Comment investir dans les FNB

Comment bâtir un portefeuille de FNB?

En 2008, Warren Buffett lança un défi à tous les professionnels du placement qui prétendaient pouvoir « battre le marché ». Quiconque sélectionnerait des fonds spéculatifs offrant un meilleur rendement que l’indice S&P 500, sur une période de 10 ans, recevrait la somme d’un million de dollars (détails).

Étrangement, les barons de la haute finance boudèrent la gageure. Avaient-ils soudainement perdu confiance en leurs aptitudes?

Un seul dirigeant de Wall Street accepta de relever le défi, Ted Seides, de la firme Protégé Partners. Ce dernier sélectionna cinq portefeuilles formés d’une panoplie de fonds spéculatifs gérés par certains des cerveaux les plus réputés du monde des affaires.

Certes, une décennie plus tard, malgré son acharnement, monsieur Seides perd lamentablement son pari.

Son panier de fonds spéculatifs affiche un gain moyen de 2.2% par an, contre 7.1% pour le fonds indiciel.

La morale de l’histoire, selon M. Buffett, « Les investisseurs, petits et grands, devraient s’en tenir aux fonds indiciels à bas coûts. » (source)

Le pari de Warren Buffett
C’est d’ailleurs ce que j’ai décidé de faire. Depuis deux ans, je liquide graduellement mes actions d’entreprises pour me tourner vers les fonds négociés en bourse (FNB).

Qu’est-ce qu’un FNB?

Un fonds négocié en bourse (FNB) est en quelque sorte un panier de titres, qui peut être composé d’actions, d’obligations ou d’autres actifs et qui se négocie à la bourse au même titre qu’une action. Ainsi, investir dans un FNB est l’équivalent d’investir dans des centaines, voire des milliers de titres d’entreprises.

Les FNB visent généralement à reproduire un indice boursier. À titre d’exemple, le fonds VOO reproduit l’indice S&P 500. Donc, son rendement suit celui de l’indice en question, soit 21% en 2017.

Enfin, étant donné que les FNB ne requièrent pas les services d’analystes financiers, leurs frais d’administration sont minimes (environ 0.2%).

Alors, quelle est l’attrape?

Est-ce que les FNB sont faits pour vous?

Dans mon cas, je mise sur les FNB parce que je désire dédier le moins d’énergie possible à la gestion de mon portefeuille. Primo, je suis paresseux. Secondo, je n’ai pas la prétention de faire mieux que les grands indices à long-terme.

« Les recherches menées par William Sharpe, lauréat d’un prix Nobel en économie, démontrent qu’un dollar investi de manière passive rapporte en moyenne davantage, net de frais, qu’un autre activement géré, et ce, quel que soit le cadre temporel examiné. » (source)

Reste que ce n’est pas pour tout le monde. Voici un résumé des avantages et des risques:

Les avantages

Les avantages des FNB
La diversification
Les FNB facilitent la diversification du portefeuille. Acheter un FNB est l’équivalent d’acheter un grand panier de titres d’entreprises. Ainsi, quelques FNB suffisent pour assurer une diversification adéquate.
Les avantages des FNB
Le faible coût de gestion
Les FNB sont très peu coûteux à gérer. Leurs frais de gestion tournent autour de 0.2%, alors qu’on parle d’environ 10 fois ce taux (2%) pour des fonds communs achetés par l’entremise d’un conseiller financier à la banque.
Les avantages des FNB
La simplicité
Les FNB favorisent la gestion passive du portefeuille. Ceci permet d’investir à long terme et de minimiser le nombre de transactions.
Les avantages des FNB
La rentabilité
Les FNB indiciels procurent un rendement qui reflète celui du marché boursier. Ainsi, quand le marché se porte bien, les rendements sont intéressants. Par exemple, le fonds VTI a donné un rendement annualisé de 7.15% depuis sa création en 2001.
Les avantages des FNB
La liquidité
Les FNB sont hautement liquides, on peut les vendre sans les pénalités associées aux retraits qu’imposent les fonds de placement ou les certificats de placement garantis (source).

Les risques

Les risques des FNB
La « saveur du mois »
De nombreux FNB spécialisés ont fait leur apparition dernièrement. Par exemple, HMMJ est un fonds constitué de titres liés à la marijuana. Aussi, SLIM regroupe des sociétés au service des personnes obèses.

Par conséquent, il peut être tentant de surfer sur ces tendances.

Cependant, selon Ian Gascon, président de Placements Idema, un investisseur risque d’accorder un poids trop important à ces indices sectoriels dans son portefeuille en plus de faire augmenter les frais de gestion (source).

Les risques des FNB
La nature humaine
Les émotions sont les pires ennemis de l’investisseur autonome. L’appât du gain et la peur nous poussent à vendre ou à acheter sur un coup de tête. Et, ceci mine le rendement.

La facilité de transaction des FNB ne fait qu’amplifier ce risque. Nous sommes toujours qu’à quelques clics d’une transaction émotive.

Les risques des FNB
L’incertitude
Les placements boursiers sont risqués et les FNB ne font pas exception à cette règle. Ne laissez donc pas leur simplicité vous tromper. Ils peuvent vous donner des sueurs froides.

Par exemple, le S&P 500 a fondu de 23.4% en 2002 et de 38.5% en 2008 (source). Et, selon moi, ce n’est qu’une question de temps avant qu’une telle situation se reproduise. Certes, historiquement, ces tumultes ne sont que momentanés.

Les risques des FNB
Les FNB à effet de levier
Certains FNB spécialisés procurent un effet de levier. Ainsi, les gains et les pertes sont amplifiés. Par le fait même, le niveau de risque est décuplé. Personnellement, je reste loin de ces produits.
Les risques des FNB
La déviation de l’indice
Un FNB peut parfois différer de son indice de référence, surtout lorsque la demande fait monter ou baisser son prix. Certes, cette désynchronisation est généralement temporaire (source).
Les risques des FNB
Le taux de change
Si vous investissez dans des FNB qui proviennent de l’étranger, vous serez exposé aux fluctuations de la valeur du dollar canadien par rapport à cette devise étrangère. Ceci ajoute une couche d’incertitude à l’opération.

Comment investir dans les FNB?

Vous voulez investir dans les FNB, mais vous ne savez pas par où commencer? Vous avez été nombreux à me poser cette question. Je vous propose donc trois options:

1- Investir par l’entremise d’un gestionnaire de portefeuille

Comment investir dans les FNB avec un conseiller financier

Un spécialiste pourrait gérer votre portefeuille de FNB pour vous. Ainsi, votre implication sera minimale et vous aurez quelqu’un pour vous tenir la main quand la panique s’emparera des marchés.

Par contre, se tourner vers une grande banque serait, à mes yeux, contre-productif. Les frais de gestion bousilleraient les rendements.

Heureusement, il y a une alternative. La firme de placement Idema, fondée par Ian Gascon (aussi blogueur dans Les affaires), propose des solutions de placements personnalisées, à faible coût.

Les frais varient entre 0.2% et 0.5% par an pour la gestion d’un portefeuille personnalisé et diversifié de FNB.

Votre banquier aurait préféré que vous ne lisiez pas la phrase précédente! 😯

À ma connaissance, Idema est la seule firme spécialisée dans les FNB qui offre un tel service. Peut-être que ça pourrait constituer une solution à votre mesure?

2- Investir à l’aide d’un robot-conseiller

Comment investir avec un robot-conseiller

Les robots-conseillers constituent une autre solution clé en main, sans tracas, pour vous constituer un portefeuille de FNB.

La procédure est simple, après avoir rempli un questionnaire en ligne et établi votre profil de risque, un portefeuille virtuel vous sera attribué. Un conseiller vous assistera à cette étape.

La plateforme vous permettra ensuite de mettre en place des prélèvements automatisés si vous le désirez, de suivre vos rendements en ligne et assurera le rééquilibrage de votre portefeuille automatiquement.

Vous n’avez presque rien à faire!

Ceux qui s’attendent à recevoir des conseils pointus ne seront toutefois pas très bien servis. L’intervention humaine est minimale. On donne des conseils seulement lorsque le client en ressent le besoin.

Aussi, les robots-conseillers ne laissent que très peu de marge de manoeuvre à leurs utilisateurs quant au choix des placements. Vous êtes restreint aux modèles préétablis.

Reste que cette simplicité est également, selon moi, une des grandes forces de cette approche.

Pour les intéressés, voici les principaux robots-conseillers disponibles au Canada:

Robot-conseillers Montant minimum FNB utilisés Frais totaux
Wealthsimple 0$ Vanguard, iShare, BMO, Purpose 0.7% pour 0$-100K$

0.6% pour 100K$+
Portefeuille futé (BMO) 5 000$ BMO 0.9% pour 0$-100K$

0.8% pour 100K$-250K$

0.7% pour 250K$+
NestWealth 0$ (mais les frais sont très élevés pour de petits montants) Vanguard, iShare 7.05% pour 5K$

0.98% pour 50K$

0.83% pour 200K$+
QuestTrade 2 000$ ND 0.5% pour 2K$ et moins

1.2% pour 2K$-100k$

1.1% pour 100K$-250K$

1% pour 250K$-500K$
WealthBar 5 000$ Vanguard, iShare, BMO, Purpose, Horizons 0.3% pour 5K$ et moins

0.9% pour 5K$-150K$

0.7% pour 150K$-500K$
ModernAdvisor 0$ Vanguard, iShare, BMO 0.75% pour 0$-100K$

0.65% pour 100K$-500K$
InvestCube (Banque Nationale) 10 000$ Vanguard, iShare, BMO, Purpose Entre 0.85% et 1.04% selon le portefeuille choisi

* Les frais totaux incluent les frais liés au conseiller robot et ceux liés aux FNB.

Soit dit en passant, je teste présentement Wealthsimple. La plateforme est bien conçue et le service de qualité.

Cependant, c’est le seul robot-conseiller que j’ai utilisé à ce jour. Donc, n’hésitez pas à partager vos expériences en commentaire.

3- Gérer soi-même son portefeuille de FNB

Comment investir soi-même dans les FNB

Plus du quart des investisseurs québécois pratiquent le placement autonome (source). C’est beaucoup plus accessible que certains vendeurs à commission nous laisseraient le croire.

C’est l’approche qui assure le plus de contrôle et qui est la plus gratifiante. C’est aussi celle que j’ai choisie.

Qui plus est, si vous êtes de l’école de pensée de M. Buffett, vous adopterez une approche passive, basée sur la croissance à long terme des grands indices. Ainsi, la gestion de votre portefeuille sera par le fait même simplifiée. Voici comment procéder:

Comment ouvrir un compte de courtage

1. Ouvrez un compte de courtage

D’abord, vous devrez ouvrir un compte de courtage en ligne. Ce n’est pas compliqué. J’explique comment faire dans un article précédent, comment investir en bourse.

Comment construire un portefeuille de FNB

2. Déterminez votre profil

Il faudra ensuite établir votre profil d’investisseur. En d’autres mots, déterminer jusqu’à quel point vous êtes prêts à prendre des risques. Ceci dictera la répartition de vos actifs, entre les actions, les obligations et la réserve de « cash ».

Le formulaire Vanguard créé à cet effet est un excellent point de départ.

Comment choisir des FNB

3. Sélectionnez un portefeuille modèle

Ensuite, vous devrez choisir les FNB qui formeront votre portefeuille. Vous pouvez vous improviser gestionnaire de portefeuille ou simplement vous baser sur un modèle prédéfini.

Évidemment, j’ai choisi la deuxième option. 😉 Voici quelques modèles:

Canadian Couch Potato
Un des modèles les plus connus et les plus respectés au Canada. J’adore la simplicité de ce portefeuille composé d’uniquement trois titres. Seule la répartition des actifs change selon le profil d’investisseur.
Canadian Portfolio Manager
Basé sur le modèle de Couch Potato, ce portefeuille pousse l’exercice un peu plus loin en présentant un modèle pour le compte REER, un pour le compte CELI et un pour le compte non enregistré.
BlackRock
Portefeuilles construits uniquement avec des FNB iShares (certes de qualité). Les modèles tiennent compte du montant investi, ainsi le nombre de FNB est réduit pour une somme inférieure à 50k$.
InvestCube
Portefeuilles offerts par la Banque Nationale du Canada. Les rendements sont intéressants, mais les modèles sont bâtis avec 7-8 FNB, donc plus coûteux à transiger pour un petit investisseur.

Plan d’investissement automatique de FNB

4. Automatisez les transferts d’argent

Vous pouvez aussi mettre en place un système d’investissement automatique dans votre compte de courtage, comme le ferait un robot-conseiller.

Par exemple, vous pourriez décider de transférer automatiquement 100$ par paie dans votre portefeuille de FNB. Ainsi, chaque mois, ce montant serait prélevé de votre compte bancaire et réinvestit dans vos FNB.

Voici deux outils qui vous permettront de le faire:

Kick Start Investment de Virtual Brokers
Au coût de 50$ par année (gratuit pour les étudiants), vous pourrez bâtir un portefeuille composé de cinq titres et établir un plan d’investissement automatique d’un minimum de 100$ par mois.
ShareOwner
Moyennant un frais fixe de 40$ par transfert, vous pourrez réinvestir de l’argent dans l’ensemble de votre panier de titres, sans restrictions. Toutefois, vous serez limité à la centaine de FNB disponibles.

Rééquilibrer un portefeuille de FNB

5. Rééquilibrez tous les 6 mois

Une fois votre portefeuille assemblé, il faudra ensuite vous assurer que la proportion de chaque titre reste intacte, malgré les variations du marché.

Notamment, si un de vos titres croît plus rapidement que les autres, il faudra en vendre une partie ou réinvestir dans ceux qui ont moins bien performé pour maintenir l’équilibre.

L'invesisseur autonome doit gérer ses émotions

6. Soyez patient et gérez vos émotions

D’une part, vous devrez être patient si vous voulez voir vos FNB fructifier. Les marchés évoluent en dents de scie, ainsi le rendement se mesure en années et non en journées.

« The stock market is a device for transferring money from the impatient to the patient. » (Warren Buffett)

D’autre part, n’oubliez jamais que vous pouvez devenir votre pire ennemi quand vos émotions dictent vos décisions financières. Tout le monde est d’accord avec cette affirmation. Toutefois, quand la panique s’empare des marchés, nombreux sont ceux qui prennent des décisions irrationnelles.

Mon portefeuille de FNB

On me prend parfois pour un gourou de la finance parce que j’ai pris ma retraite avant 40 ans. En vérité, je suis plutôt mauvais.

J’ai fait d’innombrables erreurs tout au long de mon parcours. Entre autres, j’ai investi dans des entreprises médiocres, surévaluées, j’ai vendu en panique suite à un krach et j’ai tenté de battre le marché en faisant beaucoup trop de transactions.

Avec le recul, je pense qu’un chimpanzé aurait peut-être fait mieux que moi. 🙂

Reste qu’un rendement moyen aura été suffisant pour que j’atteigne mon objectif en 14 ans, et ce malgré la crise financière de 2008. C’est la beauté de la chose!

Donc, pour moi, les FNB constituent la solution à long terme qui répond à mes besoins, aussi banale et ennuyante soit-elle. Voici le portefeuille vers lequel je m’oriente:

Le portefeuille modèle de FNB du jeune retraité

Description de mon portefeuille

Grosso modo, je divise mes actifs à parts égales entre le Canada, les É-U et le reste du monde pour diversifier géographiquement mes placements.

La portion « Canada » est composée de VCN, un fond qui réplique l’indice FTSE Canada All Cap, donc le marché canadien dans son ensemble.

La portion « É-U » contient deux titres puisque l’un d’entre eux se transige en devise américaine (VTI) et l’autre en devise canadienne (XUU). Étant donné que je n’ai pas suffisamment de USD pour investir uniquement dans VTI, je complète avec XUU.

La portion « Reste du monde » comporte aussi deux titres. XEC représente les pays émergents tandis que XEF est constitué de 1 500 titres en Europe, Asie et Océanie.

Par ailleurs, ma tolérance au risque fait en sorte que je ne détiens pas d’obligations.

Ceci dit, notez que je garde 10% de mon avoir en « cash », dans un compte d’épargne Tangerine (à 3% d’intérêt), pour me prémunir d’un éventuel krach boursier.

Est-ce que votre argent travaille pour vous?

Selon un proverbe chinois, « le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans, le deuxième meilleur moment est maintenant ». La même logique s’applique à l’investissement.

Donc, l’important est d’investir tôt, peu importe la stratégie choisie. Le temps est sans contredit le facteur le plus déterminant au succès.

Il est temps de faire travailler votre argent, pour qu’un jour vous n’ayez plus à le faire! Ça sonne comme une pub de banque… Désolé, déformation professionnelle!

Que pensez-vous des FNB? À quoi ressemble votre portefeuille de placements?

79 commentaires

  1. Super article ! Merci beaucoup !

    Pour ma part, étant très jeune et très tolérant au risque, je préfère sélectionner mes stock (Questrade) !
    Mais je comprends tout à fait ton choix pour WealthSimple !
    Je l’avais testé et beaucoup apprécié !

    Oui, il faut s’y prendre le plus tôt possible !

    C’est bien d’être investisseur, car on apprend à se réjouir de choses qui avant nous repoussaient …
    Comme la croissance de la population mondiale ! La sur-consommation !
    Vive le capitalisme aha

    Non je plaisante ! Pour les investisseurs éthiques, il y a aussi des FNB écolo et gentils !

    Bonne journée 🙂

    1. Merci Ninja furtif!

      Je fait du « stock picking » depuis une douzaine d’années. Je ne connais malheureusement pas mon rendement exact (j’ai fait trop de changements de plateformes), mais j’estime qu’il n’est pas meilleur que celui des fonds indiciels. En plus, c’est très exigeant. Ça demande énormément d’énergie.

      Je pense qu’il faut être passionné par le sujet pour devenir performant. Ce n’est pas mon cas. Il faut que je fasse une sieste après avoir lu le rapport annuel d’une entreprise! 😀

      Ceci dit, j’admire ta « drive » et ton énergie. Je te souhaite beaucoup de succès.

      Bonne journée!

  2. Très intéressant et très complet comme article, Jeune retraité!
    Je vais l’envoyer à l’avenir aux gens qui ont des questions sur les façons d’investir.
    J’ai moi aussi fait le choix du 100% actions.
    Les chutes seront plus dramatiques, mais les sommets, plus élevés.
    Et les lecteurs qui, comme moi, sont dans la phase d’accumulation des actifs devraient célébrer les chutes du marcher et maudire les hausses. Un bel exercice mental!
    Bonne continuation,
    N.

    1. Merci Nicolas!

      Un conseiller financier me déconseillerait probablement ce choix (100% actions), mais je suis à l’aise avec cette décision. J’en comprends bien les risques et les implications. J’ai vécu la crise de 2008 alors que tout ce que je possédais était en bourse.

      Si le marché baissier finit par arriver (on l’annonce depuis des mois/années), ce sera une belle opportunité pour ceux qui ont du cash ou des revenus à investir.

      Bonne chance pour la suite!

  3. Bonjour Jeune Retraité 🙂

    Excellent article, bien rédigé et organisé comme d’habitude!

    Je pense ce qu’il faut retenir des avantages / inconvénients:

    – Le FNB est un véhicule d’investissement, pour acheter des portefeuilles de titres, comme l’est un fonds mutuel. C’est un véhicule transigé à la bourse avec des frais généralement moins élevés qu’un fond mutuel équivalent
    – Les FNB comme les fonds mutuels peuvent investir dans plein d’affaires. Ce qui correspond aux avantages généralement attribués aux FNBs, c’est quand les fonds investissent sous forme indicielle.
    – Pour résumer, à mon avis: FNB indiciel > Fonds mutuel indiciel > FNB spécialisé (n’importe quel!) > Fonds mutuel spécialisé.
    – L’indice SP500 est populaire, mais n’a pas tant de profondeur et certains soulèvent les risques posés par sa popularité (qui font investir toujours dans les mêmes 500 compagnies, dont la valeur augmente par conséquent, ce qui pourrait créer une surévaluation des 500 titres). Personnellement je préfère des indices plus larges, dits « Total » (exemple: VTI, qui contient + de 3500 titres).
    – à mon humble avis, ce n’est pas tant la tolérance au risque qui devrait déterminer la possession (et le %) d’obligations, mais le risque réel, notamment son horizon de retraite. Si on a 50 ans devant soi, les actions d’entreprise ne sont pas plus risquées que les obligations (il n’y a pas de période de 50 ans pendant lesquelles les actions ont moins bien fait que les obligations). À court terme (si on est retraité, par exemple), par contre, c’est différent (il y a plein d’exemples de périodes de 10 ans pendant lesquelles les obligations ont mieux fait que les actions). Je pense que le nom de « tolérance au risque » est mal utilisé par l’industrie. D’après moi, il y a en réalité une notion de tolérance à la volatilité, qui est un facteur psychologique, et le risque, qui lui dépend de facteurs objectifs comme l’âge de l’investisseur et sa situation financière, son emploi, sa situation familiale, etc. Chaque investisseur doit donc composer avec sa tolérance subjective à la volatilité et le risque objectif de sa situation.

    1. Salut Mr. Jack,

      Tu amènes un excellent point! C’est vrai que j’utilise l’expression « tolérance au risque » de façon trop large.

      Mon prof de finance l’avait illustré en nous posant la question suivante, « Quel est le risque de mourir en sautant sans parachute d’un avion en plein vol? ».

      Voici la réponse: Le risque est presque nul, car la mort est presque assurée.

      En fait, le risque est une mesure d’incertitude. Quand le résultat final est presque garanti, l’incertitude est minimale et donc le risque est minimal.

      Comme tu dis, pour déterminer son profil d’investisseur, il faut considérer sa tolérance à l’incertitude et à la volatilité ainsi que ses besoins financiers (objectifs, horizon de placement). Un aspect est subjectif et l’autre plus objectif.

      Merci d’avoir pris le temps de faire ce commentaire pertinent!

    2. Bonjour Mr. Jack!
      J’ai une question à propos de ton commentaire.
      Pourquoi es-tu d’avis que les FNB sont meilleurs que les fonds mutuels indiciels?
      Personnellement, j’investis avec les fonds mutuels indiciels de TD série e.
      Au moment où j’avais fait mes recherches (il y a quelques années!), j’avais jugé que c’était la meilleure chose pour moi car
      1 – les frais sont minimes (0,3%) et 2 – on peut investir en automatique chaque mois ou aux 2 semaines (pas de frais de transactions)
      Alors, je ne saisi pas trop en quoi le FNB font mieux. Peux-tu m’éclairer?
      Merci!

    3. En fait, pour un « retraité » qui a 40 ans et vit avec $ 30,000/an indexés pour l’inflation, le problème est simple : quelle est la combinaison d’actifs qui me permettra toujours, bon an, mal an, de retirer mes $ 30,000 indexés annuellement sans jamais être obligé de retirer moins à cause des conditions des marchés.

      Pour un portefeuille 100% en bourse, les études ont démontré que les résultats sont diamétralement opposés (toutes autres variables demeurant identiques) selon la date (par rapport au niveau du marché boursier à ce moment-là) à laquelle on prend cette « retraite ». Tout cela parce que les $ 30,000 de retrait ne représentent pas toujours 4% du capital mais parfois 8 ou 10%… À ce rythme le capital s’épuise rapidement sans aucune possibilité de rattrapage et très peu de gens sont conscients de ce fait et par conséquent sont portés à faire des extrapolations erronées et tirer des conclusions qui sont fausses.
      Tout portefeuille de « retraite » doit obligatoirement contenir une importante portion obligataire (on parle d’au moins 50%) pour éviter ces « drawdowns » catastrophiques si bien illustrés dans les articles sérieux.
      Mais « live and learn » comme on dit !

      1. « Pour un portefeuille 100% en bourse, les études ont démontré que les résultats sont diamétralement opposés (toutes autres variables demeurant identiques) selon la date (par rapport au niveau du marché boursier à ce moment-là) à laquelle on prend cette « retraite ». »

        Peut-on avoir des references vers ces etudes? La seule etude serieuse, qui est a l’origine de la fameuse regle du 4%, est la Trinity study. Cette etude a evalue la probabilite de survie du capital sur une periode de 30 ans et la seule annee de debut de retraite ou cette strategie aurait echoue aurait ete 1965 (la bourse ayant vegete de 1964 a 1982). Ce taux de 4% est donc un taux de retrait conservateur.

        Il n’y a d’ailleurs absolument rien qui oblige quelqu’un a retirer systematiquement 4% ou $30000. Plusieurs retraites hatifs utilisent plutot un taux de 3% ou 3.5%, puisqu’ils ont un horizon de 40-50 ans. Ils peuvent aussi utiliser l’arbitrage geographique, en allant vivre un certain nombre de mois par annee dans des pays ou le cout de la vie est beaucoup plus bas.

        Et la, je ne parle meme pas des gens comme moi, qui vivent exclusivement de leur revenus de dividendes et qui ne touchent jamais a leur capital, en se foutant totalement des fluctuations boursieres.

        1. De toute évidence, vous n’avez jamais vécu un vrai bear market séculaire durant lequel non seulement la valeur de vos titres plonge de 60% ou plus mais les dividendes sont coupés de 50% ou plus, voire même totalement éliminés pendant une période qui peut être assez longue.
          Lorsque je parle de $ 30,000 je parle du strict minimum nécessaire à retirer pour vivre normalement. N’oubliez pas non plus que ce montant doit être indexé annuellement.
          Avec $ 750,000, le $ 30,000 = 4%. Avec une chute du marché de 40%, le $ 30,000 représente 6.7% du $ 450,000 résiduel et le règle du 4% ne s’applique plus. Si la baisse dure plus de 25 ans (Japon 1989-2018), le plan de retraite s’écroule.
          D’autre part, la bourse n’a pas « végété » ente 1969 et 1982 mais ce fut un bear market qui, en dollars constants, à vu la valeur des actifs s’effondrer à cause des taux d’intérêt stratosphériques (donc d’une inflation colossale) dont les gens oublient de parler parce qu’ils ne l’ont pas vécu et ne savent absolument pas ce que c’est !

          1. J’ai vecu la crise financiere de 2008-2009 (qui, soit dit en passant, est la pire crise depuis 1929) et j’ai vu mes titres dans le secteur financier afficher des baisses de 40-50%. Comme je suis un investisseur a long terme de type Buy & Hold, je ne me suis pas laisse impressionner. Au contraire, j’ai profite des « speciaux » pour diminuer le cout moyen de mes titres banquaires.

            La seule consequence sur mes dividendes est que les banques on gele ceux-ci pendant deux ans. Les quatres annees suivantes, ces dividendes ont augmente de 11-12% au lieu des 7-8% habituels, de sorte que le gel de deux ans s’est touve efface.

            Mes dividendes dans d’autres secteurs ont augmente moins vite (2 fois l’inflation au lieu de 3-4 fois) mais en gros, la crise n’a cause qu’un ralentissement de mon enrichissement.

            Quand on investit dans des compagnies solides, le seul impact d’un marche baissier est de rendre les actions de ces compagnies plus abordables. Les seules compagnies qui coupent leurs dividendes sont celles qui sont trop endettees, et elles ne devraient pas faire partie de votre portefeuille.

            Quant a la periode 1964-1982, Warren Buffet en a profite pleinement pour acheter a rabais des actions de grands groupes industriels (GE, Coca-Cola, etc…) avec les liquidites provenant de ses compagnies d’assurances. « Be greedy when others are fearful », comme il dit.

            Un couple sans enfants n’a pas besoin de $30000 pour vivre « normalement ». J’ai deja montre comment ils pourraient diminuer leur taux de retrait a 3% ou moins.

      2. « Pour un portefeuille 100% en bourse, les études ont démontré que les résultats sont diamétralement opposés (toutes autres variables demeurant identiques) selon la date (par rapport au niveau du marché boursier à ce moment-là) à laquelle on prend cette « retraite ». »

        C’est ce qu’on appelle le risque de séquence des rendements (sequence-of-returns risk).
        En ce moment il apparaît que ce risque est assez élevé (tout le monde attend la correction, la récession…).
        Ce risque peut être mitigé par le cash (10% dans le cas de Jeune Retraité, 25% dans mon cas – 8 ans de dépenses couvertes), les dépenses discrétionnaires (assez peu dans mon cas), l’arbitrage géographique(pas sûr en ce qui me concerne), au pire 😠 la vente de la propriété (au moins 6 ans de plus de dépenses couvertes (ajustées avec un loyer); on est rendu à 14 ans avec le cash), et encore pire 😱 le retour sur le marché du travail (pour couvrir des dépenses de 30K$ à 2, pas besoin de gros salaires…).

        Je vous laisse à vos idées noires….

        Food for thought :

        https://www.1500days.com/id-rather-live-big/
        I’d rather live big and fail than never try.
        My worst-case scenario is everyone else’s daily life. I can live with that.

        en ce qui concerne 1965 :
        https://www.gocurrycracker.com/the-worst-retirement-ever/

        1. Si vous « devez » retourner au travail en cas de bear market, on ne peut plus parler de retraite. La retraite par définition c’est lorsqu’il n’est plus JAMAIS nécessaire de travailler pour subvenir à ses besoins quelles que soient les conditions économiques, aussi catastrophiques soient elles.
          Mais dans votre cas, je dirais que vous êtes quand même plus réaliste et mieux préparé que le jeune retraité en cas de catastrophe…

    1. Salut Le Calcul Riche,

      Merci pour le lien! Ça me fait plaisir d’avoir de tes nouvelles!

      Les robots-conseillers sont clairement moins cher aux É-U (pour un rendement égal). Les fournisseurs canadiens diront que c’est à cause de la taille du marché. Je pense plutôt comme toi que c’est une question de compétition. Ça viendra…

      À plus!

  4. Mille mercis de ton généreux partage Jean-Sébastien, comme toujours! je vais lire la publication attentivement pour faire les petits pas avec FNB!

    1. Bonjour Dominique,

      Effectivement, le portefeuille tout-en-un de Vanguard permet de constituer un portefeuille de placements en achetant un seul FNB. De plus, les frais sont de seulement 0.22%. Or, ce produit est encore tout récent, alors il faudra attendre pour évaluer la performance. Reste que, selon moi, c’est prometteur.

      Je ne suis pas un expert, mais Couch Potato voit ce produit d’un bon oeil. Voici son article sur le sujet: https://canadiancouchpotato.com/2018/02/05/vanguards-one-fund-solution/

      Est-ce que quelqu’un a déjà investi dans un des ces fonds?

  5. Bonjour J-S,

    C’est la deuxième fois cette année que nous publions un article sur le même sujet à quelques jours d’intervalle 🙂 J’ai écrit un article sur les FNB il y a quelques semaines et la publication de ce dernier est planifiée pour la semaine prochaine…

    Cela dit, c’est un excellent article. C’est bien de mentionner les risques associés aux FNB. C’est important de les connaître avant d’investir, même si, à mon avis, ils sont faibles.

    Dans mon cas, mon REER est géré par un courtier dans un REER collectif. Je ne peux rien faire pour cela. Mais, avec la cotisation de mon employeur, je n’ai pas à me plaindre (1:1 jusqu’à 6%).

    Par contre, je gère moi-même mon CELI et mon compte non-enregistré avec la plateforme QuestTrade. J’investi dans des FNB, selon les modèles de portefeuilles de Canadian Couch Potato. C’est très simple à utiliser. Je rééquilibre seulement lorsque je fais des nouveaux achats.

    Ma portion liquide est moi-aussi investie dans des comptes chez Tangerine. J’utilise un mixte de compte d’épargne (dont je négocie le taux d’intérêt) et une stratégie d’échelonnement des placements (http://retraite101.com/comment-mettre-en-place-une-strategie-d-echelonnement-des-placements/).

    Bonne semaine et au plaisir.
    Retraite101

    1. Salut R101,

      Les grands esprits se rencontrent! 😉

      J’ai bien hâte de lire ton article alors.

      La contribution de ton employeur doit amplement combler les frais de gestion de ton REER collectif. En tout cas, tu es gagnant avec un ratio de 1:1 jusqu’à 6%.

      Par curiosité, comment divises-tu tes FNB à travers tes comptes CELI et non-enregistré?

      1. Bonjour J-S,

        Dans mon compte de courtage chez QuestTrade, j’ai deux comptes distincts : un pour le CELI et un autre pour le non-enregistré. Dans chacun des deux comptes, j’ai la même répartition de FNB. Il y a des petites différences dû aux achats et rééquilibrages, mais en règle générale, j’utilise le même modèle de portefeuilles de Canadian Couch Potato pour mes deux comptes.

        Au début de chaque année, je fais mes achats de FNB dans mon compte CELI seulement, jusqu’à l’atteinte du plafond annuel (5500$). Je ne fais pas de rééquilibrage jusqu’au début de l’année suivante. Une fois le CELI maximisé, mes achats suivants de FNB sont tous dans mon compte non-enregistré. Je rééquilibre à chaque achat.

        Ce qui est bien avec QuestTrade, c’est que les achats de FNB (ETF) sont sans frais 🙂

        Au plaisir.
        Retraite101

          1. Mes placements/investissements paraissent simples sur papier, mais dans la réalité, ils sont plus complexes et un peu plus « éparpillés »…

            Par exemple, j’ai un REER collectif comme je mentionnais plus haut, mais j’ai aussi un REER personnel… Pourquoi? Dans mon REER collectif, je contribue 6% de mon salaire brut et mon employeur contribue lui aussi l’équivalent de ma cotisation 6%. Il me reste donc un autre 6% que j’investie dans mon REER personnel pour ainsi maximiser ce véhicule de placement. C’est un exemple parmi plusieurs autres.

            Mais en général, la stratégie que je vise est celle décrite dans mon commentaire précédent.

      2. La séparation entre les comptes CELI et non-enregistré peut avoir son importance selon la situation.

        Les dividendes canadiens sont partiellement déductibles (si détenus dans un CELI, on perd ce crédit) et les dividendes étrangers/US ont des retraits à la source parfois remboursés par le gouvernement canadien (mais si détenu dans un CÉLI ce remboursement est perdu)

        La retenu à la source fait par le gouvernement US, n’est pas effectuée si le placement est dans un REER dû à une convention fiscale avec le Canada alors pour les placements US on préfère le REER au CELI

        Bref, un calcul s’impose pour bien optimiser.
        Mettre le FNB avec le plus gros dividende dans le CELI peut être une règle de pouce j’imagine si on hésite entre le non-enregistré et le CELI.

        Petit article pour vous aider dans la fiscalité : https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/funds-and-etfs/etfs/etf-strategies-remember-the-tax-angle/article22842779/

        Source pour la convention fiscale US à propos du REER: https://www.disnat.com/centre-apprentissage/articles-experts/patric-saint-onge/investissements-etrangers-dans-un-reer-ou-dans-un-celi

        1. Salut Anthony,

          Merci d’aborder le sujet et merci pour le complément d’information!

          J’invite les lecteurs à lire ces deux articles.

          Je ne voulais pas en parler dans mon article pour ne pas trop l’alourdir, mais la fiscalité est très importante. J’écrirai un article là-dessus, un jour de pluie. 😉

          À titre d’exemple, j’ai placé VTI dans mon compte REER pour éviter le « dividend withholding tax ».

          J’y reviendrai prochainement.

          Au plaisir!

  6. Salut Jean Sébastien :

    Ravi de voir que tu transfères tes placements sur des trackers, il me semble que nous en avions parlé lors de notre première rencontre !
    Pour ma part, j’investis aussi sur ce type de placement mais je commence également à acheter des parts de sociétés qui versent des dividendes, le but étant d’avoir un rendement régulier et croissant sur le long terme tout en profitant de la croissance du titre.
    Cette stratégie se rapproche finalement beaucoup de l’immobilier (revenu récurrent + valorisation long terme) l’effet de levier en moins 😉
    Le but final étant d’arriver à un bon équilibre tracker/dividendes en sachant que j’ai une bonne tolérance au risque étant en tout début de vingtaine !

    Bonne journée et j’espère à bientôt !

    Baptiste

    1. Salut Baptiste,

      Oui, on en avait effectivement parlé. J’étais déjà sur le dossier à l’époque. C’est une longue transition!

      Bonne stratégie, les dividendes! Ça correspond plus à ton profil d’investisseur.

      En passant, il semble que « le frugalisme » soit populaire en France présentement. Ça fait 3 journalistes qui me contactent à ce sujet. Est-ce que tu permets que je donne tes coordonnées si ça se reproduit?

      Bonne journée!

      1. Salut Jean-Sébastien !

        J’ai reçu un e-mail de la part de TF1 (la plus grosse chaîne française il me semble (je ne regarde pas la télé..)) aujourd’hui ça m’a assez surpris !

        Je t’avoue que je n’ai pas l’impression que ce soit la mode, c’est même plutôt l’inverse, le mode de consommation se rapproche dangereusement de celui de l’Amérique du Nord petit à petit…

        Pour ma part je ne vais pas y répondre favorablement car je ne pense pas être le mieux placé n’étant pas un exemple de frugalité…

        Mais ne t’inquiète pas ça ne me dérange pas que tu aies passé le contact !

        Bonne journée,

        Baptiste

  7. J’ai aussi testé WealthSimple, mais j’ai arrêté de mettre de l’argent là-bas. Oui, les frais sont beaucoup plus bas qu’ailleurs, mais 0,50% de frais de gestion, ça représente quand même 500$ par année pour un portefeuille de 100k. Soit 50 transactions chez Disnat ou autres plateformes, quand ont sait que les fonds de wealthsimple ont peu les acheter directement et reproduire leur portefeuille à moindre coût. Je m’en suis inspiré, comme pour l’achat de VTI, mais sinon trop cher encore.

    J’ai wealthsimple depuis 2 ans et c’est la place qui me donne le moins de rendement toute place confondu (disnat, fonds FTQ, etc…), même si j’ai le portefeuille croissance.

    WealthSimple ça va être bon pour quelqu’un qui à zero connaissance et veux s’occuper de rien, ou sinon pour du cour terme. Mais sinon achète les mêmes FNB sur ta plateforme de courtage.

    1. Merci pour le témoignage Yan!

      Les frais sont effectivement non-négligeables. Certes, quand on compare WS aux alternatives canadiennes, ça reste intéressant.

      Comme tu le soulignes, il s’agit d’un point de départ. L’investissement autonome est intimidant pour plusieurs. Ainsi, on peut se faire la main avec un robot-conseiller avant de sa lancer dans le courtage en direct. Ça fait peut-être partie du cheminement vers l’autonomie.

      J’écrirai un article sur WealthSimple après quelques mois d’utilisation. C’est encore trop tôt pour me prononcer.

      Est-ce que tes rendements sont beaucoup moins élevés? Quel est l’ordre de grandeur?

  8. Bonsoir,

    « Si vous investissez dans un FNB qui se négocie sur un marché boursier aux États-Unis, vous serez exposé aux fluctuations de la valeur du dollar canadien par rapport à celle du dollar américain. »

    En fait, le marché sur lequel on transige n’a peu d’importance, la provenance des actions est plus importantes. Par exemple, ZSP ETF (FNB du S&P500 en dollars canadien) va varier en fonction du taux de change USD/CAD comme il s’agit d’action américaine, la fluctuation du taux de change sera « cachée » dans la fluctuation du FNB en CAD

    Autre exemple dans le même style, une action peut être sur plusieurs marché boursier (Ex: NYSE; BHC et TSX; BHC) comme c’est une companie canadienne, les investisseurs américains prennent du risque sur la devise canadienne. Bref, il y a plusieurs façon d’évaluer le risque de change.

    Selon toi, pourquoi Warren Buffet n’investit pas dans les FNB si la stratégie est si parfaite?

    1. Je crois que M.Buffet est l’un des rares à avoir battu le marché sur de longues périodes
    2. Les gestionnaires ne battent pas le marché « après coût » (frais de transaction + salaire du gestionnaire). Si un gestionnaire est capable de travailler pour lui même à temps partiel, il pourrait battre le marché sur de longues période sans considérer son salaire (s’il est talentueux bien sûr). les firmes qui performent bien chargent plus cher, donc il n’en reste pas plus pour les investisseurs 😉

    Finalement, il existe aussi des FNB d’obligation (Fixed income ETF) pour les plus frileux. Possiblement que les gens qui souhaitent gérer eux-même sont prêt à prendre plus de risque, mais une minorité de gens ont un portefeuille 100% action.

    1. Bon point Anthony!

      Je vais rectifier cette nuance importante. En effet, c’est la provenance du fonds et non le marché où il est transigé qui compte.

      Buffett est l’exception. Toutefois, il est le premier à admettre que la gestion passive est supérieure à long-terme. D’ailleurs, il aurait dit à sa femme de tout mettre dans les FNB à sa mort.

      Selon moi, dans la plupart des cas, la gestion active sert plus les gestionnaires de portefeuilles que les investisseurs.

      Par ailleurs, mon portefeuille (100% actions) ne représente pas une recommandation. C’est un choix très personnel. La plupart des investisseurs voudront effectivement garder une portion d’obligations. D’ailleurs, le portefeuille modèle de Couch Potato contient un FNB d’obligation (BMO Aggregate Bond Index ETF).

      Merci beaucoup pour la contribution à la discussion!

    1. Salut Radan,

      Premièrement, plus tu as un bon montant investi, plus tu as du pouvoir de négociation. Donc, ma blonde et moi avons combiné nos comptes pour obtenir plus de pouvoir.

      Aussi, il faut ouvrir un compte quand il y a une bonne promo en vigueur (ex: 3% d’intérêt pour les 6 prochains mois). Ensuite, chaque fois que la promo vient à échéance, il faut contacter Tangerine pour la prolonger ou en trouver une autre comparable.

      Ça prend du temps, mais souvent ça fonctionne.

      En passant, si tu ouvres un compte en utilisant ma clé orange, tu recevras 50$ en prime (et moi aussi). Voici le lien: http://www.jeuneretraite.ca/les-bonnes-affaires/#tangerine

      Merci!

    2. Bonjour Radan,
      C’est simple : tu appelles et tu négocies 🙂 Ils ont toujours une promotion XYZ qu’ils peuvent appliquer sur ton compte. C’est ce que je fais et je confirme que ça fonctionne à chaque fois 🙂
      Au plaisir.
      Retraite101

      1. Pour les clients existants ils m’ont refusé toute promotion autre que les taux affichés. J’ai deja un compte epargne et celi avec eux. La seule solution est que je ferme un compte et je le re-ouvre ensuite en négociant ?

        1. Salut R2D2,

          Décidément, tous les personnages de Star Wars vont commenter sur cet article. 😉

          C’est con de la part de Tangerine. Vous dévrez insister avec plus de vigueur ou sinon ouvrir un nouveau compte j’imagine. Le taux d’intérêt devrait être 2.75% pour les 6 prochains mois, selon la dernière promo.

          Bonne chance!

  9. Encore moi même si j’avais promis de m’éclipser…

    30% de vos actifs sont au Canada alors que le Canada ne représente qu’environ 3% de la capitalisation mondiale… C’est une sur-pondération importante surtout à la veille d’un possible (voire probable) échec de l’ALENA en ce qui concerne le Canada… Par définition, vous prenez là un risque non négligeable.

    Avez-vous établi des « stop loss » sur vos FNB juste au cas comme le pratique cet intervenant qui fait du « trading » avec des FNB à effet de levier ? Remarquez bien qu’en cas de « crash », les ordres « stop » ne sont pas nécessairement remplis, ou remplis à des niveaux infiniment plus bas qu’espérés ce qui limite l’efficacité que l’on croit quasi infaillible de cette pratique… Mais le trader a raison, il faut pouvoir sortir très rapidement du marché (instantanément, dirais-je).

    Les taux d’intérêt montent et la « guerre » des droits compensatoires s’intensifie… Ces deux éléments entraîneront une baisse des marchés des actions… Ce ne sera ni bénin, ni temporaire. Êtes vous préparé à l’éventualité que vous ne pourrez pas retirer les $ 25,000-$ 30,000 annuels qui vous sont nécessaires parce que votre capital aura plongé significativement et que les $ 30,000 en question ne représenteront plus un retrait de 4% (votre règle d’or !) mais bien 5, 6 ou même 8%… Que faites vous si la baisse est prolongée (plus de 5 ou 10 ans ?). Un « crash » peut être suivi d’un bear market très prolongé… Cela n’a rien à voir avec la « correction » de 2008-2009 car ce n’était pas un vrai bear market.

    Tout portefeuille de retraite quel qu’il soit comprend une importante partie obligataire de durées mixtes pour justement faire face à ces éventualités : ceci n’est pas un élément « facultatif » de la planification de la retraite.

    Actuellement, votre portefeuille présente un important niveau de risque s’il est la seule source de vos revenus. Si vous travailliez encore, cela serait moins important car vous pourriez supporter une baisse de vos actifs durant 5, 10 voire même 15 ans… Dans votre situation actuelle, cela ne sera pas possible.

    Alors, je vous souhaite que le ciel ne vous tombe pas sur la tête mais réalisez bien que votre position actuelle est assez risquée, FNB ou pas.

    Vous avez construit un portefeuille d’investisseur mais non un portefeuille de retraité : ce n’est pas du tout la même chose !

    1. Premierement, la diversification a tout prix n’est pas necessairement garante de rendement superieur. Parlez aux personnes ayant investi dans des fonds du BRIC vers 2011-2013 et constatez la valeurs de ces fonds maintenant.

      Deuxiement, une proportion importante de leur budget de 25-30000 est constitue de depenses discretionnaires (voyages, en particulier) qu’il n’est pas absolument indispensable de maintenir.Ils peuvent aussi s’etablir dans une region ou un pays ou le cout de la vie est sensiblement plus bas. Ils peuvent donc faire des retraits de 2-2.5% pendant le gros de l tempete.

      Troisiemement, les corrections boursieres durent rarement plus de 18 mois, alors il ne s’agit que d’ajuster temporairement le taux de retrait pendant cette periode. Certains conservent d’ailleurs l’equivalent de 2 ans de liquidites (depots a terme ou obligations a court terme) pour eviter d’avoir a liquider des actions.

      Quatriemement, la hausse des taux d’interet fait diminuer la valeur des obligations. La seule facon de bien s’en tirer est de conserver ses obligations jusqu’a terme. Si vous detenez un fonds d’obligations, attendez-vous a ce que sa valeur fonde passablement.

    2. Darth Vader,

      Je me doutais bien que ce sujet vous interpèlerait. 😉

      D’une part, il semble que le moment ne soit jamais propice pour investir en bourse (si on se fie aux médias). Je choisis d’en faire abstraction et d’acheter/vendre de façon graduelle.

      Par ailleurs, je n’utilise pas de « stop loss » parce que j’investie à long-terme. Si un titre descend drastiquement, c’est souvent le pire moment pour le vendre. Aussi, vous vous souvenez du « bug » informatique il y a quelques années. Quelqu’un avait appuyé sur le mauvais bouton et les cours boursiers avaient chutés de centaines de points.

      Enfin, mon portefeuille n’est effectivement pas un portefeuille de retraité. Normalement, je devrais être plus conservateur. Certes, je suis confortable avec ce niveau de risque. Chacun devrait constituer un portefeuille qui correspond à son profil.

      Bon retour!

      1. Investment 101 :

        Les stop-loss visent à éviter la catastrophe et font partie du « sound money management »
        Warren Buffett :

        Rule # 1 : NEVER lose money.
        Rule # 2 : NEVER forget rule # 1 !

  10. 1) La diversification n’a jamais été faite pour obtenir un rendement supérieur mais bien pour éviter des drawdowns catastrophiques. Investir dans les fonds BRIC n’est pas de la diversification mais bien de la spéculation… Big difference.
    2) $ 25,000 ne constituent pas des dépenses discrétionnaires mais le minimum budgétaire nécessaire pour qu’ils n’aient pas à puiser dans leurs épargnes.
    3) Les corrections boursières NE SONT PAS des bear markets ! Les vrais bear markets ne durent pas 18 mois en moyenne mais une décennie ou plus et les exemples ne manquent pas.
    4) La valeur des obligations À LONG TERME est sensible aux taux d’intérêt mais l’intérêt est toujours payé et le capital de départ récupéré à terme. Un portefeuille d’obligations de durées échelonnées lors d’une augmentation des taux permet de s’en tirer assez bien. Chose certaine, si les taux augmentent, les fonds d’actions baissent tous sans exception et les dividendes peuvent être réduits, simple question de finance 101 !
    Personne ne peut vivre d’un portefeuille entièrement investi en actions lors d’un bear market séculaire (10 ans ou plus) et c’est pour cette raison que tous les gestionnaires de fonds de retraite gardent une importante partie obligataire pour éviter la catastrophe puisqu’ils doivent garantir un revenu aux bénéficiaires. Aller contre ce principe universel, c’est jouer à la roulette russe !

  11. Une analyse grossière (donc approximative) du portefeuille présenté par le jeune retraité donne à peu près ceci :
    Un revenu annuel de dividendes + intérêts oscillant entre $ 15,000 et $ 17,000 (taux moyen de 2.1%) qui ne sera pas soumis à l’impôt SAUF pour les dividendes de VTI (car acheté sur le marché US) qui seront taxés à 15% (non-resident tax).
    Par conséquent, le « manque à gagner » est relativement faible autour de $ 10,000-$ 15,000 pour atteindre son but de $ 25,000- 30,000 annuellement et devrait être facilement couvert par l’appréciation des titres (gains en capital). Ce plan fonctionnera dans des conditions « normales » car on suppose que l’augmentation des dividendes et l’appréciation de la valeur des titres couvriront l’inflation.
    Le jeune retraité pourrait faire l’exercice de soumettre son plan à un « stress test » en imaginant un bear market durant lequel le marché baisse de 5% annuellement durant 10 ans sans arrêt et au cours duquel les dividendes sont également réduits de 40 à 50% à cause des effets de l’inflation et des taux d’intérêt.
    Par la suite, le jeune retraité pourrait considérer une reprise du marché au taux historique de annuel « 7% » pendant 10 ans également avec une reprise progressive du taux de dividende jusqu’à l’atteinte du taux de départ. Ceci permettrait d’avoir une image plus claire de la pérennité de son plan.

    1. Le deuxieme lien fourni par Mr R. fait voler en eclats vos scenarios pessimistes. L’evolution de l’indice Nikkei de 1989 a aujourd’hui est l’exception plutot que la regle.

      Pour ce qui est des dividendes, seules les compagnies trop endettees osent les couper. L’impact sur le cours de leurs actions est trop grand. Les banques canadiennes, en 2009 et 2010, ont gele les leurs, mais les ont augmentes de sorte qu’en 2013, le gel de deux ans ne paraissait plus.

      1. Merci Yoda de relativiser!

        Si j’avais suivi les conseils des analystes qui crient au loup, j’aurais gardé mon argent en petites coupures sous mon lit toutes ces années. Ainsi, j’aurais manqué un des « bull market » les plus profitable de l’histoire.

        C’est ce que je voulais dire quand j’ai écrit que l’investisseur autonome peut devenir son pire ennemi. « Fear and greed » sont les émotions qui portent à prendre des décisions émotives, qui minent les rendements.

        Merci de participer à la discussion! Que la force soit avec vous!

      2. Le Nikkei n’est pas une exception. Cela se produit régulièrement dans l’histoire. On ne peut pas baser son portefeuille de retraite sur des investissements de 100% en bourse lorsqu’on est au haut historique du marché ! C’est une erreur. Il faut absolument une importante partie en obligations (échelonnées bien sûr pour profiter de la hausse des taux d’intérêt) afin de protéger une bonne portion du capital. C’est la base de la construction des PORTEFEUILLES DE RETRAITE : Il faut à tout prix protéger le capital lorsqu’on n’a pas d’autre source de revenu !

  12. Ehhh, il y en as qui sont un ti peu vite sur la gâchette.
    M. Vader, parlez-nous donc de votre portefeuille au lieu de vous amuser à critiquer ceux des autres. De mon côté, je fais comme Buffet a dis dernièrement à des jeunes universitaires de Montréal. Ce qu’il ferait avec un million. «Il investirait dans quatre ou cinq sociétés. Sa philosophie était d’avoir moins de compagnies, mais de très bien les connaître. »

    Et bien, c’est ce que je fais depuis 25 ans. Quand ca a planté en 2008, j’étais heureux. Ca m’a permis de racheter à moindre coûts. Pour votre info, j’ai une moyenne de plus de 10 % annuel pondéré. Tout dans des actions, eh oui, et je suis retraité à 43 ans…. Avec une pension à prestation déterminé en plus. C’est t’y pas bo la vie comme dirait l’autre…..

    Bien à vous…

    1. Bonjour Dom,

      La peur est un très mauvais guide. Certains investisseurs sont victime de « analysis paralysis ».

      Or, pour se retirer à 43 ans, il faut prendre certains risques. Personnellement, je trouve que le jeu en vaut la chandelle.

      Je vous souhaite une longue et heureuse retraite. Merci pour le témoignage!

    2. Si vous aviez lu mes autres interventions ailleurs sur les articles, vous sauriez de quoi est composé mon portefeuille et comment je l’adapte aux conditions changeantes.
      Tout dans les actions… Vous n’avez JAMAIS vécu de Bear market véritable… Ça dure 10 ans et plus.
      Regardez comment ça baisse présentement, lentement mais
      RÉGULIÈREMENT !
      Rendement pondéré de 10% sur 10 ans entre 2008 et 2018 ce n’est pas un exploit, c’est en bas de la moyenne !
      De plus, contrairement au jeune retraité, vous avez une pension à bénéfices déterminés !!! Ce qui fait que vous pouvez prendre des risques importants avec votre portefeuille car vous avez une partie « obligataire » qui couvre 100% de vos besoins de base quelles que soient les conditions économiques (excepté faillite de l’État mais c’est peu probable)… Le jeune retraité risque TOUT en bourse alors qu’on est au haut du marché et que les années qui viennent verront un marché en baisse à cause des taux d’intérêt et de la contraction de la liquidité… Ça ne prend tout de même pas un Ph. D. en économie pour comprendre cela… Et vous vous dites investisseur ??

  13. Merci pour les portefeuilles modèles!

    Depuis 2 ans, je sélectionne mes propres actions, j’ai fait de très bons coups et des très mauvais aussi haha. En même temps, j’apprends à chaque transaction. Mais je trouve en effet que ça me prend pas mal de temps et je songeais depuis un temps à aller aussi plus vers les FNB et je me demandais comment le constituer. Cet article est bien complet et m’aide grandement dans mon cheminement! Merci! 🙂

  14. J’ai essayé Wealthsimple en investissant 100 000 $ en mars 2018, question d’atteindre le niveau « Black » et d’obtenir les petits privilèges connexes. Dans un compte non enregistré, les frais de gestion sont déductibles, donc, dans mon cas, il s’agit d’une réduction de 43 %, soit mon taux marginal. C’est vrai que le rendement ne casse rien, mais il est plutôt conservateur avec une bonne dose d’obligations (60% actions/40% obligations). Je ne déteste pas non plus la présence de FNB à dividendes, d’immobilier et d’obligations à haut rendement dans leur portefeuille. À deux ou trois reprises, Wealthsimple a effectué automatiquement une vente de FNB pour cristalliser des pertes en capital qui pourront me servir à annuler des gains en capital ailleurs. Le rééquilibrage se fait aussi très bien. C’est assurément un choix intelligent pour l’investisseur moyen. Je voulais aussi mentionner que les transferts sortants sont gratuits. Une fois le portefeuille à un certain niveau, il serait donc possible de transférer les FNB qu’il contient directement de Wealthsimple chez un courtier à bas prix et de continuer à investir et rééquilibrer soi-même par la suite. Ils s’apprêtent aussi à lancer leur service tout à fait gratuit de courtage en ligne, Wealthsimple Trade. C’est prometteur!

  15. Puisque vous voulez un exemple d’étude sérieuse :

    JS #1 et JS # 2 disposent d’un capital de $ 1 million et prennent leur retraite chacun à 40 ans et on besoin de $ 40,000/an indexés pour l’inflation (mais non compressibles) pour couvrir leurs besoins de base. Les deux investissent leur million dans le SP 500 (bien diversifié et recommandé par Buffett).
    JS # 1 prend sa retraite le 1er Janvier 2000 et JS # 2 prend la sienne le 1er Janvier 2003.

    Le rendement moyen du SP 500 entre 2000 et 2017 fut de 6.9% et de 9.33% entre 2003 et 2017. Ceci correspond aux hypothèses de rendement du jeune retraité, pas vrai ?

    En 2000, JS # 1 retire $ 40,000, le SP 500 rapporte (-9.73%) et l’inflation est de 3.39%. Le 31/12/2000 il reste $ 862,700 de capital (Drawdown total de $ 137,300… Aïe, ça fait mal !)

    En 2001, il retire $ 40,620 (indexé, je le rappelle), inflation = 1.55% et rendement du SP = (-11.75%). Le 31/12/2001 il reste $ 720,713 de capital (Drawdown de $ 141,987… Ayoye donc, ça fait donc ben mal !!)

    En 2002, il retire $41,587 (indexation oblige), l’inflation = 2.38% et rendement du SP = (-21.59%). Le 31/12/2002 il reste $ 523,524 (Drawdown de $ 197,189. Ostie que c’est douloureux !)

    En seulement 3 ans (et on ne peut pas appeler cela un VRAI bearmarket) le capital de JS a fondu de près de la MOITIÉ alors qu’il lui reste encore au moins 37 ans de retraite ! Son taux de retrait est passé du 4% « sécuritaire » à 7.94% soit presque le DOUBLE ! Inutile de de dire, qu’à ce rythme, le capital ne durera jamais 37 ans !

    Fin 2017, le $ 40,000 de retrait du départ indexé devient $ 56,675 et le capital résiduel est de $ 504,911.

    En conclusion : malgré l’incroyable bull market 2008-2018, JS # 1 n’a pas réussi à retrouver un capital de retraite durable car il est de $ 504,911 au 31/12/2017 et il lui reste minimum 23 ans de retraite. Et il est possible que le marché donne des rendements négatifs entre 2018 et 2020… Quel bel avenir.
    Je n’ose penser aux résultats que l’on aurait obtenu en appliquant ces calculs au NIKKEI 225 au lieu du SP 500.

    Quelles sont les leçons à retenir :

    1- Les « stop-loss » sont salvatrices lorsque mises en place dès le début.
    2- Les rendements « moyens » cela ne veut absolument rien dire et c’est même dangereux de se fier là-dessus pour faire ses calculs.
    3- Un VRAI bear market est absolument catastrophique et destructeur pour un capital investi 100% en actions, quelles qu’elles soient !
    4- Le moment auquel on prend sa retraite est d’une importance capitale lorsqu’on veut « extrapoler » ses calculs. Si vous la prenez au haut du marché et qu’un bear market de 3-5 ans fait fondre votre capital de 50% ou plus, c’est « GAME OVER ». Il faut donc être prudent et se « MÉFIER » du marché boursier… Ne laissez pas l’euphorie vous aveugler !
    5- Même si vous réduisez vos retraits ou les éliminez même sur plusieurs années, cela ne change pas grand chose si vous n’avez pas vendu à temps avant que les pertes soient catastrophiques… 2000-2002 = -43.07% ! Pour retrouver le montant initial, le marché doit remonter de 91% ce qui, à 7% simple par année, représente 13 ans !
    6- Rappelez-vous : NEVER LOSE MONEY (autrement dit, pas de DRAWDOWNS)

    Par oppsition, JS # 2 prend sa retraite le 1er Janvier 2003 et a ainsi évité le bear market significatif de 2000-2002. Il fait exactement les mêmes retraits annuels indexés de la même manière que JS # 1 mais se retrouve le 31 décembre 2017 avec un capital de $ 2,537,888 et peut faire face à un « Drawdown » de 50% ou plus sans problème car son taux de retrait est de 2.1% soit bien inférieur à 4% et très sécuritaire par le fait même !

    Morale de cette histoire : si vous financez votre retraite à partir d’un portefeuille investi à 100% en actions, la date à laquelle vous prenez votre retraite par rapport au niveau du marché boursier est CRUCIALE ! Dans ce cas, « TIMING IS EVERYTHING »…

    On pourra m »appeler prophète de malheur tant qu’on voudra, je m’en fiche car je ne suis exposé à AUCUN de ces risques, mais les chiffres ne mentent pas dans les cas de JS #1 et JS # 2 !

    Pour répondre à la question sur la composition actuelle de mon portefeuille : 100% obligations U.S. (à court et très court terme) et currency ETF’s… Le temps d’évaluer la durée de la direction du marché… On pourrait dire que je suis en hibernation durant le bear market si cela en est un…

    1. Puisque le jeune retraité me laisse défendre la position des jeunes retraités irresponsables…😉

      Votre exemple illustre bien ma remarque précédente sur le risque de séquence des rendements.
      Je me suis amusé avec les chiffres.

      J’ai pris l’hypothèse d’une inflation annuelle moyenne de 2%.
      Pour JS#1, j’arrive à 566K$ (un peu plus que votre 505K$).
      Pour JS#2, j’arrive à 2.6M$ (un peu plus que votre 2.5K$).
      Nous arrivons donc à peu près aux mêmes résultats et en tout cas aux mêmes conclusions. Ça risque d’être chaud pour JS#1 alors que la vie est belle pour JS#2.

      Par contre, comparer un portefeuille de 1M$ juste avant avant un marché baissier à un portefeuille de 1M$ juste après le même marché baissier me paraît un peu biaisé.
      JS#1 et #2 vivent sur la même planète.
      Si JS#2 a un ptf de 1M$ le 1er janvier 2003, cela implique qu’il avait un ptf de 1.6M$ le 1er janvier 2000 (en faisant l’hypothèse qu’il ne fait aucun retrait, aucune contribution) et si JS#2 a un tel ptf à cette date, il serait probablement déjà à la retraite/rentier/en sabbatique perpétuelle…En fait il le serait à partir du 1er janvier 1998. Et il aurait toujours 1.7M$ en 2017.

      De retour à JS#1. S’il a sa disposition 3 ans de cash et ne touche donc pas à son ptf, il finit alors en 2017 avec 983K$, proche de son capital de départ (Je sais, vous allez me dire que son capital de départ est en fait 1M$ + 120K$ de cash)

      En conclusion, oui, la date de début de retraite/rente/sabbatique peut avoir un énorme impact (surtout en ce moment!). Par contre, il existe différents moyens pour gérer ce risque.

      En passant, vous avez l’air d’avoir une certaine culture financière. Cependant, je crois avoir déjà lu qu’essayer de « timer » le marché produisait des résultats inférieurs (sortie précoce et entrée tardive). On bascule ici dans la psychologie de l’investisseur (un autre élément à considérer!)

      PS: je vais essayer de mettre le détail de mes calculs dans le message suivant

      1. Année S&P500 Ptf Net JS1 Retraits JS1
        2017 21,83% 566 177 $ 57 130 $
        2016 11,96% 510 700 $ 56 010 $
        2015 1,38% 505 191 $ 54 911 $
        2014 13,69% 551 416 $ 53 835 $
        2013 32,39% 531 441 $ 52 779 $
        2012 16,00% 440 506 $ 51 744 $
        2011 2,11% 423 479 $ 50 730 $
        2010 15,06% 463 435 $ 49 735 $
        2009 26,46% 445 155 $ 48 760 $
        2008 -37,00% 389 814 $ 47 804 $
        2007 5,49% 693 143 $ 46 866 $
        2006 15,79% 700 626 $ 45 947 $
        2005 4,91% 643 987 $ 45 046 $
        2004 10,88% 655 943 $ 44 163 $
        2003 28,68% 630 628 $ 43 297 $
        2002 -22,10% 523 062 $ 42 448 $
        2001 -11,89% 724 876 $ 41 616 $
        2000 -9,10% 869 000 $ 40 800 $
        1 000 000 $ 40 000 $

        Année S&P500 Ptf Net JS2 Retraits JS2
        2017 21,83% 2 628 859 $ 53 835 $
        2016 11,96% 2 201 131 $ 52 779 $
        2015 1,38% 2 012 215 $ 51 744 $
        2014 13,69% 2 034 863 $ 50 730 $
        2013 32,39% 1 833 581 $ 49 735 $
        2012 16,00% 1 421 815 $ 48 760 $
        2011 2,11% 1 266 913 $ 47 804 $
        2010 15,06% 1 286 631 $ 46 866 $
        2009 26,46% 1 158 160 $ 45 947 $
        2008 -37,00% 951 452 $ 45 046 $
        2007 5,49% 1 580 341 $ 44 163 $
        2006 15,79% 1 539 140 $ 43 297 $
        2005 4,91% 1 365 911 $ 42 448 $
        2004 10,88% 1 341 652 $ 41 616 $
        2003 28,68% 1 246 800 $ 40 800 $
        2002 -22,10% 1 000 000 $ 40 000 $
        2001 -11,89% 1 283 697 $
        2000 -9,10% 1 456 925 $
        1999 21,04% 1 602 778 $
        1998 28,58% 1 324 172 $
        1997 33,36% 1 029 843 $
        1996 22,96% 772 228 $
        1995 37,58% 628 032 $
        1994 1,32% 456 485 $
        1993 10,08% 450 538 $
        1992 7,62% 409 282 $
        1991 30,47% 380 303 $
        1990 -3,10% 291 487 $
        1989 31,69% 300 812 $
        1988 16,61%

        Année S&P500 Ptf Net JS2 Retraits JS2
        2017 21,83% 1 689 121 $ 59 438 $
        2016 11,96% 1 434 288 $ 58 272 $
        2015 1,38% 1 332 099 $ 57 130 $
        2014 13,69% 1 369 213 $ 56 010 $
        2013 32,39% 1 252 639 $ 54 911 $
        2012 16,00% 986 837 $ 53 835 $
        2011 2,11% 896 221 $ 52 779 $
        2010 15,06% 928 376 $ 51 744 $
        2009 26,46% 850 952 $ 50 730 $
        2008 -37,00% 712 231 $ 49 735 $
        2007 5,49% 1 207 922 $ 48 760 $
        2006 15,79% 1 190 374 $ 47 804 $
        2005 4,91% 1 068 521 $ 46 866 $
        2004 10,88% 1 062 309 $ 45 947 $
        2003 28,68% 998 697 $ 45 046 $
        2002 -22,10% 810 429 $ 44 163 $
        2001 -11,89% 1 095 926 $ 43 297 $
        2000 -9,10% 1 291 993 $ 42 448 $
        1999 21,04% 1 467 116 $ 41 616 $
        1998 28,58% 1 245 800 $ 40 800 $
        1 000 000 $ 40 000 $

        Année S&P500 Ptf Net JS1 Retraits JS1
        2017 21,83% 982 901 $ 57 130 $
        2016 11,96% 852 755 $ 56 010 $
        2015 1,38% 810 706 $ 54 911 $
        2014 13,69% 852 772 $ 53 835 $
        2013 32,39% 796 509 $ 52 779 $
        2012 16,00% 640 723 $ 51 744 $
        2011 2,11% 596 080 $ 50 730 $
        2010 15,06% 632 470 $ 49 735 $
        2009 26,46% 592 065 $ 48 760 $
        2008 -37,00% 505 985 $ 47 804 $
        2007 5,49% 877 542 $ 46 866 $
        2006 15,79% 875 428 $ 45 947 $
        2005 4,91% 794 952 $ 45 046 $
        2004 10,88% 799 843 $ 44 163 $
        2003 28,68% 760 408 $ 43 297 $
        2002 -22,10% 623 917 $ 42 448 $
        2001 -11,89% 800 920 $
        2000 -9,10% 909 000 $
        1 000 000 $

        1. Pour ce qui est de « timer » le marché, je suis partiellement d’accord car :
          1- Il est vrai que l’on ne peut pas, avec certitude, connaître la direction du marché à court et très court terme, sauf si un « black swan event » se déclare la veille…
          2- Il est cependant possible « d’anticiper » dans une certaine mesure les « grands cycles » qui durent de longues périodes. Exemple : l’influence de la génération Baby-Boomer sur l’économie aux USA, la stagnation démographique et la « dépopulation » progressive au Japon.
          3- Actuellement, avec des taux d’intérêt en hausse constante à moyen terme et la contraction de la liquidité aux USA associée aux taux d’investissements sur marge et le taux d’endettement moyen des particuliers, on ne peut pas, en toute logique, s’attendre à une hausse fulgurante des indices mais plutôt à une baisse. Jusqu’où ira cette baisse, personne ne peut le prédire à coup sûr !

      2. Non, je ne suis pas d’accord avec vous.
        Les calculs ont été faits alors que JS # 1et JS # 2 avaient $ 1 Million en cash (et non en actions) lorsqu’il prenaient leur retraite à des moments différents.
        Les deux font comme le jeune retraité et mettent TOUT dans le marché boursier US (SP 500).
        L’inflation calculée est réelle à chaque année et non une approximation de 2%.
        Je RÉPÈTE : les retraits sont indexés et incompressibles car il est trop facile de changer les règles du jeu À POSTERIORI lorsqu’on constate la catastrophe APRÈS COUP. Il faut être HONNÊTE dans ses calculs et ne pas tordre les résultats pour qu’ils fassent notre affaire.

        Les résultats confirment que le timing lors de la prise de la retraite avec un portefeuille investi 100% en actions est crucial ! Cependant, on ne sait pas, au moment où on la prend, dans quel scénario on se trouve !
        Je persiste à penser, qu’en 2018 et les mois qui vont suivre, le risque dépasse de beaucoup les bénéfices à être 100% en bourse. Seul le temps confirmera ou non cette impression…
        Cependant, il faut faire la BONNE interprétation de la Trinity Study dont les conclusions, je le répète encore, ne sont valables que pour une période de 30 ans avec un portefeuille mixte 50% actions-50% obligations ce qui n’est pas du tout le cas du jeune retraité.
        La protection du capital de retraite est PRIMORDIALE si on n’a aucune autre source de revenu… Si on est obligé de retourner travailler chez Mc Do, la « queue entre les pattes » parce qu’on s’est fait prendre dans un bear market vicieux, on ne peut plus parler de retraite. Retraite veut dire ne plus jamais être obligé de travailler quelles que soient les conditions boursières, économiques, etc…
        Mais mon cher Mr. R., bien que nous soyons dans des côtés opposés de la « FORCE », on voit les choses de la même manière, ou à peu de choses près, concernant le risque actuel…

        1. Donc je dois attendre d’avoir 1M$ en cash avant de décider comment et quand l’investir pour ensuite prendre ma retraite…Come on, nous sommes des investisseurs depuis le jour 1.

          Quelle inflation voulez-vous prendre ? Celle des US, du Canada, du Québec, de Montréal…Le profil de consommateur des jeunes retraités est différent de la moyenne et l’optimisation des dépenses fait partie de notre ADN.
          https://fr.inflation.eu/taux-de-inflation/canada/inflation-historique/ipc-inflation-canada.aspx

          Dans le scénario avec 3 ans de cash qui permet de retarder les retraits, on parle de 10% du ptf total. Regardez le profil du Jeune Retraité dans l’article.

          Bonne journée. Je vais faire ma sieste…

          1. 3 ans de cash ne changent rien si le bear market dure 10 ans ou plus (USA 1929-54, 1969-82. Japon 1990-2018).

            Un bear market séculaire ne dure PAS 2 ou 3 ans ! Et la chute dépasse les 60% ! Sans « stop », on est cuit !

            Même s’il ne retire rien, JS # 1 passe de $ 1million à
            $ 624,639 en 3 ans (rendement de -43.07% du SP). Au bout de 3 ans, ou bien il recommence à retirer ou il retourne travailler car son taux de retrait est passé à 6.83% (ce n’est plus le 4% de la Trinity study) !

            Le 1 million est un exemple, c’est tout. Cela pourrait être le résultat de la vente d’une entreprise ou une propriété.
            L’ équité de l’immobilier ou autre passe dans le marché boursier, c’est tout.
            Si vous faites les calculs avec moins de capital, vos retraits seront moindres donc ajustés en conséquence mais les résultats ne varieront pas non plus.

            Mes calculs illustrent le risque du marché boursier, c’est tout… Libre au jeune retraité de prendre ce risque ou non mais ceux qui lisent ce blogue ont également le droit de voir l’autre côté de la médaille et ce qui peut arriver si les marchés passent de l’euphorie à une longue dépression… ET cela s’est déjà produit par le passé et de nos jours (Japon).

            Personne n’est obligé de me croire mais avant de prendre votre retraite sur de telles bases, faites faire vos calculs par des actuaires qui vous présenteront les meilleurs et pires scénarios historiques, comme cela il n’y aura peut-être pas de mauvaises surprises. Ce n’est PAS UN JEU !

            Là-dessus bonne sieste car moi aussi je vais faire la mienne après avoir regardé le DOW en baisse de 525 points à 15h…
            Cela n’augure pas très bien pour la fin de l’année !

  16. En passant, la règle du 4%. :

    La règle du 4% ne dit PAS que l’on peut retirer 4% de son capital investi en bourse continuellement sans jamais risquer de manquer d’argent. C’est totalement faux ! Il faut être prudent lorsqu’on fait des extrapolations de « règles » dans des conditions qui ne sont pas les mêmes.

    Ce que la Trinity Study a démontré c’est que pour un portefeuille composé de 50% actions ET 50% obligations (aux USA), si on retirait 4% du capital annuellement, on ne risquait pas de manquer d’argent jusqu’à 30 ans après le début des retraits. C’est tout. Que se passe-t-il après 40 ou 50 ans ? (Durée de la retraite du jeune retraité).
    Cette règle ne s’applique pas non plus à un portefeuille composé de 100% en actions américaines et encore moins s’il y a un mélange d’actions (US, Europe, Asie, Marchés émergents…). Il n’y a aucune étude du type Trinity pour les marchés boursiers autres que les USA.
    Comme déjà mentionné, la partie 50% obligations offre une protection certaine contre une partie des « drawdowns » possibles, ni rares, ni improbables des marchés boursiers.
    Il est très important de bien comprendre la différence si on veut voir son capital survivre… Tout est une question de relation risque-bénéfice.

      1. Oui, j’ai déjà lu ce papier…

        Il faut ici préciser que ces chiffres ne sont valables que pour le marché boursier Américain et ce, avec l’influence économique colossale de la génération des Baby-Boomers de 1950 à nos jours. Mais cela VA changer…

        Pour qu’une étude de type Trinity puisse donner une idée plus juste et plus précise (mais non infaillible), il faudrait qu’elle soit appliquée à tous les marchés boursiers de la planète d’une part et qu’on étudie l’influence des actions non US (Chine, Japon, Europe, Marchés Émergents) sur le rendement du portefeuille dans le temps car, actuellement, on ne peut pas extrapoler les résultats de la Trinity study sur des portefeuilles diversifiés au point de vue géographique.

        À titre d’exemple, si on compare les courbes du marché US depuis 2009 aux marchés Européens, on se rend compte qu’il y a une énorme différence dans le taux de récupération (QE easing et taux d’intérêt obligent), donc un portefeuille « diversifié » 50% US – 50% Europe aurait donné un moins bon rendement qu’un portefeuille 100% US…

        Qu’est que cela veut dire ? Que les Américains sont les « plus beaux et les plus fins » ou qu’un bear market d’intensité majeure leur pend au bout du nez pour « ramener » les taux de rendement à la moyenne « historique » ?

        Bien malin celui qui pourrait répondre avec certitude à cette question, mais quelle est la PROBABILITÉ de voir le marché US doubler de nouveau en peu de temps versus un bear market qui verrait les indices baisser de 50-60% ou même plus ?

        Si on prend sa retraite en plein début de « secular bear market » qui dure 10 ans ou plus et qu’on est 100% en actions sans être sorti dès le tout début de la baisse, alors finis les lendemains qui chantent… Le risque en aura-t-il valu la peine ?

  17. Que se passe-t-il actuellement sur les marchés ?

    Bien des analystes « s’expriment » et ont des opinions contradictoires allant de la correction salutaire à l’apparition du Bear… La vérité tout nue c’est que personne ne le sait vraiment car nous sommes en train de vivre l’évènement. Dans 10 ou 20 ans, pleins d’analystes diront a posteriori qu’il avaient « vu venir » la chose !
    Il est certain que lorsque des marchés comme la Chine (-5% en une journée) et le Japon (-4% en un jour) se comportent comme cela, on peut dire que la tendance haussière mondiale est inversée.

    Comme disent les traders : « don’t fight the FED » et « the trend is your friend ».

    Lorsque le taux de dividende moyen sur le SP 500 est de 1.90% et que le taux d’intérêt sur l’obligation US de 10 ans est de plus de 3%, on peut comprendre qu’il n’y a aucun avantage à prendre le « risque » d’investir dans le SP 500 surtout au haut du marché alors qu’on peut obtenir 3% sans risque pour le capital de départ. C’est une relation que Warren Buffett a expliqué maintes et maintes fois. En passant, le taux « historique » moyen des dividendes sur le SP 500 est de 4%. Logiquement on peut s’attendre à une régression vers cette valeur donc une chute de la valeur des titres afin de rétablir ce taux de dividende de 4%.

    Si c’est une « correction » à laquelle nous assistons, elle peut durer entre 2 semaines et 2-3 mois (ex : 2008).
    Ce qui est important, c’est ce qui va se passer après cette correction (i.e. à long terme après). En 2009-2018 la reprise fut vertigineuse et historique et c’était une exception. Les analystes eux-mêmes s’attendent à un rendement futur annuel moyen ne dépassant pas 5% sur le SP 500… Et cela c’est inquiétant.
    En 1929, la correction fut suivie d’une contre-correction à la hausse de près de 100% (ad 1932) mais cela n’a pas empêché bear market vicieux de s’installer jusqu’en 1954. Idem au Japon 1990-2018. Pour le Japon, si une autre correction significative s’ajoute, ce sera assez catastrophique.

    Lorsqu’on veut protéger son portefeuille contre des situations comme celles-ci, il faut soit s’assurer de pouvoir sortir rapidement dès le début et se réfugier dans des instruments financiers moins flamboyants mais plus stables, soit faire comme les traders professionnels et procéder à du « hedging » en cas de correction majeure… La hausse de la valeur des « hedges » compense la perte de valeur du portefeuille et amenuise la chute… Mais ce n’est pas ce que comprennent et font le commun des « investisseurs ». Le « never lose money » de Warren Buffett prend ici tout son sens.

    Pour ma part, puisque je n’ai cessé de lancer des avertissements sur les risques actuels des marchés, je me suis retiré complètement en Septembre et j’ai installé une position hedge avec des calls de 3 mois sur le SQQQ.
    Le HASARD a fait que mon timing « was right on », mais mon raisonnement boursier était juste quant à l’allure des choses. Mon portefeuille n’est pas en baisse, mais légèrement en hausse grâce à la modeste position contraire que j’ai prise il y a environ 2 semaines.
    Tout ce que je peux dire c’est qu’actuellement il vaut mieux être totalement en dehors du marché boursier pour éviter un « drawdown » qui pourrait être absolument terrible.

    En terminant, la bourse est un animal vicieux qui peut, à tout moment, se retourner pour mordre la main qui le nourrit. Il faut être très, très prudent lorsqu’on y investit les économies de toute une vie de travail et connaître les mécanismes qui permettent de préserver entièrement son capital, beau temps ou mauvais temps.
    La correction ou baisse sera particulièrement critique si elle dépasse les 60% car cela pourra prendre des décennies avant que le marché ne retrouve son niveau d’avant la chute… Il ne faut pas sous-estimer cette possibilité.

    J’espère pour ceux d’entre vous qui ont d’importants portefeuilles en bourse que les conséquences ne seront pas désastreuses… Mais actuellement « we are in uncharted territory » et les dangers sont multiples.

    1. Très en désaccord avec ce que votre articles tend à suggérer.

      Particulièrement avec le bout où vous dites  »s’assurer de pouvoir sortir rapidement dès le début et se réfugier dans des instruments financiers moins flamboyants » . Comme mentionné dans un article dans les affaires ce matin,  »Je me dis toutefois que l’investisseur à long terme ne devrait pas vraiment se poser de telles questions. À partir du moment où l’on a pris la décision d’investir en Bourse, on y reste, quoi qu’il advienne ». Boum… Pas compliqué.

      Ce sont justement des gens (et les robots) comme vous, i.e. la majorité des petits investisseurs, qui fait que les marchés flanchent. Lorsqu’on investit sur le long terme, avec des titres de qualités et fiables, il n’y à aucune raison de vendre lorsque ca va mal. Bien au contraire, il faut en profiter pour acheter et consolider nos positions et abaisser notre moyenne d’achat.

      Vouloir battre les marchés, vendre lorsque ca baisse, acheter lorsque ca monte… C’est comme ca que l’on perds à tout coup. Comme la majorité des gens qui  »s’amuse » à la bourse…

      1. D’autant plus qu’il me semble que vendre lorsque ça baisse, acheter lorsque ça monte, génère son lot de frais de transactions, de commissions, sans parler des impacts fiscaux possibles (Les Jeunes Retraités ont tendance à avoir maximisé leur REER et leur CELI et l’excédent est donc dans des comptes imposables)

        1. Les frais de transaction de $ 9.99 multipliés par 5 ou 6 FNB aller-retour représentent au plus $ 120.
          Vaut-il mieux risquer une baisse de 25% sur $ 750,000 pour éviter de payer $ 120 ??!! Et si la baisse est plus importante et prend plus de 10 ans à récupérer ?
          Sachant ce que vous savez sur les changements climatiques, achèteriez-vous une maison sur le bord de la mer en Floride SANS l’assurer ? Bien sûr que non ! Il en va de même avec votre CAPITAL DE RETRAITE !

      2. Vous n’avez évidemment rien compris du tout. Il faut vendre AVANT que ça baisse et acheter lorsqu’il y a une remontée. « Averaging down » c’est très dangereux !
        Le jeune retraité ne peut plus « acheter » car il décaisse ! Il n’a plus de revenus ! Il doit PRÉSERVER son capital.
        Moi je peux acheter tant que je veux car j’ai des revenus continus et je le ferai lorsque les conditions seront réunies, mais certainement pas maintenant.
        Ce sont des gens comme VOUS qui se font laver dans des bear markets séculaires et, bien entendu, vous n’avez AUCUNE IDÉE de ce que c’est !
        Je ne « m’amuse » pas à la bourse et je sais ce que je fait. Mon portefeuille est en HAUSSE actuellement et non en baisse comme la plupart des investisseurs que vous traitez de « petits ».
        L’idée n’est pas de « BATTRE » le marché mais de préserver le capital en cas de correction ou de bear market. INVESTING 101 !

  18. Bonjour,

    Vous parlez d’un compte tangerine à 3% d’intérêts, est-ce un compte particulier? J’ai aussi un compte tangerine et le taux est de 1.25% il a des promos pour augmenter la taux d’intérêt à 2.5% pour un temps limitée mais 3% je trouve pas. Merci

    1. Bonjour investom,

      Il s’agit d’un compte d’épargne Tangerine. Ce taux d’intérêt n’est pas accessible à tous. Ça prend un montant important et il faut constamment appeler pour renégocier.

      En plus, les taux d’intérêt vont probablement augmenter dans les prochaines semaines, donc il faut suivre ça de proche.

      Bonne négo!

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