Une bonne correction boursière

Une (bonne) correction boursière

Financial Samurai, un jeune retraité américain, a annoncé sur son blogue qu’il envisageait retourner sur le marché du travail. Selon lui, le mouvement FIRE (Financial Independence Retire Early) n’est pas viable. Pour lui, la correction boursière que l’on vient de vivre en fait la preuve.

Moi aussi, j’ai subi une solide correction en fin d’année dernière. De septembre à janvier, mon portefeuille d’actions a fondu de 10%. Ainsi, 2018 aura été une année à oublier avec un rendement médiocre de -3%.

On est loin des 7% nécessaires à financer ma retraite!

Par conséquent, j’ai dû piger dans mon fonds d’urgence, et ce, après moins de deux ans de retraite.

Comme disent les Chinois, « The shit has hit the fan ».

« J’te l’avais dit! »

Il va sans dire, mes détracteurs ont jubilé. Les commentaires du genre « J’te l’avais dit » me résonnent encore dans les oreilles.

C’était enfin l’heure de gloire de tous ceux qui pensent qu’investir en bourse est synonyme de gambling.

Comme disait un voisin, « J’ai bien fait d’acheter une maison, de toute façon, la bourse ça tombe tout le temps ».

De plus, il n’y a pas une semaine qui passe sans qu’un analyste financier annonce l’armageddon, la crise financière tant anticipée.

Même sur ce blogue, je pense que les touches B, E, A et R du clavier de certains intervenants sont usées à force de parler de « Bear Market ».

Est-ce que le party est fini? Devrais-je refaire mon c.v. et repasser mes chemises?

Enfin, une correction boursière!

Au grand malheur de ceux qui aimeraient me voir derrière le comptoir chez McDo, je ne retournerai pas travailler prochainement.

Même qu’à certains égards, la correction boursière aura été bénéfique.

Histoire de donner un peu de crédibilité à ce que j’avance, j’ai fait appel à Fabien Major, gestionnaire de patrimoine et auteur de l’excellent livre Petits secrets et gros mensonges de votre banquier.

Il a su dédramatiser la situation.

Il explique, « Une correction boursière est un phénomène très sain […] Il s’agit d’une phase inévitable, même nécessaire à la croissance à long terme des indices. »

De ce fait, « La croissance au-delà de l’inflation ne peut s’obtenir qu’avec de la volatilité. » Les mouvements de panique peuvent donc être rentables pour les investisseurs qui gardent la tête froide.

Après la pluie, le beau temps

Comme le précise M. Major, « De manière aléatoire, trois années sur quatre sont positives, et la meilleure survient après la plus pénible. »

D’ailleurs, « Avec +8,1% de gain, le rebond de janvier 2019 fut un des plus spectaculaires des 30 dernières années. »

Une correction boursière expose ainsi de belles opportunités dans le marché. C’est un peu comme la saison des soldes.

Pour moi, ce fut l’occasion d’acheter graduellement des titres de qualité dévalués.

Quoi faire lors d’une correction boursière?

Si vous êtes un jeune investisseur, cette correction boursière fut peut-être votre première. Comment avez-vous réagi? Avez-vous fait de l’insomnie? Pire encore, avez-vous vendu vos actions?

Pour ma part, même après avoir vécu la crise financière de 2008, j’ai encore un petit pincement au coeur quand j’entends Gérald Fillion dire « Encore des reculs importants aujourd’hui sur les marchés ».

Certes, le vent de panique passe et la « machine » repart à chaque fois.

Les 5 conseils de Fabien Major

Voici quelques conseils de M. Major à suivre lors de la prochaine correction boursière. Car, oui, il y en aura plusieurs autres!

1- Ne vendez rien

Selon M. Major, ceux qui sortent du marché quand les cours chutent n’auraient pas dû y être en premier lieu. Si tel est votre cas, vous n’êtes pas fait pour investir en bourse. Trouvez-vous un autre hobby. 😉

2- Réévaluez votre profil d’investisseur

C’est seulement quand vos placements fondent que vous pouvez réellement constater votre tolérance au risque. C’est peut-être le temps de revoir votre profil d’investisseur et la composition future de votre portefeuille.

3- Espacez les consultations de votre relevé de compte

Si, comme moi, Gérald Fillion est une source d’angoisse durant une correction boursière, changez de chaîne. L’émission La poule aux oeufs d’or est bien plus positive. Même chose pour vos relevés de compte, laissez-les de côté pour quelques temps.

4- Ne tentez pas de synchroniser vos transactions

Certains investisseurs tentent de vendre leurs titres juste avant une correction boursière pour les racheter après le creux de vague. M. Major les appelle à la blague les « Trademinator ».

Certes, cette pratique fait plus de mal que de bien.

En fait, lors des 20 dernières années, le TSX a donné un rendement annuel de 8%. Or, l’investisseur qui aurait manqué les 10 meilleures journées en bourse n’aurait obtenu que 5.5%. Pire, celui qui aurait manqué les 20 meilleures journées n’aurait obtenu que 3% sur la même période.

5- Entourez-vous de gens qui en ont vu d’autres

Les émotions d’un investisseur sont bien plus dévastatrices que toutes les corrections boursières. La peur nous rend imbécile (dans le sens médical du terme).

Ainsi, un professionnel des finances (ou un bon psy) peuvent nous aider à contrôler les pulsions irrationnelles de notre cerveau reptilien.

À lire: La peur d’avoir peur

Je prédis la prochaine crise financière

Un lecteur me pose la question suivante, « Qu’est-ce qui va arriver dans les prochains mois? Avec la guerre commerciale avec la Chine, l’incertitude en Europe, sommes-nous aux portes d’une crise? ».

Je vais répondre puisque je suis un expert. Après tout, ça fait 3 ans et demi que je tiens un blogue. 😉

« Je suis certain à 100%, sans aucun doute, que nous subirons une crise financière majeure dans les prochains 12 mois. »
(Jean-Sébastien Pilotte, 23/02/2019)

La citation précédente est un peu comme mon billet de loto. Si jamais ça se concrétise, j’écrirai un livre et je pourrai expliquer au monde entier comment j’ai su déceler les signes précurseurs. Je serai un génie.

Au pire, je fais un Trump de moi-même et je nie avoir fait une telle déclaration.

Blague à part, comme l’explique M. Major, personne ne peut prédire précisément les variations du marché. Il compare les fluctuations de la bourse aux vagues de l’océan.

« [Les vagues] sont imprévisibles, mais on sait qu’elles finissent toujours par arriver. »

Cette analogie me parle puisque j’entends présentement le son relaxant des vagues de la mer de Chine.

Je sais, je devrais être dans mon bunker à Montréal en préparation à l’effondrement du système capitaliste. Toutefois, je préfère être insouciant et profiter de la vie.

Bien le bonjour du Vietnam!

Comment réagissez-vous aux corrections boursières? Êtes-vous du type RDI ou plutôt du type La poule aux oeufs d’or?

82 commentaires

  1. Merci beaucoup J.S. de nous faire parvenir ton optimisme, sans laisser de côté ton implacable lucidité et ta capacité exceptionnelle au bonheur : VIVRE LE MOMENT PRÉSENT!
    Pour moi, c’est un plaisir renouvelé de bénéficier de ton généreux et authentique partage! MERCI beaucoup!

  2. Bof !

    Il faut avoir connu les années 1999 à 2004 …

    La tempête techno et la baisse de … 80 % du Nasdaq !

    Et je suis toujours là, vaille que vaille …

    Regardez les technos aujourd’hui : Microsoft , Apple, Google, CGI, etc

    CGI, environ 7$ dans les années 2000, aujourd’hui environ 90 $

    AAPL, idem, valait 1.92 $ avant ou après split, aujourd’hui 180 USD !

    Google parti à 80 $, maintenant à 1000 et plus !

    Et les autres, les blue chips …

    Rebof !

    Les 15 % de la petite correction de la fin 2018 …

    Un pet dans l’azur !

    1. Bonjour Paul,

      Voilà la sagesse et l’expérience qui parle.

      Je vais vous référer des jeunes investisseurs pour qu’ils suivent le cinquième conseil de M. Major, « S’entourer de gens qui en ont vu d’autres ». 😉

      Quand on investit dans des entreprises solides, qui possèdent une tonne de cash et plusieurs avantages concurrentiels, ça ne peut que remonter à long-terme.

      « Un pet dans l’azur », j’adore!

    2. Nortel a valu jusqu’à $ 120 l’action (après de nombreux fractionnements qui plus est)… Aujourd’hui : ZÉRO.
      Un pendule, ça oscille dans les deux sens et non dans un seul.
      Overconfidence is a killer !

  3. (…) Pour moi, ce fut l’occasion d’acheter graduellement des titres de qualité dévalués. (…)

    Je croyais avoir vu ici que tu n’achetais que des FNB maintenant, à la ‘Couch Patato’ ???
    https://canadiancouchpotato.com/

    Bonnes vacances….non…. plutôt bon voyage…non plus….bon séjour alors !!!

    1. Salut Imberbe,

      Je sais, ma résolution est déjà loin derrière. C’était plus fort que moi, j’ai succombé pour certains titres d’entreprises dévalués.

      Par contre, j’ai aussi acheté des FNB.

      En fait, quand je parle de « titres », je parle autant d’actions que de FNB.

      Merci, nous allons profiter de notre séjour. 😉

      Au plaisir!

  4. Hahaha! J’adore le sens de l’humour de cet article!
    Ça fait du bien de lire Le Jeune Retraité, surtout après avoir entendu tant de brouhaha en novembre dernier. J’ai survécu à ma première correction boursière! Hourra!
    En passant, mes tableaux excel ‘Budget’ et ‘Avoir net’ ont maintenant 1 an! Je suis très fière d’avoir suivi mon année 2018, mois après mois. Ça me motive réellement à continuer mon chemin vers la liberté financière. Merci encore pour ton blog Jean-Sébastien!

    1. Merci beaucoup Victoria!

      Ça me fait plaisir de savoir que les tableaux sont utilisés. En tout cas, dans mon cas ce fut un peu mon tableau de bord tout au long de mon parcours vers la liberté financière. Encore maintenant, je les complète religieusement tous les mois.

      Bravo pour cette première année de contrôle budgétaire. Les finances ça peut être excitant, non?

      Bonne route vers la liberté! J’ai l’impression que tu es bien partie.

      1. Salut Victoria et JS! Idem pour moi, en à peine un an et demi je suis passé de 0 $ d’épargne à plusieurs milliers de dollars d’avoir net. Pour faire écho à ton article sur la correction, j’ai récemment changé mon profil de risque sur Wealthsimple (75-25) et je vois nettement la différence sur le rendement. Je suis passé d’un maigre 3% (quand ça allait bien) à des chiffres qui frisent le 9% par jour. J’ai fait de même pour Portefeuille futé.

        1. Salut Ludovic,

          Je suis content d’avoir de tes nouvelles.

          Donc, tu n’es pas encore millionnaire, mais tu es « thousandaire ». À ton âge, c’est excellent. 😉

          Par ailleurs, tu es jeune, alors tu peux te permettre de vivre avec plus de risque.

          Profite bien du rebond. Au plaisir de prendre un verre ensemble au printemps.

        2. Continue le jeune épargnant! Tu as déjà 7 ans d’avance sur moi, et même beaucoup plus comparé à d’autres gens. C’est motivant de te voir aller!

  5. Lorsque l’économie va mal, j’arrête d’aller consulter mes comptes d’investissement. Il n’y a pas si longtemps, on ne pouvait aller consulter nos comptes en ligne et on attendait nos relevés trimestriels. C’est ce que j’ai fait car oui, je lis plusieurs bulletins financiers hebdomadaires et ça peut semer la panique. La seule question que je pose est toujours la même: Est-ce que je vais mourir? Et comme la réponse est toujours la même (;o), ça me permet de relativiser pas mal de choses et de rester zen. Je vis dans un pays où bien des gens se construisent des maisons avec des « palettes » et des morceaux de tôle et où le salaire minimum est de 7,50$ par journée de 8 heures, 6 jours par semaine, alors ça aussi, ça permet de relativiser.

    Merci pour cet autre article pertinent et qui tombe à point, comme toujours, et bonne continuation dans tous tes projets! Les miens sont vraiment enrichissant et je réalise des rêves caressés depuis longtemps!

    Saludos de Mexico!

    P.S. Mon meilleur exutoire est d’aller à la plage prendre une bière et jouer au volley avec les amigos et j’en reviens toujours de bonne humeur et galvanisée!

    1. Hola Gabrielle,

      Comme dit André Sauvé, tout est temporaire.

      Après avoir passé quelque temps au Myanmar le mois dernier, je relativise. Certains luttent pour survivre tous les jours. Des enfants fouillent les conteneurs de déchets à la recherche de nourriture. Une vie de rat.

      Je n’ai plus le droit de me plaindre. J’ai perdu ce privilège au moment où j’ai été témoin de cette scène.

      Nous avons de la chance, c’est la seule explication valable.

      Toi aussi, bonne suite dans tes projets. Profite bien du soleil.

      À plus!

  6. Je ne mets pas mes oeufs dans le même panier, surtout pas pour mon plan d’indépendance… La bourse c’est bien, mais ce n’est pas mon unique outil. J’ai des placements garantis, des métaux précieux, des revenus de loyers, etc… alors la correction de décembre dernier, disons que j’ai décidé de faire comme vous avez suggéré et regarder moins souvent. De tout façon, j’explorais la campagne hongroise alors j’avais du moment présent à me soucier de. 😉 Il ne faut pas que le plan d’indépendance de quelqu’un ne soit possible qu’en prenant plus de risque que son profil. Il faut respecter notre tolérance et l’inclure dans son plan, quitte à devoir travailler 1 ou 2 ans de plus.

    1. Salut Blo (ton nouveau pseudo?),

      Bien dit!

      J’ai l’impression qu’avec la montée en popularité du mouvement FIRE, plusieurs jeunes investisseurs se lancent dans le marché boursier sans en comprendre les implications. C’est risqué et ça ne convient pas à tout le monde.

      J’ai tout investi en bourse, mais je ne prône pas nécessairement cette stratégie. Il s’agit de mon profil spécifique. Une approche diversifiée, comme la tienne, est surement plus convenable pour la plupart des petits investisseurs.

      Vas-tu écrire un billet sur ton expérience de voyage? Te connaissant un peu, je suis certain que les finances ont fait partie de ton aventure.

      Merci d’avoir pris le temps de commenter!

    2. Sage décision de diversifier vos sources de revenu à la retraite et ainsi DIMINUER votre niveau de risque. C’est la manière la plus sûre d’assurer la pérennité de son capital de retraite. Les « FIRE » auraient beaucoup à apprendre de vous…
      Concernant les métaux précieux, les gardez-vous sous forme physique (pièces d’or dans votre coffre bancaire, lingots chez le dépositaire) ou sous forme de certificats papier ?

    1. Salut Dany!

      Je cherche à faire une analogie entre le marché boursier et le badminton, mais je ne trouve rien. En tout cas, j’ai subit d’autres types de corrections sur le terrain de badminton.

      Merci de me lire. À la prochaine!

  7. C’est une vrai joie d’avoir découvert votre blogue.

    J’ai 26 ans et étant de plus en plus porter vers l’indépendance financière et le minimalisme j’adore lire tout vos articles. Ce genre de contenu en français destiné au québécois est tellement rare, j’ai pris du temps avant d’afin atterrir ici!

    1. Moi aussi, j’ai été bien heureux de découvrir ce blogue francophone il y a environ 2 ans. Si ça vous intéresse, il y a maintenant plusieurs blogueurs dans notre petite communauté québécoise du mouvement FIRE. De plus, il y a un forum de discussion où la plupart de ces blogueurs participent et répondent aux questions.

    2. Merci beaucoup Ben!

      Bienvenue dans la communauté!

      Il y a d’autres blogues québécois qui abordent le sujet, tu les trouveras dans la section Bibliothèque.

      On aura peut-être l’occasion de se rencontrer éventuellement. Sinon, n’hésite pas à poser tes questions et à témoigner de ton parcours vers la liberté financière.

      Au plaisir de te connaître!

  8. Perso, je suis la personne la plus stresser dans la vie, mais s’il à dequoi qui ne me stress pas, c’est bien la bourse. Si ton portefeuille est bien diversifié, tu as aucun stress à avoir. De toute façon, moi je prends que les dividendes, donc l’action pourrait bien planter de 99%, si le dividende continue, ça change rien pour moi.

    1. Salut Yan,

      Tu as donc le bon profil pour investir en bourse.

      Ton approche axée sur les revenus de dividendes est un excellent moyen pour te protéger de la volatilité actuelle. C’est peut-être une stratégie qui serait plus sage pour moi en tant que retraité.

      Merci pour le témoignage!

  9. Bonjour J-S,

    C’est un excellent article, comme toujours. Ce sont 5 conseils très pertinents, surtout pour les jeunes investisseurs. De plus, ton sens de l’humour me remonte le moral après une nuit sans dormir avec mon petit qui était malade 🙁

    Pour répondre à la question « Comment réagissez-vous aux corrections boursières? », je répondrais : RIEN. Je suis investi à la bourse pour le long temps et non pour les fluctuations à court terme. Lors d’une correction boursière, la même chose à faire est souvent de ne rien faire. Sinon, comme tu le mentionnes, c’est une occasion de faire des achats à rabais.

    Bonne fin de voyage (si ce n’est pas déjà fait).
    R101

    1. Salut R101,

      Un conseiller financier (du Financial Independence Club) m’avait raconté que les comptes de courtage direct qui avaient obtenus les meilleurs rendements étaient ceux de gens décédés. Ne rien faire semble être la meilleure stratégie.

      Je souhaite que ton petit se porte mieux. C’est l’important.

      Merci, à très bientôt!

  10. Évidemment, j’ai fait le mort par principe lors de cette vicieuse correction, je n’ai pas l’intention de jouer aux plus fins. Je dois avouer qu’investir dans un FNB qui colle aux fesses du S&P 500 a ajouté la touche de suspense qui manquait jusqu’alors à mon existence plutôt plate. Je prends même plaisir à suivre les cours sur une base journalière.

    J’ai fait de mon mieux pour profiter de la baisse dès que possible en investissant à nouveau au tout début du premier trimestre de 2019 une tranche de 1 500$ de nos 6000$ en droits de cotisation du CELI pour cette année et je ferai de même à tous les trimestres pendant au moins les dix prochaines années comme selon la statégie gagnante à long terme de M. Périodique. Je ne vise à tout le moins qu’à battre l’inflation pendant ce temps-là, mes attentes resteront modestes et réalistes.

    Fait à noter, mon coût moyen par part a diminué maintenant à 40,73$, la part du fonds ZSP ayant clôturé à 40,42$ en fin d’après-midi dernier, 22 février 2019. J’arrive donc encore un peu en dessous par rapport à mon départ beaucoup trop haut dans un rebonds de la vague le 17 juillet 2018 à quelque 40,86$. Ce fonds évolue pour le moment dans une fourchette annuelle de 35,20$ à 42,10$. Il faut acheter ce fonds par sécurité pas plus cher qu’à la médiane de 38,72$. Je n’ai donc toujours pas fait d’argent en Bourse au total.

    Ainsi, j’en ai tiré tout de suite une bonne leçon de choses: il vaut mieux s’introduire en Bourse en achetant un FNB au plus bas des cours comme font les investisseurs dans la valeur pour les actions individuelles, idéalement à la suite d’une bonne vieille correction, soit avec la meilleure marge de sécurité possible, car sinon nous devrons vivre avec un historique de rendement qui va avoir de la difficulté à remonter les pentes, et tellement que cela risque surtout de nous pousser à faire du « Timing Market » à répétition afin de se reprendre enfin sur des bases plus profitables à l’avenir.

    1. Bonjour PFG,

      Si vous voulez ajouter du piquant à votre vie, la bourse est pour vous. La volatilité est au rendez-vous en tout cas. En plus, Trump trouve toujours le moyen de causer de la turbulence. Certes, comme dit M. Major, ces fluctuations créent de la croissance à long-terme.

      Bonne idée d’échelonner vos achats sur plusieurs mois. Ça vous évite de tenter de « timer » vos transactions.

      Tellement de monde croient qu’il existe une « saison des REER/CELI ». Ils pensent qu’ils doivent investir leurs épargnes au mois de février. En fait, il ne s’agit que d’une stratégie marketing créée par les grandes banques pour vendre des produits financiers (profitables pour elles).

      Merci pour le témoignage!

      1. À propos de cette erreur fondamentale et des plus communes du  » Market Timing », une excellente chronique, comme toujours, de Philippe Leblanc, dans le journal Les Affaires (22/02/2019) : « Un exemple concret de la futilité du «market timing» ». Et pourtant la plupart des boursicoteurs se croient plus intelligents que le marché et retombent systématiquement dans le même panneau. http://www.lesaffaires.com/blogues/philippe-leblanc/un-exemple-concret-de-la-futilite-du-market-timing/608451

        À bientôt, bonne fin de voyage, et au plaisir de faire connaissance!

          1. LA LETTRE AUX INVESTISSEURS DE WARREN BUFFET, du 23 février 2019… Comme je ne peux pas être plus génial que Warren Buffet lui-même en finance, voilà pourquoi j’ai suivi son conseil pour mon CELI libre d’impôts en y investissant à long terme à la Bourse de Toronto dans un FNB (ZSP) à faible coût (0,09%) qui suit le S&P 500 ! « Le 11 mars, cela fera 77 ans que j’ai investi pour la première fois dans une entreprise américaine. L’année était 1942, j’avais onze ans et j’ai investi tous mes moyens en investissant 114,75 $ que j’avais commencé à accumuler à six ans. Ce que j’ai acheté, c’est trois actions d’actions privilégiées de CitiesService. J’étais devenu capitaliste et je me sentais bien. Néanmoins, en 1942, lors de mon achat, le pays s’attendait à une croissance d’après-guerre, croyance bien fondée. En fait, les réalisations de la nation peuvent être décrites comme étant à couper le souffle. Mettons des chiffres à cette affirmation: si mes 114,75 $ avaient été investis dans un fonds indiciel S & P 500 sans frais et que tous les dividendes avaient été réinvestis, ma participation aurait augmenté pour atteindre 606 811 $ (avant impôts) le 31 janvier 2019 (les dernières données disponibles avant l’impression de cette lettre). Cela représente un gain de 5 288 pour 1. Entre-temps, un investissement d’un million de dollars réalisé par une institution exempte d’impôts de cette époque, par exemple un fonds de pension ou un collège, aurait atteint environ 5,3 milliards de dollars. Permettez-moi d’ajouter un calcul supplémentaire qui, je pense, vous choquera: si cette institution hypothétique n’avait versé que 1% de ses actifs chaque année à divers «assistants», tels que des gestionnaires de placements et des consultants, son gain aurait été réduit de moitié, à 2,65 milliards de dollars. C’est ce qui se produit en 77 ans lorsque le rendement annuel de 11,8% réalisé par le S&P 500 est recalculé à un taux de 10,8%. »

  11. Allo JR

    Encore un article pertinent. Merci de ta générosité!!

    De mon côté, j’ai acheté de nouveaux titres et j’ai moins regardé mes placements. De plus, je me répète ma phrase fétiche : Dans dix ans, le marché sera plus haut qu’aujourd’hui!! Il faut toujours garder une perspective long terme.

    Bon séjour en Chine!!

    1. Allô Orev,

      Merci d’avoir pris le temps de commenter. J’apprécie!

      Tant que tu n’as pas besoin du montant placé, il n’y a pas de problème. Les pertes ne sont réalisées qu’à la vente des titres.

      Selon moi, la patience est une des principales qualités nécessaires à l’atteinte de l’indépendance financière. Étrangement, l’avoir net augmente plus rapidement quand on est pas pressé. On laisse travailler l’argent et on intervient le moins possible. À long-terme c’est plus rentable.

      Au plaisir!

  12. Si on regarde les graphiques divers du S&P, on voit que ça monte, en règle général, au gré des compagnies actuelles, nouvelles et anciennes :

    https://www.macrotrends.net/2324/sp-500-historical-chart-data

    On notera sur le graphique la correction de 2018 ; …et les pires que j’ai vécus 2000 et 2008.

    Sincèrement, je n’ai pas vu vraiment la correction de fin 2018.

    Pour moi, la période la plus angoissante a été la crise des années 2000. Voir l’action principale du portefeuille perdre 80 % de sa valeur, je vous dis pas ! D’où ma question que faire ? À l’époque, j’avais racheté à mort …, et j’ai pu revendre à la fin du krach vers 2004, avec un très léger profit, mais vraiment léger ! Et de me trouver chanceux ! Une frousse, toujours tapie quelque part, m’incitant à la prudence m’est restée ! Une grande prudence me dit toujours : attends, prends ton temps ! Analyse tout …

    Et des leçons …

    Je n’ai jamais fait de perte à date !

    Aujourd’hui, je gère le quart de mes placements moi-même ; les trois-quart restants en firme privée.

    Je me trouve personnellement trop cow-boy ! Du moins, je l’étais dans les années précédant mon premier crash, je m’en suis sorti parce que c’était d’énormes compagnies avec de forts volumes en bourses …

    1. Un bon complément d’information.

      Merci pour le partage!

      Comme disait M. Major, c’est seulement quand on vit un krach ou une crise financière qu’on apprend vraiment à se connaître en tant qu’investisseur. Avant ça, le profil d’investisseur est simplement le résultat d’un formulaire qu’on remplit un peu distraitement. Quand on voit ses placements fondent comme neige au soleil, on constate sa vraie tolérance au risque.

      Au plaisir!

  13. Personnellement, j’étais bien content de voir une belle correction. Je trouve ça sain, comme une cure de désintoxication après avoir trop manger au buffet. (Burp!) J’ai fait de très beaux achats de titres de qualité et j’en ai profité pendant la correction pour me débarrasser des titres de sociétés trop endettées à mon goût. À date, le marché m’a donné raison. J’ai investi les maximums des montants permis du celi et du REEE, au premier jour de l’ouverture du marché de 2019! Tiens, moi je me paye en premier et la première journée de l’année en plus. Oui monsieur!

    Je me suis demandé si j’étais rentier, qu’est ce que j’aurais fait en décembre 2018? Le mois de décembre est selon moi, le meilleur temps pour retirer de l’argent de ses REER. Ce serait dommage de vendre au creux. J’estime que recevoir près de 12000$ de dividendes provenant du compte REER serait optimal. (ainsi que quelques milliers de dollars provenant de d’autres comptes pour combler les dépenses annuelles) Avec cette situation, les dividendes seraient un beau bouclier contre la déprime des marchés que je considère comme un amalgame d’opinions et d’émotions.

    D’ailleurs que ce passe t’il avec Kraft ? -27% Prochaine récession, pas mal sûr que le monde vont s’empiffrer de kraft dinner! J’en ai acheté une boîte cet après-midi, au cas ou !

    1. J-D: dans mon cas, je n’ai ni acheté, ni vendu. La plupart du monde ne sont pas 100% REER, ni 100% actions d’ailleurs. Si tu as un portefeuille de 600k$ et que tu gardes 2-3% en liquidités, c’est bien suffisant pour retarder les retraits REERs, surtout avec les dividendes et intérêts qui entrent.

      Même s’il faut vendre des actions, et que vendre dans le petit creux n’est pas idéal, c’est aussi plutôt petit en %.. après dividendes s’il faut vendre 12k$ d’actions sur un portefeuille de 600k, c’est 2% du portefeuille… l’impact du mauvais timing n’est pas particulièrement important. Aussi, le timing aurait pu être au contraire bon (vendre en décembre) si le marché avait continué à baisser, impossible de le prévoir.

    2. Bonjour J-D,

      J’adore votre commentaire! 🙂

      Le Kraft Dinner devrait être une valeur refuge.

      Kraft, la compagnie qui se spécialise dans le jaune-orange, serait-elle « the new gold ».

      D’ailleurs, contrairement à l’or, on peut s’en nourrire. Ainsi, même si le titre perd 27%, on ne meurt jamais de faim.

      Blague à part, en tant que rentier, je pense qu’une stratégie basée (en partie) sur les revenus de dividendes est sécurisante.

      Bon appétit!

  14. JR,

    Je trouve bizarre si des gens de la communauté (indépendance financière) sont soudainement sceptiques à cause d’une grosse correction… comme si ce n’était pas prévisible. Même un crash de -50%, je pense survivre. Habituellement ça remonte assez rapidement par la suite. La seule chose dont j’ai peur c’est l’inflation incontrôlée, mais rien ne pointe à l’horizon. J’en viens à me demander si la globalisation des échanges n’est pas une sorte de bouclier quasi permanent contre l’inflation. Les jeunes ne semblent même pas vraiment savoir que ça existe comme risque financier tellement c’est loin.

    On dit parfois dans le milieu que c’est la première décennie qui compte. Pour toi, deux ans bien passées déjà, et ça augure bien ! En reste juste 8 pour être sûr de ta shot 🙂

    1. Salut Mr. Jack,

      Moi aussi, ça me surprend. D’ailleurs, Financial Samurai est allé jusqu’à créer un nouvel acronyme pour remplacer FIRE. Il appelle désormais le mouvement DIRE (Delay, Inherit, Retire, Expire).

      En plus, depuis le temps qu’on en parle de cette correction, on l’a vu venir.

      Comme l’expliquait M. Major, ce type de fluctuation nettoie le marché des investisseurs qui n’y ont pas leur place. Peut-être qu’on pourrait faire la même extrapolation pour les jeunes retraités?

      Je suis très conscient de l’importance de ces 10 premières années. Two down! Je garde la tête basse.

      Toi, comment ça se passe?

      1. JR,

        J’ai rien fait pendant la correction, finalement, ou à peu près rien. J’ai acheté des options d’achat sur Apple, c’est tout 🙂

        Mais sinon, globalement, ça se passe bien, je n’ai pas la même liberté que vous autres parce que ma blonde travaille encore, et j’ai décidé de prendre des contrats à temps partiel de décembre à avril, parce que j’aime ça, c’est l’hiver et j’ai pas grand activités extérieures, je contribue au FIRE de ma blonde en payant + d’affaires, et j’attends le retour des beaux jours et de ses vacances pour voyager un peu ce printemps / été !

        1. Salut Mr. Jack,

          Désolé du délai de réponse, je fais un sevrage de techno en voyage. Je blogue pas mal juste dans les aéroports.

          Avec un peu de recul, je pense que c’est une bonne chose de ne pas prendre sa retraite en même temps que sa conjointe. Ça permet d’établir sa propre routine et ses projets, sans dépendre de quiconque.

          Ce n’est pas une transition à prendre à la légère.

          En tout cas, je te souhaite une bonne fin d’hiver. Reste au chaud! 😉

          Ça m’a vraiment fait plaisir d’avoir de tes nouvelles.

  15. Bonjour JS,
    J’ai découvert ton site depuis moins d’une semaine et je le trouve tout simplement fantastique. Merci pour ta gentillesse et ta générosité, car on les sent à travers ton écrit. De même, je remercie tous les intervenants dont je lis tous les débats et commentaires, très instructifs. Je me sens moins seule dans mon coin depuis.
    Je vais continuer de lire tes posts, les commentaires, et de parfaire mon instruction.
    Bon séjour à toi et ta conjointe au Vietnam ( qui est aussi mon pays de naissance, bien que je ne suis pas encore retournée depuis mon départ )

    1. Bonjour Lili,

      Bienvenue dans notre petite communauté!

      N’hésitez pas à poser des questions et à partager vos expériences. Nous sommes ici pour s’entraider.

      En étant Vietnamienne d’origine, vous avez surement déjà une longueur d’avance sur les notions d’épargne. Ainsi, vous détenez déjà la clé du succès.

      Au plaisir de connaître la suite de votre parcours vers la liberté!

      1. Bonjour JS,
        Tu peux me tutoyer, c’est plus convivial ainsi.
        Je vais revenir dans un futur proche pour raconter mon parcours à vous tous, car plutôt occupée en ce moment, mais rapidement je voudrais partager avec vous un article sur le fonds souverain de Norvège qui a essuyé des plâtres dans ses placements l’année dernière. Donc, si même les institutionnels ont perdu des plumes :

        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2019/02/27/20002-20190227ARTFIG00292-le-fonds-souverain-norvegien-a-perdu-50-milliards-d-euros-l-an-dernier.php

        Oui, je suis occupée maintenant à faire mon budget en suivant tes conseils et ceux de notre petite communauté ( très petite car très peu de gens , voire personne de mon entourage n’adhère à cette philosophie de vie ). Je vous reviendrai ensuite, promis.

        Merci encore pour ton merveilleux blogue.

        1. Salut Lili,

          J’ai tendance à vouvoyer tout le monde puisque je ne vois pas qui est derrière le clavier. Je vais te tutoyer avec plaisir.

          Tu seras donc l’ambassadrice de cette philosophie dans ton entourage.

          Merci de me lire! Bon parcours vers la liberté.

  16. Jeune Skywalker…

    Vous tirez la conclusion que c’était une correction mais en fait, personne n’en sait rien… La remontée actuelle n’est peut-être qu’une correction à la hausse dans un bear market… Seul le temps nous le dira ! N’oublions pas que certains titres « vedettes » n’ont toujours pas récupéré leur valeur d’avant la correction, y compris BRK-B qui est un bon baromètre. D’ailleurs Buffett a réduit sa position dans AAPL !

    D’autre part, pourquoi subir des pertes, même sur papier, si on peut les éviter ? C’est comme au tennis, le joueur qui gagne est celui qui fait le moins d’erreurs et non celui qui fait les plus beaux coups gagnants…

    Que vous ayez eu à « piger » dans votre fonds d’urgence après moins de 3 ans devrait sonner une clochette d’alarme selon moi, mais à vous d’en décider…

    Sorti du marché en février 2018 pour le ré-intégrer en décembre-janvier, mon rendement sur cette période est de + 9% malgré la « correction » et le fait d’être sorti « trop tôt » (on ne peut jamais « timer »exactement le marché ce qui ne veut pas dire que l’on ne peut pas anticiper certains mouvements majeurs, contrairement à ce que tout le monde pense et dit).

    On pourra me critiquer tant qu’on veut, mais les chiffres ne mentent pas : les résultats sont là et ont été obtenus en prenant un niveau de risque extrêmement bas.

    En conclusion, la gestion du risque dans tout portefeuille de retraite est primordiale si on veut que notre cagnotte survive et nous permettre d’atteindre notre rêve d’indépendance financière réelle… mais beaucoup de disciples « FIRE » sous-estiment, à leurs risques et périls, dangereusement cet aspect de leur stratégie.

    Là-dessus, si vous me le permettez, je vais aller mettre la touche finale à ma magnifique « Étoile de la Mort » que vient de me commander M. Putin.

    Que la FARCE soit avec nous !

    1. Darth Vader,

      Je m’attendais bien à un commentaire de votre part. Je savais que cet article allait vous titiller les ondes négatives. 😉

      Premièrement, je suis d’accord, seul le temps nous dira. Ainsi, toutes les hypothèses (incluant celle du Bear market) restent que des suppositions, du vent.

      Deuxièmement, vous avez découvert une stratégie pour que les placements ne fassent que monter tout le temps? I want in.

      Pour reprendre votre analogie au tennis, même le meilleur joueur au monde fais des doubles fautes, échappe des balles faciles et fais des erreurs. L’important pour gagner est la tendance à long-terme (sur l’ensemble du match au tennis).

      Troisièmement, j’ai pigé marginalement dans mes liquidités, mais je n’ai pas touché à mon capital. De plus, une grande partie de ce montant fut investi dans des titres « à rabais ».

      Finalement, je vous accorde que votre « timing » était pas mal. Certes, pour moi, c’est un risque d’entrer et de sortir du marché ainsi. Ce n’est pas une approche que je préconise (Buffett non plus d’ailleurs).

      Ceci étant dit, bravo pour le rendement. Merci pour le témoignage!

      1. Si quelqu’un avait découvert une stratégie pour que les placements ne fassent que « monter » en tout temps, il ne vous la révélerait certainement pas !
        N’empêche que la différence de rendement entre vous et moi est d’environ 12% (ce n’est pas négligeable).
        Le 8.1% spectaculaire de janvier n’a pas ramené le marché à son haut précédent (donc ceux qui ont investi en été 2018 n’ont toujours pas récupéré toutes leurs pertes sur papier) pas plus que les rendements de 49.98% de 1933 et 46.74% de 1935 n’ont ramené le marché au haut de 1929 : ce sont des « Bull Traps » soit des corrections à la hausse dans des marchés baissiers. Acheter des titres « à rabais » dans des bull traps c’est s’enliser encore plus lors de la phase de baisse suivante… Il faut être conscient de cela. D’ailleurs, si cette « correction » avait été une si bonne occasion que cela, Buffett aurait racheté des titres AAPL alors, qu’au contraire, il en a vendu, réduisant ainsi sa position dans AAPL malgré les 112 milliards de « cash » à sa disposition à la fin de 2018 : que cela vous suggère-t-il ?
        Lorsque vous dites que les 10 ou 20 meilleures journées en bourse sont responsables de la plus grande partie du rendement, donc être absent réduit le rendement, cela veut également dire qu’il suffit d’être présent dans le marché durant cette vingtaine de jours pour en retirer l’essentiel du rendement sans y rester toute l’année… De même, il suffit d’être absent du marché pendant les 2 à 12 semaines de « correction » pour éviter des drawdowns importants de 10, 15% ou plus…
        Seulement, il faut suivre ses placements quotidiennement de 9h30 à 16h tous les jours, ce qui revient à un travail si on veut mais qui donne des résultats lorsqu’on sait quoi faire et quand le faire. L’important n’est pas d’avoir le meilleur rendement chaque fois, mais avoir un rendement positif à chaque année (ce qui veut dire, éviter les rendements négatifs comme la peste !)
        Si M. Major avait des résultats si spectaculaires en bourse, il ne passerait pas sont temps à écrire des livres pour arrondir ses fins de mois, pas vrai ? Il faut toujours se méfier de ceux qui nous disent quoi faire mais écouter ceux qui nous mettent en garde tout en nous laissant la liberté de faire ce que l’on veut.
        Vous avez choisi de tout mettre dans le marché boursier sans jamais vous en retirer (selon vos dires) pour assurer votre retraite… Il s’agit là d’un niveau de risque très élevé qui peut très bien réussir ou mener à la catastrophe, mais ça, personne ne peut le savoir d’avance à coup sûr. Soyez-en conscient, c’est tout.
        J’ai connu un père de famille qui investissait tout ce qu’il pouvait dans Nortel Networks, le titre « flagship » du TSE il y a quelques années et qui en rachetait à chaque « baisse » car selon lui, c’était un « rabais » qu’on ne pouvait laisser passer… Malgré les signes inquiétants, il ne démordait pas de sa stratégie qu’il croyait la bonne, après tout, Nortel « was too big to fail »… Il a suivi cette stratégie jusqu’à tout perdre et être ruiné alors qu’il avait dépassé la cinquantaine et n’avait plus aucune chance de se « refaire ».
        Assurez-vous que ceci ne se produise pas dans votre cas et portez une attention toute particulière à la gestion de votre risque qui, actuellement, est élevé même si vous êtres convaincu du contraire.
        Pour que l’on puisse conclure que la période oct-déc 2018 était une « correction » et non pas « the first leg of a bear market », il va falloir que vers la fin mai ou au plus tard en été, le marché dépasse les hauts qu’il avait atteints en août-sept. 2018… Si cela ne se produit pas, ce sera un « red flag » majeur.
        Croyez-vous qu’actuellement les conditions sont réunies pour que le bull market redémarre ? Personnellement j’ai de sérieux doutes là-dessus tant que je n’ai pas une confirmation « technique » indiscutable que le bull est reparti.
        D’ici là, je « chasse » des dividendes (autre stratégie « secrète »…)

          1. Tiens, le dénigreurs sont de retour (Dom et Imberbe) mais n’ont pas le COURAGE d’afficher leurs rendements comme les autres ! C’est facile de parler à travers son chapeau !

          2. Ahah comique… Je ne parle pas au travers de mon chapeau, mais je ne ressent pas le besoin de critiquer a vitam aeternam en cap lock tout ce que la logique et les ténors de la bourse disent.
            Pour ton info, mon rendement de la dernière année (au 31 décembre) de 13.89%. Dividende de 3.75% qui s’ajoute à tout ca (presque tous en DRIP). Et depuis le 1 janvier, Booooum, 18% de rendement annualisé.
            Évidement, cette hausse est attribuable au fait que j’ai RACHETÉ, oui oui, RACHETÉ lorsque tout partait en vrille…. Et que certains vendaient afin de limiter (apparemment) leurs pertes.
            PS: je ne dénigre pas, je dis seulement que quelqu’un qui fais un peu de lecture, observe et prends des notes de tout les grands du placement, et ben, c’est simple. Il va avoir des gains à moyen-long terme.

        1. Darth,

          Je n’ai pas la moindre idée de ce que l’avenir nous réserve. Je n’ai même pas la prétention d’essayer de lire les indicateurs.

          Pour moi, les deux mots clés sont « diversification » et « perspective à long-terme ».

          Pour ce qui est de M. Major, je ne crois pas qu’il ait besoin d’arrondir ses fins de mois. Il refuse des clients toutes les semaines. De toutes façons, lui non plus, ne prétend pas faire mieux que le marché.

          Merci!

  17. On dirait que, puisque je suis encore à mes débuts, je m’attendais à une correction boursière. J’en entends parler tellement souvent depuis plusieurs mois, j’ai lu des articles de gens expérimentés qui en ont vécu plusieurs (ou des récessions) donc je savais qu’un jour ou l’autre, j’allais voir mes avoirs prendre la couleur du rouge.
    J’ai fermé mon écran, soupiré et j’ai passé à autre chose. Peut-être que d’avoir des dividendes qui elles, ne baissent pas, m’a aidé?
    Enfin bref, ce n’est pas un sprint mais bien une longue randonnée l’indépendance financière. Je suis contente de voir que j’ai les reins un peu solides lors d’une correction, je n’ai qu’acheté selon mes moyens du moment. Reste à voir quand mon bas de laine sera plus substantiel !

    Au fait, j’avais manqué le dernier 5 à 7 que vous avez organisé. J’ai bien hâte de venir au prochain, s’il y en a un ! 🙂

    1. Allô Sorcière,

      Je suis presque content d’avoir subit cette correction boursière. Ça faisait tellement longtemps qu’on en parlait. Il fallait que ça arrive un jour ou l’autre.

      Malheureusement, ça n’a calmé l’ardeur des alarmistes qui attendent désormais une grande crise. On s’en sortira jamais!

      Dans tous les cas, je pense que tu as la bonne approche. Du moins, ça prouve que tu as la tolérance au risque nécessaire pour investir en bourse.

      Par ailleurs, j’organiserai certainement un événement au retour du beau temps. Ça me fera grandement plaisir de te rencontrer. Je te tiendrai au courant.

      Bonne randonnée (vers l’indépendance)!

  18. Salut JS,

    Je ne suis pas financial samurai, par curiosité pourquoi dit-il que le mode fire n’est pas viable? Je ne suis pas d’accord avec lui que la correction dernière l’a prouvé. Est-ce parce qu’il s’ennuie de sa vie à travailler?

    Pour ma part j’ai hâte d’être FI, je doute que je m’ennuierais à la retraite! La vie passe si vite il y a tant à faire, apprendre et découvrir!

    Pour ce qui est du marché boursier j’accueille avec enthousiasme les baisses et j’en profite autant que je peux pour acheter à rabais!

    Merci pour tes articles de qualité comme toujours

    1. Salut The rich dog,

      Financial Samurai a toujours été un peu en marge du mouvement FIRE. Il est très loin d’être frugal. Pour lui, le budget annuel optimal est de 200k$.

      À son avis, les jeunes retraités se privent et ne profitent pas pleinement de la vie. En outre, leur budget est trop faible pour que ce soit viable financièrement à long-terme.

      En plus, FS semble s’ennuyer à la retraite.

      Comme quoi, la retraite ce n’est pas pour tout le monde!

      Voici l’article: https://www.financialsamurai.com/the-dire-movement-rises-for-early-retirement-seekers/

      Merci!

  19. Salut JS

    Attention de ne pas réveiller l’Ours. Laisse-lui encore les 3 dernières semaines de l’hiver. Oups, trop tard…

    L’année 2018 a été enrichissante…en apprentissage !

    Rendement médiocre de -3% pour toi, chanceux! Vu que je suis en indiciel 50% S&P500, 50% S&P/TSX, mon rendement pour 2018 a été proche de -8% 😬. Oh well ! J’imagine qu’avec un tel rendement, je suis fait et devrais me chercher un travail…Tout comme j’aurais dû m’acheter une Porsche avec mes rendements de 14% et 15% en 2017 et 2016 (même stratégie indicielle).🙃

    Les rebonds et les baisses de 2018 étaient attendus. La volatilité était impressionnante cependant.
    Je regardais mes comptes et me répétais que cela faisait partie du plan. Ce n’est pas tout de définir un plan, il faut l’exécuter et s’y tenir. Donc, je n’ai rien fait, sinon que profiter de la vie!

    Bon, ça a l’air qu’on nous annonce une récession pour 2021…ça n’arrêtera donc jamais !

    A la prochaine

    1. Salut Mr R,

      C’est vrai que si on ajustait ses dépenses à chaque fluctuation boursière, on aurait pas fini. On passerait du foie gras au Kraft Dinner dans la même semaine.

      Or, je pense que certains investisseurs pensent de cette façon. Ça doit être épuisant!

      Carpe diem.

      Ceci dit, on se sent quand même bien seul quand les bourses chutent jour après jour et que personne de son entourage n’est même courant (puisqu’ils n’investissent pas un rond).

      La prochaine fois que ça arrive, on ira prendre une bière ensemble. 😉

  20. Un excellent article.

    Héhé, j’imagine bien les détracteurs sauter sur l’occasion ;).

    J’ai gardé le statu quo pendant les semaines de merde de novembre + décembre. Tout récupéré et + en date du 15 février. Quelques opportunités au passage,

    Le conseil #3 est le plus difficile mais essentiel.

    Au plaisir de se recroiser en voyage! Max

    1. Salut Max,

      Merci pour ce premier commentaire mon cher!

      Aussi, merci de m’avoir inspiré l’article sur les programmes de récompenses. Tu m’as fait découvrir Milesopedia. De surcroit, tu m’as créé un nouveau caprice, les salons d’aéroport

      Pura vida!

  21. Je suis tes articles depuis un bout de temps mais j’y commentes pour la première fois. C’est rafraichissant de lire tes articles ainsi que les commentaires des gens qui partage un point de vue similaire au mien.

    Trop de gens passe leur temps devant l’écran à analyser le mouvement de leurs titres financiers et se créer un faux sens de panique. Les médias traditionnels, sociaux ainsi que la facilité d’accès à l’information font en sorte que les marchés financiers sont de plus en plus volatiles et réagissent plus rapidement et sévèrement aux événements courants. N’empêche qu’a long terme la tendance a toujours été et sera toujours à la hausse. Alors pourquoi se créer une angoisse avec les valeurs de titres financiers si on prévoit les encaisser seulement dans 20 ans?

    Je pourrais en dire longtemps sur mes opinions à propos des finances personnels mais plusieurs de mes points de vue ressemble au tient.

    Pour mon côté j’ai commencé à économiser dès un jeune âge, j’ai présentement 35 ans et j’ai un travail à temps plein ainsi que ma propre entreprise que je gère à temps partiel. Mon but est de quitter mon emploie à 45 ans, point auquel selon moi j’aurais atteint l’indépendance financière, et continuer de gérer mon entreprise a temps partiel.

    Continue ton beau travail

    1. Bonjour Mr. Marteau,

      Merci beaucoup d’avoir brisé la glace avec ce premier commentaire!

      La recette vers l’indépendance financière est simple (et très intuitive):

      1- Travailler fort dans un domaine qu’on aime
      2- Épargner le plus possible, sans nuire à son bonheur
      3- Investir pour obtenir une croissance moyenne à long-terme

      Aucune de ces étapes ne requiert d’aptitudes exceptionnelles. Ça prend juste de la discipline et de la patience. Les intérêts composés font tout le travail.

      Tout ceux qui prétendent connaître un raccourci ont quelque chose à vendre.

      Au plaisir de lire tes prochains témoignages!

    1. Salut IR,

      Le fait d’acheter un titre à son juste prix (ou plus bas) atténue certainement le risque. Par ailleurs, en diversifiant ses placements dans différents secteurs d’activités et différentes régions géographiques on réduit encore plus le risque.

      Avez-vous profité de la correction pour acheter?

      1. J’ai constaté que cela se confirme avec les Fonds négociés en Bourse. Il faut les acheter comme des actions individuelles avec une bonne marge de sécurité. Mais comment évaluer objectivement cette dernière sans verser dans le Market Timing? Je pense qu’il faut acheter autant que possible en bas de la médiane de leur fourchette annuelle des prix, puis en bas aussi de la fourchette journalière au moment de passer l’ordre au marché. On réalise les deux d’un seul coup en profitant d’une sévère correction si elle tombe bien. Sinon, comme on ne peut pas savoir, moi le petit investisseur lambda, selon Buffet, si on achète à un bon prix, la meilleure stratégie consiste à investir de manière périodique en tenant compte des frais de commissions s’il y a lieu (9,95$ l’opération) sur La ligne d’action à la BMO). Nous avons deux grands ennemis en Bourse, paraît-il : nos émotions et les frais! Une fois investis, on ne bouge plus, il faut y rester, sinon t’es mort! N’oublions pas que les cycles ne meurent jamais de vieillesse et qu’ils ne connaissent aucune limite supérieure, les cours montent sur le long terme depuis 100 ans !

        1. Plusieurs bons conseils PFG!

          Pas besoin de se casser la tête avec le « market timing » et les achats/ventes constants. Il suffit d’acheter des titres de qualité de façon périodique.

          La passivité est gagnante.

          1. Eh bien, « comble de malheur », mon FNB ZSP en est maintenant, aujourd’hui même, à quelques sous à 42,13$ la part de la limite supérieure de sa fourchette annuelle de 42,17 $, donc trop loin de sa médiane pour dégager en ce moment une belle marge de sécurité.

            Il me reste encore 3 500 $ à contribuer à mon CELI cette année. J’avais encore 1064 $ dans mon compte de liquidités, prêt à dégainer, mais trop tard, zut!… Le cours est remonté trop subitement! Je touche du bois que que ça retombe à la médiane de la fourchette annuelle et alors là, j’achète illico à prix d’aubaine !

            Mais de toute façon, refusant de verser dans le Market Timing, je ne voulais n’investir de l’argent neuf qu’au cours du deuxième trimestre de l’année et ainsi de suite… Alors, tant pis, je m’en fiche! Je considère n’avoir perdu aucune opportunité d’achat à la baisse il y a à peine quelques jours! 🙂

          2. PFG,

            Moi aussi, c’est souvent mon regret, je suis craintif d’acheter pendant une correction, puis les cours remontent rapidement.

            Je rationalise mon manque de réactivité en me disant que je ne fais pas de « timing ». 😉

            Bonne continuation!

          3. Oui, je me suis montré encore une fois stupide et inexpérimenté: tant qu’à bien faire, j’aurais dû investir d’un coup mes 6000 $ en droits de cotisation à mon CELI début janvier dernier alors que la part de mon FNB était à 37,35 $. Je n’en ai acheté que pour 1500$! Trop tard maintenant que la part semble se stabiliser autour de 47 $ et plus, soit à son plus haut niveau de l’année.

            C’est quand même dommage qu’il en coûte 9,95$ par opération sur La ligne d’action de la BMO. Cela nous décourage de multiplier les frais en investissant aussi régulièrement que tu le préconises, soit aux deux semaines, afin d’éviter le Market Timing le plus souvent perdant et même toujours à long terme.

            Je veux m’en tenir à un seul investissement au cours des trimestres, mais quand le prix par part de mon FNB se situe dans la fourchette annuelle supérieure, je n’ai pas envie d’en augmenter le prix moyen par part qui change alors tout le portrait de mon historique de rendement…

          4. Euh… à 42,18 $ en haut de la fourchette annuelle la part en ce moment même, pas 47 $ la part.

          5. Bonjour PFG,

            Si vous ne voulez pas passer par un robot-conseiller pour mettre en place votre prélèvement automatique, vous pouvez le faire par l’entremise de Kick Start Investment de Virtual Brokers. Au coût de 50$ par année (gratuit pour les étudiants), vous pourrez bâtir un portefeuille composé de cinq titres et établir un plan d’investissement automatique d’un minimum de 100$ par mois.

            Aussi, je pense que la plateforme QuestTrade permet d’acheter des FNB sans frais.

            Bonne journée!

          6. Oh! Trop compliqué, du moins dans mon cas, de me mettre à faire opérer un transfert de CELI sans douleur ni pénalité d’une institution à l’autre. Je ne pense pas que cela vaille la peine.

            Vivement plutôt une nouvelle correction sévère, mais pas trop longue, le temps que je réagisse à bon escient et place le reste de mes droits de cotisation pour cette année.

            Ainsi donc je réduirais le prix moyen de mes parts et cela me positionnerait au mieux pour le prochain rebond !

            Mais ton conseil reste excellent bien sûr pour les jeunes salariés qui cherchent à discipliner et régulariser leurs investissements.

  22. Bonjour JRetraité,

    pour répondre à la question « si j’ai investi dans le dernier « crash »? ».

    J’ai investi une maigre portion de mon portefeuille car il est dur de savoir ou est le fond, lorsque ca baisse.

    IR

    1. IR,

      C’est sage! Il vaut beaucoup mieux investir graduellement.

      La question de l’heure, sommes-nous aux portes d’une récession?

      Comme je disais plus haut, si on suivait les conseils des alarmistes, on investirait jamais. 😉

      Bonne journée!

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