Warren Buffet n’investit pas dans les FNB si la stratégie est si parfaite?

    1. Je crois que M.Buffet est l’un des rares à avoir battu le marché sur de longues périodes
    2. Les gestionnaires ne battent pas le marché « après coût » (frais de transaction + salaire du gestionnaire). Si un gestionnaire est capable de travailler pour lui même à temps partiel, il pourrait battre le marché sur de longues période sans considérer son salaire (s’il est talentueux bien sûr). les firmes qui performent bien chargent plus cher, donc il n’en reste pas plus pour les investisseurs 😉

    Finalement, il existe aussi des FNB d’obligation (Fixed income ETF) pour les plus frileux. Possiblement que les gens qui souhaitent gérer eux-même sont prêt à prendre plus de risque, mais une minorité de gens ont un portefeuille 100% action.

    1. Bon point Anthony!

      Je vais rectifier cette nuance importante. En effet, c’est la provenance du fonds et non le marché où il est transigé qui compte.

      Buffett est l’exception. Toutefois, il est le premier à admettre que la gestion passive est supérieure à long-terme. D’ailleurs, il aurait dit à sa femme de tout mettre dans les FNB à sa mort.

      Selon moi, dans la plupart des cas, la gestion active sert plus les gestionnaires de portefeuilles que les investisseurs.

      Par ailleurs, mon portefeuille (100% actions) ne représente pas une recommandation. C’est un choix très personnel. La plupart des investisseurs voudront effectivement garder une portion d’obligations. D’ailleurs, le portefeuille modèle de Couch Potato contient un FNB d’obligation (BMO Aggregate Bond Index ETF).

      Merci beaucoup pour la contribution à la discussion!

    1. Salut Radan,

      Premièrement, plus tu as un bon montant investi, plus tu as du pouvoir de négociation. Donc, ma blonde et moi avons combiné nos comptes pour obtenir plus de pouvoir.

      Aussi, il faut ouvrir un compte quand il y a une bonne promo en vigueur (ex: 3% d’intérêt pour les 6 prochains mois). Ensuite, chaque fois que la promo vient à échéance, il faut contacter Tangerine pour la prolonger ou en trouver une autre comparable.

      Ça prend du temps, mais souvent ça fonctionne.

      En passant, si tu ouvres un compte en utilisant ma clé orange, tu recevras 50$ en prime (et moi aussi). Voici le lien: http://www.jeuneretraite.ca/les-bonnes-affaires/#tangerine

      Merci!

      1. Bonjour,
        j’aimerais savoir ce qu’est un bon montant selon vous dans un compte tangerine qui permettrait de négocier son taux d’intérêt. 20 000 à 50 0000$, serait-ce suffisant selon vous pour qu’ils accordent un certain taux d’intérêt?
        Merci

    2. Bonjour Radan,
      C’est simple : tu appelles et tu négocies 🙂 Ils ont toujours une promotion XYZ qu’ils peuvent appliquer sur ton compte. C’est ce que je fais et je confirme que ça fonctionne à chaque fois 🙂
      Au plaisir.
      Retraite101

      1. Pour les clients existants ils m’ont refusé toute promotion autre que les taux affichés. J’ai deja un compte epargne et celi avec eux. La seule solution est que je ferme un compte et je le re-ouvre ensuite en négociant ?

        1. Salut R2D2,

          Décidément, tous les personnages de Star Wars vont commenter sur cet article. 😉

          C’est con de la part de Tangerine. Vous dévrez insister avec plus de vigueur ou sinon ouvrir un nouveau compte j’imagine. Le taux d’intérêt devrait être 2.75% pour les 6 prochains mois, selon la dernière promo.

          Bonne chance!

  9. Encore moi même si j’avais promis de m’éclipser…

    30% de vos actifs sont au Canada alors que le Canada ne représente qu’environ 3% de la capitalisation mondiale… C’est une sur-pondération importante surtout à la veille d’un possible (voire probable) échec de l’ALENA en ce qui concerne le Canada… Par définition, vous prenez là un risque non négligeable.

    Avez-vous établi des « stop loss » sur vos FNB juste au cas comme le pratique cet intervenant qui fait du « trading » avec des FNB à effet de levier ? Remarquez bien qu’en cas de « crash », les ordres « stop » ne sont pas nécessairement remplis, ou remplis à des niveaux infiniment plus bas qu’espérés ce qui limite l’efficacité que l’on croit quasi infaillible de cette pratique… Mais le trader a raison, il faut pouvoir sortir très rapidement du marché (instantanément, dirais-je).

    Les taux d’intérêt montent et la « guerre » des droits compensatoires s’intensifie… Ces deux éléments entraîneront une baisse des marchés des actions… Ce ne sera ni bénin, ni temporaire. Êtes vous préparé à l’éventualité que vous ne pourrez pas retirer les $ 25,000-$ 30,000 annuels qui vous sont nécessaires parce que votre capital aura plongé significativement et que les $ 30,000 en question ne représenteront plus un retrait de 4% (votre règle d’or !) mais bien 5, 6 ou même 8%… Que faites vous si la baisse est prolongée (plus de 5 ou 10 ans ?). Un « crash » peut être suivi d’un bear market très prolongé… Cela n’a rien à voir avec la « correction » de 2008-2009 car ce n’était pas un vrai bear market.

    Tout portefeuille de retraite quel qu’il soit comprend une importante partie obligataire de durées mixtes pour justement faire face à ces éventualités : ceci n’est pas un élément « facultatif » de la planification de la retraite.

    Actuellement, votre portefeuille présente un important niveau de risque s’il est la seule source de vos revenus. Si vous travailliez encore, cela serait moins important car vous pourriez supporter une baisse de vos actifs durant 5, 10 voire même 15 ans… Dans votre situation actuelle, cela ne sera pas possible.

    Alors, je vous souhaite que le ciel ne vous tombe pas sur la tête mais réalisez bien que votre position actuelle est assez risquée, FNB ou pas.

    Vous avez construit un portefeuille d’investisseur mais non un portefeuille de retraité : ce n’est pas du tout la même chose !

    1. Premierement, la diversification a tout prix n’est pas necessairement garante de rendement superieur. Parlez aux personnes ayant investi dans des fonds du BRIC vers 2011-2013 et constatez la valeurs de ces fonds maintenant.

      Deuxiement, une proportion importante de leur budget de 25-30000 est constitue de depenses discretionnaires (voyages, en particulier) qu’il n’est pas absolument indispensable de maintenir.Ils peuvent aussi s’etablir dans une region ou un pays ou le cout de la vie est sensiblement plus bas. Ils peuvent donc faire des retraits de 2-2.5% pendant le gros de l tempete.

      Troisiemement, les corrections boursieres durent rarement plus de 18 mois, alors il ne s’agit que d’ajuster temporairement le taux de retrait pendant cette periode. Certains conservent d’ailleurs l’equivalent de 2 ans de liquidites (depots a terme ou obligations a court terme) pour eviter d’avoir a liquider des actions.

      Quatriemement, la hausse des taux d’interet fait diminuer la valeur des obligations. La seule facon de bien s’en tirer est de conserver ses obligations jusqu’a terme. Si vous detenez un fonds d’obligations, attendez-vous a ce que sa valeur fonde passablement.

    2. Darth Vader,

      Je me doutais bien que ce sujet vous interpèlerait. 😉

      D’une part, il semble que le moment ne soit jamais propice pour investir en bourse (si on se fie aux médias). Je choisis d’en faire abstraction et d’acheter/vendre de façon graduelle.

      Par ailleurs, je n’utilise pas de « stop loss » parce que j’investie à long-terme. Si un titre descend drastiquement, c’est souvent le pire moment pour le vendre. Aussi, vous vous souvenez du « bug » informatique il y a quelques années. Quelqu’un avait appuyé sur le mauvais bouton et les cours boursiers avaient chutés de centaines de points.

      Enfin, mon portefeuille n’est effectivement pas un portefeuille de retraité. Normalement, je devrais être plus conservateur. Certes, je suis confortable avec ce niveau de risque. Chacun devrait constituer un portefeuille qui correspond à son profil.

      Bon retour!

      1. Investment 101 :

        Les stop-loss visent à éviter la catastrophe et font partie du « sound money management »
        Warren Buffett :

        Rule # 1 : NEVER lose money.
        Rule # 2 : NEVER forget rule # 1 !

  10. 1) La diversification n’a jamais été faite pour obtenir un rendement supérieur mais bien pour éviter des drawdowns catastrophiques. Investir dans les fonds BRIC n’est pas de la diversification mais bien de la spéculation… Big difference.
    2) $ 25,000 ne constituent pas des dépenses discrétionnaires mais le minimum budgétaire nécessaire pour qu’ils n’aient pas à puiser dans leurs épargnes.
    3) Les corrections boursières NE SONT PAS des bear markets ! Les vrais bear markets ne durent pas 18 mois en moyenne mais une décennie ou plus et les exemples ne manquent pas.
    4) La valeur des obligations À LONG TERME est sensible aux taux d’intérêt mais l’intérêt est toujours payé et le capital de départ récupéré à terme. Un portefeuille d’obligations de durées échelonnées lors d’une augmentation des taux permet de s’en tirer assez bien. Chose certaine, si les taux augmentent, les fonds d’actions baissent tous sans exception et les dividendes peuvent être réduits, simple question de finance 101 !
    Personne ne peut vivre d’un portefeuille entièrement investi en actions lors d’un bear market séculaire (10 ans ou plus) et c’est pour cette raison que tous les gestionnaires de fonds de retraite gardent une importante partie obligataire pour éviter la catastrophe puisqu’ils doivent garantir un revenu aux bénéficiaires. Aller contre ce principe universel, c’est jouer à la roulette russe !

  11. Une analyse grossière (donc approximative) du portefeuille présenté par le jeune retraité donne à peu près ceci :
    Un revenu annuel de dividendes + intérêts oscillant entre $ 15,000 et $ 17,000 (taux moyen de 2.1%) qui ne sera pas soumis à l’impôt SAUF pour les dividendes de VTI (car acheté sur le marché US) qui seront taxés à 15% (non-resident tax).
    Par conséquent, le « manque à gagner » est relativement faible autour de $ 10,000-$ 15,000 pour atteindre son but de $ 25,000- 30,000 annuellement et devrait être facilement couvert par l’appréciation des titres (gains en capital). Ce plan fonctionnera dans des conditions « normales » car on suppose que l’augmentation des dividendes et l’appréciation de la valeur des titres couvriront l’inflation.
    Le jeune retraité pourrait faire l’exercice de soumettre son plan à un « stress test » en imaginant un bear market durant lequel le marché baisse de 5% annuellement durant 10 ans sans arrêt et au cours duquel les dividendes sont également réduits de 40 à 50% à cause des effets de l’inflation et des taux d’intérêt.
    Par la suite, le jeune retraité pourrait considérer une reprise du marché au taux historique de annuel « 7% » pendant 10 ans également avec une reprise progressive du taux de dividende jusqu’à l’atteinte du taux de départ. Ceci permettrait d’avoir une image plus claire de la pérennité de son plan.

    1. Le deuxieme lien fourni par Mr R. fait voler en eclats vos scenarios pessimistes. L’evolution de l’indice Nikkei de 1989 a aujourd’hui est l’exception plutot que la regle.

      Pour ce qui est des dividendes, seules les compagnies trop endettees osent les couper. L’impact sur le cours de leurs actions est trop grand. Les banques canadiennes, en 2009 et 2010, ont gele les leurs, mais les ont augmentes de sorte qu’en 2013, le gel de deux ans ne paraissait plus.

      1. Merci Yoda de relativiser!

        Si j’avais suivi les conseils des analystes qui crient au loup, j’aurais gardé mon argent en petites coupures sous mon lit toutes ces années. Ainsi, j’aurais manqué un des « bull market » les plus profitable de l’histoire.

        C’est ce que je voulais dire quand j’ai écrit que l’investisseur autonome peut devenir son pire ennemi. « Fear and greed » sont les émotions qui portent à prendre des décisions émotives, qui minent les rendements.

        Merci de participer à la discussion! Que la force soit avec vous!

      2. Le Nikkei n’est pas une exception. Cela se produit régulièrement dans l’histoire. On ne peut pas baser son portefeuille de retraite sur des investissements de 100% en bourse lorsqu’on est au haut historique du marché ! C’est une erreur. Il faut absolument une importante partie en obligations (échelonnées bien sûr pour profiter de la hausse des taux d’intérêt) afin de protéger une bonne portion du capital. C’est la base de la construction des PORTEFEUILLES DE RETRAITE : Il faut à tout prix protéger le capital lorsqu’on n’a pas d’autre source de revenu !

  12. Ehhh, il y en as qui sont un ti peu vite sur la gâchette.
    M. Vader, parlez-nous donc de votre portefeuille au lieu de vous amuser à critiquer ceux des autres. De mon côté, je fais comme Buffet a dis dernièrement à des jeunes universitaires de Montréal. Ce qu’il ferait avec un million. «Il investirait dans quatre ou cinq sociétés. Sa philosophie était d’avoir moins de compagnies, mais de très bien les connaître. »

    Et bien, c’est ce que je fais depuis 25 ans. Quand ca a planté en 2008, j’étais heureux. Ca m’a permis de racheter à moindre coûts. Pour votre info, j’ai une moyenne de plus de 10 % annuel pondéré. Tout dans des actions, eh oui, et je suis retraité à 43 ans…. Avec une pension à prestation déterminé en plus. C’est t’y pas bo la vie comme dirait l’autre…..

    Bien à vous…

    1. Bonjour Dom,

      La peur est un très mauvais guide. Certains investisseurs sont victime de « analysis paralysis ».

      Or, pour se retirer à 43 ans, il faut prendre certains risques. Personnellement, je trouve que le jeu en vaut la chandelle.

      Je vous souhaite une longue et heureuse retraite. Merci pour le témoignage!

    2. Si vous aviez lu mes autres interventions ailleurs sur les articles, vous sauriez de quoi est composé mon portefeuille et comment je l’adapte aux conditions changeantes.
      Tout dans les actions… Vous n’avez JAMAIS vécu de Bear market véritable… Ça dure 10 ans et plus.
      Regardez comment ça baisse présentement, lentement mais
      RÉGULIÈREMENT !
      Rendement pondéré de 10% sur 10 ans entre 2008 et 2018 ce n’est pas un exploit, c’est en bas de la moyenne !
      De plus, contrairement au jeune retraité, vous avez une pension à bénéfices déterminés !!! Ce qui fait que vous pouvez prendre des risques importants avec votre portefeuille car vous avez une partie « obligataire » qui couvre 100% de vos besoins de base quelles que soient les conditions économiques (excepté faillite de l’État mais c’est peu probable)… Le jeune retraité risque TOUT en bourse alors qu’on est au haut du marché et que les années qui viennent verront un marché en baisse à cause des taux d’intérêt et de la contraction de la liquidité… Ça ne prend tout de même pas un Ph. D. en économie pour comprendre cela… Et vous vous dites investisseur ??

  13. Merci pour les portefeuilles modèles!

    Depuis 2 ans, je sélectionne mes propres actions, j’ai fait de très bons coups et des très mauvais aussi haha. En même temps, j’apprends à chaque transaction. Mais je trouve en effet que ça me prend pas mal de temps et je songeais depuis un temps à aller aussi plus vers les FNB et je me demandais comment le constituer. Cet article est bien complet et m’aide grandement dans mon cheminement! Merci! 🙂

  14. J’ai essayé Wealthsimple en investissant 100 000 $ en mars 2018, question d’atteindre le niveau « Black » et d’obtenir les petits privilèges connexes. Dans un compte non enregistré, les frais de gestion sont déductibles, donc, dans mon cas, il s’agit d’une réduction de 43 %, soit mon taux marginal. C’est vrai que le rendement ne casse rien, mais il est plutôt conservateur avec une bonne dose d’obligations (60% actions/40% obligations). Je ne déteste pas non plus la présence de FNB à dividendes, d’immobilier et d’obligations à haut rendement dans leur portefeuille. À deux ou trois reprises, Wealthsimple a effectué automatiquement une vente de FNB pour cristalliser des pertes en capital qui pourront me servir à annuler des gains en capital ailleurs. Le rééquilibrage se fait aussi très bien. C’est assurément un choix intelligent pour l’investisseur moyen. Je voulais aussi mentionner que les transferts sortants sont gratuits. Une fois le portefeuille à un certain niveau, il serait donc possible de transférer les FNB qu’il contient directement de Wealthsimple chez un courtier à bas prix et de continuer à investir et rééquilibrer soi-même par la suite. Ils s’apprêtent aussi à lancer leur service tout à fait gratuit de courtage en ligne, Wealthsimple Trade. C’est prometteur!

  15. Puisque vous voulez un exemple d’étude sérieuse :

    JS #1 et JS # 2 disposent d’un capital de $ 1 million et prennent leur retraite chacun à 40 ans et on besoin de $ 40,000/an indexés pour l’inflation (mais non compressibles) pour couvrir leurs besoins de base. Les deux investissent leur million dans le SP 500 (bien diversifié et recommandé par Buffett).
    JS # 1 prend sa retraite le 1er Janvier 2000 et JS # 2 prend la sienne le 1er Janvier 2003.

    Le rendement moyen du SP 500 entre 2000 et 2017 fut de 6.9% et de 9.33% entre 2003 et 2017. Ceci correspond aux hypothèses de rendement du jeune retraité, pas vrai ?

    En 2000, JS # 1 retire $ 40,000, le SP 500 rapporte (-9.73%) et l’inflation est de 3.39%. Le 31/12/2000 il reste $ 862,700 de capital (Drawdown total de $ 137,300… Aïe, ça fait mal !)

    En 2001, il retire $ 40,620 (indexé, je le rappelle), inflation = 1.55% et rendement du SP = (-11.75%). Le 31/12/2001 il reste $ 720,713 de capital (Drawdown de $ 141,987… Ayoye donc, ça fait donc ben mal !!)

    En 2002, il retire $41,587 (indexation oblige), l’inflation = 2.38% et rendement du SP = (-21.59%). Le 31/12/2002 il reste $ 523,524 (Drawdown de $ 197,189. Ostie que c’est douloureux !)

    En seulement 3 ans (et on ne peut pas appeler cela un VRAI bearmarket) le capital de JS a fondu de près de la MOITIÉ alors qu’il lui reste encore au moins 37 ans de retraite ! Son taux de retrait est passé du 4% « sécuritaire » à 7.94% soit presque le DOUBLE ! Inutile de de dire, qu’à ce rythme, le capital ne durera jamais 37 ans !

    Fin 2017, le $ 40,000 de retrait du départ indexé devient $ 56,675 et le capital résiduel est de $ 504,911.

    En conclusion : malgré l’incroyable bull market 2008-2018, JS # 1 n’a pas réussi à retrouver un capital de retraite durable car il est de $ 504,911 au 31/12/2017 et il lui reste minimum 23 ans de retraite. Et il est possible que le marché donne des rendements négatifs entre 2018 et 2020… Quel bel avenir.
    Je n’ose penser aux résultats que l’on aurait obtenu en appliquant ces calculs au NIKKEI 225 au lieu du SP 500.

    Quelles sont les leçons à retenir :

    1- Les « stop-loss » sont salvatrices lorsque mises en place dès le début.
    2- Les rendements « moyens » cela ne veut absolument rien dire et c’est même dangereux de se fier là-dessus pour faire ses calculs.
    3- Un VRAI bear market est absolument catastrophique et destructeur pour un capital investi 100% en actions, quelles qu’elles soient !
    4- Le moment auquel on prend sa retraite est d’une importance capitale lorsqu’on veut « extrapoler » ses calculs. Si vous la prenez au haut du marché et qu’un bear market de 3-5 ans fait fondre votre capital de 50% ou plus, c’est « GAME OVER ». Il faut donc être prudent et se « MÉFIER » du marché boursier… Ne laissez pas l’euphorie vous aveugler !
    5- Même si vous réduisez vos retraits ou les éliminez même sur plusieurs années, cela ne change pas grand chose si vous n’avez pas vendu à temps avant que les pertes soient catastrophiques… 2000-2002 = -43.07% ! Pour retrouver le montant initial, le marché doit remonter de 91% ce qui, à 7% simple par année, représente 13 ans !
    6- Rappelez-vous : NEVER LOSE MONEY (autrement dit, pas de DRAWDOWNS)

    Par oppsition, JS # 2 prend sa retraite le 1er Janvier 2003 et a ainsi évité le bear market significatif de 2000-2002. Il fait exactement les mêmes retraits annuels indexés de la même manière que JS # 1 mais se retrouve le 31 décembre 2017 avec un capital de $ 2,537,888 et peut faire face à un « Drawdown » de 50% ou plus sans problème car son taux de retrait est de 2.1% soit bien inférieur à 4% et très sécuritaire par le fait même !

    Morale de cette histoire : si vous financez votre retraite à partir d’un portefeuille investi à 100% en actions, la date à laquelle vous prenez votre retraite par rapport au niveau du marché boursier est CRUCIALE ! Dans ce cas, « TIMING IS EVERYTHING »…

    On pourra m »appeler prophète de malheur tant qu’on voudra, je m’en fiche car je ne suis exposé à AUCUN de ces risques, mais les chiffres ne mentent pas dans les cas de JS #1 et JS # 2 !

    Pour répondre à la question sur la composition actuelle de mon portefeuille : 100% obligations U.S. (à court et très court terme) et currency ETF’s… Le temps d’évaluer la durée de la direction du marché… On pourrait dire que je suis en hibernation durant le bear market si cela en est un…

    1. Puisque le jeune retraité me laisse défendre la position des jeunes retraités irresponsables…😉

      Votre exemple illustre bien ma remarque précédente sur le risque de séquence des rendements.
      Je me suis amusé avec les chiffres.

      J’ai pris l’hypothèse d’une inflation annuelle moyenne de 2%.
      Pour JS#1, j’arrive à 566K$ (un peu plus que votre 505K$).
      Pour JS#2, j’arrive à 2.6M$ (un peu plus que votre 2.5K$).
      Nous arrivons donc à peu près aux mêmes résultats et en tout cas aux mêmes conclusions. Ça risque d’être chaud pour JS#1 alors que la vie est belle pour JS#2.

      Par contre, comparer un portefeuille de 1M$ juste avant avant un marché baissier à un portefeuille de 1M$ juste après le même marché baissier me paraît un peu biaisé.
      JS#1 et #2 vivent sur la même planète.
      Si JS#2 a un ptf de 1M$ le 1er janvier 2003, cela implique qu’il avait un ptf de 1.6M$ le 1er janvier 2000 (en faisant l’hypothèse qu’il ne fait aucun retrait, aucune contribution) et si JS#2 a un tel ptf à cette date, il serait probablement déjà à la retraite/rentier/en sabbatique perpétuelle…En fait il le serait à partir du 1er janvier 1998. Et il aurait toujours 1.7M$ en 2017.

      De retour à JS#1. S’il a sa disposition 3 ans de cash et ne touche donc pas à son ptf, il finit alors en 2017 avec 983K$, proche de son capital de départ (Je sais, vous allez me dire que son capital de départ est en fait 1M$ + 120K$ de cash)

      En conclusion, oui, la date de début de retraite/rente/sabbatique peut avoir un énorme impact (surtout en ce moment!). Par contre, il existe différents moyens pour gérer ce risque.

      En passant, vous avez l’air d’avoir une certaine culture financière. Cependant, je crois avoir déjà lu qu’essayer de « timer » le marché produisait des résultats inférieurs (sortie précoce et entrée tardive). On bascule ici dans la psychologie de l’investisseur (un autre élément à considérer!)

      PS: je vais essayer de mettre le détail de mes calculs dans le message suivant

      1. Année S&P500 Ptf Net JS1 Retraits JS1
        2017 21,83% 566 177 $ 57 130 $
        2016 11,96% 510 700 $ 56 010 $
        2015 1,38% 505 191 $ 54 911 $
        2014 13,69% 551 416 $ 53 835 $
        2013 32,39% 531 441 $ 52 779 $
        2012 16,00% 440 506 $ 51 744 $
        2011 2,11% 423 479 $ 50 730 $
        2010 15,06% 463 435 $ 49 735 $
        2009 26,46% 445 155 $ 48 760 $
        2008 -37,00% 389 814 $ 47 804 $
        2007 5,49% 693 143 $ 46 866 $
        2006 15,79% 700 626 $ 45 947 $
        2005 4,91% 643 987 $ 45 046 $
        2004 10,88% 655 943 $ 44 163 $
        2003 28,68% 630 628 $ 43 297 $
        2002 -22,10% 523 062 $ 42 448 $
        2001 -11,89% 724 876 $ 41 616 $
        2000 -9,10% 869 000 $ 40 800 $
        1 000 000 $ 40 000 $

        Année S&P500 Ptf Net JS2 Retraits JS2
        2017 21,83% 2 628 859 $ 53 835 $
        2016 11,96% 2 201 131 $ 52 779 $
        2015 1,38% 2 012 215 $ 51 744 $
        2014 13,69% 2 034 863 $ 50 730 $
        2013 32,39% 1 833 581 $ 49 735 $
        2012 16,00% 1 421 815 $ 48 760 $
        2011 2,11% 1 266 913 $ 47 804 $
        2010 15,06% 1 286 631 $ 46 866 $
        2009 26,46% 1 158 160 $ 45 947 $
        2008 -37,00% 951 452 $ 45 046 $
        2007 5,49% 1 580 341 $ 44 163 $
        2006 15,79% 1 539 140 $ 43 297 $
        2005 4,91% 1 365 911 $ 42 448 $
        2004 10,88% 1 341 652 $ 41 616 $
        2003 28,68% 1 246 800 $ 40 800 $
        2002 -22,10% 1 000 000 $ 40 000 $
        2001 -11,89% 1 283 697 $
        2000 -9,10% 1 456 925 $
        1999 21,04% 1 602 778 $
        1998 28,58% 1 324 172 $
        1997 33,36% 1 029 843 $
        1996 22,96% 772 228 $
        1995 37,58% 628 032 $
        1994 1,32% 456 485 $
        1993 10,08% 450 538 $
        1992 7,62% 409 282 $
        1991 30,47% 380 303 $
        1990 -3,10% 291 487 $
        1989 31,69% 300 812 $
        1988 16,61%

        Année S&P500 Ptf Net JS2 Retraits JS2
        2017 21,83% 1 689 121 $ 59 438 $
        2016 11,96% 1 434 288 $ 58 272 $
        2015 1,38% 1 332 099 $ 57 130 $
        2014 13,69% 1 369 213 $ 56 010 $
        2013 32,39% 1 252 639 $ 54 911 $
        2012 16,00% 986 837 $ 53 835 $
        2011 2,11% 896 221 $ 52 779 $
        2010 15,06% 928 376 $ 51 744 $
        2009 26,46% 850 952 $ 50 730 $
        2008 -37,00% 712 231 $ 49 735 $
        2007 5,49% 1 207 922 $ 48 760 $
        2006 15,79% 1 190 374 $ 47 804 $
        2005 4,91% 1 068 521 $ 46 866 $
        2004 10,88% 1 062 309 $ 45 947 $
        2003 28,68% 998 697 $ 45 046 $
        2002 -22,10% 810 429 $ 44 163 $
        2001 -11,89% 1 095 926 $ 43 297 $
        2000 -9,10% 1 291 993 $ 42 448 $
        1999 21,04% 1 467 116 $ 41 616 $
        1998 28,58% 1 245 800 $ 40 800 $
        1 000 000 $ 40 000 $

        Année S&P500 Ptf Net JS1 Retraits JS1
        2017 21,83% 982 901 $ 57 130 $
        2016 11,96% 852 755 $ 56 010 $
        2015 1,38% 810 706 $ 54 911 $
        2014 13,69% 852 772 $ 53 835 $
        2013 32,39% 796 509 $ 52 779 $
        2012 16,00% 640 723 $ 51 744 $
        2011 2,11% 596 080 $ 50 730 $
        2010 15,06% 632 470 $ 49 735 $
        2009 26,46% 592 065 $ 48 760 $
        2008 -37,00% 505 985 $ 47 804 $
        2007 5,49% 877 542 $ 46 866 $
        2006 15,79% 875 428 $ 45 947 $
        2005 4,91% 794 952 $ 45 046 $
        2004 10,88% 799 843 $ 44 163 $
        2003 28,68% 760 408 $ 43 297 $
        2002 -22,10% 623 917 $ 42 448 $
        2001 -11,89% 800 920 $
        2000 -9,10% 909 000 $
        1 000 000 $

        1. Pour ce qui est de « timer » le marché, je suis partiellement d’accord car :
          1- Il est vrai que l’on ne peut pas, avec certitude, connaître la direction du marché à court et très court terme, sauf si un « black swan event » se déclare la veille…
          2- Il est cependant possible « d’anticiper » dans une certaine mesure les « grands cycles » qui durent de longues périodes. Exemple : l’influence de la génération Baby-Boomer sur l’économie aux USA, la stagnation démographique et la « dépopulation » progressive au Japon.
          3- Actuellement, avec des taux d’intérêt en hausse constante à moyen terme et la contraction de la liquidité aux USA associée aux taux d’investissements sur marge et le taux d’endettement moyen des particuliers, on ne peut pas, en toute logique, s’attendre à une hausse fulgurante des indices mais plutôt à une baisse. Jusqu’où ira cette baisse, personne ne peut le prédire à coup sûr !

      2. Non, je ne suis pas d’accord avec vous.
        Les calculs ont été faits alors que JS # 1et JS # 2 avaient $ 1 Million en cash (et non en actions) lorsqu’il prenaient leur retraite à des moments différents.
        Les deux font comme le jeune retraité et mettent TOUT dans le marché boursier US (SP 500).
        L’inflation calculée est réelle à chaque année et non une approximation de 2%.
        Je RÉPÈTE : les retraits sont indexés et incompressibles car il est trop facile de changer les règles du jeu À POSTERIORI lorsqu’on constate la catastrophe APRÈS COUP. Il faut être HONNÊTE dans ses calculs et ne pas tordre les résultats pour qu’ils fassent notre affaire.

        Les résultats confirment que le timing lors de la prise de la retraite avec un portefeuille investi 100% en actions est crucial ! Cependant, on ne sait pas, au moment où on la prend, dans quel scénario on se trouve !
        Je persiste à penser, qu’en 2018 et les mois qui vont suivre, le risque dépasse de beaucoup les bénéfices à être 100% en bourse. Seul le temps confirmera ou non cette impression…
        Cependant, il faut faire la BONNE interprétation de la Trinity Study dont les conclusions, je le répète encore, ne sont valables que pour une période de 30 ans avec un portefeuille mixte 50% actions-50% obligations ce qui n’est pas du tout le cas du jeune retraité.
        La protection du capital de retraite est PRIMORDIALE si on n’a aucune autre source de revenu… Si on est obligé de retourner travailler chez Mc Do, la « queue entre les pattes » parce qu’on s’est fait prendre dans un bear market vicieux, on ne peut plus parler de retraite. Retraite veut dire ne plus jamais être obligé de travailler quelles que soient les conditions boursières, économiques, etc…
        Mais mon cher Mr. R., bien que nous soyons dans des côtés opposés de la « FORCE », on voit les choses de la même manière, ou à peu de choses près, concernant le risque actuel…

        1. Donc je dois attendre d’avoir 1M$ en cash avant de décider comment et quand l’investir pour ensuite prendre ma retraite…Come on, nous sommes des investisseurs depuis le jour 1.

          Quelle inflation voulez-vous prendre ? Celle des US, du Canada, du Québec, de Montréal…Le profil de consommateur des jeunes retraités est différent de la moyenne et l’optimisation des dépenses fait partie de notre ADN.
          https://fr.inflation.eu/taux-de-inflation/canada/inflation-historique/ipc-inflation-canada.aspx

          Dans le scénario avec 3 ans de cash qui permet de retarder les retraits, on parle de 10% du ptf total. Regardez le profil du Jeune Retraité dans l’article.

          Bonne journée. Je vais faire ma sieste…

          1. 3 ans de cash ne changent rien si le bear market dure 10 ans ou plus (USA 1929-54, 1969-82. Japon 1990-2018).

            Un bear market séculaire ne dure PAS 2 ou 3 ans ! Et la chute dépasse les 60% ! Sans « stop », on est cuit !

            Même s’il ne retire rien, JS # 1 passe de $ 1million à
            $ 624,639 en 3 ans (rendement de -43.07% du SP). Au bout de 3 ans, ou bien il recommence à retirer ou il retourne travailler car son taux de retrait est passé à 6.83% (ce n’est plus le 4% de la Trinity study) !

            Le 1 million est un exemple, c’est tout. Cela pourrait être le résultat de la vente d’une entreprise ou une propriété.
            L’ équité de l’immobilier ou autre passe dans le marché boursier, c’est tout.
            Si vous faites les calculs avec moins de capital, vos retraits seront moindres donc ajustés en conséquence mais les résultats ne varieront pas non plus.

            Mes calculs illustrent le risque du marché boursier, c’est tout… Libre au jeune retraité de prendre ce risque ou non mais ceux qui lisent ce blogue ont également le droit de voir l’autre côté de la médaille et ce qui peut arriver si les marchés passent de l’euphorie à une longue dépression… ET cela s’est déjà produit par le passé et de nos jours (Japon).

            Personne n’est obligé de me croire mais avant de prendre votre retraite sur de telles bases, faites faire vos calculs par des actuaires qui vous présenteront les meilleurs et pires scénarios historiques, comme cela il n’y aura peut-être pas de mauvaises surprises. Ce n’est PAS UN JEU !

            Là-dessus bonne sieste car moi aussi je vais faire la mienne après avoir regardé le DOW en baisse de 525 points à 15h…
            Cela n’augure pas très bien pour la fin de l’année !

  16. En passant, la règle du 4%. :

    La règle du 4% ne dit PAS que l’on peut retirer 4% de son capital investi en bourse continuellement sans jamais risquer de manquer d’argent. C’est totalement faux ! Il faut être prudent lorsqu’on fait des extrapolations de « règles » dans des conditions qui ne sont pas les mêmes.

    Ce que la Trinity Study a démontré c’est que pour un portefeuille composé de 50% actions ET 50% obligations (aux USA), si on retirait 4% du capital annuellement, on ne risquait pas de manquer d’argent jusqu’à 30 ans après le début des retraits. C’est tout. Que se passe-t-il après 40 ou 50 ans ? (Durée de la retraite du jeune retraité).
    Cette règle ne s’applique pas non plus à un portefeuille composé de 100% en actions américaines et encore moins s’il y a un mélange d’actions (US, Europe, Asie, Marchés émergents…). Il n’y a aucune étude du type Trinity pour les marchés boursiers autres que les USA.
    Comme déjà mentionné, la partie 50% obligations offre une protection certaine contre une partie des « drawdowns » possibles, ni rares, ni improbables des marchés boursiers.
    Il est très important de bien comprendre la différence si on veut voir son capital survivre… Tout est une question de relation risque-bénéfice.

      1. Oui, j’ai déjà lu ce papier…

        Il faut ici préciser que ces chiffres ne sont valables que pour le marché boursier Américain et ce, avec l’influence économique colossale de la génération des Baby-Boomers de 1950 à nos jours. Mais cela VA changer…

        Pour qu’une étude de type Trinity puisse donner une idée plus juste et plus précise (mais non infaillible), il faudrait qu’elle soit appliquée à tous les marchés boursiers de la planète d’une part et qu’on étudie l’influence des actions non US (Chine, Japon, Europe, Marchés Émergents) sur le rendement du portefeuille dans le temps car, actuellement, on ne peut pas extrapoler les résultats de la Trinity study sur des portefeuilles diversifiés au point de vue géographique.

        À titre d’exemple, si on compare les courbes du marché US depuis 2009 aux marchés Européens, on se rend compte qu’il y a une énorme différence dans le taux de récupération (QE easing et taux d’intérêt obligent), donc un portefeuille « diversifié » 50% US – 50% Europe aurait donné un moins bon rendement qu’un portefeuille 100% US…

        Qu’est que cela veut dire ? Que les Américains sont les « plus beaux et les plus fins » ou qu’un bear market d’intensité majeure leur pend au bout du nez pour « ramener » les taux de rendement à la moyenne « historique » ?

        Bien malin celui qui pourrait répondre avec certitude à cette question, mais quelle est la PROBABILITÉ de voir le marché US doubler de nouveau en peu de temps versus un bear market qui verrait les indices baisser de 50-60% ou même plus ?

        Si on prend sa retraite en plein début de « secular bear market » qui dure 10 ans ou plus et qu’on est 100% en actions sans être sorti dès le tout début de la baisse, alors finis les lendemains qui chantent… Le risque en aura-t-il valu la peine ?

  17. Que se passe-t-il actuellement sur les marchés ?

    Bien des analystes « s’expriment » et ont des opinions contradictoires allant de la correction salutaire à l’apparition du Bear… La vérité tout nue c’est que personne ne le sait vraiment car nous sommes en train de vivre l’évènement. Dans 10 ou 20 ans, pleins d’analystes diront a posteriori qu’il avaient « vu venir » la chose !
    Il est certain que lorsque des marchés comme la Chine (-5% en une journée) et le Japon (-4% en un jour) se comportent comme cela, on peut dire que la tendance haussière mondiale est inversée.

    Comme disent les traders : « don’t fight the FED » et « the trend is your friend ».

    Lorsque le taux de dividende moyen sur le SP 500 est de 1.90% et que le taux d’intérêt sur l’obligation US de 10 ans est de plus de 3%, on peut comprendre qu’il n’y a aucun avantage à prendre le « risque » d’investir dans le SP 500 surtout au haut du marché alors qu’on peut obtenir 3% sans risque pour le capital de départ. C’est une relation que Warren Buffett a expliqué maintes et maintes fois. En passant, le taux « historique » moyen des dividendes sur le SP 500 est de 4%. Logiquement on peut s’attendre à une régression vers cette valeur donc une chute de la valeur des titres afin de rétablir ce taux de dividende de 4%.

    Si c’est une « correction » à laquelle nous assistons, elle peut durer entre 2 semaines et 2-3 mois (ex : 2008).
    Ce qui est important, c’est ce qui va se passer après cette correction (i.e. à long terme après). En 2009-2018 la reprise fut vertigineuse et historique et c’était une exception. Les analystes eux-mêmes s’attendent à un rendement futur annuel moyen ne dépassant pas 5% sur le SP 500… Et cela c’est inquiétant.
    En 1929, la correction fut suivie d’une contre-correction à la hausse de près de 100% (ad 1932) mais cela n’a pas empêché bear market vicieux de s’installer jusqu’en 1954. Idem au Japon 1990-2018. Pour le Japon, si une autre correction significative s’ajoute, ce sera assez catastrophique.

    Lorsqu’on veut protéger son portefeuille contre des situations comme celles-ci, il faut soit s’assurer de pouvoir sortir rapidement dès le début et se réfugier dans des instruments financiers moins flamboyants mais plus stables, soit faire comme les traders professionnels et procéder à du « hedging » en cas de correction majeure… La hausse de la valeur des « hedges » compense la perte de valeur du portefeuille et amenuise la chute… Mais ce n’est pas ce que comprennent et font le commun des « investisseurs ». Le « never lose money » de Warren Buffett prend ici tout son sens.

    Pour ma part, puisque je n’ai cessé de lancer des avertissements sur les risques actuels des marchés, je me suis retiré complètement en Septembre et j’ai installé une position hedge avec des calls de 3 mois sur le SQQQ.
    Le HASARD a fait que mon timing « was right on », mais mon raisonnement boursier était juste quant à l’allure des choses. Mon portefeuille n’est pas en baisse, mais légèrement en hausse grâce à la modeste position contraire que j’ai prise il y a environ 2 semaines.
    Tout ce que je peux dire c’est qu’actuellement il vaut mieux être totalement en dehors du marché boursier pour éviter un « drawdown » qui pourrait être absolument terrible.

    En terminant, la bourse est un animal vicieux qui peut, à tout moment, se retourner pour mordre la main qui le nourrit. Il faut être très, très prudent lorsqu’on y investit les économies de toute une vie de travail et connaître les mécanismes qui permettent de préserver entièrement son capital, beau temps ou mauvais temps.
    La correction ou baisse sera particulièrement critique si elle dépasse les 60% car cela pourra prendre des décennies avant que le marché ne retrouve son niveau d’avant la chute… Il ne faut pas sous-estimer cette possibilité.

    J’espère pour ceux d’entre vous qui ont d’importants portefeuilles en bourse que les conséquences ne seront pas désastreuses… Mais actuellement « we are in uncharted territory » et les dangers sont multiples.

    1. Très en désaccord avec ce que votre articles tend à suggérer.

      Particulièrement avec le bout où vous dites  »s’assurer de pouvoir sortir rapidement dès le début et se réfugier dans des instruments financiers moins flamboyants » . Comme mentionné dans un article dans les affaires ce matin,  »Je me dis toutefois que l’investisseur à long terme ne devrait pas vraiment se poser de telles questions. À partir du moment où l’on a pris la décision d’investir en Bourse, on y reste, quoi qu’il advienne ». Boum… Pas compliqué.

      Ce sont justement des gens (et les robots) comme vous, i.e. la majorité des petits investisseurs, qui fait que les marchés flanchent. Lorsqu’on investit sur le long terme, avec des titres de qualités et fiables, il n’y à aucune raison de vendre lorsque ca va mal. Bien au contraire, il faut en profiter pour acheter et consolider nos positions et abaisser notre moyenne d’achat.

      Vouloir battre les marchés, vendre lorsque ca baisse, acheter lorsque ca monte… C’est comme ca que l’on perds à tout coup. Comme la majorité des gens qui  »s’amuse » à la bourse…

      1. D’autant plus qu’il me semble que vendre lorsque ça baisse, acheter lorsque ça monte, génère son lot de frais de transactions, de commissions, sans parler des impacts fiscaux possibles (Les Jeunes Retraités ont tendance à avoir maximisé leur REER et leur CELI et l’excédent est donc dans des comptes imposables)

        1. Les frais de transaction de $ 9.99 multipliés par 5 ou 6 FNB aller-retour représentent au plus $ 120.
          Vaut-il mieux risquer une baisse de 25% sur $ 750,000 pour éviter de payer $ 120 ??!! Et si la baisse est plus importante et prend plus de 10 ans à récupérer ?
          Sachant ce que vous savez sur les changements climatiques, achèteriez-vous une maison sur le bord de la mer en Floride SANS l’assurer ? Bien sûr que non ! Il en va de même avec votre CAPITAL DE RETRAITE !

      2. Vous n’avez évidemment rien compris du tout. Il faut vendre AVANT que ça baisse et acheter lorsqu’il y a une remontée. « Averaging down » c’est très dangereux !
        Le jeune retraité ne peut plus « acheter » car il décaisse ! Il n’a plus de revenus ! Il doit PRÉSERVER son capital.
        Moi je peux acheter tant que je veux car j’ai des revenus continus et je le ferai lorsque les conditions seront réunies, mais certainement pas maintenant.
        Ce sont des gens comme VOUS qui se font laver dans des bear markets séculaires et, bien entendu, vous n’avez AUCUNE IDÉE de ce que c’est !
        Je ne « m’amuse » pas à la bourse et je sais ce que je fait. Mon portefeuille est en HAUSSE actuellement et non en baisse comme la plupart des investisseurs que vous traitez de « petits ».
        L’idée n’est pas de « BATTRE » le marché mais de préserver le capital en cas de correction ou de bear market. INVESTING 101 !

        1. Moi, je crois que c’est vous qui n’avez rien compris.

          Prenez les livres de M. Mooney ou bien Buffet et lisez les comme il faut. Quand on achète des titres de bonnes compagnies, fiables, solide, qui croisent depuis beaucoup d’années, qui ont une dette faibles, etc… et bien on garde ces titres. On cesse de regarder la bourse de jours en jours, ou de mois en mois. Lorsqu’on a des titres gagnants, on les gardes sur le long terme. Sur le long terme, une mini correction comme il y a eu dernièrement, c’est comme du vent. Même 2008-2009 ca ne parait presque pas sur une courbe de 60-70 ans…

          Peut-être que vous avez sortie au bon moment, mais avez vous réussi à prédire la hausse qui est en cours depuis quelques jours? De mon côté, quand j’ai dis GO, GO, GO.. Et bien, ca a payer. Les compagnies solides ont subi une corrections elles aussi.

    2. «on peut comprendre qu’il n’y a aucun avantage à prendre le « risque » d’investir dans le SP 500 surtout au haut du marché»

      Pourtant, Darth, Buffet n’est pas plus devin que vous ou moi, il ne joue jamais au prophète de malheur sur le marché, il a même lancé son fameux défi du FNB Vanguard Admiral, emporté haut la main 10 ans plus tard, contre les fonds de fonds très actifs, à la veille de la crise de 2008, alors même que l’indicateur Buffet lui-même était bien trop haut, aussi haut que maintenant je crois, lequel n’a redescendu à 75 que vers le 9 mars 2009. Comment expliquer cela, sinon par la confiance très éloquente en l’économie américaine que Buffet a reconduit toujours et encore dans sa lettre financière de février 2018?

      1. On ne parle pas ici d’investissements avec un horizon à long terme lorsque la personne travaille encore et a un revenu continu… Le jeune retraité est en phase de DÉCAISSEMENT et doit absolument protéger son capital de retraite à tout prix ! Le but n’est pas de BATTRE le marché mais de ne pas se faire battre par celui-ci. Autrement dit si j’avais $ 775,000 investis à 90% en actions le 31 août 2018, il aurait bien mieux valu de sortir à ce moment là et « placer » l’argent à 2-3% pour éviter la correction ou le bear market selon qu’on se trouve dans l’un des deux scénarios que l’on ne connaît pas à l’avance.
        Buffett parle pour lui parce qu’il N’A PAS BESOIN de son argent ni à court ni à moyen terme, ce qui n’est pas le cas de notre jeune retraité… Buffett peut encaisser une baisse de 90% du marché pendant 20 ans (en supposant qu’il vive encore) et il ne sera jamais pauvre ou obligé de retourner travailler. BIG DIFFERENCE !
        Si le jeune retraité est encore « all in », il subit actuellement une baisse d’environ 10% de son portefeuille ce qui correspond à peu près à sa position de 10% en cash qu’il avait prévue en cas de « baisse ». Les dividendes qu’il va recevoir vont « adoucir » cette chute mais si un bear market séculaire est en train de se former, cela ne sera qu’une bien mince consolation car on ne sait pas jusqu’où cela peut baisser et, surtout, combien de TEMPS cela peut durer.
        Un retraité ne peut pas « investir » comme quelqu’un qui travaille encore et a un revenu continu assuré… Le retraité doit être beaucoup plus défensif et s’assurer que son capital durera au moins jusqu’à son décès. Ce n’est pas à 75 ou 80 ans qu’on peut retourner sur le marché du travail parce qu’on avait mal « calculé » notre coup !
        Reste à savoir si nous sommes en mode « correction » ou s’il s’agit du début d’un bear market SÉCULAIRE (d’une durée potentiellement égale ou supérieure à 10 ans)… Personne ne peut à coup sûr répondre à cette question pour l’instant…
        Pour ma part, après analyses (techniques et autres), cela m’apparaît plus comme un bear market qu’une correction et la différence est énorme ainsi que les conséquences potentielles… Mais je peux me tromper !
        Chose certaine, je suis bien content d’être sorti à temps même si rester dans le marché n’aurait pas affecté l’essentiel de mon revenu de retraite de quelque manière que ce soit… Mais le RISQUE de rester dans ce marché dépassait de beaucoup le BÉNÉFICE, alors la décision était assez simple et évidente à mon avis.

        1. Sauf que, comme le racontait cette semaine à mon planificateur financier qui déprimait autant que l’actuelle correction boursière, la dette américaine est « achetée » depuis toujours par les myriades d’investisseurs internationaux qui convergent ventre à terre vers Wall Street, et cela continue sous nos yeux, du seul fait que le dollar américain est comme l’étalon-or des monnaies.

          Je vais donc me montrer aussi pessimiste que lui disons dans au plus tôt 15 ans… alors que la Chine sera devenue éventuellement la première puissance économique mondiale en ayant damé le pion entre-temps à l’Amérique, si tel est bel et bien le cas échéant. Peut-être bien que le trumpisme aura été l’ultime chant du Cygne avant la chute définitive de l’Empire américain, qui sait?!

          Comme mes attentes restent modestes depuis le début, soit de battre l’inflation qui va gruger le pouvoir d’achat de ma future rente viagère prescrite à la base de ma retraite (j’aurais 65 ans en mars prochain), je crois que tout simplement le rendement du marché va évoluer à l’avenir au plancher de la normale historique. Buffett nous a déjà prévenu qu’il ne faut plus s’attendre qu’à un taux de 4 % net de coûts frictionnels, d’inflation et d’impôts. La magie du CELI autogéré à peu de frais nous épargne au moins ici le fléau de l’impôt par-dessus le marché !

          Je ne crois pas que les investissements en devises ni les obligations de 10 ans vont se montrer plus capables que les actions, du moins sur le long terme, de surpasser l’inflation. Mon petit morceau de l’entreprise Amérique (j’ai investi 18% seulement de mes avoirs, par prudence, dans un FNB qui colle aux fesses du S&P 500) va tenir la route tant et aussi longtemps que la monnaie dominante, de référence, sera le dollar américain, ce qui devrait maintenir la Chine en retrait.

          N’oublions surtout pas que la révolution numérique (j’ai vécu moi-même ses débuts dans ma jeunesse: micro-informatique, puis informatisation globale de la société via Internet) va être complétée d’ici ces 15 ans fatidiques, à l’avantage de l’Amérique, je le gage d’emblée: l’intelligence artificielle jointe aux robots industriels va disqualifier la main-d’oeuvre bon marché de tous les pays asiatiques, leur seul avantage concurrentiel.

          D’ici là, bien sûr, Russes et Chinois vont tenter d’en piller tous les secrets de conception et de fabrication, comme à leur habitude. Nous aurons à gagner sur eux l’actuelle cyberguerre économique qui est en train d’être livrée dans l’ombre de nos placements.

          PFG

          1. Les investissements en devises et les obligations sont utiles en attente de la fin de la correction ou du creux du bear market. Cela évite le drawdown de capital particulièrement néfaste aux retraités du secteur privé.
            Le dollar US perd progressivement des plumes et « l’étalon Or » des monnaies serait plutôt le Franc Suisse à mon avis.
            La « dette » américaine pourrait ne plus attirer certains acheteur internationaux comme les Russes et les Chinois, qui, d’un commun accord, pourraient décider de liquider toutes ces obligations… L’effet serait désastreux.
            Pour ceux qui ont vu le film « Chaos sur Wall Street », ils se souviendront que ce scénario a failli se produire en 2008 alors que les relations avec les USA étaient moins tendues que maintenant. Cela ne veut pas dire qu’ils ne liquideront pas leurs actions américaines ce qui pourrait couler le marché beaucoup plus loin.
            Mais je constate que vous n’êtes exposé qu’à 18% en actions ce qui est la prudence même…
            Dites-vous que tous les Baby Boomers qui ont maintenant dépassé la soixantaine et on connu 2008, ne peuvent plus se permettre de se faire prendre dans un bear market à leur âge et risquent de se retirer « en masse » des actions… Qui va soutenir ce marché si l’énorme génération des Boomers se retire ? C’est là que l’on peut dire « this time, it’s different » mais dans le sens contraire.
            Vous et moi sommes en observation de ce qui se passe et peu affectés. Dans mon cas, j’ai un modeste « hedge » (position inverse) qui m’évite toute perte sur le portefeuille qui ne contient plus d’actions pour l’instant. « Better safe than sorry ».

          2. «Mais je constate que vous n’êtes exposé qu’à 18% en actions ce qui est la prudence même…»

            À mon âge, cette proportion de mes avoirs pourrait monter jusqu’à 30 %, car j’ai encore un certain horizon de placement, surtout si je vis jusqu’à 90 ans comme mon défunt papa. Malgré tout, si le S&P 500 restait au fond du baril pendant une décade comme ça déjà été le cas pour le D0W pendant 17 ans et le NASDAQ 15 ans durant à la suite de l’effondrement des pointcoms, je vais avoir l’air fin quand même puisque j’ai besoin de ce FNB qui y colle pour compenser pour la perte de pouvoir d’achat de ma future rente viagère prescrite, elle est exposée à l’inflation! Pourtant, d’après les statistiques que j’ai consultées sur l’indice S&P 500 qui a été tel que nous le connaissons aujourd’hui en 1957 et qui est plus représentatif de l’ensemble de la bourse de NW que le Dow Jones, et qui sert à Buffett pour mesurer la performance au long cours de son conglomérat, il me semble qu’il a toujours donné le rendement de marché soit environ 9,25 % brut, n’est-ce pas? Alors, sur dix, douze ans, il devrait bien faire, du moins j’ose l’espérer. En tout cas Buffett respire toujours l’optimisme réaliste, je crois. Qu’en pensez-vous?

          3. La raison pour laquelle Buffett paraît aussi bien par rapport aux autres « gestionnaires » de fonds, c’est qu »il a acheté des compagnies entières, donc pas d’actionnaires ni de dividendes à payer… Si on comparait la performance de ses investissements publics dans BRK versus le SP 500, y aurait-il une si grande différence que cela ? À mon avis, non.
            D’autre part, Buffett a « surfé » sur la vague des Baby-boomers qui ont entraîné un bull market sans précédent, il y a donc une certaine part de chance là-dedans… Buffett est certainement intelligent et talentueux mais de là à être un Oracle, il y a une marge.
            Peter Lynch a fait aussi bien que lui mais sur une période plus courte puisqu’il s’est retiré…
            Depuis quelques années, le SP a fait mieux que BRK tout simplement parce que BRK n’avait pas de positions dans les FAANG, sauf récemment où ils ont initié une position dans AAPL.
            Le rendement du SP depuis les années 50 est biaisé ou faussé par la génération des Boomers… À l’avenir, et Buffett l’admet lui même, le rendement du SP sera significativement inférieur à cette « moyenne » (single digit returns). Cela veut dire que s’il y a un bear market séculaire à partir d’octobre 2018 jusqu’à 20XX ?, la récupération sera extrêmement lente et pénible un peu comme 1932-1954 et non miraculeuse et fulgurante comme entre 2009 et 2018.
            Il faut tenir compte de cette possibilité lorsqu’on planifie sa retraite et revoir ses attentes à la baisse par rapport au rendement du marché boursier afin de ne pas se retrouver les fesses à l’eau si ce scénario se réalise.

          4. Le rendement annuel moyen du S&P 500 entre 1928 et 2015 a été de 9,5 %. Ce qui ne présage rien du tout pour le futur, bien entendu. Les prédictions faites à partir de statistiques passées ne sont que vaines spéculations.

            La dernière période de 9 années consécutives de hausse datait de 1991. La plus longue période de baisse de 4 années consécutives, de 1929. Cet indice n’a jamais connu toute une décade de baisse! Qu’est-ce que cela prouve? Rien, rien du tout!

          5. Un marché peut ne connaître que 4 années de baisse consécutives comme vous dites, mais dans un Bear market séculaire (j’insiste sur le mot séculaire), cette baisse peut représenter plus de 80% du haut précédent.
            Pour rattraper ce haut précédent, le marché doit multiplier par 5 ! Ce qui veut dire qu’il peut avoir des rendements majoritairement positifs pendant 25 ans sans jamais rattraper le haut précédent (Nikkei 1989-2019).
            Comme vous dites, les rendements moyens, cela ne veut rien dire du tout et ceux qui planifient leur retraite en utilisant ces moyennes font une erreur potentiellement catastrophique.
            Un fonds de retraite de 1 Million investi au haut du marché US en 1929 n’aurait retrouvé sa valeur initiale qu’en 1954 malgré seulement « 4 années négatives de suite ».
            1 Million investi au haut du marché Japonais en 1989 vaudrait environ $ 550,000 actuellement pourtant le Nikkei n’a pas connu 30 années négatives !
            C’est l’importance de la chute initiale qui détermine l’avenir et c’est là qu’il faut être sorti du marché pour préserver son capital de retraite surtout si on n’a plus de revenu parce que l’on ne travaille plus. C’est actuellement le cas du « Jeune Retraité ». Une chance qu’il y a des dividendes mais eux aussi peuvent être réduits ou complètement éliminés en cas de Bear market. Les actions non privilégiées n’offrent AUCUNE garantie.
            Conclusion : Si vous avez un revenu continu (travail, retraite), vous pouvez investir en bourse régulièrement et sortir avantagé au bout de 30 ou 40 ans.
            Par contre, si votre fonds de retraite est entièrement investi en bourse et est votre SEULE source de revenu, ce capital doit être protégé à tout prix (différents moyens existent mais ne sont pas garantis non plus) car un bear market séculaire détruit ce capital et par conséquent vos rêves de retraite hâtive sont à l’eau… C’est triste et déprimant, mais c’est la réalité toute nue.

          6. Laissons donc la parole à Buffett dans ce cas de figure, le très éventuel, imprédictible «bear market», quoique possible comme de bien entendu. Encore faut-il qu’un évènement extraordinaire émarge de l’extérieur et casse le coup de tout le marché américain, paf! car il n’y a pas non plus de limite théorique supérieure de croissance de l’indice. Il peut bien aussi monter et descendre indéfiniment et donner son rendement historique.

            Il faut investir régulièrement, mais pas d’un seul coup, tous les trimestres par exemple afin de minimiser les frais de commission, rester tout le temps présent sur le marché américain des actions dont le S&P 500 constitue le plus diversifié, le plus représentatif pour l’investisseur lambda de mon espèce la plus répandue, trop frileux et prudentissime, mais fort nécessiteux de devoir se prémunir contre l’inflation à long terme soit à tout le moins 10 ans et plus sinon même jusqu’à la veille de sa mort. C’est ainsi que pour ma part je vois le CELI libre d’impôt, comme un fonds de retraite en vue du « grand âge ».

            Idéalement, il faudrait acheter les actions ou les véhicules leur collant aux fesses quand l’Indicateur Buffett est à 75 à 80 tout au plus. Buffett ne prend position dans le marché des actions individuelles, ne vise ses cibles de choix qu’à ce moment-là, le plus propice. Il a déjà été 10 ans en dehors de la bourse hormis ses actions du conglomérat parce qu’il ne trouvait aucune aubaine sur le marché.

            À une exception près, à ma connaissance, lors du fameux pari de 10 ans contre les fonds d’investissement à gestion active qu’il a tenu de 2008 à 2017 et remporté haut la main, son indicateur flirtait alors avec les 130 environ, sauf erreur. S’il avait joué au prophète de malheur pour son propre compte, il se serait abstenu d’emblée, car le marché était déjà trop surévalué, donc à risque. De fait, on connaît la suite que personne ne pouvait prédire alors, pas plus Buffett.

            «Quel conseil donneriez-vous à des gens qui ne sont pas des investisseurs professionnels? Où devraient-ils placer leur argent?»

            «Eh bien, s’ils ne veulent pas devenir des investisseurs actifs – et très peu de gens devraient essayer de le faire – alors ils devraient rester avec des FONDS INDICIELS (FNB). N’importe quel fonds d’investissemnt À FAIBLE COÛT (0,07%). Et ils devraient ÉTALER LEURS ACHATS DANS LE TEMPS. Ils ne seront pas capables de passer leurs achats au bon prix et au bon moment. Ce qu’ils veulent éviter de faire c’est d’avoir le mauvais prix et la mauvaise valeur. Vous faites juste en sorte d’acheter un morceau de l’entreprise Amérique, et vous N’ACHETEZ PAS TOUT EN MÊME TEMPS.» »Perles de sagesse, Tout savoir (ou presque) sur Warren Buffet », de Carol J. Loomis, Valor Editions, page 442.

            Consulter ci-dessous le PDF de la lettre aux actionnaires du 25 février 2017 dans laquelle Buffett raconte le défi lancé aux gestionnaires de fonds mutuels de battre sur 10 ans un simple FNB Vanguard VOO qui suit à peu de frais l’indice S&P 500: «The bottom line: When trillions of dollars are managed by Wall Streeters charging high fees, it will usually be the managers who reap outsized profits, not the clients. Both large and small investors should stick with low-cost index funds. (..) That professional, however, faces a problem. Can you imagine an investment consultant telling clients, year after year, to keep adding to an index fund replicating the S&P 500? That would be career suicide. Large fees flow to these hyper-helpers, however, if they recommend small managerial shifts every year or so. That advice is often delivered in esoteric gibberish that explains why fashionable investment “styles” or current economic trends make the shift appropriate.» http://berkshirehathaway.com
            /letters/2016ltr.pdf

            N’oublions pas que vous avez pris le pari tout à fait inverse que la bouse allait s’effondrer au point d’acheter des positions là-dessus, d’où votre attitude si contradictoire, ce qui est vraiment très risque-tout, j’en ai bien peur. Ne seriez-vous pas plus un joueur qu’un investisseur classique de long terme comme Buffett?

          7. De toute façon, en fait de « bear market » continu du S&P 500 entre 1932 et 1954, selon vous, eh bien, j’ignore où vous avez été chercher cela, mais il n’y en a pas eu tout simplement, regardez cette charte, c’est très visuel, d’où le bénéfice d’investir avec une perspective de long terme, à tout le moins 10 ans et plus, et d’y être bien présent de manière constante et régulière afin de profiter de toutes les hausses imprévisibles au fil du temps: «History of U.S. Bear & Bull markets Since 1926» https://www.ftportfolios.com/Common/ContentFileLoader.aspx?ContentGUID=4ecfa978-d0bb-4924-92c8-628ff9bfe12d

            Cela explique aussi pourquoi Buffett est d’avis que les actions restent l’investissement le plus sûr de tous, que ce soit l’or, les devises, les bons du Trésor court terme, les obligations 10 ans !

          8. Vous ne semblez pas comprendre ce que je dis :
            Pour un investisseur qui investit TOUT son capital d’un seul coup et qui n’a plus de revenus (parce qu’il ne travaille plus) et que ce capital de RETRAITE constitue sa seule source de revenus (comme c’est le cas de notre Jeune Retraité), lorsqu’il achète D’UN SEUL COUP (comme notre jeune retraité) lors d’un « Market TOP » et qu’il s’en suit un Bear Market séculaire de plus de 10 ans, le résultat est potentiellement catastrophique et les calculs faits avec de pareils scénarios le prouvent. Je ne parle pas d’ACHATS PROGRESSIFS dans le temps mais bien de tout d’un seul coup (ce qu’a fait notre jeune retraité cet été semble-t-il).
            D’autre part, j’ai un portefeuille défensif dans la situation actuelle et c’est la bonne stratégie. JE NE MISE PAS TOUT MON CAPITAL dans le sens inverse du marché mais j’ai un HEDGE triple ne représentant que 1% de mon capital qui me donne un rendement POSITIF durant la baisse.
            Mon portefeuille est en HAUSSE de 3.3% depuis le 1er octobre 2018 (soit 39.6% annualisé), donc ma stratégie est la bonne par rapport à des portefeuilles « PASSIFS » qui sont en baisse de plus de 10% sur la même période.
            Investir dans le SP 500 est plus risqué de nos jours à cause de la présence des FAANG dans l’indice ce qui n’était pas le cas autrefois car ces titres étaient dans le Nasdaq composite. Les FAANG apportent beaucoup plus de volatilité au SP 500 qu’en temps normal donc son Béta augmente par rapport à l’indice Dow Jones.
            Si on investit PROGRESSIVEMENT sur 25 ans ou plus, on sort gagnant surtout à cause des DIVIDENDES et non pas à cause de l’augmentation du prix des titres (cela a été prouvé maintes et maintes fois).
            Je répète, $ 1 million investis D’UN SEUL COUP en actions au TOP DU MARCHÉ US en 1929 ou au TOP DU MARCHÉ JAPONAIS en 1989 auraient donné des résultats CATASTROPHIQUES sur une période de plus de 20 ans s’il s’agissait d’un capital de retraite qui devait assurer nos SEULS ET UNIQUES REVENUS durant cette période.
            ON PARLE ICI DE GENS RETRAITÉS, SANS AUCUN REVENU DE TRAVAIL, QUI INVESTISSENT TOUT D’UN SEUL COUP en pensant qu’il n’y a pas de risque pour eux.
            MAIS CE N’EST PAS MON CAS, je ne suis nullement affecté par la correction actuelle ou le bear market qui pourrait s’en suivre… Je ne fais qu’illustrer la nécessité d’adopter une attitude défensive lorsqu’on « RISQUE » tout son capital en une seule manoeuvre.
            Vous devez admettre qu’avoir tout investi d’un seul coup dans le marché des actions en été 2018 était UN CHOIX TRÈS RISQUÉ si on avait pas pris une sorte d’assurance (HEDGING).
            J’espère qu’avec ces explications le tout semblera plus clair pour ceux qui nous lisent.

          9. «Vous devez admettre qu’avoir tout investi d’un seul coup dans le marché des actions en été 2018 était UN CHOIX TRÈS RISQUÉ…»

            Oui, c’est vrai, vous avez raison. Vous soulevez un excellent point. J’ai commis la même erreur à la mi-juillet alors que j’ai investi moi aussi d’un seul coup, pour être exactement honnête, étant donné que les fonds m’étaient enfin disponibles après une trop longue attente hors de ma volonté, TOUS mes droits de cotisation au CELI, droits accumulés depuis 2009, soit 57 500 $, je n’avais jamais eu de compte CELI, figurez-vous.

            Ouf, en effet! C’était assez stupide ou étourdi de ma part puisque rien ne pressait tant, au contraire, j’étais un homme averti par-dessus le marché que la conjoncture était mauvaise, j’aurais obtenu beaucoup plus, sinon, de parts supplémentaires ce mois d’octobre noir, et que ma stratégie de départ devait consister plutôt, après mûre réflexion, à y investir justement 1375 $ chaque trimestre afin d’établir une bonne moyenne de hausses et de baisses tout en minimisant les frais de commission de 10 $ par transaction quel qu’en soit le montant.

            J’espère que cette constance et cette régularité suffiront à l’avenir, j’ai assez de temps devant moi pour me refaire, et je vais m’y tenir désormais, étant parti tout droit pour 10 ans minimum. Il n’y aura aucun aller-retour dans mon CELI tout ce temps, bien sûr. Cela dit, je le répète, Buffett lui-même a investi dans le Vanguar Admiral pour tenir et remporter finalement son pari 10 ans plus tard contre les fonds d’investissement au pire moment, soit en 2008, juste avant que tout s’effondre de 40 %, alors même que le fameux Indicateur Buffett se situait à au moins 130, imaginez un peu !

            Il faut dire que j’ai été désorienté dans mes résolutions, alors, par le jeune planificateur financier style vendeur de fonds commun de placement de la BMO qui m’a aidé à ouvrir ce compte pour la première fois, il y avait pas mal formulaires à remplir et signer ; à la question de savoir s’il valait mieux investir dans notre CELI en début de période, soit dès janvier, plutôt que d’étaler nos cotisations au cours de l’année, il m’a répondu que dans 75 % des cas il valait mieux procéder tout de suite début janvier. Allons donc savoir pourquoi, au fait!

            Je n’avais pas encore lu le conseil de Buffett ci-haut d’étaler nos achats dans le temps, mais je l’aurais fait par moi-même, instinctivement, acheter par tranches jusqu’en fin de période! Remarquez, je ne suis pas, malgré mon âge, un senior de l’investissement comme vous paraissez l’être. J’ai plus de connaissances livresques qu’autre chose et je ne maîtrise pas du tout la mathématique financière. Dommage! Chose certaine, je n’irais pas jusqu’à prendre la bourse pour une vaches à lait qu’il suffit de traire à coups de tant et plus de pourcentages de «profits» chaque année en plus d’encaisser les dividendes!

            Pour ce qui est des dividendes de 1,50% environ que verse ce FNB ZSP tous les trimestres, je crois, si je me souviens bien, j’ai choisi d’emblée de les faire réinvestir automatiquement. J’ignore toutefois si ce ne sont que les dividendes réinvestis, et non pas les hausses du marché, qui nous maintiennent la tête hors de l’eau tout le long des années que nous y sommes présents. Je n’ai jamais entendu parler de cela, sauf qu’il faut prendre soin de les réinvestir pour maximiser en quelque sorte leur effet de levier, je ne suis jamais tombé là-dessus lors de mes lectures. Je vais m’informer davantage, si vous permettez.

          10. D’après ce que j’ai cru comprendre, vous avez une rente viagère (peu ou pas indexée) mais qui vous garantit un revenu minimum stable qui couvre possiblement toutes vos dépenses de base et même un peu plus. C’est ce que j’appellerai la partie « obligataire » de votre fonds de retraite car le tiers payeur est obligé de vous verser cette rente de retraite minimale en tout temps jusqu’à épuisement du capital total.
            Dans votre cas, si le marché se met à baisser, l’excédent de cette rente peut être utilisé pour acheter des FNB d’actions « à rabais » par rapport au haut du marché de ce été. À long terme, cela vous sera profitable à condition de ne pas tomber sur un « Japanese style » bear market.
            Mon cas est similaire au vôtre car tous mes besoins de base sont couverts par ma rente de retraite de l’employeur + la RRQ et l’excédent peut être investi dans les marchés boursiers et obligataires.
            Pour notre jeune retraité de 40 ans, ce n’est pas le cas car il compte sur le marché boursier seul pour lui donner sa « rente » de retraite sur une période de 40 ans ou plus…Cette stratégie aurait admirablement bien fonctionné s’il avait pris sa retraite en mars 2009 et « tout investi » dans le marché boursier AMÉRICAIN… Son capital de retraite aurait triplé à l’été 2018… Même si le marché descendait de 50% ou plus, sa stratégie aurait quand même fonctionné. Mais ce n’est pas cela qui se produit en ce moment : il a pris sa retraite, liquidé ses actions et tout ré-investi d’un seul coup en FNB (excepté son 10% de cash) cet été dans le marché au TOP.
            Si on a une correction de 20-30% qui ne dure que quelques mois et que le marché remonte lentement par la suite sur quelques années, il va s’en tirer quand même grâce à ses dividendes et sa portion « cash ».
            Pa contre, si on a un « crash » de plus de 60% suivi d’un bear market séculaire de 10 ans ou plus, son capital va fondre, ses dividendes vont être réduits de plus de 50% voire même éliminés pendant un certain temps et il va devoir « brûler » sa réserve de cash pour faire face à ses dépenses… Plus le bear market est long, plus l’effet sera catastrophique.
            J’espère pour lui que ce ne sea pas le cas, mais actuellement, nul ne sait où l’on s’en va avec ce marché.
            Aujourd’hui, entre le haut et le bas de la journée, le Dow Jones a chuté d’environ 900 points avant de récupérer légèrement en fin de journée… Ces genres de mouvements sont caractéristiques d’une tendance baissière continue et annonciatrice d’un bear market potentiel… D’où l’importance, pour un « retraité » de détenir dans son portefeuille une partie très significative en obligations à court ou moyen terme pour protéger une grande partie de son capital dans des situations boursières comme celle que nous vivons (et profiter du même coup de la hausse des taux d’intérêt).
            Si Buffett dit, avec raison, que l’analyse technique ne sert pas à grand chose pour prévoir le cours d’un titre à moyen ou long terme, cela NE VEUT PAS DIRE, que l’on ne peut pas anticiper les grands cycles économiques et leurs conséquences sur le marché et la plus belle preuve c’est que Buffett était « with cash waiting on the sidelines » et qu’il avait plus de $ 100 milliards US non déployés… C’était une indication particulièrement convaincante qu’il n’y avait pas de « bargains » dans le marché bousier US et que les évaluations étaient au-delà de la moyenne historique avec un P/E du SP de 20 (moyenne = 15) et un taux de dividende de 2% (moyenne= 4.4%). Les actions, dans leur ensemble, étaient donc relativement « chères ».
            Attendre était donc la bonne stratégie à privilégier à partir du début septembre 2018 surtout si on avait remarqué que le Nasdaq avait fait un « double top » en Janvier 2018 et en Août 2018… En analyse technique, un double Top après un bull market historique est TOUJOURS un signe de danger qui invite à la prudence.

          11. À la question : « s’il est préférable d’investir dans son CELI ou REER en début d’année ? », cela DÉPEND de ce que vous achetez. Si vous achetez des obligations d’épargne ou autres, il est préférable de le faire d’un seul coup en janvier pour maximiser les intérêts que vous recevrez… Si vous achetez des actions ou FNB, cela DÉPEND du niveau du marché à ce moment là. En 2009, il fallait tout investir dans le marché boursier en février-mars mais en 2018-2019 il est préférable soit d’attendre, soit d’y aller progressivement (à chaque mois) tant que le marché baisse. Les frais minimes de $ 10 par transaction ne doivent pas être un obstacle aux achats progressifs car vous risquez de perdre beaucoup plus si vous achetez d’un seul coup au mauvais moment. Mais votre « jeune conseiller financier » ne pouvait pas vous expliquer cela parce qu’il n’avait probablement pas la compétence et certainement pas assez d’expérience dans les marchés boursiers pour « bien » vous conseiller… Il vaut mieux faire ses devoirs soi-même en ce qui concerne l’investissement de son patrimoine.
            Maintenant, est-il préférable d’investir dans le SP 500 (malgré la présence des FAANG), le Midcap 400, le Total US stock market ou encore le Dow Jones ? Cela reste débattable mais il n’y a pas de vérité évangélique dans ce domaine… Un peu de tout probablement mais avec PRUDENCE.
            En ce qui concerne le rendement « historique » du SP, il a été démontré que plus de 50% de ce rendement provenait du RÉ-INVESTISSEMENT des dividendes, donc C’EST le facteur le plus important à prendre en considération… Remarquez bien que ces rendements ne tiennent pas compte des impôts annuels qui devraient être payés au fisc sur les dividendes versés… Il faut aussi tenir compte de cela dans ses « extrapolations ». À moins de détenir des titres US dans un REER, vous payez automatiquement un impôt de 15% à l’IRS (non-resident tax) y compris dans votre CELI qui n’échappe pas à cette retenue de la part du fisc Américain.
            En conclusion : on peut détenir des titres ou FNB US en dollars US dans son REER et ne pas payer d’impôt à l’IRS car il s’agit d’un compte enregistré. Dans le CELI, il est préférable détenir des titres Canadiens ou des FNB de dénomination Canadienne (par exemple des Vanguard ou iShares achetés au Canada en dollars Canadiens même si ces FNB suivent les indices étrangers comme le SP 500, le Total US stock market, le Total international stock market, etc…).
            D’autre part, en ce qui concerne le pari de Buffett contre un « Hedge Fund » cela est un peu biaisé car les DEUX sont trop gros pour pouvoir se retirer complètement du marché en quelques clics de souris (ce que les petits investisseurs comme vous et moi pouvons faire). D’aileurs Buffett a déjà mentionné qu’un petit investisseur sachant ce qu’il fait pouvait obtenir des résultats égaux sinon supérieurs aux siens, d’où l’expression : « small is beautiful ».
            D’autre part, si Buffett avait lancé le même défi contre Peter Lynch dans les années 80-90 (SP 500 VS Fidelity Magellan), il aurait été battu à plate couture par Lynch dont la performance avec le fonds Magellan était nettement supérieure à celle du SP 500.
            D’ailleurs, depuis le départ de Lynch, le fonds Fidelity Magellan croupit dans la cave du classement.
            Qu’est-ce que cela prouve : qu’il y a des investisseurs-gestionnaires de fonds qui ont fait aussi bien et sinon mieux que Buffett à leur époque et qu’un petit investisseur qui arrive à éviter les « crash » ou bear markets séculaires ferait tout aussi bien s’il sait ce qu’il fait. C’est du temps, du travail et beaucoup d’étude mais cela en vaut le coût.
            J’espère que ces précisions vous seront utiles.

          12. La littératie financière des Québécois se trouve en général en piètre état. J’ai toujours lu un peu sur la question, mais depuis 4 ans j’ai tâché de faire mes devoirs, du moins de mon mieux, pour me rendre compte à quel point la tâche est ardue de se former un bon jugement pratique et réaliste au sujet de la tenue d’un portefeuille quelconque, surtout que les conseillers et planicateurs financiers de nos banques entretiennent tous un grave conflit d’intérêts.

            Il faudrait que le gouvernement fédéral prenne ses responsabilités et légifère là-dessus. Pour ma part, je n’en aurai pas fini de sitôt, j’en ai bien peur, de lire des ouvrages de vulgarisation ou de référence à ce sujet d’intérêt général, je pense. Peut-être que mon profil très prudent et conservateur va me sauver la mise à la toute fin. Croisons les doigts avec ferveur!

            Oui, je compte n’investir que l’excédent de mes revenus dans ce fonds indiciel, ce qui représente quand même un énorme pourcentage d’épargne, mais cela constitue le second volet de mon plan financier et à ce titre il sera indispensable pour mon vrai «grand âge». Le revenu disponible qui me reste entre-temps demeure tout de même viable, selon moi, parce que je vis dans la simplicité plus ou moins volontaire depuis belle lurette.

            J’ai bon espoir comme Buffett en 2018 en la solidité de l’économie américaine à long terme, elle qui ne se dément pas depuis 100 ans malgré les crises systémiques qu’elle génère d’elle-même par vagues irrésistibles. Elle est cyclothymique comme folie ! N’allons pas la comparer à celle du Japon, ouf ! Je ne connais pas spécialement leur cas d’un « bear market » long de 20 ans. Je vais me renseigner davantage là-dessus.

            À part le creux du Dow de 17 ans et celui de 15 ans du NASDAQ, le S&P 500 a toujours tenu bon dans l’ensemble, entre deux récessions, ce qui ne prouve évidemment rien du tout quant au futur pour nos savants calculs de retraite. Il est bien possible que dans 15 ans, lorsque la Chine aura définitivement damé le pion à l’Amérique, sait-on jamais, qu’il passe au second plan et devienne inintéressant comme indice à y investir dans un FNB qui le reproduise.

          13. Sauf, que dans les années à venir, il y a un facteur supplémentaire qui n’était pas présent par le passé : la survie même de l’humanité en tant qu’espèce.
            La croissance économique ne sera plus infinie et il faudra se faire à l’idée de la décroissance démographique et par conséquent économique… Le Jeune Retraité et plusieurs de sa génération semblent avoir compris cela et ont réduit drastiquement leur consommation par choix logique et économique… Bientôt nous devrons tous le faire pour une simple question de survie… Allons-nous y arriver ? Je ne suis pas prêt à parier sur la volonté et la discipline de nos dirigeants même malgré l’évidence scientifique écrasante… Nous sommes dirigés par des autruches !
            Si on n’applique pas les 4 freins à disque MAINTENANT, nous allons rentrer dans le mur et ce sera GAME OVER !
            Alors, contrairement à la vision de Buffett sur la pérennité et l’invincibilité de l’économie Américaine ou l’émergence de celle de la Chine comme super-puissance, je vois un avenir qui nous obligera à nous inspirer de la sagesse des pays Scandinaves car sinon, il n’y aura pas d’avenir du tout…
            Ou bien on accepte et applique une fulgurante décroissance dès maintenant (consommation, changements climatiques, pollution, etc…) ou bien on se prépare à crever comme espèce d’ici les 100 prochaines années (au mieux !).
            Alors, la course aux rendements boursiers, les Bull markets continus et impossibles à arrêter, sont, pour ainsi dire, choses du passé… Mais c’est le petit côté sombre que je détiens puisque je fais partie du « côté obscur » de la Force…

          14. Hihi… que j’aime votre humour noir, ah! ah!… C’est déjà le sauve-qui-peut en ce qui me concerne. J’en aurai été réduit à vie à la simplicité involontaire et je ne m’en prendre qu’à moi, bien sûr… Par bonheur, je ne suis pas envieux, juste désillusionné.

            Vous savez, il est inutile de tenter de faire entendre raison à mon milieu d’origine du 450 qui est comme en train de faire la fête sur le pont verre à la main au son de l’orchestre de fin du monde tandis que le Titanic risque de couler à pic en fonçant tout droit dans l’iceberg d’en face…

            Cottages surdimensionnés aux garages doubles la gueule à ras bord de stock de prix, meubles, électros, Harley Dadidson, 5 autos, une pour chaque membre de la famille, la plupart des VUS, gros salaires dans les 6 chiffres, voyages internationaux, etc.! Ils consomment en choeur comme pour 5 planètes Terre! On connaît le refrain!

            Vaste sujet… inépuisable! Ce sur quoi je vous souhaite une bonne continuation, la santé, surtout! Merci pour les infos! Que la Force soit avec nous tous ici et ailleurs!

          15. Au fin fond, il vaut toujours mieux ne pas trop se compliquer les choses comme approche stratégique pour ce qui est d’investir en bourse sciemment.

            Voici le passage qui l’explique bien tiré de l’ouvrage de référence* que potassent les planificateurs financiers qui préparent l’examen de l’AMF. Je crois que je vais m’en tenir tout simplement à cela pour mon CELI chaque année, ce qui va clore le sujet une bonne fois pour toutes. Elle est tout à fait conforme à la philosophie d’investissement de Warren Buffett et ne contredit pas du tout l’avis de mon jeune planificateur financier de la BMO:

            «L’investissement périodique

            L’investissement périodique est probablement la méthode la plus simple pour construire un portefeuille. Cette approche éprouvée a l’avantage d’imposer une discipline d’achat et de favoriser une vision à long terme de l’investissement. L’investissement périodique permet de profiter de la volatilité des marchés et assure une certaine sécurité lorsque ceux-ci sont très volatils. En d’autres termes, il permet à l’investisseur de viser le long terme, mais également de profiter par moments des rebonds des marchés tout en maintenant son plan stratégique.

            La règle d’or qui s’applique ici est la périodicité (présence). Les chroniqueurs financiers ayant une vaste expérience du milieu financier racontent fréquemment l’anecdote suivante, inspirée d’une étude portant sur l’investissement périodique.

            De 1965 à 1998, on a analysé le comportement de trois investisseurs types à partir des données financières du marché. Chacun investissait 1 000$:

            – Le premier, M. Stragégique, investissait son montant chaque année au plus bas du marché, donc juste avant la reprise économique. Il a obtenu un rendement annuel de 11,7% ;
            – Le deuxième, M. Perdant, investissait toujours au plus haut du marché, soit juste avant le déclin. Il a obtenu un rendement annuel de 10,6% ;
            – Le troisième, M. Périodique, investissait au tout début de l’année, indépendamment de l’état des marchés. Il a obtenu un rendement annuel de 11 %.

            Cette étude montre qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais moment pour investir et que l’important est d’investir régulièrement. Chaque crise boursière est suivie d’une reprise, et le véritable risque pour l’investisseur n’est pas du tout lié à la volatilité des marchés, mais à son comportement financier.

            * »La planification financière personnelle », 6e édition, une approche globale et intégrée, Chenelière Éducation, 2012, in « La gestion de portefeuille », page 391.

          16. L’investissement périodique régulier sur de longues périodes a toujours donné des résultats positifs JUSQU’À MAINTENANT parce que les économies occidentales, mais surtout Américaine étaient en forte croissance… Mais cela n’est pas infini… Tous les empires ont périclité économiquement et les USA ne feront pas exception. Les Chinois les remplaceront durant un certain temps mais les modèles économiques basés sur la croissance de la consommation sont voués tôt ou tard à un échec. On ne peut pas consommer plus que la planète peut nous offrir continuellement sans rentrer dans le mur.
            Le réchauffement climatique et la pollution vont entraîner une décroissance démographique (si l’eau monte, il y aura moins de surface habitable, cultivable, etc…) et par conséquence une décroissance économique également.. Ces conditions sont essentielles à la survie du genre humain en tant qu’espèce, mais l’être humain n’ayant pas la discipline, la volonté ni la sagesse nécessaires pour dominer ses désirs et envies irrationnels n’arrivera pas à gérer cette décroissance salutaire et disparaîtra de même que la majorité des espèces animales et végétales qu’il aura lui-même fait disparaître dans son immense stupidité.

          17. Concernant l’étude que vous mentionnez, il aurait fallu, pour être parfaitement transparent, ajouter un M. Timing qui aurait tout vendu d’un seul coup au haut du marché puis tout ré-investi d’un seul coup au creux du marché et qui aurait répété ce geste continuellement en étant « parfaitement timé » à chaque fois sur la même période… Même si en pratique on ne peut pas reproduire cela à coup sûr, je peux vous garantir que le rendement de M Timing aurait été nettement supérieur aux autres. C’est un peu ce que pratique Buffett lorsqu’il « accumule » périodiquement de très grosses sommes en « cash » qu’il déploie au creux des marchés comme il l’a fait si souvent.

          18. «C’est un peu ce que pratique Buffett lorsqu’il « accumule » périodiquement de très grosses sommes en « cash » qu’il déploie au creux des marchés comme il l’a fait si souvent.»

            Oui, on peut presque dire cela même si Buffett ne se lance jamais dans de grandes analyses macro-économiques, du moins en public, et encore moins dans les prédictions ultramédiatisés de certains prétendus gourous financiers, il n’est pas un superinitié pour autant qu’il ait du génie, mais il suit tout de même son propre indicateur, celui qui porte son nom, l’indicateur Buffett que le mag Fortune remet à jour parfois et que ses fans suivent religieusement.

            Il n’investit qu’à 75/80, en général. Exception notoire: son fameux pari de 2008 tenu à la veille d’une chute boursière, car il voulait évidemment le tenir dans des conditions normales pour le populo!

            En mars 2000, il était à 190, plus qu’en 1929 à 129 seulement, et à 75 en janvier 2009. Attendez que je consulte « Perles de sagesse », éditions Valor, 2014, page 457, où il y a un graphique très éloquent… à savoir ce qu’il signifie exactement, ce qu’il mesure, « Le système de mesure de Buffett nous dit d’acheter »:

            «Le marché boursier n’a cessé d’aller de plus bas en plus bas début 2009, et nous avons décidé à Forturne (16 février 2009) qu’il était peut-être temps de mettre à jour le système de mesure de marché de Buffett – la relation entre la valeur totale des actions américaines et le PNB. Nous avons publié un graphique sur cet indicateur à la fin 2001, dans l’article « Warren Buffett sur la bourse ». Le message de l’époque était tonitruant « N’achetez pas! ».

            Mais cette fois-ci quand le co-auteur de cet article, Doris Burke, a mis à jour les statistiques de mesure courante, elle s’est aperçue que le marché était clairement dans la fourchette d’achat de Buffett. Nous avons donc publié l’article suivant et le graphique associé, dans un numéro de Fortune qui a été distribué aux abonnés aux alentours du 1er février.

            Bien sûr, ce signal d’achat n’était pas parfait : à partir du 1er février le S&P a engagé une dernière chute viscieuse de 18 % avant de faire ses bas le 9 mars suivant. Et malgré tout, si vous aviez acheté des parts de l’ETF S&P 50 Total Return ce premier février-là et que vous les aviez conservées jusqu’à la mi-2012, vous auriez enregistré un rendement total de 78% – et auriez été enchanté d’avoir partagé les mesures d’évaluation de marché de Buffett. – CL»

            D’où l’importance de se tenir informé autant que possible malgré la nuisance sonore de tous ces faux prophètes qui pullulent dans la médias!

          19. Vous citez des auteurs et des analyses qui ont été faites À POSTERIORI ! N’importe qui peut avoir l’air d’un génie lorsqu’il dit qu’il fallait tout mettre dans le marché en mars 2009 (après en être totalement sorti en août 2008 bien entendu), mais dans la RÉALITÉ, combien l’on fait ou bien ont eu le courage de ré-intégrer le marché en plein creux de vague (ils ne savaient pas que c’était le creux !) en mars 2009 ?
            Si Bernanke, Geithner et Paulson (mais surtout Bernanke qui savait quoi faire) n’avaient pas été dans l’administration Obama de l’époque, le résultat de la crise aurait pu être TOTALEMENT différent et on serait encore en pleine récession comme post-1929. Ce fut une chance incroyable d’avoir eu ces 3 personnages en même temps à ce moment là car les astres se sont alignés pour le « MIRACLE » qui s’en suivit. Serait-ce le cas maintenant avec les candidats que Trump a choisis ? Personnellement, j’en doute.
            Mais si cela peut vous réconforter, j’ai commencé à ré-investir par portions progressives de 0.5% de mon capital dans des FNB choisis en fonction du contexte économique actuel tout en sachant fort bien qu’il y ait un possibilité non négligeable que ce soit encore beaucoup trop tôt. Il est rarement possible de « timer » le marché avec un grand degré de précision.
            Dans 5 ou 10 ans, pleins de « GURUS » écriront qu’ils « savaient » ce qu’il fallait faire lors de la baisse de 2018-19 !!!

          20. Il s’agit plutôt de profiter des creux de vagues pour investir encore plus si on a des liquidités toutes prêtes à cet effet afin de rebondir encore mieux puisqu’il faut toujours y être bien présent à long terme soit de 10 à 15 et plus si on ne veut rater le coche car le timing du marché reste la chose la plus insensée. Je suis certain que les articles de Fortune ne sont pas tombés dans les oreilles des sourds parmi leurs abonnés qui sont des fans de Buffett. Ils se sont tout simplement retenus fin 2001 et ont foncé en janvier 2009. Pour le commun des investisseurs, la stratégie de M. Périodique reste la meilleure, voilà tout!

          21. « Il s’agit plutôt de profiter des creux de vagues pour investir encore plus si on a des liquidités toutes prêtes à cet effet »

            La plupart des investisseurs sont « fully invested » car ils ne vendent jamais… Cette stratégie de retraite est valable si on a beaucoup de temps devant soi avant la retraite (plus de 20 ans), qu’on a un revenu continu sur lequel on économise encore et si on ne tombe pas sur un bear market séculaire. Un certain niveau de protection peut être appliqué pour les investisseurs familiers avec les options ou les FNB inverses mais c’est rarement le cas du « commun des mortels » et surtout pas fait pour les néophytes.

            Pour les retraités dont le capital de retraite est 100% investi dans le marché boursier uniquement, la possibilité de ré-investir n’existe pas car ils n’ont plus de liquidités discrétionnaires mais un fonds « d’urgence » seulement pour faire face à leurs dépenses. Leur seule issue de secours c’est d’espérer que le marché retrouve sa valeur initiale assez rapidement (surtout s’ils ont calculé « serré » pour leur revenu de retraite) car sinon ils vont « brûler du cash » rapidement.
            Il ne s’agit ni de votre situation, ni de la mienne, ni de celle de ceux qui ont des fonds de retraite d’employeurs privés ou publics qui représentent une certaine « garantie ».
            Mais c’est le cas de notre jeune retraité qui est ce que l’on pourrait qualifier de « retraité autonome » car il assume, seul, tout le risque de gestion de son capital de retraite… La différence entre sa situation et la nôtre est énorme et, compte tenu de l’âge auquel il a pris cette « retraite », les conséquences n’en sont que beaucoup plus importantes si jamais les choses ne se passent pas comme il l’avait prévu.
            Mais vous n’avez pas à me citer Buffett , Munger, Graham, Lynch, Fischer, Templeton et Cie, j’ai lu la plupart de leurs écrits ainsi que beaucoup d’autres et j’ai déjà été actionnaire de Berkshire-Hathaway. Ne vous en faites pas pour moi, je ne suis pas un novice dans ce domaine.
            En passant, n’allez surtout pas croire qu Buffett n’utilise pas de produits dérivés pour « protéger » son portefeuille dans des situations comme celle que nous vivons actuellement…
            Utilisez vous des options ou des FNB du type Horizons Beta Pro ?

          22. «Utilisez vous des options ou des FNB du type Horizons Beta Pro?»

            Des précisions? Beta Pro? Je suis curieux de les entendre, vous êtes beaucoup plus calé que moi, à l’évidence! Il me reste encore beaucoup de lectures exploratoires et autoformatrices à faire dans le domaine des finances. Je suis un preneur de leçons avec plaisir!

            J’aimerais connaître aussi votre opinion sur le FNB Horizons HXS S&P 500 Index ETF (http://quote.morningstar.ca/quicktakes/etf/etf_ca.aspx?t=HXS&region=CAN&culture=fr-CA). Le trouvez-vous plus « performant », d’après vous, dans le contexte d’un CELI libre d’impôt en dollars canadiens et sans couverture de devise, que le ZSP de la BMO ou le VFV de Vanguard, pour coller aux fesses du S&P 500? Remarquez, ils sont tous sans ladite couverture et cotés « 5 étoiles » Morningstar et leur rendement mobile me semble tout à fait semblable et équivalent.

            Il ne s’agit pas d’une question piège, car vous savez bien, j’imagine, que certains fans de l’analyse technique nous diraient que sa courbe graphique est plus ascendante à long terme et qu’il est plus efficient sur le plan fiscal et financier en réinvestissant à la source tous les dividendes. Quoi d’autre ou de mieux? Moi il m’a plutôt foutu la trouiller parce qu’il est bien moins populaire et liquide que le ZSP.

          23. Les FNB Horizons ne sont utiles que dans leur version Beta-Pro à TRÈS COURT terme lorsque le marché plonge.
            Pour suivre le SP 500 au Canada en $ Canadiens, je pense que le meilleur choix c’est le VFV.
            Maintenant, si vous n’êtes pas familier avec les options ni les FNB inverses, vous n’avez aucun moyen de « protéger » votre capital en cas de chute violente (excepté sortir totalement du marché avant la chute et tous savent qu’exécuter ceci à la perfection relève plus de la chance que d’autre chose dans la plupart, mais non la totalité, des situations boursières).
            Autrement dit, vous n’avez aucune « assurance » sur votre capital boursier… Si ce dernier est important, disons plus de $ 500K, c’est comme acheter une maison au bord de la mer sans l’assurer… C’est RISQUÉ.
            Vous avez donc des mois de lecture devant vous sur le sujet des options, contrats à terme, FNB simples, doubles et triples inverses, le Forex, etc…
            Même s’il y a quelques années quelqu’un avait publié le livre  » La Bourse, c’est facile ! « , en fait ça ne l’est pas du tout ! Il faut bien savoir dans quoi on s’embarque avant de plonger, car, effectivement, cela peut plonger !

          24. Le prochain classique que je vais lire aussitôt que disponible en novembre, je l’ai réservé à la bibliothèque municpale : « »Faut-il avoir peur des bulles financières ? L’exubérance irrationnelle des marchés financiers ». Robert Shiller prévient que les signes d’une « exubérance irrationnelle » chez les investisseurs se sont accrus depuis la crise financière de 2008-2009. Le propos de l’ouvrage dépasse la description habituelle d’un marché ordinaire ; il explique les facteurs qui font monter ou descendre l’ensemble des grands marchés d’investissements, comment l’euphorie des investisseurs peut conduire les prix des actifs à des hauteurs aussi vertigineuses qu’intenables et comment le découragement de ces investisseurs peut faire baisser ces prix à un niveau très faible.»

            Je suis bien d’accord, le FNB VFV de Vanguard aurait été un aussi bon choix pour suivre le S&P 500 en dollars canadiens sans couverture de devise. Comme il est moitié moins capitalisé que le ZSP de la BMO, 1,9 G versus 5 G, j’ai préféré le ZSP parce qu’il provient de ma banque de base qui est très, très dynamique dans les FNB, j’aime leur plateforme de courtage autonome Ligne d’action. D’autant que le VFV ne charge que 0,08% de frais annuels sur les actifs contre 0,09% pour le ZSP.

            Quant au HXS d’Horizons, qui avait la préférence de deux experts financiers que j’ai consultés, il repose beaucoup trop sur les produits dérivés d’où un risque supplémentaire inutile, à mon pas très humble avis, et il est trop peu capitalisé à 769 M$, il risque d’être dissous faite de popularité à long terme, il charge 0,11%.

            Je ne connais foutre rien à l’analyse graphique, mais ces deux experts, dont un professeur de finance de carrière au Canada anglais dans une université prestigieuse et l’autre multimillionnaire qui travaille dans le domaine comme consultant, semblaient tous deux y attacher une énorme importance qui départageait tout, en dernier ressort. Il y a tout plein d’ouvrages très techniques sur ces questions, en plein le genre que je déteste lire, ils sont trop théoriques, abstrus et indigestes pour moi.

            Néophyte comme je suis, et très frileux, il n’y a aucune chance pour que je complique mon approche de l’investissement en bourse, je suis le type parfait du M. Périodique qui fait le mort entre les creux de vagues faute de disposer de liquidités pour se donner de l’allant. Par principe je suis parti pour le long terme de toute façon..

          25. Le problème, c’est qu’on ne sait pas d’avance combien de temps va durer le « creux » entre 2 vagues ni même s’il va y avoir une seconde vague qui va suivre la précédente… Il n’y a rien de plus dangereux que de se fier sur la « statistique » qui dit qu’un bear market dure « en moyenne » deux ans pour planifier sa retraite en investissant TOUT en UN SEUL COUP dans les actions…
            Ce n’est pas la durée comme l’importance de la baisse suivie de la capacité de récupération qui importent… Ceci est admirablement illustré par le graphique du Nikkei 225 1989-2018. Le danger, c’est de croire que la même chose NE PEUT PAS se produire sur les marchés Nord Américains un jour. Même si on planifie à « long terme », cela fait 30 ans déjà que les Japonais n’ont pas revu « le Soleil » et, pour le pays du « Soleil Levant », cela est plutôt inquiétant !

          26. Par exemple, le marché a clôturé aujourd’hui à $39,25 la part du ZSP. J’avais acheté à 40,83$ le 17 juillet dernier, ouille! Cela aurait été quand même un bon prix pour racheter plus de parts, à partir de mon compte de liquidités intra-CELI, si j’avais vendu à un bon prix fin septembre dernier, au plus haut possible du trimestre aurais-je estimé, alors que le chroniqueur Girard sonnait déjà l’alarme dans une des ses chroniques du Journal de Montréal, même s’il peut ce prix encore continuer de fluctuer à la baisse, à cause de ceci ou de cela, les élections de mi-mandat aux É.-U., l’attitude protectionniste anti libre-échange de Trump, la hausse des taux directeurs répétés, que sais-je encore!

            En somme, c’est tout de même très dangereux, pour ne pas dire imprévoyant, à la limite, de tenter de « timer » le marché à court terme, tantôt en se retirant plus ou moins temporairement pour vendre ses parts avant que cela ne retombe ou soi-disant, indice Vix de la peur à l’appui, auquel cas l’argent stationne en attendant mieux dans le cadre du CELI car il se retrouve alors dans le compte de liquidités auquel il est attaché sur La ligne d’action, tantôt en rachetant au plus bas de la vague, s’imagine-t-on, dans l’espoir de récolter toujours plus de parts et donc de se redonner de l’allant pour mieux rebondir à la hausse et s’enrichir à la fin ou supposément.

            À jouer aux devins, on se brûle les ailes! À bon de jouer à se couvrir prétendument à la baisse à l’aide de FNB spécialisés chez Horizons appelés Beta Pro, lesquels seraient le fin du fin, dites-vous. Je pense qu’il y a toutes les statistiques boursières nous décourageant contre ce genre d’attitude négative. Une approche semblable dénote peut-être même quelque chose de suicidaire. Il est plus risqué de rater quelques hausses en sursaut au long cours vraiment enrichissantes à long terme en pensant se mettre ainsi à l’abri des baisses répétées grâce à d’incessants allers-retours improductifs ou du moins tout à fait imprévisibles, sans vouloir vous en faire la conclusion de force.

          27. Vous ne comprenez rien !

            Les vrais pros chevronnés, ceux qui gèrent vos propres fonds de retraite gouvernementaux ou même votre rente viagère mettent en place des mécanismes de « hedging » pour éviter les « drawdowns » dans des situations comme actuellement. De plus, aucun d’eux n’est assez fou pour TOUT mettre le capital dans des actions ordinaires en bourse !
            L’utilisation d’options de manière intelligente ne constitue pas un risque lorsqu’utilisées défensivement dans la gestion d’un portefeuille boursier.
            Ne critiquez pas ce que vous ne comprenez pas. CE N’EST PAS DU MARKET TIMING ! C’est de la gestion de portefeuille défensive que les pros utilisent pour éviter de se faire LAVER comme les amateurs qui commentent sur ce site.
            Ceux qui ne savent qu’acheter des actions sans jamais vendre ni se protéger en cas de bear market se réveilleront tout nus lorsque la marée se retirera (dixit Buffett lui-même).
            Les fonds Horizon Beta Pro sont un exemple d’instrument inverse, il y en a plein d’autres. Mais ce n’est pas fait pour y investir TOUT son capital !!!! Il faut réfléchir un peu et surtout comprendre comment cela fonctionne !
            Tout le monde parle de Buffett comme s’ils le connaissaient personnellement et qu’ils savaient comment il investit ! Croyez-vous que Buffett se contente de « racheter » ses actions de BRK lorsqu’elles atteignent un certain prix ? Bien sûr que non, il vend des options de vente au prix qu’il a ciblé et laisse ces options courir… S’il est assigné, les actions sont rachetées au prix pré-déterminé à l’échéance. Dans les deux cas, il empoche la prime de la vente de l’option donc il s’attribue son « propre » dividende sur ses propres actions (alors que celles-ci ne vous en payent pas).
            Mais c’est vrai, vous ne comprenez rien aux options…

          28. « C’est de la gestion de portefeuille défensive que les pros utilisent pour éviter de se faire LAVER comme les amateurs qui commentent sur ce site. »

            Dans ce cas, que faites-vous ici à commenter jour après jour?

          29. Vous avez raison, Darth, c’est certain. De même que pour Buffet. Je sais qu’il fait appel à toutes sortes d’instruments financiers sophistiqués, à l’occasion, warrants, arbitrage, etc., que je ne comprends mal et qui ne m’intéressent guère, je l’avoue. Je m’en méfie beaucoup, au fait. Je ne vois pas en quoi il pourrait concerner ma situation particulière et très simple, en fin de compte.

            Moi, qu’est-ce que j’en sais, à vrai dire, de tout ça? Je ne me place que du point de vue du pur néophyte que je suis et vais demeurer, par prudence, bien évidemment. Je suis conscient que cela peut s’avérer exaspérant, à la longue – notre échange-conversation en ligne aussi intéressant et original soit-il, tire à sa fin toute naturelle , je crois que nous avons fait tout le tour de nos jardins respectifs -, d’avoir à servir la balle à un amateur pas tant éclairé, mais qui s’assume tel malgré tout.

            Remarquez, même les fonds de couverture destinés à certains investisseurs plus ou moins importants commencent à être offerts sous forme de fonds commun de placement spécialisés comme une assurance tous risques contre les baisses catastrophiques. Je lisais quelque chose là-dessus, cette semaine, dans La Presse en ligne: «Réaliser un rendement positif peu importe les conditions de marché, voilà ce qu’offre le Fonds multistratégie à rendement absolu Mackenzie.» Consulter https://www.lapresse.ca/affaires/portfolio/fonds-communs/201810/29/01-5202123-dans-la-cour-des-fonds-de-couverture.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_portfolio_4249363_section_POS1 Voilà tout à fait le genre de produits de niche qui ne s’adressent pas à mon genre d’investisseur au ras des pâquettes! J’imagine que les plus calés d’entre vous, par exemple, dénichent déjà l’équivalent à peu de frais grâce à certains types de FNB tels que votre Horizon Beta Pro, puisque vous le dites si bien.

  18. Bonjour,

    Vous parlez d’un compte tangerine à 3% d’intérêts, est-ce un compte particulier? J’ai aussi un compte tangerine et le taux est de 1.25% il a des promos pour augmenter la taux d’intérêt à 2.5% pour un temps limitée mais 3% je trouve pas. Merci

    1. Bonjour investom,

      Il s’agit d’un compte d’épargne Tangerine. Ce taux d’intérêt n’est pas accessible à tous. Ça prend un montant important et il faut constamment appeler pour renégocier.

      En plus, les taux d’intérêt vont probablement augmenter dans les prochaines semaines, donc il faut suivre ça de proche.

      Bonne négo!

    2. Le rendement annuel moyen du S&P 500 entre 1928 et 2015 a été de 9,5 %. Ce qui ne présage rien du tout pour le futur, bien entendu. Les prédictions faites à partir de statistiques passées ne sont que vaines spéculations.

      La dernière période de 9 années consécutives de hausse datait de 1991. La plus longue période de baisse de 4 années consécutives, de 1929. Cet indice n’a jamais connu toute une décade de baisse! Qu’est-ce que cela prouve? Rien, rien du tout!

      1. Il était de 2,75% précédemment!

        Moi ce que je saisis pas tout à fait, c’est la possibilité même de négocier pour un prolongation de six mois au nouveau taux et comment s’y prendre si on a un montant conséquent qui parvient à échéance par exemple fin décembre prochain. À quel numéro appeler, qui demander, etc. Sans jouer au fou, évidemment.

        1. Personnellement, je suis paresseux, alors j’appelle au service à la clientèle et c’est eux qui me transfèrent à la bonne personne. Si tu n’as pas beaucoup d’argent investis chez eux, les taux ne sont pas nécessairement négociables. Mais plus tu as d’argent, plus les taux sont négociables… et beaucoup plus que tu le penses 🙂

  19. Bonjour,
    encore une fois merci pour l’inspiration. Je viens d’investir dans Vanguard500 VOO :).
    Avec l’aide bien sur de ma planificatrice financière.

    Million de mercis pour toutes les infos sur ce site.
    Stéphanie

    1. Oui, mais dites-moi, Stéphanie, le VOO est en $US ! Ne s’agit-il pas du VFV en $CAD? Moi j’ai investi dans le ZSP de la Banque de Montréal. Ou alors, d’où êtes-vous, d’Europe? Vous êtes passée par quelle bourse, au fait, à partir de quelle monnaie, pour faire votre achat? Donc en $US?
      Je suis souvent les stats par là, sur le site de MorningStar:
      Pour le VOO : http://quote.morningstar.ca/quicktakes/etf/etf_ca.aspx?t=VOO&region=USA&culture=fr-CA
      Le VFV: http://quote.morningstar.ca/QuickTakes/ETF/etf_ca.aspx?t=VFV&region=CAN&culture=fr-CA
      Le ZSP: http://quote.morningstar.ca/QuickTakes/ETF/etf_ca.aspx?t=ZSP&region=CAN&culture=fr-CA
      Tous trois ont la cote 5 étoiles!
      Avez-vous consulté un planificateur financier indépendant de toute banque? Comme cela se passe -t-il, est-ce coûteux? Moi j’ai un planificateur salarié à la BMO. Mais il ne m’aurait conseillé leur FNB ZSP parce que ce n’est pas payant pour eux comme les fonds communs qui sont de véritables vaches à lait!

    2. Bonjour Stéphanie,

      Ça me fait vraiment plaisir!

      J’ai la même question que PFG, combien ça coûte quand on passe par un planificateur financier?

      Aussi, j’ai ajouté un lien vers votre blogue à ma biblio.

      Bonne journée!

  20. Bonjour, j’habite en Europe pour quelques années et pour investir dans le VOO je n’ai pas de frais d investissements. Je vais passer mercredi finaliser le tout et je pourrai vous donner plus de détails.

    Je suis hyper débutante et j’ai aussi commencé à m informer pour le VGSTX 2/3 fonds et 1/3 bons. C est un investissement classé à risque moyen.

    Merci pour le lien j’apprécie et merci aux gens du blog ici que je j’adore lire.
    Stephanie

    1. Est-ce que le fonds VGSTX est un fonds mutuel, Stéphanie? Je le retrouve pas sur Morningstar. Gare aux frais!  » Les 2 % de frais annuels représentent une fortune à long terme.

      Voilà pourquoi, à risque égal, les fonds négociés en bourse, à condition qu’ils soient populaires donc très liquides, constituent un choix autonome de loin bien préférables. Votre FNB Vanguard VOO ne vous prend que 0,04 % par année, excellent!

      Le seul ennui, c’est que 2018 aura été une bien mauvaise année en bourse, tous les rendements ont été gâchés à cause de la correction boursière de ce mois d’octobre noir de 2018 qui vient de mettre fin à 9 années consécutives de hausse. Il faut toutefois être patient et tenir bon au fil du temps.

  21. Bonjour J-S,

    Qu’on soit d’accord ou non avec les propos de Darth Vader (je dois avouer que je suis *partiellement* d’accord), il faut se dire une chose, il ne lâche pas le morceau… On dirait qu’il a une dent contre les jeunes retraités. L’as-tu déjà insulté ou quelque chose du genre? C’est peut-être un ancien de tes collègues? 🙂 Haha

    Au plaisir,
    Retraite101

    1. Je n’ai pas de « dent » contre les jeunes retraités ou qui que ce soit, je les mets en GARDE contre les risques de certains aspects de leur stratégie de « retraite » qui pourraient jeter leur beau rêve par terre.
      Lorsqu’on planifie sa retraite, on ne peut pas seulement miser sur la « chance », il faut aussi considérer les scénarios « malchanceux » pour savoir à quel point cela nous affecterait tout en espérant que la réalité sera à peu près au milieu de tout cela…
      Mais chacun est libre de faire ce qu’il veut s’il est prêt à en assumer les conséquences plus tard au cas où son scénario et ses extrapolations ne se réalisent pas… Il est évident que je ne souhaite cela à personne mais cela ne veut pas dire que des catastrophes ne peuvent jamais se produire.
      Contrairement à ceux qui pensent que je suis un « Permabear », ce n’est pas du tout le cas… J’attends patiemment un renversement durable de tendance pour reprendre PROGRESSIVEMENT mes investissements boursiers.

      1. À lire les nombreux commentaires faits par Darth Vador durant mes vacances, le côtė obscur de la force a ėtė plutôt actif!

        Le market timing ėtant impossible en pratique (personne ne possède de boule de cristal), la stratėgie la plus efficace est d’investir de façon pėriodique (ex: chaque mois). Attendre « patiemment un renversement durable de tendance » n’est ni plus ni moins que du market timing…

        Pour reprendre l’exemple que vous utilisiez dans votre ėchange avec PFG, votre Mr Timing n’existe tout simplement pas en pratique.

        Concernant Mr Buffet, celui-ci conserve systėmatiquement 10% de liquiditės, car c’est un acheteur de companies. Le niveau de liquiditė actuel tourne plus autour de 20%, mais ce n’est dû qu’au prix trop ėlevė des compagnies qu’il cible. Et ce niveau de liquiditė n’a pas ėtė atteint parce qu’il a vendu des actions, mais par les dividendes reçus de la part de ses nombreux investissements…

        1. Comme ça, Buffett n’a pas vendu ses IBM, GE, Sanofi, etc… ??!!
          Ce n’est pas du market timing dont je parle mais des changements économiques qui affectent les marchés. La hausse des taux d’intérêt fait baisser les marchés, cela a TOUJOURS été le cas.
          Si le prix des compagnies est trop élevé pour Buffett, il l’est trop pour tout investisseur avisé !
          Le niveau de liquide de Buffett provient principalement du « Float » des primes d’assurance de Geico et autres qu’il reçoit « UP FRONT » et pas tant de ses dividendes.
          M. Timing existe pour les grands cycles économiques mais non pour les fluctuations à court terme: c’est là l’énorme différence.
          Si vous êtes 100% en actions à l’heure actuelle, votre portefeuille est en BAISSE d’au moins 7-10% alors ayez au moins le courage de l’avouer.
          Les grands renversements de tendance sont prévisibles lorsqu’on a suffisamment d’expérience. 2009 était un parfait exemple.

          1. «2009 était un parfait exemple.»

            Je ne veux pas poursuivre longtemps sur ce fil particulier, mais je tiens à souligner, comme je l’ai répété plus haut dans mon long échange avec Darth, ce que sauf erreur il ne semble pas avoir tenu compte à sa juste valeur, que Warren Buffett n’a pas vu venir ni la chute brusque de 2008 ni la hausse décennale de 2009. Son Indicateur Buffet était même à un niveau extrême, du genre qu’il s’abstient lui-même d’acheter des actions individuelles, alors même qu’il relevait juste à ce moment-là le défi de 10 ans du FNB Vanguard Admiral contre les fonds d’investissement.

            Et j’ajouterais que cela fait au moins depuis 1999 qu’il prédit un plafonnement systématique du rendement du S&P 500 à environ 5 % tout au plus, net des coûts frictionnels de 1 %. Il ne pouvait pas se montrer plus réaliste ou plus pessimiste, c’est selon. Cela rejoint maintenant l’avis général des spécialistes. Pour ma part je m’en contenterais bien puisque mes attentes se limitent à espérer battre l’inflation d’ici les 10 à 15 prochaines années dans l’objectif principal sinon unique, à tout le moins, d’annuler la perte de pouvoir d’achat de ma rente viagère prescrite.

          2. En tant que gestionnaire de portefeuille, il est tout à fait normal qu »il réévalue régulièrement ses investissements et la pertinence de les augmenter ou de les réduire.

            Ses ventes de IBM (14 G$) et GE (10 G$) ont principalement libéré des capitaux pour augmenter sa participation dans Apple (> 40 G$). C’est l’absence de perspectives de croissance (et d’augmentations subtancielles du dividende) qui a entraîné la vente de celles-ci.

            Le float de ses companies d’assurance appartient à celles-ci, et non à BRK ou lui-même. Il s’en sert comme levier financier. Le niveau de liquidité provient principalement du float justement à cause de cela. Les dividendes reçus sont réinvestis progressivement dans des titres qui lui en rapporteront encore plus.

            Les grands cycles économiques (faites-vous référence aux cycles de Kondratiev?) n’ont pas une durée absolue. Donc Mr Timing n’a vraiment aucune chance. À titre indicatif, le gestionnaire de portefeuille Michael Burry, créateur des « Credit Default Swap » sur les obligations liées à des actifs (Collaterized Debt Obligations, ou CDO) a dû faire patienter ses clients pendant près de deux ans (et payer des primes mensuelles élevées sur ses contrats à terme) avant que son pari sur l’effondrement des prêts hypothécaires risqués ne se réalise. Son histoire a d’ailleurs fait l’objet d’un film, « The big short ».

            Je suis 100% actions et, bien que mon portefeuille a baissé de 4.2% (en date du 2 novembre) par rapport à son maximum de début septembre, je suis encore à +5.5% par rapport au 1er janvier. Je suis investi dans des actions individuelles (versant un dividende croissant) et non des des FNBs. Avec les dividendes reçus pendant mes vacances et ceux à recevoir cette semaine, je vais probablement profiter des « spéciaux » à la bourse.

            Je ne commenterai pas votre dernière phrase au sujet de 2009, PFG y ayant déjà très bien répondu.

          3. En résumé, je comprends moi-même, du fond de mes tripes, l’anxiété généralisée que M. Le Marché inspire d’instinct à Darth. Je crois que j’en souffre aussi au plus haut degré zéro. Il est désormais admis que l’efficience du marché n’est que très théorique, qu’il génère de constantes et régulières bouffées d’exubérance irrationnelle ou de downs catastrophiques à court ou long terme qui n’ont rien à voir avec les fondamentaux de l’économie réelle de tous les jours. Existe-t-il une parade sûre, certaine et surtout abordable par le menu fretin des investissseurs contre le chaos boursier, tout en nous permettant d’obtenir une part raisonnable et légitime de l’enrichissement collectif en ce gâteau des mages qui va gonflant pourtant jusqu’à nous éclater tous au visage, tôt ou tard? Je l’ignore pour le moment. Ce sur quoi je vous laisse enfin, je décroche de ce fil inextricable… Meilleure des chances à tous et chacun!

    2. AVIS À TOUS

      J’aime beaucoup les débats d’idées. Seulement, on peut se lancer des arguments par la tête tous les jours, seul le temps pourra dire qu’elle stratégie est supérieure.

      Rien n’est noir ou blanc!

      Honnêtement, j’ai perdu le fil dans toute cette chaîne de commentaires.

      Ainsi, J’invite Darth Vader, PFG, Yoda, Mr R. et tous les autres qui ont participé à la discussion à venir prendre une bière avec moi. Nous pourrons débattre amicalement autour d’un verre.

      Évidemment, il faut que Vader accepte l’invitation pour que les deux côtés soient représenté.

      Ça vous tente?

      1. L’invitation est très flatteuse, JR, entre autres pour moi, et demande quand même plus ample réflexion de mon côté, surtout que je ne suis pas un avatar quelconque, quant à moi j’ai signé de mes vraies initiales de toute façon inconnues par ici (mais pas au-delà), et que je ne vois pas d’objection à échanger à visage découvert autour d’une bonne bière pression, même si je ne crois pas avoir l’éloquence de mes écrits spontanés, trop introverti suis-je, que des avantages au contraire, mais cependant à toutes petites lampées afin de garder l’esprit bien clair et ouvert, modeste buveur que je suis en toute circonstance, a fortiori dans un contexte social, sauf de la bonne parole du sieur Darth Vader qu’il nous prodiguerait sans doute, si du moins il avait les grenades aussi chargées à bloc que son argumentaire réellement très solide sur le fond, toujours prêt à nous exploser en plein visage. Je n’ai jamais cherché à lui démonter la mécanique céleste grâce à une sorte d’ingénierie inverse, étant conscient que la tâche s’avérerait impossible, bien entendu. Il pourrait river le clou de mon cercueil si cela lui chantait le moindrement. J’ai toujours senti une bienveillance tout amicale de sa part. Seulement voilà, je suis prêt à gager qu’il ne peut pas prendre le risque de se dévoiler, ne serait-ce qu’entre nous, parce que je soupçonne depuis le début avoir eu affaire en fait à un vrai professionnel de l’investissement de haut vol, peut-être même très médiatisé, ou cadre très supérieur au sein d’une institution financière de renom, qui a tout intérêt à garder l’anonymat. Voilà pourquoi ça ne peut être que lui, en effet, qui décide de la tenue ou non de cette rencontre mémorable… dont j’espère qu’elle aura lieu bel quoique je ne puisse pas vous assurer de ma participation effective, sauvagerie obligeant un peu trop parfois. 🙂

      2. Les deux côtés représentés ??? À trois contre un ! C’est une blague
        j’espère !
        Pour répondre aux interrogations de certains : JE NE SUIS PAS UN PROFESSIONNEL DE LA FINANCE, ne l’ai jamais été mais cela ne veut pas dire que je n’ai pas étudié au moins autant que ces derniers le sujet des investissements de toutes sortes.
        Je ne suis pas NÉGATIF mais RÉALISTE. Je COMPRENDS l’effet des taux d’intérêt sur les marchés. La montée 2009-2018 était prévisible parce que les taux d’intérêt étaient quasi à zéro et que la liquidité avait été gonflée à bloc par la FED Américaine. L’ inverse est aussi prévisible lorsque les taux d’intérêt sur les obligations US de 10 ans dépassera 4% associé à un « winding down » de la « balance sheet » de la FED qui entraînera une contraction de liquidité.
        La hausse du marché US 2009-2018 est TOTALEMENT déconnectée de la performance de la plupart des autres marchés boursiers de pays développés et cela est SIGNIFICATIF.
        Toute dette doit finir par être liquidée d’une manière ou d’une autre et nous entrons dans cette phase. « There’s no free lunch » comme on dit.
        Puisque vous en parlez, le « cycle de Kondratieff » des Baby-Boomers est dans sa phase descendante et non ascendante… Cela aura des conséquences significatives sur les marchés boursiers, obligataires et immobilier (résidentiel ET commercial).
        Les taux d’endettement publics et privés sont à un niveau quasi record, cela ne peut être négligé non plus.
        Les « empires » militaires, économiques ou autres finissent tous par péricliter, cela a toujours été le cas historiquement et les USA ne feront pas exception quoiqu’en pense Warren Buffett.
        Il n’y a pas de croissance infinie ni d’expansion sans limite… Tôt ou tard il y a stagnation suivie de décroissance.
        Je comprends l’absolue et impérative nécessité de PRÉSERVER son capital de retraite et la difficulté que cela représente… Plus la retraite est longue, plus le défi est de taille. Je comprends également ce qu’est un véritable Bear Market vicieux et ses effets désastreux… On ne peut jamais écarter totalement cette possibilité.
        J’ai clairement expliqué qu’en tant que retraité dont le revenu dépendait entièrement des rendements boursiers, il fallait errer du côté de la prudence particulièrement lorsqu’on investissait tout d’un seul coup au haut historique du marché, calculs à l’appui qui ont été confirmés par un autre intervenant ici.
        En terminant, JE SUIS UN RETRAITÉ, et, lors de mon choix de carrière, il était primordial pour moi que l’employeur offre un régime de retraite à prestations définies de manière à échapper totalement à « l’incertitude » de devoir dépendre de rendements « boursiers » pour ma pérennité financière.
        CELA NE VEUT PAS DIRE que je n’investis rien en bourse (en actions ou FNB) mais au moins, je suis conscient des RISQUES et des pertes que je peux subir… Je me protège, du moins en partie, contre ces pertes potentielles en utilisant des produits dérivés de manière contrôlée et raisonnable… Je ne joue pas à la roulette.
        Le but de mes interventions ici fut de METTRE EN GARDE le jeune retraité contre des scénarios diamétralement opposés au sien car il y a toujours deux côtés à une médaille et ceci est particulièrement important lorsqu’on DÉCAISSE sans autre revenu.
        Je ne suis ni un PERMABEAR ni un PERMABULL mais je me méfie particulièrement de l’exubérance irrationnelle et de la dépression suicidaire des participants des marchés boursiers planétaires. Pour moi, l’analyse « technique » sert à analyser les graphiques boursiers « indiciels » qui sont un « psychogramme » des participants du marché et qui peut fluctuer d’un extrême à l’autre… La sagesse consiste à identifier ces extrêmes et se protéger de la « folie ».
        Le déterminant final est la LIQUIDITÉ (cf : Ben Bernanke). En cas de crise, lorsque tous les investisseurs se ruent vers la porte de sortie, certains seront piétinés et d’autres ne réussiront jamais à « sortir » et c’est là que la « catastrophe » se produit. Le « dream team » de 2008 sous Obama a réussi à l’éviter in extremis mais cela n’implique pas que ce sera toujours le cas.
        J’estime avoir clairement expliqué ces points de vue dans mes interventions de manière à donner un autre son de cloche aux lecteurs… Libre à eux de tirer les conclusions qui leur conviendront.
        J’ai correctement identifié la baisse qui s’est produite en Octobre en le mentionnant longtemps d’avance mais surtout en agissant, en ce qui me concerne, en liquidant au haut du marché et en prenant des positions inverses modestes mais calculées pour éviter tout « drawdown ». Ceci est possible lorsqu’on est un PETIT INVESTISSEUR mais ce n’est pas possible pour Buffett, les Hedge Funds, les FNB et les Fonds Mutuels parce que ce sont de TROP GROS joueurs qui ne peuvent pas se retirer INSTANTANÉMENT du marché…
        Mon portefeuille n’est pas en baisse et par conséquent, j’applique, pour moi-même, le principe sacré de Buffett : « never lose money ».
        Cela ne signifie pas que je ne ré-investis pas lorsque le marché est en baisse mais j’attends que les conditions favorables soient à nouveau réunies particulièrement avec des actions de « croissance » qui ne payent aucun dividende… Et je fais cela PROGRESSIVEMENT… Une sorte d’analyse « fondamentale ».
        Si certains ne m’aiment pas parce que mes écrits « contredisent » leurs croyances, tant pis, je n’y peux rien… Mais il y a suffisamment d’exemples « historiques » réels pour susciter la réflexion et le « what if ? »
        Il me fera plaisir d’échanger à l’avenir avec J.S. notre jeune retraité mais par e-mail privé seulement car je ne suis pas Cyrano de Bergerac et ne tiens plus à me défendre seul contre une vingtaine d’épées à la fois qui cherchent à me pourfendre !
        Bonne chance à tous.

        1. Très belle conclusion et sortie de scène, Darth. J’étais certain, vu la psychologie de ton avatar, que tu te défiles sous un prétexte ou un autre. Celui-là est cependant mal choisi, tant je suis certain que notre rencontre éventuelle aurait été détendue et amicale grâce notre hôte modérateur JR qui en aurait donné d’emblée le ton juste.

          Mais peu importe, nos échanges ont été peut-être bien plus expressifs qu’une simple rencontre en vis-à-vis, je crois. L’écrit va tout droit à l’essentiel, sans aucune distorsion perceptive sur le plan psychophysique. Alors, professeur d’université à la retraite, sans doute?! Tu ne peux être un simple autodidacte tous azimuts comme moi, cela n’aurait aucun sens.

          Je retrouve toutes tes préoccupations, dans les moindres détails, graphiques et statistiques à l’appui, dans l’ouvrage du prix Nobel de l’économie Robert Shiller, «Faut-il avoir peur des bulles financières, L’exubérance irrationnelle», traduit en français chez De Boeck, 2016.

          Une lecture parfaois un petit peu ardue, tant elle exige de concentration soutenue, c’est-à-dire trop didactique par bouts, mais incontournable, donc à recommander d’urgence, surtout à la suite de la correction boursière que nous venons de subir ce mois d’octobre noir enfin derrière nous. Un classique du genre, en tout cas. J’adore ce genre de bouquin de référence.

          Malheureusement, Shiller n’a aucune autre nouvelle solution pratique à proposer aux petits et moyens investisseurs que je n’aie déjà lu partout ailleurs, tant chez Warren Buffet que dans bon nombre de chroniques financières banales et courantes ou dans les manuels de conseillers ou planificateurs financiers. Il n’a rien à nous proposer de concret pour couvrir nos risques. I

          Il se cantonne dans les grandes généralités qui ne s’adressent qu’aux pouvoirs publics ou aux grands acteurs sociaux de la haute finance. Néanmoins, tous les chapitres qui servent à démontrer sa thèse de l’exubérance irrationnelle généralisée à l’encontre de la prétendue efficience des marchés soi-disant « aléatoires » parole d’évangile dans les universités restent d’un très grand intérêt de lecture critique.

          Je dois te dire, pour conclure ma contribution à ce fil exemplaire, que je resterai, quoi qu’il arrive face aux sursauts boursiers à venir, sur ma sage position de M. Périodique qui ne pratique pas les coïts interrompus du timing market même à sa petite échelle de battement d’ailes de colibri. Je laisse les produits dérivés aux institutions et aux fonds de couverture pour ultra-riches et puissants.

          Aussi bien, à défaut, nous retirer complètement de la bourse et s’en tenir faut de mieux en attendant le meilleur des mondes aux CPG d’un an et aux obligations court terme, si même une attitude prudente et conservatrice n’y suffisait plus dans l’attente anxieuse du Grand Soir de la crise de liquidité mondiale qui nous guette tous et chacun au tournant de la prochaine récession, absolue et définitive cette fois.

  22. Schiller est un économiste et non un trader ou un investisseur… Au fait je n’ai pas lu son bouquin mais il ne faut pas être Ph.D en économie ou Prix Nobel de ladite discipline pour comprendre ce qu’est le risque… C’est du Gros Bon Sens, un point c’est tout. Je ne suis pas prof d’Université non plus mais je suis totalement autodidacte en investissement et finance.
    Je ne parle pas d’investissements lorsqu’on travaille encore et que notre horizon avec des revenus de travail est long. Je parle de l’individu qui est rendu à décaisser SANS AUCUNE autre source de revenu. La perspective dans ce cas est TOTALEMENT différente du commun des mortels car celui qui décaisse ne peut pas se « refaire » en cas de « drawdown » majeur et prolongé. Il n’a d’autre choix que de retourner travailler (si cela est encore possible) alors il ne peut plus se considérer comme retraité. Il faut utiliser les mots justes.
    Je ne crois pas que certains font la différence entre les deux.
    Au fait, je suis ré-investi à 45% dans le marché suite à ce que je considère comme un changement de tendance (je suis passé de zéro à 45% en 3 jours, chose que ne peuvent faire les gros joueurs !). Je garde 55% de « poudre sèche » juste au cas ou cette tendance fasse flop et que la descente reprenne. Et oui, j’ai acheté du Berkshire-Hathaway car il était proche de son « book value ».
    J’ai ajouté ce qu’on appelle le « mini-Berkshire » (à vous de trouver) car ils ont la même philosophie… Le tout complété par des FNB Vanguard et j’ai même saupoudré quelques dollars (très peu) dans les FNB de cannabis sachant très bien qu’ils pourraient m’en faire voir de toute les couleurs ou bien s’envoler en fumée ! Mais la relation risque-bénéfice n’est pas atroce, alors vogue la galère !

    1. Bonjour messieurs,

      Mon invitation en était une d’ouverture. Je ne voulais attaquer personne, seulement avoir une bonne discussion autour d’une bière. Je pense qu’on aurait eu de bons débats et surtout du plaisir. Au passage, j’aurais certainement appris des trucs.

      Peut-être pour une prochaine fois. Je reste à votre disposition! 😉

      1. Oui, c’est bien dommage. C’est ainsi que j’avais compris votre invitation. Vous être un très bon animateur de blogue, en personne ç’aurait été vraiment authentique. J’en ai déjà fait l’expérience du temps que j’animais moi-même un site d’édition en ligne, une fois un noyau d’auteurs pionniers de la chose littéraire numérique sur le Web s’était réuni. Il n’y aurait eu aucune chance pour que ça tourne à la foire d’empoigne. Nous aurions échangé amicalement, c’est tout.

        1. Bravo pour ton ouverture J-S. Je pense en effet que cela aurait été une rencontre intéressante et enrichissante où chacun aurait pu apprendre quelque chose de l’autre. Mais, malheureusement, je me doutais que l’invitation serait refusé par certain… Dommage.

      2. Vous pouvez tout « risquer » en bourse et suivre les « conseils » de tous ceux qui vous flattent dans le sens du poil mais qui ne sont pas dans votre situation puisqu’ils ont des fonds de retraite « garantis » (fonds publics ou privés, rentes viagères, etc…)
        Ce n’est pas agréable de se faire prendre à « rebrousse-poil » mais c’est souvent nécessaire car cela constitue un « wake-up call ». Octobre 2018 était le parfait exemple de cela.

        N’oubliez jamais qu’une action ordinaire de compagnie aussi bonne soit-elle ne constitue aucune garantie. Contrairement à une obligation, vous ne pouvez pas retourner avec votre action chez le trésorier de la Cie ABC trois ou cinq and plus tard pour en réclamer la valeur nominale… D’ailleurs les certificats d’actions n’ont aucune valeur nominale (contrairement aux obligations).
        Le CAPITAL n’est jamais garanti. Autrement dit, vous DONNEZ votre argent à l’émetteur en échange d’un bout de papier dont la valeur n’est déterminée, sur un marché secondaire, que par la psychologie d’un certain nombre d’acheteurs et vendeurs souffrant de bipolarité parfois extrême.
        Dans votre cas, vous avez un énorme capital qui « flotte » dans le cyber espace financier dont la valeur n’est déterminée que par une série de nombres que vous consultez sur votre ordinateur de temps en temps… Ce capital n’est pas en espèces dans votre coffre bancaire.. Sans être fictif, il est tout de même virtuel.
        Ce capital est investi dans des instruments relativement risqués et aucune portion significative de celui-ci ne bénéficie de la « sécurité » que représentent les obligations à court terme (T-Bills, obligations de 1 à 3 ans). Vous êtes donc exposé à 100% au risque du marché puisque vous avez mentionné que vous ne paniqueriez pas (donc ne vendriez pas, pas d’ordres STOP) en cas de baisse. De plus, vous n’utilisez pas de produits dérivés comme « assurance » en cas de correction, crash ou bear market. C’est la même chose qu’acheter une maison sans l’assurer même si on sait qu’on se trouve dans une région sujette au passage de tornades.

        À la limite, en cas de crise de liquidité majeure (comme en 2008), si votre courtier fait faillite (ex : Bear Stearns, Lehman Brothers), une grande partie de votre capital part en fumée car vous êtes un créditeur « mineur ». Heureusement, votre courtier étant en réalité un banque, l’état n’a d’autre choix que de la maintenir à flot à tout prix.

        De tous les intervenants ici, UN SEUL vous a mis en garde bien à l’avance contre des conditions adverses potentielles qui pourraient vous affecter significativement et dont un exemple éloquent vient de se produire.
        J’ai continuellement essuyé les railleries, moqueries et mépris de gens qui, je le répète, ne SONT PAS dans votre situation et parlent à travers leur chapeau. Aucun, sauf moi, n’a présenté de cas, chiffres à l’appui, décrivant les effets majeurs d’un « drawdown » en situation réelle lorsqu’on investit tout au haut du marché juste avant un bear market significatif (et celui-ci ne dura que 3 ans !) et qu’on ne met pas en place des mécanismes de protection (ou d’assurance) du capital de retraite. Un seul autre intervenant a fait l’exercice et est arrivé à la même conclusion en effectuant des calculs très similaires.
        Dans votre cas particulier, la durée d’un Bear Market et comprise entre le haut du Bull qui précède la baisse et la récupération menant à l’atteinte de ce haut précédent… Tant que le marché n’a pas re-dépassé ce « haut » précédent, vous êtes dans un Bear.
        Puisque vous n’avez plus de revenus de travail, vous ne pouvez pratiquement plus ré-investir et par conséquent, les « drawdowns » vous affecteront infiniment plus que tous les autres intervenants ici qui disent ne pas avoir peur d’une « baisse ». Certains disent qu’ils ne sont en baisse « que de 4.2% » (et c’est peu par rapport à certains autres) depuis le haut de cette année alors qu’avec ma stratégie, je suis en hausse de 3.1% depuis la même date… C’est quand même plus de 7% de différence, ce n’est pas négligeable !
        Si le marché boursier baissait de 80%, ce serait game over pour vous… Si durant cette même baisse, vous aviez 60% de votre capital en obligations à court terme dont le taux d’intérêt oscillerait probablement à ce moment là autour de 8% (d’où la baisse du marché boursier), vos besoins de base seraient entièrement couverts par votre portion obligations et vous pourriez attendre aussi longtemps que nécessaire la « remontée » qui serait fort lente, je vous l’assure.

        Autrement dit, le scénario idéal est de couvrir 100% de nos besoins de base avec la portion obligataire de notre capital de retraite, le reste étant du bonus… Mais actuellement, dans votre cas, cette portion obligataire consommerait 100% de votre capital de retraite vu les faibles taux d’intérêt.

        Je n’ai ni à me justifier ni à me défendre de quoi que ce soit puisque ce que j’avais prévu s’est en partie réalisé en Octobre. Ce que l’avenir nous réserve, on ne le sait pas mais il vaut mieux être prudent et méfiant.

        En terminant, mon message est pour vous, et vous SEUL :
        Soyez prudent et faites attention; votre capital de retraite, c’est votre liberté, protégez-le du risque. Ce n’est pas une question de peur, mais de bon sens !
        « NEVER LOSE MONEY »‘.

        1. Pour le moment, tout juste tantôt même, je me retrouve dans le trou autour de 536,55$ en termes de perte non matérialisée par rapport donc au jour de départ du 17 juillet dernier. Si cela faisait une bonne année que j’investissais déjà dans ce FNB ZSP coté 5 étoiles Morningstar, je serais toujours dans le vert d’environ 13,18 %, même dans la foulée de cet octobre noir. Je croise les doigts! Si je voulais me payer un super tour de montagnes russes dix ans durant non-stop, eh bien me voilà servi comme le prince des ténèbres! 🙂

          1. 268,28 $ de perte non matérialisée à la clôture d’aujourd’hui, du moins, par rapport à mon point de départ… ouf, soulagé! 🙂

          2. Votre capital investi avec un drawdown de $ 540 n’est pas énorme.
            Le jeune retraité lui a, au moins, $ 700 K d’investis… Un drawdown de 5-7% représente pour lui une année complète de décaissement… Heureusement que ceci sera réduit de moitié environ grâce à ses dividendes mais on comprend qu’un marché en baisse constante durant plusieurs années l’affectera de manière très significative.
            À propos, le « renversement » de tendance de cette semaine semble être un faux positif, d’où l’importance d’avoir placé des ordres « stop » d’emblée…
            Donc retour à une position cash de plus de 90% avec une mise INVERSE sur les obligations US à long terme (20 ans et +). C’est une forme de hedging qui est accessible à tous (pas besoin de compte sur marge pour transiger des options et produits dérivés…). Mais il faut faire ses « devoirs » dans ce domaine.

          3. Là ça y est, vous m’avez perdu dans la brume, Darth. Je veux rester simple, m’en tenir à une approche pas compliquée du tout. Informée, cultivée, mais sans plus. L’analyse technique ne me dit rien qui vaille, ce genre de bouquin me rebute d’emblée. Elle ne correspond pas avec ma forme d’intelligence. J’en reste donc aux classiques de référence qui vulgarisent et démystifient la chose financière intelligemment.

            Je reste persuadé – de quoi je me mêle? – que vous feriez un meilleur rendement à moyen et long terme en prenant une position ferme axée sur la valeur de longue haleine. Je crois qu’il est inutile et contre-productif de faire de constants aller-retour en dehors puis en dedans du marché ou en sens inverse ou en même parallèle. À preuve, votre rendement de cette année de 3 %, octobre noir compris, en comparaison avec le rendement mobile du ZSP qui est de 13,68 %. Mais bon, chacun son profil !

          4. Mon rendement cette année n’est pas de 3% !!! Vous ne comprenez pas ce que vous lisez ! Mon rendement pour le mois d’ Octobre (que vous qualifiez de noir alors que la correction ne fut que de 12.5%) est de 3.3% EN 1 MOIS soit
            39.6% annualisé ! Autrement dit, au lieu de me retrouver à -12.5%, j’étais à + 3.3% soit une DIFFÉRENCE DE 15.8% EN MA FAVEUR en 1 mois.
            D’autre part, je ne rentre pas et ne sors pas CONTINUELLEMENT du marché mais J’ÉVITE les corrections majeures lorsque possible et je me retire à la veille d’un bear market parce que je le peux (petit investisseur) tout en adoptant la stratégie des Pros en adoptant une position inverse MODESTE mais qui me donne un rendement POSITIF lors des baisses du marché. C’est du money management 101.

          5. Rendement du ZSP ajusté pour les fractionnements et dividendes en 2018 :

            1er Jan 2018 ZSP = 37.79
            31 Oct 2018 ZSP = 40.50

            Différence = (2.71/37.79) x (12/10) x 100 = 8.6% jusqu’à maintenant et l’année n’est pas terminée (donc la possibilité de baisse également).

            C’est loin de votre 13.68%, n’est-ce pas !

          6. Je crois, Darth, que nous pouvons nous fier sur les chiffres publiques de Morningstar quant au « rendement mobile » du FNB ZSP de la BMO, tout est là, que chacun y fasse ses constats, inutile que je les commente: http://quote.morningstar.ca/QuickTakes/ETF/etf_ca.aspx?t=ZSP&region=CAN&culture=fr-CA

            J’y ai pris position depuis trop peu longtemps , trois mois, pour que ce soit significatif quant à moi. Je verrai en juillet 2019. Mais si j’y avais été depuis déjà au moins une année entière, les chiffres sont bien là. Je ne les ai pas inventés!

            Désolé pour ma méprise quant aux vôtres. Je vous avais mal lu.

            Bonne continuation!

          7. Autrement dit:
            «Rendement mobile
            AAJ: 01/01/2018 – 09/11/2018 ZSP:3,54|9,58%»

            Je campe sur mes positions, Darth: il ne sert pas à grand-chose, selon mon approche à moi, passive, pour le peu que j’en connaisse, de s’exciter le poil des jambes à spéculer au moyen d’options. Tant mieux si êtes une anomalie positive sur le long terme. Je vous le souhaite sincèrement.

            Bon, je vous laisse là-dessus en ce qui nous concerne tous deux! Nous avons fait tout le tour de la question plusieurs fois!

          8. Je comprends VOTRE position passive parce que vous avez une rente viagère et trop peu de capital « investi » en bourse pour vous « casser la tête ».
            Ce N’EST PAS le cas du jeune retraité. TOUT son capital de retraite a été investi en bourse AU PLUS HAUT DU MARCHÉ.
            Lorsque TOUT notre capital est ainsi investi, on NE PEUT se permettre d’être passif, il faut ACTIVEMENT protéger ce capital surtout si on n’a plus aucun autre revenu (travail, fonds de pension public ou autre, rente viagère, etc…).

            L’ idée que je défends n’est pas de spéculer mais bien de gérer ce type de risque… Peu importe la stratégie défensive pour laquelle on optera (options, FNB inverses, vente à découvert, sortie du marché, etc…), il n’en demeure pas moins qu’il FAUT avoir une stratégie de protection de son capital de retraite pour en assurer la pérennité… C’est du gros bon sens, du « sound money management » que tous les BONS traders (qui savent gérer le risque) mettent en pratique. Ce sont les seuls traders qui font de l’argent alors que plus de 90% de ceux qui se prétendent traders finissent, invariablement, par tout perdre ! Mais il n’est nul besoin d’être trader pour s’inspirer de cette stratégie défensive et l’ADAPTER à notre situation personnelle.

            Il faut appliquer les idées de Munger et Buffett, mais ne pas se limiter à leurs seules idées car il y en a d’autres qui sont également très bonnes en fonction de circonstances particulières.
            Je ne me bats pas contre les idées des autres, je ne fais que signaler le risque que prend le jeune retraité avec son capital de retraite, DANS SA SITUATION PARTICULIÈRE PERSONNELLE…
            Mes commentaires ne visent pas des gens dont la situation est TOTALEMENT différente de la sienne.

            Qu’on me croie ou non, que l’on m’aime ou non, cela m’est totalement indifférent mais les chiffres sont là et ils ne mentent pas.
            Il suffit de regarder le volte-face qu’à fait le marché vendredi et de voir son comportement d’aujourd’hui lundi pour comprendre que quelque chose ne fonctionne plus (hé oui, analyse technique de faux positif, de correction haussière dans un bear market).
            Correction baissière ou Bear ? Seul l’avenir confirmera ce que nous vivons en ce moment, mais je penche du côté Bear pour l’instant pour toutes les raisons que j’ai énumérées auparavant..
            Compter sur la « clémence » de la FED pour ne pas augmenter les taux d’intérêt trop haut ou trop vite c’est du « wishful thinking ». Le rôle de la FED n’est pas de « favoriser » le marché boursier mais de garder un certain contrôle sur les épisodes d’inflation et de récession en ajustant la politique monétaire.

            Dans les deux cas, ma stratégie sera la même soit celle d’éviter au maximum un « drawdown » catastrophique.
            Le « DON’T FIGHT THE FED » et  » THE TREND IS YOUR FRIEND » prennent ici toute leur importance et ceux qui comprennent bien ces concepts sortiront gagnants de cette situation.

            Là-dessus je suis d’accord pour clore le débat car à peu près tout a été dit sur ce sujet « brûlant ».

    2. Darth, vous ne saurez jamais ce que vous manquer à ne pas lire cet ouvrage de Shiller incontournable, un vrai classique dont c’est la 3e édition remise à jour, vous allez vous reconnaître et tout à la fois en apprendre énormément, encore plus, eh oui, à savoir comment gérer nos propres risques personnels sur tous les marchés spéculatifs, bourse, obligataire ou immobilier. J’ai l’impression que vous allez sans doute être quelque peu échaudé vous-même dans votre approche un brin trop cavalière à mon sens.

      Il m’ a donné enfin l’heure juste et récente, toujours en cours dans les principes, quant au rendement historique du S&P 500, tous les creux de vagues, les pics qui ont eu lieu depuis 1871 jusqu’à 2014, mais surtout les bulles d’exubérance suivies de longs passages à vide, en effet, donc le marché boursier dans une perspective historique illustrées de courbes graphiques et de statistiques très éloquentes, voire même choquantes quant aux idées préconçues que nous nous en faisons en toute inconscience.

      L’ouvrage a été réédité en 2015. Les données sont encore fraîches et trouvent encore écho en ce moment. Un ouvrage exceptionnel, un classique du genre, pour qui veut être conscient du risque bien réel qu’il court sur les marchés boursier, obligataire ou immobilier. Le mythe de l’efficience des marchés est battu définitivement en brèche.

      Voici les références chez l’éditeur français et la quatrième de couverture: https://www.deboecksuperieur.com/ouvrage/9782807302037-faut-il-avoir-peur-des-bulles-financieres?fbclid=IwAR3irWe-BKAdQEatKNPLSJGNkjXiUx_qf8-FjHfUMm0PsbnL3-Ekk3klnS8

      «Dans cette édition refondue, mise à jour et élargie de son bestseller, l’économiste Robert Shiller, qui mettait en garde contre les bulles à la fois technologiques et immobilières, prévient maintenant que les signes d’une exubérance irrationnelle chez les investisseurs se sont accrus depuis la crise financière de 2008-2009. Avec les cours élevés des actions et des obligations aux États-Unis et la hausse des prix de l’immobilier dans plusieurs pays, l’essor d’après la crise des subprimes peut parfaitement conduire à une nouvelle illustration de l’argument crucial de Shiller selon lequel la volatilité générée par la psychologie des acteurs est une caractéristique inhérente à tous les marchés d’actifs. En d’autres termes, l’exubérance irrationnelle est plus pertinente que jamais.

      L’ouvrage explique tous les facteurs qui font monter ou chuter les marchés. Il montre comment l’euphorie des investisseurs peut conduire les prix des actifs à des hauteurs aussi vertigineuses qu’intenables et comment, à d’autres moments, le découragement de ces mêmes investisseurs peut faire baisser ces prix à un niveau très faible.

      Outre le diagnostic des causes des bulles des actifs, cet ouvrage recommande des changements de politique urgents pour atténuer leur probabilité de survenance et leur ampleur et suggère les moyens pour les individus de réduire les risques qu’ils prennent avant que de nouvelles bulles apparaissent. Aucune personne dont l’avenir dépend de ses placements pour sa retraite, son logement ou tout autre investissement, ne peut se permettre de ne pas lire cet ouvrage !»

      1. Merci, je le lirai un jour mais il ne m’apprendra pas grand chose de nouveau car tous le graphiques des divers marchés, je les ai également étudiés de long en large et je suis conscient de la bipolarité pathologique et immuable des « investisseurs ».

        1. Le graphique illustrant l’historique du S&P 500 y est tout à fait est inédit, c’est le plus fascinant que j’ai vu, je ne l’ai aperçu nulle part sur le Web, seulement dans ce bouquin, il est fait de main de maître par Shiller, il montre très bien le long passage à vide de 15 ans suite au Boum du Millénaire. Le SP 500 en a subit pas mal au fil du temps, c’est bien pire que je ne croyais. J’ai déchanté raide!

          Je m’en souviens bien, moi, parce mon défunt papa, le pauvre, un homme d’affaires en série mais qui n’a jamais eu la main heureuse en bourse, a dû en pâtir drôlement après avoir bu un sacrée tasse lors de l’écrasement de 87 dans le sillage de Nortel, imaginez un peu. Il a cependant su tirer à long terme son épingle du jeu en immobilier et de divers petites affaires de toutes sortes d’envergure régionale.

          Il a perdu une véritable fortune patrimoniale lors de la faillite des pointcoms. Je l’avais pourtant mis en garde un an à l’avance, informé par mes lectures à propos de Buffett qu’on voulait faire passer alors pour un has been ridicule parce qu’il dénoncait l’économie « virtuelle » comme étant sans aucun fondement solide.

          Mon père avait été très mal conseillé par un imbécile du milieu financier qui s’imaginait que l’indice NASDAQ c’était du béton armé à l’aube d’une nouvelle « ère » économique sûre et certaine. Comme de fait, l’indice n’est remonté au niveau qu’il l’avait acheté qu’en 2015, soit un an APRÈS sa mort! Que Dieu ait son âme! 🙁

  23. De nos jours, le SP 500 chute proportionnellement plus que le Dow Jones à cause de la présence des FAANG qui, autrefois, n’étaient pas présents. Paradoxalement, certains titres du SP 500 (BRK-B par exemple) ne sont pas surévalués et se transigent à des multiples raisonnables de leurs bénéfices.
    Nous assistons à une débâcle des « high flyers » technologiques un peu comme ce fut les cas autrefois pour les « dot.com ».
    J’avais mis en garde le jeune retraité contre certains titres dont Facebook et Apple.
    Il doit être content d’avoir vendu ses FB qui sont en chute de 39% par rapport à leur haut de cet été… Et ce n’est pas terminé, même que le « sacro-saint » APPL commence à tituber avec le ralentissement de la vente de ces iPhones.
    Avec ses FNB, il est en perte quand même mais pas autant que s’il avait gardé les mêmes positions.
    Un bear market (et Morgan Stanley vient de le confirmer) c’est drôlement vicieux, d’où l’importance primordiale de mettre en place des mécanismes de protection du capital, SURTOUT lorsqu’on a plus aucun revenu de travail (ex: retraité ou rentier).

    1. Moi je trouve ça trop court, deux mois consécutifs, d’autant plus que dans le contexte annuel aucun des FAANG, (« high flyers » technologiques) n’est dans le rouge, sauf Facebook, en effet :

      “We are in a bear market,” Morgan Stanley equity strategist Michael Wilson told clients in a Monday report, CNN reports. The banking giant has been issuing negative warnings since at least April. Wilson pointed out that more than 40% of the S&P 500 is down 20% or more. Definitions vary, but the usual metric is when a mix of stock indices have dropped an average of 20% over two months. réf.: http://fortune.com/2018/11/20/morgan-stanley-bear-market/

      Je suis plutôt d’accord avec cela: «Goldman Sachs est plus positif, suggérant vendredi que le S&P 500 a encore une marge de croissance d’environ 6% cette année. «La volatilité n’est pas la même chose qu’un marché baissier soutenu», écrit Erik Knutzen, directeur des investissements multi-actifs de la société, dans le rapport.»

    2. Je prends donc note et me croise les doigts:

      «Historiquement, presque tous les marchés baissiers depuis la Seconde Guerre mondiale ont commencé avec des baisses constantes et importantes, plutôt qu’une simple volatilité. Des baisses de 5% à 10%, voire plus, peuvent se produire en période d’incertitude financière et politique mondiale, mais elles s’accompagnent de hausses similaires. Les marchés baissiers commencent avec des baisses moyennes constantes.

      Les signes à surveiller au cours des semaines et des mois à venir ne sont donc pas volatils, mais plutôt la tendance moyenne du marché à la baisse sur une période de quatre à huit semaines.»
      Is the Dow Jones Plunge Signaling the End of the Bull Market? http://fortune.com/2018/10/10/bear-market-signaled-with-stock-drops/

      1. Une « correction » dure de 2 semaines à 2 mois avec des baisses journalières importantes sans éléments économiques majeurs comme détonateurs…
        Ici, c’est une baisse CONSTANTE : les hauts sont plus bas que les hauts précédents et les bas sont plus bas que les bas précédents : c’est la réelle définition d’un bear market. La baisse de 20% n’est qu’un « mini-bear » au milieu d’un bull market séculaire d’une durée de plusieurs décennies (depuis la seconde guerre mondiale). Mais le temps entre la seconde guerre mondiale et aujourd’hui ne peut être considéré comme « historique » pour caractériser le comportement d’un marché boursier car cette période est simplement trop courte dans le temps. Il faut au moins considérer 100-150 ans pour avoir une image d’un cycle MAJEUR complet (cependant, nous n’avons pas encore une image suffisamment claire d’une telle durée de notre système « capitaliste » moderne).
        Si le bull séculaire est en fin de carrière et qu’un bear séculaire débute, c’est là que cela devient extrêmement dangereux pour des « rentiers » vivant de leurs revenus de placements exclusivement boursiers et c’est malheureusement ce que les gens ne comprennent pas puisqu’ils ne l’ont jamais vécu et ne peuvent même pas s’imaginer que cela puisse se produire un jour…
        Est-ce que l’avertissement de 2008-2009 constituait en fait la pointe du iceberg ?
        Si les courtiers sérieux ont avisé leurs très gros clients de retraiter vers des positions cash, il y a une raison. Il n’y a pas de fumée sans feu.
        C’est lorsqu’on voit son capital fondre constamment, année après année, qu’on prend vraiment conscience de ce fait. Il y a des bear markets qui sont des oursons (durée moyenne de « 2 ans ») et d’autres qui sont des Grizzlis pouvant durer plus de 20 ans et qui se produisent une fois par grand cycle économique (ou cycle de Kondratieff pour ceux qui préfèrent) et c’est ceux-là qu’il faut absolument éviter quoiqu’en disent les supposés « experts ».
        Le Japon est toujours en baisse de 50% par rapport à 1989, soit 30 ans plus tard. Dans leur cas, le « Bear » a duré de 1989 à 2012 (baisse totale de 87%) et depuis , un bull hésitant est apparu, mais pour les « retraités ou rentiers » de 1989 au haut du marché, ce fut « game over » et ils sont toujours en perte sur papier d’environ 50%…(mais ils ont probablement déjà tout épuisé ce capital résiduel car ils étaient en phase de décaissement… Alors ils sont soit retournés au travail, soit vivent dans la misère avec les faibles revenus de pension d’état).
        Mais on ne sait pas à l’avance dans quel scénario on se trouve surtout si on n’a que peu ou pas d’expérience et « laisser passer la tempête » peut être le pire choix à faire dans les circonstances… Lorsqu’un ouragan de catégorie 4 ou 5 vous menace, il n’y a aucun doute qu’il faille évacuer de toute urgence dès que les premiers vents se lèvent… Il faut appliquer cette même discipline en ce qui concerne les marchés boursiers car une fois la baisse enclenchée, on devient paralysé, catatonique, ne sachant pas quoi faire… Au lieu de couper court à nos pertes, on reste 100% investis, se raccrochant à un espoir futile que tout remontera rapidement, mais malheureusement on tombe dans un bear market séculaire qui nous lave complètement. C’est lorsque la baisse dépasse 60% du haut précédent que la catastrophe s’enclenche, c’est le seuil de « non-retour ».
        Il faut savoir se défendre activement contre ce genre d’événement, éviter de plonger sa tête dans le sable (attitude de l’autruche), et réaliser que nous sommes dans l’erreur. Ne pas reconnaître ce fait pourrait potentiellement nous ruiner à la longue selon les circonstances.
        Mais chacun doit assumer les conséquences de ses choix tout en sachant que la « loi de Murphy » affiche toujours un malin plaisir à nous prendre à contre-pied ou les culottes baissées.
        Aucune décision prise vis à vis le marché boursier n’est parfaite. Il y a une grande part de chance et de hasard au quotidien mais on peut douter de certaines situations extrêmes et anticiper que la relation risque-bénéfice n’est pas en notre faveur à un moment donné. Il faut reconnaître ce moment-là et décider. Une fois la décision prise, on en assume les conséquences.
        Mais si on esquive continuellement les pertes, surtout celles qui sont importantes, on évite de se ruiner par excès de confiance.
        La pierre angulaire ici, c’est l’évolution des taux d’intérêt. Il faut parfaitement comprendre l’importance de leur rôle. Lorsque les taux passent de 0.25% à 1.75%, ils multiplient en fait par 7. Cela associé au retrait de la liquidité excessive par la FED américaine NE PEUT PAS maintenir des conditions favorables à un bull market des actions. La conséquence est une baisse du marché qui ne se renversera pas avant que la FED ait arrêté la hausse des taux et procédé à deux baisses consécutives subséquentes de ces mêmes taux.
        Si les taux atteignent 4% avant que la FED ne devienne « neutral », les taux auront multiplié par 16! Aucun bull market ne survit à cela.

        1. Il ne faut pas m’en vouloir de vous dire que j’espère que vous avez tort sur toute la ligne avec votre foutu pessimisme pourtant hyperréaliste !

          Sauf que, je n’essaie même pas de vous contredire, je ne crois pas plus que vous à l’efficience globale des marchés.

          Moi qui ne connais rien aux joutes de Hockey, je témoigne que prendre le pouls des sursauts de la Bourse est pas mal plus horrifiant comme suspense au jour le jour!

          J’y suis maintenant depuis 4 mois, à peine, et je ne me demande bien comment je vais faire pour supporter cela dix, douze ans de plus, ouf! Ça va finir dans une cellule capitonnée!

          Tout compte fait, J’aurais bien mieux joué mes cartes, dans un tel contexte baissier, en achetant d’emblée le fonds de dividendes américain ZDY. Il n’est pas surpondéré avec les FANGS comme le SP 500. Il traverse beaucoup mieux les corrections. Il est aussi nettement moins risqué. Il protège très bien contre l’inflation à long terme. Avoir su! Son ratio cours/bénéfices prévisionnels de 13,20 est bien meilleur aussi.

          Avoir su, donc, quand mon fonds valait 58 500 $, j’aurais bougé mon cul, pris mon petit profit mieux que rien en attendant, et acheté le ZDY de la BMO, ç’aurait été un très bon mouvement de repli gagnant. Personne n’est devin sur le coup!

          Là maintenant, pas le temps de vendre à la baisse, c’est évident. Sauf que la question se pose désormais si en profiter pour acheter plus de parts tandis qu’à la baisse on en obtient plus constitue encore une bonne stratégie d’achat!

          Faire la girouette c’est encore plus stupide de toute façon. Patience et longueur de temps, voilà! Le ZDY coûte cher à long terme, 0,34% des actifs. Pas trop bon non plus!

          Mais à ce prix, je l’ai suivi tout le long de la crise et même un petit peu avant parce qu’il est coté 5 étoiles chez Morningstar tout comme le ZSP, car la question des dividendes comme repli stratégique me taraude depuis un certain temps, il est vraiment plus reposant et le capital croît très bien à long terme.

          Mais il n’est pas dit que je ne réinvestirai pas dans le ZSP en janvier prochain. Je persiste à prétendre, pour le peu que je crois en savoir, qu’il faut resituer tout cela dans un contexte annuel et non pas seulement trimestriel. Ne serait-ce que pas pitié pour notre santé mentale!

          Toutefois, la question se pose désormais si en profiter pour acheter plus de parts en janvier prochain tandis qu’à la baisse, si c’est encore la tendance lourde, on en obtient plus, constitue une bonne stratégie d’achat à l’avenir si jamais le marché baissier devait se confirmer.

          Voilà ce que j’ai lu hier dans le magazine Fortune, selon le stratège en chef de Morgan Stanley qui prétend que cette stratégie ne fonctionne plus dans un contexte de «bear market». Il recommande de vendre quand ça va remonter au niveau initial, puis de se mettre à l’abri! À contre-vérifier!

          D’accord que bien avant de rejoindre les 3,7 % de taux des obligations d’État 10 ans, tous aux abris anti-séculaires! Aussi retourner tout de suite, pour les frileux, aux CPG d’un an fermé à 3,1% chez Tangerine, l’inflation actuelle tourne autour des 2,4%.

          1. En passant, ce n’est pas une question de pessimisme ou d’optimisme. En bourse, et ceci est capital, on a intérêt à voir le RÉALISME en face… Ce réalisme peut être positif, neutre ou négatif mais il faut absolument savoir où on se trouve et ne pas faire du « wishful thinking ». Même si les marchés s’écroulent, il y a beaucoup d’argent à faire rapidement lorsqu’on sait se positionner correctement. Idem pour les marchés neutres (latéraux) et haussiers (les plus faciles).
            « Think outside the box » comme disent les anglophones. Faire de l’argent en bourse, ce n’est pas exclusivement acheter des titres qui montent en valeur… Il y a d’autres avenues lorsque les marchés ne montent pas. Il faut juste savoir quoi faire et quand le faire.
            Je ne suis pas un pessimiste mais un réaliste. Ce n’est pas une question de sentiments mais de réalité boursière à un moment donné. Je n’espère pas, j’agis lorsque le marché me prend à contre-pied. LE MARCHÉ A TOUJOURS RAISON quelles que soient vos opinions ou espérances et si vous le combattez, il finit par vous ruiner.

  24. Powell vient de nuancer ses propos quant à l’augmentation des taux d’intérêt… Est-ce suite aux vociférations de Trump ?!
    Les taux vont encore augmenter mais pas tant que cela selon ce que dit le président de la Fed qui précise que nous sommes « just below neutral ».
    Donc mon analyse est que le pire de la baisse semble derrière nous ce qui explique le comportement du marché aujourd’hui.
    Fermeture de mon « hedge » sur le Nasdaq mais je le garde sur les obligations de 20 ans +.
    Pour 2019, je pense qu’on aura un marché latéral (« sideways ») à moins d’annonces extraordinaires comme la fin des tarifs douaniers avec la Chine et l’Europe…
    Donc un environnement propice aux traders, pas tant séduisant pour les investisseurs (« buy and hold »). L’analyse technique des graphiques aura ici sa place pour ceux qui savent en tirer des conclusions appropriées. Mais pour cela il faut avoir étudié les marchés pendant beaucoup plus que 4 mois… Disons au moins 25 ans.

    1. Le jeune retraité et moi avons cela en commun d’acheter et de conserver, voilà tout. Je n’ai aucune envie d’aller et venir en Bourse. Je me contenterais du rendement moyen du marché soit le SP 500, je veux battre l’inflation à long terme.

      Cela dit, en train de lire le chapitre « Comprendre où nous sommes » de La chose la plus importante, de Howard Marks, chez Valor éditions. Très instructif de mon point de vue passif comme approche.

      Après avoir décrit les trois approches principales, soit la vôtre, tenter de déjouer les cycles futurs, la mienne, « buy-and-hold »: «Il y a une troisième possibilité, et c’est la bonne selon moi. Pourquoi ne pas simplement essayer de déterminer où nous nous situons par rapport au cycle et ce que cela implique pour nos actions »»

      La suite du chapitre est du plus haut intérêt et d’ailleurs tout le livre, au complet et dans le détail, tant c’est un vrai grand classique de référence, je crois, un des livres de chevet de Warren Buffet! Je n’avais jamais lu encore quelque chose d’aussi pertinent quant à savoir comment gérer notre rapport risque/rendement.

  25. Mon approche n’est pas de déjouer les cycles futurs mais d’éviter les « drawdowns » (pertes ou pertes sur papier) de manière à maximiser le rendement.
    Celui qui a évité la baisse d’octobre-novembre part avec un avantage de plus de 10% sur les autres en ré-intégrant le marché maintenant en supposant qu’il y ait un « Christmas rally » ce qui semble probable après le changement surprenant et inattendu de l’opinion de la FED Américaine.
    Je suis flexible et non ancré dans une seule et unique attitude car je le peux en étant « petit » investisseur. Le fonds mutuels ne peuvent fonctionner comme je le fais car ils sont trop gros… Comme le Titanic, ils ne peuvent changer de cap à temps pour éviter les « drawdowns ». Ce serait fou de foncer dans le iceberg alors que l’on peut l’éviter tout simplement.

    1. Tant qu’il ne s’agit pas de timing market proprement dit à vue de nez avec de continuels allers-retours à la roulette russe à coups de pure analyse technique complètement bidon, selon moi, mais de savoir en gros où nous nous situons, comme dit Howard Marks, dans l’évolution du cycle actuel, surtout si on a comme moi chevauché la vague quand elle était déjà trop haute, cela vaut sans doute mieux qu’acheter et conserver quoi qu’il arrive tout en réinvestissant périodiquement sur le long terme à la baisse comme à la hausse afin d’établir une bonne moyenne.

      Autrement dit, si je vous suis bien, quand une saison de tempêtes hivernales s’annonce, je ne dis pas quelques secousses passagères pendant un mois, si on sent bien – par expérience et par perspicacité – qu’elle risque surtout de bientôt se lever pour de bon, il serait temps alors de vendre tandis que le prix est bon, alors que c’est toujours en train de hausser, puis de se replier sagement avec son bateau dans une baie, à l’abri juste à temps d’une interminable séquences de baisse ou même d’un éventuel naufrage.

      J’ai passé au crible les FNB de la BMO en constatant qu’il en existe qui sont très peu exposés de plein fouet à la volatilité en vue d’une telle éventualité. Le ZDY, par exemple, n’a baissé que de 30 %. Ils n’ont pas bronché du tout, ceux-là, lors de la très sérieuse correction de 10 % (6,60% dans mon cas) d’octobre dernier et pourtant ils rapportent bien assez selon leur historique pour nous battre l’inflation. Mais évidement leurs frais de gestion sont de l’ordre du 0,35 % et un peu plus parfois.

      Il s’agit en somme de bien équilibrer notre propre risque-rendement versus l’objectif principal que nous visons à long terme, je pense. Moi c’est l’inflation qui va gruger ma rente viagère prescrite et la nécessité aussi de pouvoir faire quelques ponctions dans mon CELI en cas de besoin d’ici 8 ans, mettons. Je devrai alors change de voiture d’occasion, la mienne aura 12 ans à cette époque-là, mais 16 ans d’âge, c’est une 2011.

      1. Remarquez, au bilan du ZSP, il a reculé de -2,5 % sur les trois derniers mois, il fait très bien ce mois-ci, soit +4,81 %, +9,78 % sur 1 an, +11,01 % sur trois, et +15,52 % 5 ans. Il ne devrait pas être trop difficile de m’en remettre d’octobre. J’ai bien l’impression que tout compte fait c’est encore M. Périodique qui l’emporte. Je prends ces chiffres dans une application de Windows 10 qui nous permet de suivre nos valeurs préférées. Elles concordent avec celles de Morningstar. Le ZDY axé sur les grandes entreprises américaines de valeur qui ont une excellente historique de versement de dividendes, et qui ne comptent pas de FAANGS, fait encore mieux.

  26. ZDY n’est pas un fonds indiciel à proprement parler, il est composé de 100 compagnies choisies selon leur dividende.
    Il est bien structuré car aucune de ses composantes ne dépasse 2% de l’actif donc il est diversifié de manière prudente et intelligente.
    Cependant, il n’existe que depuis 2013 donc son rendement est un peu faussé car on est dans un bull depuis 2013 et le dollar US s’est apprécié par rapport au dollar canadien… Le rendement tient compte de ces deux facteurs mais il a mieux fait que le SP 500 car il n’a pas subi les corrections importantes des FAANG.
    C’est un bon choix pour un investisseur prudent mais si les FAANG rattrapent tous leurs pertes, le SP 500 fera mieux à l’avenir que le ZDY.
    Dans 10 ans, on pourra faire une comparaison plus juste des deux car 5 ans, ce n’est pas suffisamment représentatif.
    Ceci dit, il n’est pas déraisonnable d’appliquer des principes éprouvés de trading dans la gestion de son portefeuille d’investissement pour éviter les pertes dans les marchés baissiers vicieux.
    À chacun sa méthode.

    1. À propos, Darth, pensez-vous que la couverture de devise pour les FNB ZSP, HXS, VFV serait nécessaire pour plus de sécurité à court terme alors qu’historiquement le dollar canadien tourne autour des 80 cents US? Le ZUE en a une, mais il performe nettement moins bien.

      Le ZSP date de 2012, lui. Le ZDY, 2013, en effet. Il me semble que 5 ans ça commence à être quand même un petit peu significatif. Ils ont une bonne historique, au moins. Pas comme les nouveaux FNB Vanguard tout-en-un, dits à répartitions d’actifs, qui viennent de démarrer en janvier 2018. À 0,22% de frais, ils pourraient bien constituer, sait-on jamais, une excellente initiative aux fonds communs qui chargent un 2 % exorbitant.

      Je me rend compte, après avoir lu Howard Marks, que j’aurais surtout intérêt à long terme à peaufiner davantage mon rapport risque/rendement/frais. D’où tout ce magasinage virtuel à rebours. J’avoue que j’ai déjà le vertige qui me prend à la gorge dans les montagnes russes du S&P 500 !

  27. Ahah, je suis revenue voir après près d’un mois s’il y avais encore du crêpage de chignon. À mon plus grand désarrois, ben oui. Et sur les même points… Quasiment drôle de regarder ca. C’est comme un dialogue de sourd les yeux bandés… Achetez des titres de qualité, gang. Réinvestissez vos dividendes (DRIP) et arrêtez de vous casser le bicycle comme on dit.

    Comme ca vous allez bien dormir, arrêter de craindre quand ca baisse un peu et passer votre temps à faire autres choses que d’écrire de grands discours qui n’en finissent plus.

    1. Pas si simple, Dom, désolé! On croise le fer à peine, on ne se chamaille pas du tout. Sur le fond, avec son pessimisme défensif et hyperréaliste, Darth a raison sur toute la ligne, quant à la méthode, ça reste discutable et propre à chacun.

      Je cite, page 296, chapitre Faire la synthèse de tout cela, de La chose la plus importante, de Howard Marks, un classique de référence adoubé par Warren Buffett lui-même comme livre de chevet: «Au-delà de l’augmentation du potentiel de gains que cela procure, acheter lorsque le prix est plus bas que la valeur est un élément essentiel pour limiter le risque. On ne peut pas obtenir cela en payant plus cher un actif en forte croissance, ni en prenant part à une « envolée » du marché.»

      Or, au mois de juillet dernier, j’ai justement chevauché sur le FNB ZSP la vague du S&P 500 une fois trop haute, le con, et voilà que j’ai encore une perte non matérialisée d’environ 635 $ dans mon CELI pourtant bourré jusqu’à la gueule. J’ai donc pris part à une envolée du marché et ce faisant j’ai pris un énorme risque en pure perte, voilà!

      Pendant ce temps-là, mon compte d’épargne à intérêt élevé chez Tangerine au taux promotionnel pour 6 mois de 2,75 % m’a fait faire de l’argent un petit peu au-dessus de l’inflation de 2,4 %.

      Perdre ou ne pas perdre de l’argent, voilà le fond de la question! Vous m’en direz tant!

    2. Le jeune retraité ne peut pas ré-investir ses dividendes dans des DRIP comme vous le dites parce qu’il vit de ses dividendes… Il doit donc les retirer continuellement puisqu’il n’a aucune autre source de revenu, tout en espérant que la somme dividendes + gains de capitaux annuels couvrira ses dépenses courantes.
      Si ce n’est pas le cas, il doit soit piger dans sa réserve cash, soit dans son capital si sa réserve de cash est épuisée… C’est à partir du moment où l’on puise dans son capital investi que cela commence à fondre comme neige au soleil.
      Pour vous et moi, ce n’est pas un problème puisque nous avons des sources de revenu autres qui ne dépendent pas des performances boursières. En cas de bear market, nous sommes à l’abri mais pas le jeune retraité.

  28. Le marché va remonter un certain temps à cause de 2 événements : les commentaires « dovish » de Powell la semaine dernière et la trève USA-Chine de 90 jours déclarée en fin de semaine. Pas plus compliqué que cela.
    Donc « Christmas rally » probable et prises de positions en accord avec cette analyse soit FNB bull 2X daily Nasdaq 100 + action de conglomérat de qualité achetée au book value sous sa moyenne mobile de 200 jours.
    Combinaison d’analyse fondamentale et technique ce qui donne généralement de bons résultats.
    Hé oui, je ne suis plus « pessimiste » ou « bear » pour les 2 prochains mois… Mais je reste tout de même sur mes gardes.
    J’ai au moins évité la baisse de 10% d’oct-nov et je rachète mon « conglomérat » à 20% d’escompte. Potentiel de profit : 30-40% ce qui n’est pas négligeable.

    1. Plus que 0,29 cent CAD la part à reprendre pour en revenir enfin à mon niveau d’achat le 17 juillet dernier, tout en touchant du bois pour la suite des choses.

      En train de lire votre David Lynch, Darth, dans « Battre Wall Street », Valor éditions, lequel a été traduit en 2015. Hum! Pas sûr qu’il donnerait l’absolution à votre approche que de mon point de vue je n’arrive pas tout à fait à saisir, je l’avoue volontiers. Je la trouve emberlificotée en diable!

      Je ne citerai qu’un petit paragraphe au début du chapitre 2, L’inquiet du week-end, qui s’adresse aux petits investisseurs du dimanche, me rétorquerez-vous: «La clef du succès pour gagner de l’argent avec les actions c’est de ne pas avoir peur de les garder. Je ne saurais trop insister sur ce point. (…) C’est souvent ce que vous connaissez qui peut vous faire du mal. L’individu qui ne prend pas la peine de se demander où va l’économie, qui se fiche allégrement des conditions du marché, et investit en suivant un calendrier régulier (Moi entre autres!) s’en tire mieux que celui (Darth!) qui étudie le marché et essaie en permanence d’avoir le bon timing pour ses investissements, entrant sur les actions quand il se sent confiant et en sortant quand il se sent mal à l’aise.» Page 49.

      Bon, là-dessus, je vous laisse: la Bourse, comme les sports, appelle des commentaires sans fin, ouf! Bonne continuation quoi qu’il arrive, Darth. Bon vent à tout le monde!

      1. Bien sûr que je comprends tout cela, garder des FNB à dividendes et les ré-investir, etc… D’ailleurs c’est ce que je fais avec des FNB de la BMO tels que ZDY, ZSP, ZLU, ZDJ, ZUQ, ZQQ, ZLI, ZEUS, ZID, ZGQ, ZRE, ZUH, ZIN qui sont les seuls à en valoir la peine…
        Mais ce n’est pas une raison pour se laisser prendre dans un marché baissier lorsqu’on peut l’éviter.
        Lorsqu’on achète un titre à $ 80, qui monte à $ 100 rapidement et que l’on met un ordre stop juste en cas de retranchement et que la baisse se produit, on encaisse le gain de $ 20 et si la baisse est de 10%, on rachète le titre avec un escompte de 10% tout en y investissant le gain de capital précédent pour obtenir plus de titres. C’est un « auto-dividende » que l’on s’accorde soi-même et que l’on ré-investit. Une autre alternative est de vendre des options d’achat ou de vente sur le même titre selon les circonstances.
        Investir, ce n’est pas quelque chose de très compliqué, mais ce n’est ni enfantin, ni facile.
        Ceux qui font des rendements exceptionnels lors d’une ou plusieurs années en particulier, ne font évidemment pas que du « buy and hold ». Ils rachètent des titres dans des « ventes de feu » et/ou prennent des positions pour profiter de la direction du marché (à la hausse ET à la baisse).
        Sur ce, bonne chance !

  29. Bonjour!

    Sans vouloir offenser personne votre débat, ici, est lourd à lire et interminable. Je ne crois pas qu’un blogue est la bonne place. SVP échangez en personne, par téléphone ou par mail. J’aimerais lire des personnes différentes qui pourraient répondre au sujet de l’article notamment sur leurs expériences avec les FNB. Merci de ne plus monopoliser la discussion et de rendre le tout digeste et inclusif pour les autres.

    Aussi vous avez émis votre opinion alors svp faire confiance en l’humain, son autonomie et son jugement. Ce que les gens font de leurs portefeuilles reste leurs responsabilités et tous ne seront malheureusement pas sauvés malgré les bonnes intentions.

    Sinon merci au jeune retraité pour cet article que j’ai trouvé très instructif que l’on juge qu’il ai raison ou tort dans sa démarche d’investisseur.

    Bonne journée à tous!

    1. Je seconde!

      Darth Vader, PFG, je vous demande de bien vouloir poursuivre votre discussion entre vous ailleurs.

      Vos commentaires monopolisent toute l’attention et n’apportent plus rien de nouveau aux autres lecteurs. Je pense que vos positions respectives ont été exprimées.

      Peut-être devriez-vous échanger via courriels ou vous rencontrer pour prendre une bière (je vous l’avais d’ailleurs déjà proposé), mais ce blogue n’est pas l’endroit.

      En passant, mon invitation tient toujours.

      Merci pour votre compréhension!

      1. Oui, en effet, ce débat finissait là et il était temps. J’accepterais l’invitation de notre hôte avec plaisir. À Darth de voir! Quoiqu’il en soit, bonne continuation.

        1. Oui, peut-être un de ces jours, pourquoi pas… La bière fait partie des « staples », titres « défensifs » !
          En passant, le Bear est de retour, c’est définitivement un Bear et non une correction… Sorti du marché de nouveau et je n’y reviens pas avant le réveil de l’ours ce qui peut être très long !
          Aujourd’hui, un « Black Swan » s’est produit (Huawei).
          Ça va brasser, alors bonne chance !

  30. Marché boursier = Caveat Emptor comme on dit.
    Ceux qui auront lu ces échanges auront au moins été avertis.
    Pour les autres, si ça plante de 50% ou plus sans récupération, alors tant pis !
    Ils reviendront lire un jour ces débats si lourds… mais pourtant gratuits !
    Là-dessus, adieu… Je retourne dans ma galaxie.
    Vader est parti faire…pipi.

  31. Bonjour, petite question pour toi…

    Comment as-tu divisé tes actions USA et internationales?
    30%
    VTI x%
    XUU x%

    30%
    XEC x%
    XEF x%

    De plus, tu dis que le VTI est en argent US, si je comprends bien, tu dois transférer de l’argent dans ton compte US WealthSimple et par la suite tu es en mesure d’inverstir dans VTI?

    1. Bonjour Matt,

      J’aimerais pouvoir te répondre, mais en vérité, je ne le sais pas encore. Depuis plusieurs mois, je fais la transition vers les FNB. Certes, étant donné que le marché boursier est en baisse, j’évite de vendre mes actions d’entreprise pour l’instant. C’est plutôt le temps d’acheter.

      Hypothétiquement, une fois la transition complétée, j’aurai peut-être 25% XEC, 5% XEF, 10% VTI et 20% XUU. Ça reste à voir.

      Par ailleurs, j’avais acheté de l’argent USD quand le taux de conversion était avantageux. J’ai donc ce montant dans un compte de courtage en ligne (BMO). Je n’utilise pas WealthSimple pour cette portion de mon portefeuille.

      Merci pour la question. Au plaisir!

      1. Le temps d’acheter… Pt’être bien que oui, pt’être bien que non…
        Pour pouvoir profiter pleinement des « aubaines » si elles se présentent, il aurait fallu sortir du marché en Août.
        Une position de 70%-100% cash est particulièrement avantageuse actuellement mais bien peu de gens sont dans ce cas… Emprunter maintenant pour investir (ou investir sur marge) est une épée de Damoclès.
        Si c’est un bear market d’une durée « moyenne » de 2 ans avec une baisse ne dépassant pas 50% du haut du mois d’Août, alors on a tout le temps d’acheter progressivement… Puisque cela ne semble plus être une simple correction, les baisses violentes et continues seront rares et les positions « inverses » contre-productives… Le marché va descendre en dent de scie et c’est ce qu’il y a de plus frustrant. La seule attitude actuellement est d’attendre et acheter progressivement des actifs à leur « book value », sous leur valeur intrinsèque avec un P/E inférieur à 10 et payant des dividendes…Cela existe ! Après il faut attendre et cela peut être très long et angoissant.
        Mais actuellement, ceux qui sont restés « investis » sont paralysés parce que vendre maintenant représente une perte. Mais si on attend, cette « perte » peut doubler ou tripler; cependant on ne le sait pas d’avance et c’est là tout le problème…
        C’est ici que ceux qui disaient qu’il était « facile » de s’ajuster en cas de marché baissier s’aperçoivent en fait que ce n’est pas du tout simple contrairement à leurs croyances…
        Comme disait l’oncle Warren : « Investing is fairly simple but it is not easy »
        Encore une fois, il avait raison.

      2. Comment déterminer, JS, s’il n’y a pas de corrélation négative sur le marché US entre les fonds VTI et XUU? À vue d’oeil, je n’arrive pas à les départager. Quels sont les critères de choix?
        J’ai fait des signets sur Morningstar sur les fonds de ton portefeuille de FNB. Je vais les suivre. Merci !

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