Problèmes avec la retraite précoce

La face cachée de la retraite à 40 ans

Déjà 5 ans de retraite précoce… Le monde corporatif n’est plus qu’un vague et lointain souvenir. Seuls les cartoons de Dilbert m’en rappellent l’absurdité.

Dilbert sur l'absurdité du marketing

Bien que ces dernières années furent les plus épanouissantes de ma vie, la transition vers la liberté n’a pas été sans heurt. Tel un ado qui part en appart, disons que j’ai vécu mes « expériences ». 😉

À vrai dire, mes 42 projections financières ne m’ont pas préparé à tout ce qui m’attendait. Sur le plan psychologique, je n’étais pas prêt.

Voici pourquoi la retraite précoce n’est pas pour tout le monde:

1- On ne change pas vraiment

J’entends parfois des trucs du genre « À la retraite, je vais peindre, apprendre l’espagnol, jouer du piano, voyager et me remettre en forme. »

Or, si vous n’avez pas entamé ces projets plus tôt dans votre vie, qu’est-ce qui va changer à la retraite? « J’aurai le temps », direz-vous. Le temps? Les Québécois regardent 32 heures de télé par semaine (source).

Nous avons tendance à imaginer une version améliorée de nous-mêmes à la retraite. Comme si nous devenions subitement plus disciplinés et passionnés par des activités que nous n’avons jamais même pratiquées.

Spoiler alert: Nous restons la même personne toute notre vie.

Avant d’imaginer votre vie de retraité, regardez-vous dans le miroir.

2- Ce n’est pas tous les jours samedi

Dans certaines entrevues, j’ai fait l’erreur d’affirmer que « La retraite précoce, c’est comme un weekend perpétuel! »

C’est vrai que mes premiers mois de liberté furent euphoriques, c’était tous les jours la fête. Plus de raisons de me coucher tôt, de manger « santé » ou de refuser une bière (ou 5).

Je serais devenu la caricature imaginée par mes détracteurs si j’avais maintenu cette cadence.

Heureusement, avec le temps, j’ai établi une routine plus productive grâce à la méthode des « petits pas ». Ma journée, découpée en blocs de 30 minutes, est désormais partagée entre conditionnement physique, piano, dessin, activité de plein air et projet d’écriture. Ceci me permet d’entretenir chacune de mes passions un peu tous les jours, sans que ça devienne un fardeau.

Ma vie ressemble maintenant davantage à un vendredi après-midi qu’à un samedi soir. 😀

Si vous n’avez pas de discipline de vie, gardez votre job.

3- L’inflation donne des sueurs froides

La hausse du coût de la vie est le pire ennemi des jeunes retraités. Et, le déluge de dollars en aide gouvernementale et en crédits d’impôt qui vient de s’abattre sur le Québec a jeté de l’huile sur le feu inflationniste.

Le taux d’inflation sur lequel j’avais basé mon plan de retraite, soit 3%, vient de doubler, un sommet en 30 ans. Si la tendance se maintient, je vais devoir mettre de l’eau dans mes céréales.

Heureusement, sur le plan budgétaire, je suis très flexible. Un vrai contorsionniste! À part les frais de condo, la bouffe, l’électricité, les taxes et les assurances, tout le reste peut être compressé au besoin.

Si vous n’avez pas la capacité d’adapter votre train de vie durant les « tempêtes », la retraite précoce n’est pas pour vous.

4- L’extase ne dure qu’un temps

La souffrance contribue au bien-être. Plus la semaine de travail est stressante et drainante, plus la bière du vendredi soir est satisfaisante.

La même logique s’applique aux vacances. Plus on se fait chier au boulot avant son départ, plus on savoure pleinement sa semaine dans un all-you-can-burp à Santa-Banana.

Or, une fois retraité, on a moins de cailloux dans les chaussures. Le stress, les clients désagréables et les échéances irréalistes ne font plus partie du quotidien. Par conséquent, les moments de bonheur sont moins extrêmes, plus nuancés.

Au lieu de vivre des montagnes russes d’émotions, on surfe sur les petits bonheurs du quotidien. Dans mon cas, juste le fait de vivre sans réveille-matin est une source inépuisable de jouissance.

Ceux qui sont malheureux, risquent de l’être tout autant une fois retraité.

5- On renonce au prestige

La retraite précoce a un coût de renonciation élevé. Dans mon cas, en disant « Bye bye boss » à 39 ans, juste avant l’apogée de ma carrière, j’ai renoncé à un salaire élevé.

Si j’avais poursuivi un parcours normal, je serais aujourd’hui largement millionnaire et j’occuperais un poste prestigieux (VP).

Est-ce que je serais aussi épanoui? Impossible pour moi de savoir. Chose certaine, mon entreprise (Moi Inc.) a mon bien-être comme priorité. Aucune entreprise privée (encore moins publique) ne peut en dire autant.

Aussi, les projets de retraite peuvent parfois devenir lucratifs. C’est le cas de mon livre qui m’a rapporté 22 000$ l’année dernière. Très loin d’un salaire de VP, mais tellement plus gratifiant.

Si vous carburez à la richesse et au prestige, ne quittez surtout pas votre emploi.

Est-ce que la retraite hâtive est pour vous?

Mon ami, un gamer invétéré, me disait: « Ce qui me fait le plus peur de la retraite précoce c’est… moi-même! Je pourrais passer des journées entières à manger des chips devant ma console. »

À la retraite, il est facile de basculer du côté obscur. Personnellement, j’ai touché le fond quand j’ai regardé le film Beethoven 3, un mardi à deux heures du mat, en mangeant des pogos. 😆

Avec la liberté vient une part de responsabilité. On ne peut plus blâmer son patron, ses collègues, la fatigue, le trafic ou le stress pour ses malheurs. On est l’unique architecte de son bonheur.

Ça peut être terrifiant ou ça peut être enivrant.

De quel côté penchez-vous?

Comment investir dans les FNB sans frais?

132 commentaires

  1. Quel beau reality-check! 😀
    Merci de ne pas édulcorer ta situation et de nous dire les vraies affaires. J’ai particulièrement aimé le premier segment: On ne change pas vraiment!

    1. Merci Joelle!

      Ma retraite est une expérience. J’avance à tâtons, en faisant des essais et des erreurs.

      Il serait malhonnête de dire que tout est rose. La retraite précoce n’est pas pour tout le monde. Il faut très bien se connaître, avoir plusieurs passions à l’extérieur du travail et être discipliné pour mener une vie satisfaisante.

      1. Je suis policiere et on doit se rendre a 30 ans d anciennete plus ou moins 55 ans. J en suis a 26 ans de carriere et 49 ans c est assez. Je veux quitter dans quelques mois pour mes 50 ans. Mais ce sera une retraite anticipee donc une rente correct mais avec changements de vie et moderation. Et ca fait peur mais je fonce.

        1. Bonjour Iza,

          Même si le texte ci-haut semble négatif, la décision de quitter le « métro-boulot-dodo » est certainement une des meilleures de ma vie. Je suis plus heureux maintenant que j’ai jamais été.

          Il ne faut pas laisser vos peurs vous guider. Avec un bon plan financier et des projets à réaliser, ce nouveau chapitre pourrait être le plus beau de votre vie. Il faut l’essayer pour savoir…

          Bonne planification et bonne retraite!

  2. Excellent !

    L’équilibre. Tout est dans toute…

    Tu décris bien ce qu’est l’adaptation hédonique ici, en quelque sorte. Avant, j’étais au bureau à 7hres le matin. Maintenant, je rentre quand je veux donc aucun cadran… comme des vacances. J’ai même le temps de prendre un gros café au lait avec ma blonde avant de commencer ma journée…

    Parfois, certains travaillent trop fort et pensent que la retraite est la solution à leur problème. Mais ils se retrouvent dans une situation ou ils se font chi.. et ne peuvent s’épanouir. La solution est souvent de trouver l’équilibre, travailler moins peut-être, mais la solution n’est pas toujours de tout arrêter si on est pour stresser pour d’autres raisons…

    L’inflation. C’est le plus gros souci. On ne peut bien prédire cet èlément dans nos calculs. 5%, 10%, 30% ?!? On a qu’à regarder ce qui s’est passé en Argentine. Par contre, vive la déflation… c’est bcp plus facile à prévoir. Je crois même que c’est ce que nous verrons à partir de 2023… on est à un doigt de la récession, des mises à pieds et un retour des vendeurs (dans l’immo…).

    1. Bien dit Million Naire!

      À l’image d’un portefeuille de placements, chacun devrait avoir un ratio retraite/travail différent selon son profil.

      Le mode de vie FIRE ne devrait jamais être un « one size fits all ». Tu en es le meilleur exemple. Malgré ta liberté financière, tu te réalises en travaillant (selon ton horaires et tes conditions). Je pense cette option hybride est la meilleure alternative pour plusieurs.

      Le mot « récession » revient de plus en plus souvent dans les rapports d’analystes. La chute des titres techos en bourse n’aide pas non plus. Je me prépare pour une petite tempête…

  3. Salut Jeune Retraité! Et merci pour ce billet plein de sincérité et de recul sur tes 5 premières années de retraite.
    Je m’interroge souvent sur quel sera mon ressenti après plusieurs mois / années de retraite précoce…Est ce que j’arriverai à bien occuper mes journées, à me discipliner, à voir assez de monde… est ce que ma personnalité colle autant que je le pense à cette liberté totale ?
    Jusqu’à maintenant j’ai pu tester ce genre de liberté sur une période de deux ans puis 6 mois. Les deux fois, j’ai ressenti exactement ce que tu décris.. c’était terrifiant et enivrant! Parfois terrifiant de n’avoir aucun cadre et d’être seul maître de mon temps et parfois (souvent) totalement enivrant d’avoir des plages horaires libres de plus de 2h consécutives!!
    A te lire, on comprend bien que la retraite précoce n’est pas un chemin tout tracé et qu’elle demande des efforts aussi bien pour l’atteindre que pour la vivre! Mais dans tous les cas, pour savoir si c’est bon pour soi-même, il faut essayer!
    A bientôt et merci encore pour tes articles toujours très sympas
    Frugalman 😉

    1. Salut Frugalman,

      Je suis content d’avoir de tes nouvelles (de l’autre côté de l’Atlantique)!

      Comme tu dis, il faut se préparer à la retraite. Je ne parle pas ici de faire des listes de choses à faire (exemple), mais bien de commencer à pratiquer ces activités. Au lieu d’attendre de quitter son emploi pour se lancer, vaut mieux essayer d’abord.

      Certes, pour atteindre la liberté financière relativement tôt, je pense qu’il faut être débrouillard, discipliné et avoir une grande capacité d’adaption. Autant de qualité qui permettent de profiter de la retraite précoce.

      Au plaisir de suivre ton blogue!

  4. Tellement d’accord! En cette deuxième année de ma semi-retraite (techniquement première comme j’étais en sabbatique puis remis ma démission à la fin de 2021 mais bon, on se comprend!), mon focus est 100% sur m’établir une meilleure routine pour mon bien-être. Cela inclus les choses entourant la santé, mais aussi l’épanouissement.

    C’est drôle comme tout ça comprends des trucs que parfois ça ne nous tente pas vraiment de faire même si c’est bien pour nous! Des fois je me sens comme si j’applique mon rôle de maman à moi-même en m’établissant des limites plus saines.

    Puis sur la note de l’inflation, M.Mod en est plus soucieux comme lui , contrairement à moi, n’a aucune envie de se lancer dans l’entrepreneuriat par passion. On a ainsi révisé un peu nos objectifs conjoint pour se considérer véritablement FIRE en terme du global familial. Heureusement, il a un boulot qu’il aime bien en ce moment donc une ou deux années de plus pour « padder » ses investissements ne l’énerve pas trop :). Puis entre-temps la famille peut bénéficier de son assurance santé et dentaire!

    Heureusement qu’atteindre ce niveau de liberté à un jeune âge nous permet d’être encore bien capable d’être flexibles et d’avoir tous plein de plan de contingence – comme ta capacité à réduire tes dépenses au besoin puis la décision de M.Mod de faire un an ou deux de plus dans un boulot assez confortable!

    1. Salut Mel!

      Tu commences à avoir une belle expérience de semi-retraité. J’imagine que tu y as pris goût. Ce serait difficile de revenir en arrière, non?

      En plus tu es si proche du FIRE familial, c’est génial! Je pense que c’est sage d’accumuler un buffer dans le contexte actuel. On ne sait pas ce qui va nous tomber sur la tête prochainement (guerre, récession, stagflation, le retour de Sylvain Cossette 😉 ).

      Profites-en bien!

  5. C’est tellement dans le mille ton expérience et réflexion. J’ai pris ma retraite précoce à 41 ans, il y a 3 ans maintenant. Je fais le même constat que toi. Au départ c’est euphorisant mais ça devient comme toute chose, une routine… l’exaltation passée il faut en effet être « discipliné » dans sa retraite pour ne pas s’ennuyer ou déprimer.

    Aujourd’hui je suis retournée travailler mais dans un tout autre domaine. Je travaille 4 jours par semaine parce que ça me plaît et me passionne. J’ai un horaire flexible et je peux travailler 6 mois par année minimum et offrir plus si je le souhaite sans problème avec mon employeur. Je me considère comme une collaboratrice et non une employée. Ma liberté financière m’a permis de tester différents milieu de travail sans stress et aujourd’hui j’ai vraiment choisi mon employeur. Je suis pleinement heureuse depuis et quand j’ai des journées de congé j’en profite plus. J’ai aussi assez de temps pour mes autres passions comme les voyages et en prime j’ai un réseau de collège de travail formidable qui sont devenus des amis.

    Finalement mon indépendance financière m’a donné la possibilité de travailler dans un autre domaine qui me passionne, à mes conditions et que je n’aurais pas choisi plus jeune faute d’un assez bon salaire. La liberté financière m’a conduite sur un chemin insoupçonné.

    Merci pour ton partage. Il m’inspire à chaque fois!

    1. Wow, belle histoire Karine..
      inspirant en fait car c’est un peu mon but de devenir indépendant financièrement pour pouvoir choisir l’environnent de travail, le temps passé à celui ci et de pouvoir continuer à socialiser quand même.
      Et surtout, d’avoir du temps pour voyager 😄..

      Merci !

      1. Merci! 🙂

        Je souhaite cette liberté à tout le monde. Ça change vraiment la façon d’aborder le quotidien et la motivation devient tout autre.

        Quelqu’un a parlé plus bas dans les commentaires du mouvement Coast fire… aucune idée c’était quoi et je suis allée faire une recherche.

        Je t’invite à lire ceci: https://retraite101.com/les-5-variations-du-mouvement-fire/

        J’ai trouvé ça super intéressant!! J’aurais peut-être pris un autre chemin à une certaine époque avoir su.

        Je te souhaite le meilleur chemin et que tu puisses rencontrer tes objectifs!

    2. Salut Karine,

      Félicitations pour ta liberté financière (et surtout ton bonheur)!

      Je dis souvent que l’indépendance financière nous permet de choisir notre vie plutôt que de la subir. La retraite n’est pas nécessairement l’objectif.

      Le monde du travail est en plein bouleversement. Les employés qualifiés ont le gros bout du bâton et peuvent exiger d’excellentes conditions. J’ai presque envie de retourner sur le marché pour en profiter. 😉

      Merci pour ton témoignage!

      1. Pourquoi pas ? Profite! 😁

        Tenter l’expérience en établissant tes conditions pourrait te surprendre. La bonne nouvelle c’est que tu es libre si ça ne te convient pas ou plus avec le temps.

        À suivre!? 😉 😁

        1. Karine,

          J’exige: Un bon fonds de pension, 8 semaines de vacances payées, 2 semaines de congés de maladie, 1 semaine de congés personnels (j’ignore ce que ça veut dire), travail 100% à distance, pas de boîte de courriel, ni de téléphone.

          1. 47 ans ici.

            Pas vraiment à la retraite mais l’année dernière, j’ai compris que j’étais suffisamment en sécurité financière pour me permettre des « risques ». J’ai donc laissé mon emploi permanent pour travailler comme indépendant. Mes objectifs étant:
            1- Pouvoir prendre mes 5-6 semaines de vacances/an
            2- Avoir le choix de travailler à temps partiel quand celà me tentera.
            3- Avoir le choix de prendre des périodes de repos quand je le voudrai.
            4- Rencontrer des gens
            5- Faire quelque chose qui m’intéresse.

            Pour l’instant, je n’ai pas eu à piger dans mes réserves. Les mandats que j’ai acceptés, en plus d’être hyper intéressants, couvrent toutes mes dépenses et plus. Mais de savoir que, si j’ai le goût d’arrêter quelques semaines entre 2 mandats ou si je souhaite réduire mes heures, j’ai toujours cette possibilité. Ça me plaît.

          2. Salut Hugues!

            C’est ce que j’appelle choisir sa vie. Bravo! Avec de telles conditions, le travail n’est plus un « mal nécessaire », mais bien une occupation.

            Le boulot devrait se greffer autour de notre vie et pas l’inverse.

            Merci pour ce premier témoignage. Au plaisir!

  6. J’ai peur de ma retraite. J’ai 42 ans et depuis cette année, je peux dire que j’ai les moyens de vivre une belle retraite raisonnable. Je peu donc dire bye bye boss, et me consacrer à mes passions mais j’ai peur, vraiment peur.

    Jai peur de m’ennuyer, j’ai peur de me sentir seul dans ma situation alors que mes amis et mon conjoint travaillent toujours. J’ai donc décidé de réduire mon horaire de travail à 66% et de faire un transfert progressif. Vendre la maison, m’installer à la campagne, et de dire qu’à 45 ans, ça sera le vrai moment.

    Est ce que l’inflation me fait peur? Pas tellement étant donné que mes placement me donneront toujours un meilleur rendement que le pauvre 0,5 à 1% d’augmentation que mon employeur me donne depuis les 12 dernières années.

    Jaime mon travail, j’en suis passionné et c’est pour ça que je continue encore, mais les dernières années ont été assez difficile pour tout chambouler et remettre en question ma retraite prévue à 52 ans.

    Donc retraite 45 est mon objectif, mais je dois apprivoiser ma peur!

    1. Salut Alex,

      Tu as une bonne approche. Une transition graduelle vers la retraite est certainement plus sensée dans ton cas. Ça te permettra de développer des projets et d’établir une certaine discipline de vie.

      Quand mes parents (retraités) me disaient « La retraite ça se prépare », je me moquais d’eux. Ils avaient bien raison.

      Par contre, la peur est un très mauvais guide. Voici mon article sur le sujet: La peur d’avoir peur

      Bonne route vers la liberté 45!

  7. « Ma vie ressemble maintenant davantage à un vendredi après-midi qu’à un samedi soir. »

    On dit qu’une image vaut mille mots; ces 15 mots en tout cas m’ont assurément montré une image.

    Merci pour l’excellent texte (encore)!

  8. Je suis tellement d’accord avec vous. Les gens ne changent effectivement pas souvent. Personnellement, à 43 ans, je suis pratiquement prêt pour la retraite mais j’ai tellement un bel horaire de travail et je dors tellement peu que je ne pourrais peut-être même pas avoir plus de loisirs si j’arrêtais de travailler.

  9. Merci J. S. de ton authentique partage! comme toujours, il est inspirant et nous fait sourire abondamment! je l’ai adoré! un gros MERCI!

  10. Bonjour le jeune retraité! Depuis maintenant près de 20 ans que je suis à la retraite presqu’à temps pleins p.c.q. je fais qqq heures par semaine de petits boulots je n’ai jamais été aussi occuppée, je dois même planifier mes journée c’est peu dire… J’aime beaucoup pouvoir m’arrêter quand ça me tente et que j’en ai besoin. Le seul hic d’être la seule à la retraite dans son couple c’est de remettre à plus tard bien des choses qu’on voudrais faire à deux mais au moins lorque l’autre est présent on a plus de temps p.c.q à la maison tout est fait. Vu l’inflation je me demande encore combien de temps nous pourrons tenir avec un salaire…

    Bonne journée à toi je dois me remettre à mes tâches de maison ma pause de dîner est finie….

    1. Moi aussi je me reconnais,… je vais prendre ma retraite dans 4 ans mais mon conjoint étant plus jeune ne la prendra que bien des années plus tard. Je vais devoir l’attendre pour les voyages de plus longues durées que l’on se promet de faire en VR. Même à ce niveau, je me questionne à savoir le prix qu’ils seront vendus d’ici là !

    2. Bonjour Chantal,

      Je recommande aux nouveaux retraités de quitter leur boulot avant leur conjoint(e). Comme ça, ils apprennent à vivre seul pendant quelques mois. J’ai l’impression que cette expérience de solitude est très bénéfique à court terme. Par contre, 20 ans, c’est long longtemps!

      J’espère que l’inflation n’aura pas raison de votre liberté. Vous méritez bien une pause… Bonne journée!

      1. Rebonjour, à toi jeune retraité, oui 20 ans c’est long , je suis comme le bon vin et quand mon conjoint prendra sa retraite ou travaillera moins car je pense qu’il trouvera cela trop long à la maison à temps pleins j’aurai bien vieillie comme le vin et il ne restera plus qu’à savourer tous les bons moments que j’aurais eu le temps de planifier, on ne s’ennuiera pas…

        Au plaisir, Chantal

  11. « À la retraite, il est facile de basculer du côté obscur. Personnellement, j’ai touché le fond quand j’ai regardé le film Beethoven 3, un mardi à deux heures du mat, en mangeant des pogos. »
    L’IMAGE!!!!! 😂
    C’est aussi ce qui me fait peur dans mon cas : perdre ce précieux temps… à me retrouver dans des situations fort peu glorieuses!

    1. Jo Bine,

      Cette image (fictive) est en effet peu glorieuse. Mais, la vérité est encore pire! 😀

      Ceci dit, je considère que je perds moins de temps maintenant qu’à l’époque où je bossais 50 heures par semaine. Les déplacements, le trafic, les 2-3 réunions par jours, les 90 courriels, les discussions futiles de corridor hypothéquaient mes journées de plusieurs heures (la durée d’au moins 2 films insignifiants).

  12. Tout est une question d’équilibre, retraité ou non. Jacqueline et Hervé ne voyageront pas à leur retraite s’ils n’ont jamais voyagé de leur vie, pas plus qu’ils ne vont se mettre à peindre des toiles abstraites comme des déchaînés ou jouer du ukulélé jusqu’à plus d’heure s’ils se sont toujours couché à 21h45 après avoir écouté trois heures de succulente télé-réalité (District 31, c’est fini, non?). On ne change pas parce qu’on est à la retraite car la personne que l’on est reste fondamentalement la même. Bien sûr qu’il y a des exceptions, mais elles sont plutôt rares.

    Oui, c’est excitant de ne plus avoir d’horaire mais comme tu dis, après un certain temps, il faut inculquer un peu de discipline dans tout ça. Boire du champagne et manger du caviar, c’est bon, mais à tous les jours c’est comme n’importe quoi, ça devient monotone et de toute manière, les grains de caviar, ça reste tout coincé dans les dents.

    Oui, ça prend de la discipline pour ne pas sombrer dans le fond du sofa des heures durant à regarder des inepties dans la boîte à grimaces (charmante expression qu’utilisait mon père pour désigner la télévision). Je suis comme toi, je fragmente mes journées mais sans trop de contrainte d’horaire. Je me lève naturellement presque toujours à la même heure, je fais du yoga tous les matins pendant au moins une heure et la beauté de la chose c’est que ça peut être à 8h, à 9h ou à 10h; ce n’est pas comme assister à un autre meeting plate et inutile au bureau et en plus je suis accompagnée par ma meilleure collègue, moi-même. Ensuite, ça dépend des jours mais je finis toujours par avoir quelque chose à faire et mon dada c’est d’aider les autres, de toutes sortes de façons.

    Je ne suis pas encore retraitée totalement mais parce que j’ai atteint une certaine liberté financière, je travaille par plaisir comme guide-animatrice et le nombre d’heures par semaine qui me convient. La liberté financière est une richesse, inflation ou pas. J’ai actuellement des frais de 500$ de physiothérapie (foutue COVID longue) et j’y arrive encore même si ce n’était pas prévu dans le plan (je me donne toujours quelques milliers de dollars par année de marge de manœuvre pour des imprévus). Comme tu le dis aussi, lorsqu’on a un mode de vie frugal, il y a toujours un endroit ou un autre où l’on peut compresser.

    Merci pour ton article. Comme tu le sais, j’adore te lire!

    1. Bonjour Gabrielle!

      Je pense même que le fait d’être maître de son temps amplifie ses vices. Le traîne-savate qui soupir quand on lui demande un service au travail sera encore plus paresseux quand il sera laissé à lui-même à la maison. La retraite catalyse en quelque sorte les qualités et les défauts.

      J’étais heureux avant la retraite, je le suis encore plus maintenant. J’étais créatif avant la retraite, je le suis doublement maintenant. J’étais toujours fatigué avant la retraite, je dors maintenant comme un koala. 😉

      C’est toujours un plaisir d’échanger avec toi. Je te souhaite d’échapper à cette foutue COVID!

  13. Je suis content de voir que je ne suis pas le seul à être passé par là ;-P

    Après deux ans de retraite (à 54 ans), juste avant la pandémie, j’étais plein de projets qui sont tombés à l’eau à cause de la pandémie… Et j’avoue que j’ai en masse relaxé à ne faire que lire, faire de la photo, et faire mes courses dans le jour au lieu du soir et des fds.

    En septembre, Je prévois me trouver un petit boulot peinard (genre commis épicerie) 2 jours par semaine et seulement durant la période scolaire, car l’été je le veux pour moi et je sais qu’ils accepteront car c’est le retour des étudiants. Je n’accepterai aucun stress de leur part, car avoir voulu être stressé, j’aurais gardé mon boulot à 100k$

    J’ai deux hics.
    1- Comme Chantal l’a mentionné plus haut, c’est quand l’autre conjoint n’est pas retraité. Ma blonde prendra sa retraite dans 6 ans. Alors, les activités à deux ne sont font pas dans la semaine. Et en plus, elle s’attend à ce que je fasse désormais tout à la maison (repas, épicerie, ménage), alors que je l’avais bien avisé que ça resterait 50-50 comme quand je travaillais, car ce temps libéré est le mien.

    2- Et le fait aussi d’avoir deux jeunes enfants ne permet pas d’être aussi libre la semaine, par contre, je passe bcp plus de temps avec eux maintenant.

    Sans ces deux « contraintes », je vendrais ma maison et partirais sur la route en VR à l’année, ou bien j’irais vivre en Europe. Ce n’est que partie remise.

    D’ici là, je m’occupe avec mon potager, lecture, vente de mes photos, suivi de mes placement, gym 3x/sem, VR, pêche, formation en survie, planification de formation de toutes sorte pour l’automne (maniement d’arme, arc, survie, guitare, peinture ou ébénisterie). Et je suis à penser à m’acheter un vélo électrique…

    1. Bonjour Marc,

      Félicitations pour votre liberté!

      Malheureusement, votre retraite est tombée au pire moment. Vous avez connu le confinement et maintenant l’inflation.

      Avec une conjointe sur le marché, ça limite les projets, surtout les voyages. Certes, vous avez une tonne de projets en vue. Les belles journées de pêche arrivent. Aussi, avec un bon vélo, vous pourrez faire de belles escapades. De quelle formation en survie parlez-vous?

      1. En effet, j’ai pris ma retraite au mauvais moment financièrement, mais au bon moment pour ma santé. Je vivais trop de stress et ça a eu des conséquences sur ma santé malheureusement. Alors, le temps que j’ai de plus pour aller au gym et pour passer du temps avec mes enfants est le bienvenu.

        Je parle de formation de survie en forêt, savoir trouver de l’eau et la rendre potable, faire un feu sans allumettes, poser des collets, reconnaître les traces animales, faire un abri, etc…

          1. Je vous suggère les supers formations avec la gang de « les Primitifs » 👌!

          2. Merci pour l’info Isabelle!

            Je me prépare pour une invasion de zombies… Blague à part, ce genre de formation m’intéresse, ne serait-ce que pour ma culture personnelle.

  14. Allo! Merci pour cet article qui ne  »sugarcoat » pas la réalité. J’ai ri fort à votre commentaire sur le film Beethoven 3, un mardi à deux heures du mat, en mangeant des pogos haha. Merci de nous faire rire 🙂

  15. Salut JS ,

    On vit la même chose ! Sauf ceux qui ont accumulé disons 4-5 millions , ça ne les affecte pas s’il dépense genre 40-50k par année! Ce n’est pas mon cas !

    Retraitée depuis avril 2020 ( a 47 ans ) encore une fois , face à la réalité et tout mes hypothèses Excel que j’ai fait , je dois avouer que je ne l’avais pas vu venir cette guerre et cet inflation! Les rendements qui pic du nez ouff .

    Par chance , J’ai 15 appartements en location à Trois-Rivières qui me permet de ne pas décaisser dans cette période à la baisse , je m’étais dis en 2021 que je pourrais vendre mes immeubles pour casher dans une bonnes périodes, Finalement avec du recule pas questions de vendre avant un bon bout temps , j’aimes l’idée de diversifier mes revenues ( placement et immeuble à revenue ) je suis à la recherche d’un items à commercialiser , avoir un 3 iem revenue passif serait l’idéal , en plus ça occuperait mon temps $. ! Des hobbies payants 😁.

    PS ma blonde lui reste encore 5 ans alors ……autant en profiter pour casher d’avantage !

    Je ne retournerais jamais à mon ancienne vie , la liberté de temps est la plus belle chose à s’offrir , malgré les obstacles financière ,,,,,,,

    Merci encore de ton témoignage !

    1. Immobilier SP,

      Vos revenus locatifs valent de l’or présentement. Les rendements en bourse seront probablement négatifs cette année, l’inflation érode le budget et on parle de récession. Il faut se préparer pour la tempête.

      La plupart des passe-temps ont le potentiel d’être payants (devenir consultant, formateur, coach, conférencier, auteur, artiste, Youtuber, etc.). Ça prends beaucoup de passion et un certain temps avant d’en récolter les fruits par contre.

      Moi non plus, je ne retournerais pas à mon ancienne vie. Ouf! Tous les matins, je lis Dilbert et j’ai des flashbacks.

      Au plaisir!

  16. La beauté de la liberté financière, c’est de pouvoir couper le cordon quand on veut. À 36 ans, le fait que ma maison et mon véhicule soit payé à 100%, m’a permit de prendre un congé de 18 mois, en compagnie de ma conjointe, à la naissance de notre enfant. Je suis de retour à mon emploi (vive ma convention collective) et j’ai continué de progresser dans mes échelons salariaux pendant mon congé. Malgré la perte financière associée à ce choix (environ 75 000$ en revenu net sur 18 mois), je n’ai aucun regret face à ce choix car j’aime suffisamment mon emploi.

    1. Salut Benoit!

      Je pense que ton exemple est représentatif de la tendance actuelle. Les jeunes frugalistes préfèrent souvent travailler de façon intermittente tout au long de leur vie active, plutôt que quitter complètement le marché du travail aussi tôt que possible. En plus, la pénurie de main-d’oeuvre et la flexibilité des employeurs (causée par la pandémie) rend le boulot moins pénible qu’avant.

      Bravo pour tes bonnes habitudes financières. Au plaisir de rester en contact!

  17. Bonjour JS, ta sincérité et ton réalisme me touchent. J’adore ton site. Je suis à la retraite depuis 10 ans et ma première année devait bien ressembler à la tienne (euphorie, dodo, un peu d’excès, etc.).

    J’ai eu la chance de m’impliquer ensuite (pour 8 ans) dans un projet avec une équipe de bénévoles pour organiser un événement sportif dans ma ville qui se répétait à chaque année. C’était des « grosses semaines » pour tout mettre en place, mais c’était tellement riche en apprentissage ! La pandémie a mis un terme à tout ça. Depuis, je m’implique dans un blog pour ‘Retraité heureux’. Je suis presque retombée dans la phase d’extase des premiers moments de retraite ! Je crois que c’est là-dessus qu’on doit miser à la retraite : sortir de sa zone de confort et continuer d’apprendre! Tu nous le montrer bien ! Merci !

    1. Merci beaucoup Pauline!

      Enchanté! Je découvre votre blogue avec intérêt. Je l’ajouterai à ma liste de lectures recommandées dans la section BIBLIO.

      Ça prend des projets à la retraite. Bloguer est une façon exceptionnelle d’échanger (et dans certains cas de débattre) avec des gens allumés et de pousser ses propres réflexions. Dans mon cas, c’est thérapeutique.

      Au plaisir de lire vos réflexions!

  18. Jean Sebastien !
    Comment dire 🤔. Chaque fois que tu écris quelque chose , on dirait que ça me fait du bien de te lire . A chaque fois que j arrive à la fin de ton article , j’angoisse « ah non c est fini « 😂
    Tu devrait te trouver un emploi à temps partiel et écrire des articles dans un journal connu!🤓!
    T es bon ! 👌Merci 🤝

    1. Merci infiniment Mario!

      Les commentaires des lecteurs ajoutent beaucoup de valeur à mes articles. C’est aussi une façon de prolonger le plaisir.

      Vous me verriez au Journal de Mouriale? Mes articles ensevelis sous une tonne de pubs de pick-up et de compagnie d’assurance? Peut-être si l’inflation monte à 20%! 😉

      Au plaisir!

  19. Je suis d’accord avec les points soulevés, il y a des enjeux de « discipline ».

    Je pense que c’est une bonne idée de garder le dynamisme de quelqu’un qui est sur le marché du travail comme se lever/coucher à des heures raisonnables (la plupart du temps), ne pas rester en mou, limiter le temps passé devant la télé, se faire un horaire, etc.

    Je crois que les différentes méthodes qu’on peut trouver qui s’adressent aux travailleurs autonomes peuvent être utiles pour bien profiter de son temps : planifier sa journée la veille par exemple.

    Un truc que j’utilise pour rester stimulé est de faire des cours crédités à l’université à très temps partiel (genre 1-2 cours par session).

    Un enjeu dont tu n’as pas parlé, mais qui pourrait toucher plusieurs personnes, dont moi, est le célibat en tant que retraité précoce. Ça soulève des défis particuliers quand on veut rencontrer quelqu’un, surtout pour un homme. Qu’est-ce que tu fais dans la vie est une question piège qui peut gâcher une rencontre.

    1. Bonjour François!

      En effet, prendre une retraite précoce nécessite d’être un peu entrepreneur (ou travailleur autonome). Il faut que la motivation à améliorer sa vie soit constante. C’est-à-dire, améliorer sa santé, sa culture, ses aptitudes, ses connaissances, etc. L’objectif est d’être plus épanoui qu’en travaillant. Autrement, vaut mieux garder sa job.

      Les relations de couple versus la retraite est un thème récurrent dans les commentaires. Ça me donne une idée pour un futur article…

      La prochaine fois qu’une femme vous pose la question « Qu’est-ce que tu fais dans la vie? », répondez que vous êtes Président de votre entreprise (Moi Inc.). 😉

    2. Votre dernière phrase m’interpelle: Qu’est-ce que tu fais dans la vie est une question piège qui peut gâcher une rencontre. Je n’aurais pas pensé que c’était pire pour un homme. Notre belle société est donc encore farcie de préjugés sur « l’homme pourvoyeur » mais si ça peut vous consoler, j’en fais les frais aussi, en tant que femme célibataire et éternelle semi-retraitée depuis 5 ans. Le boulot que j’occupe me ravit, est aux antipodes de ce que j’ai fait toute ma vie comme travail, avec des horaires aussi aux antipodes du 9 à 5 et c’est pourquoi je continue. Travaillant pour les maisons du patrimoine, qui sont donc des formes de musées, je suis étudiante en histoire et en architecture malgré moi. Les cours en ligne sont également une belle façon de rester « allumé », d’autant plus que l’on choisit ce qu’on apprend. J’en ai fait quelques uns avec les MOOC et j’ai approfondi par moi-même les sujets d’apprentissage. Un cours que j’ai adoré: Le Québec nordique, d’autant qu’il m’est particulièrement utile présentement dans une maison du patrimoine où nous tenons une nouvelle exposition d’art autochtone. Nos apprentissages ne sont jamais perdus.

      Vous avez raison aussi sur le fait qu’il faut entretenir une certaine discipline, encore plus lorsqu’on est célibataire selon moi, étant donné qu’on ne peut faire de projets ni se botter le derrière à deux. Jean-Sébastien, avec ta verve coutumière, tu as effectivement un sujet en or pour un prochain article.

  20. Quelle belle plume et quel plaisir de te lire ! Mettre de l’eau dans ses céréals 😆 J’adore ! Et que dire d’un all-you-can-burb à Santa-Banana ! 😅😁

  21. Bonne question!!!
    J’ai tjs travaillée de l’âge de 12ans (première job de gardiennage), tonte de gazon, à la ferme. Caissière pour mes études avec des stages non payés (un autre débat). Je suis dans la mi-trentaine, je commence ma vie professionnelle et j’ai la chance de répartir ma semaine sur 3 jours, avec des week-end de 4 jours. Ça me permet de continuer des études à temps partiel. Fonder une famille, oui bientôt. J’ai tjs eu des occupations qu’elles soient compensées en argent ou non. Je pense que je vais tjs travailler, mais pour moi, à mon rythme et en structurant des projets valorisant. J’impliquerais certains retraités, car j’en vois beaucoup qui après 35-40 ans de « loyaux » services arrêtent de travailler et c’est la totale déprime.

    1. Bonjour Martineavecplusieursvies,

      La frontière entre le travail et la retraite est de plus en plus floue. D’ailleurs, on pourrait dire que je ne suis pas à la retraite au sens strict du terme. Je suis auteur et blogueur.

      Peu importe l’étiquette, l’important est de participer à des projets passionnants, de se dépasser, d’apprendre constamment, de faire des rencontres et de contribuer à la société à sa manière pour atteindre le sommet de la pyramide de Maslow.

      Je t’en souhaite tout autant!

  22. C’est cool de voir comment évolue ton voyage!
    À 47 ans, ayant été à la semi-retraite et ensuite le retraite depuis presque 9 ans, je me retrouve aussi dans tes propos.
    Dans mon cas, je me suis trouvé à faire une sorte de cure de désintox du travail (« work detox ») pendant 1-2 ans, avant de retrouver un autre équilibre. C’était très intense et pénible du côté émotionnel. On réinvente son image de soi, son entourage et son quotidien.
    Je trouve que oui, on change, mais graduellement, au cours des découvertes et au fur et à mesure que les noeuds de stress et d’anxiété du rat race se défont, qu’on renoue avec nos valeurs plus profondes et authentiques et qu’on retrouve une nouvelle communauté.
    Avec les enfants, ma conjointe et moi avons eu le temps de faire l’école-maison, d’apprécier pleinement la vie en famille et d’avoir beaucoup plus de liberté. Plus de réveille-matin comme tu dis; presque plus d’horaire fixe; beaucoup plus d’improvisation dans nos journées. Pour notre famille, le rythme de vie avait déjà ralenti beaucoup, longtemps avant la pandémie.
    Ce qui est compliqué des fois, c’est de naviguer les relations avec les gens qui ne sont pas dans ce même mode de vie, surtout les proches. C’est difficile de coordonner les horaires, les activités. Il y a beaucoup de fois où on voudrait aider les autres (comme tu fais avec ton livre et ton blogue), mais ça peut facilement se compliquer. Beaucoup disent qu’ils voudraient vivre cette vie plus tranquille et plus libre, mais ils ont une peur inconsciente ou des bloquages, alors leurs actions ne suivent pas leurs déclarations. Nous avons développé une certaine réserve ; j’aborde seulement le sujet de l’indépendance financière avec ceux qui posent des questions, qui démontrent un intérêt très marqué et qui semblent motivés. Sinon, ça ne vaut pas la peine et ça peut mener à des sentiments de frustration ou de même de tristesse pour ceux qui vivent des situations difficiles (dette, stress, maladies chroniques, qualité de vie terrible dû au travail constant).
    Mais quand on trouve des âmes soeurs, c’est une vraie joie de partager l’aventure. 🙂

    1. Quel beau témoignage quietbyday!

      Je suis également passé par une phase de désintox au début de ma retraite. Ma santé avait pris un coup à cause du stress lié au travail (ex. 8 rhumes dans une année). Ça m’a pris plusieurs mois avant de reprendre possession de mon corps. C’est drôle à dire, mais j’ai l’impression qu’une partie de moi (à tout le moins mon cerveau) appartenait à mon employeur.

      J’ai maintenant l’impression d’être retourné au gamin que j’étais avant de passer dans la « machine à saucisses ». J’ai renoué avec certaines passions que j’avais oubliées dans le métro-boulot-dodo, par exemple le dessin.

      Comme le vagabond, je poursuis mon parcours… 😉

      1. En somme, corrige-moi si je me trompe, si tu avais su embrasser une carrière vraiment épanouissante à tout point de vue, tu serais encore à t’éclater au travail et peut-être même poursuivrais-tu cette activité sans fin enrichissante tous azimuts jusqu’au-delà de l’âge « normal » de la retraite à 65 ans. C’est toujours le cas, par exemple pour les écrivains, qui vivent toute leur vie dans l’espoir d’écrire enfin leur meilleur livre qui viendrait clore son oeuvre. Au fond, tu devais t’extraire coûte que coûte du monde du travail aliénant pour cause d’une désorientation fondamentale, n’est-ce pas?

        1. PFG,

          C’est exact! Si mon boulot m’avait permis d’expérimenter de nouvelles choses tous les jours, au gré de mes humeurs, sans contrainte de productivité, ni d’objectifs financiers, je l’aurais probablement gardé.

          Je constate que je décris ici la vie d’un artiste. Peut-être que je suis un artiste au fond?

          1. C’est devenu évident, JS, tu es de la trempe des vrais artistes et parmi les mieux payés en termes de droits d’auteur (22 000 $ l’an dernier par rapport au maigre revenus moyens de 9 000 $ des écrivains professionnels chez nous), et tant mieux, je suis très content pour le succès de best-seller à l’échelle québécoise pour ton premier livre qui constitue une brillante entrée en lion dans le domaine de l’essai, bravo! Si quelqu’un le mérite, c’est bien toi! Je t’encourage très fortement dans cette veine ou afférente, à toi de voir, tu ne manques pas de vision et tu ne manques pas non plus de talent naturel pour l’écriture.

          2. Soit dit en passant, la version numérique de ton best-seller est déjà piratée par les sbires de Poutine sur un de leurs serveurs pirates off-shore. Écris-moi en privé, que te fournisse le lien. Pas la peine de les publiciser par ici!

          3. PFG,

            Je préfère ne pas savoir… Il est impossible d’éviter le piratage de nos jours, surtout dans l’État voyou de la Russie.

            Les frugalistes trouveront mon livre à la biblio, les « cheaps » le voleront sur internet. C’est la vie!

      2. Merci Quietbyday et JS

        Ça fait du bien de lire vos commentaires puisque je me retrouve aussi dans les
        Intoxiquée du travail…c’est difficile de répondre aux gens qui me demande ; Mais qu’es ce que tu vas faire??? Les yeux agrandis par le stress du ‘potentiel’ manque d’argent. Ahhh les besoins de base de la pyramide de Maslow nous tiens dans un cycle dont il est difficile de grandir par autre chose que l’argent.
        Moi aussi je me tiens loin des conversations sur le sujet de l’indépendance financière et pour répondre @Francois, je dis aux gens que je rencontre dans de nouvelles occasions qui me demande se que je fais dans la vie que je suis Investisseur 😉
        Et je ne parle même pas de ma belle famille…Il y aura toujours des gens qui tire les autres vers le bas.
        Merci pour ton article tellement pertinent Jeune Retraité

        1. Chantal,

          En effet, ça prend (malheureusement) de l’argent pour aspirer au somment de la pyramide de Maslow. Quand on a le luxe de ne plus se stresser par rapport aux finances, ça laisse plus de place pour tout le reste.

          Tant pis pour ceux qui n’ont pas compris!

          Merci de me lire et de commenter. Au plaisir!

  23. “Ma journée, découpée en blocs de 30 minutes, est désormais partagée entre conditionnement physique, piano, dessin, activité de plein air et projet d’écriture.”

    Tu sembles être un homme de plusieurs passions. Est-ce que ce sont des activités que tu faisais avant la retraite?

    En passant, moi aussi j’aime bien la stratégie des petits pas. La constance est la clé du succès à mon avis et cette stratégie facilite la constance. Comme on dit, petit train va loin.

    1. Salut J-C,

      J’ai pratiqué ces activités à différents stades de ma vie avant la retraite. Par exemple, mes parents m’avaient imposé des cours de piano quand j’étais enfant. J’avais détesté. Maintenant, je le fais pour mon propre plaisir. Je suis rendu là dans ma vie j’imagine.

      Toute ma vie est construite sur la méthode des petits pas, ma stratégie d’investissement, mon plan d’épargne, ma forme physique, mes relations interpersonnelles, mes tâches ménagères, etc. Slow and steady, c’est ainsi qu’on gravit l’Everest. 🙂

  24. Bonjour JS,

    Désolé de ne pas t’écrire plus souvent, la retraite, ce n’est pas de tout repos 😉 cela fait maintenant près de 4 ans que j’ai  »changé de vie » et effectivement, si j’ai a faire un constat de cette période, c’est du 50-50. les 2 premières ont été très difficile physiquement et mentalement, j’étais pas prêt, mais en même temps, je n’avais pas le choix, c’était cela ou j’y restais! Les 2 suivantes m’ont permis de me découvrir, de tester mes gouts, d’essayer de nouvelles expériences pour m’apercevoir quand fin de compte, j’aime tout et rien, je m’explique et prends l’exemple du ski… la première année, j’ai fait du ski sans arrêt, souvent 2 fois par jour, et je me suis rendu compte que j’aime bien le ski, mais préférablement 2-3 fois par semaine ou même une saison sur deux. Pour être vraiment heureux, ça me prend 1001 affaires différentes à faire, un peu tout le temps, ou en alternance. Aujourd’hui, je peux dire que je vis mes plus belles années de ma vie, en  »presque » parfait équilibre, mais comme tu le sais surement, les éléments extérieurs nous déséquilibrent tous les jours et c’est la beauté de l’affaire, on doit continuellement se renouveler et s’ajuster. On a juste l’avantage d’avoir le temps de faire des introspections et se réajuster rapidement pour continuer de jouir de la vie, notre vie, à 100%.

    Bye bye

    1. Salut Sylvain!

      Ça me fait grandement plaisir d’avoir de tes nouvelles!

      Dans le métro-boulot-dodo on a pas souvent la chance de penser à son existence, notre emploi du temps est en grande partie dicté par les autres. Mais, une fois retraité, on a soudainement le temps de TOUT questionner. Ça donne le vertige!

      Il n’y a pas vraiment d’autres approches que de faire des essais et des erreurs. Il n’y a malheureusement pas de manuel d’instruction. Ça prend du temps avant de trouver le point d’équilibre.

      Je suis content de savoir que tu as trouvé ton équilibre. Profite à fond! On a juste 9 vies à vivre! 😉

  25. Je constate à vous lire les uns les autres que la retraite prise très jeune pour ne pas dire prématurée (et même sur le tard, quant à mon propre cas), ça demeure du chacun pour soi et non pas un phénomène générationnel qui pourrait constituer en cours de formation une classe sociale proprement dite comme du temps des « aristocrates », et d’autant plus dans le contexte démographique québécois très actuel et à perdurer au pire, soit en pleine pénurie généralisée des mains-d’œuvre, étant donné le vieillissement accéléré de la population, la décroissance des gens actifs et productifs au travail et la retraite massive des boumeurs, etc.

  26. Salut Jeune Séb.. Retraité !

    Nos situations diffèrent et se ressemblent en même temps… moi aussi ça fera 5 ans bientôt que j’ai dit bye-bye boss grâce à mon parapluie de FIRE. Mais, contrairement à toi, ma conjointe travaille et j’ai dû gérer cette conciliation retraite-famille qui limite un peu les projets, surtout côté voyage. Au début c’était vraiment bizarre de se retrouver avec beaucoup de temps et rien de spécial à faire. Je dirais que je profitais réellement peut-être de 2h par jour de plus qu’avant et le reste c’était un peu artificiel. Genre: je vais aller faire du vélo pour en profiter! Vite, il faut que je relaxe maintenant que je suis libre! Tiens, je me lance dans la culture hydroponique maintenant que j’ai le temps! Mais au fond j’étais pas particulièrement (pas toujours en tout cas) motivé à faire ces choses. Et en fait certaines choses que j’aimais faire avant (jouer de la musique, lire) finalement je le faisais moins. Pas d’urgence, moins de motivation.

    L’autre défi que j’ai vécu concerne le cash. Même si je suis frugal de nature et qu’à 3.5% de taux de retrait j’étais plutôt en bonne position, j’avais peur d’une part d’en manquer, mais surtout je craignais de me limiter à jamais dans mes projets possibles. Genre: et si un jour je voulais une fermette? un chalet? passer 3 mois par an en Floride? Si je voulais une maison de campagne et un pied à terre en ville en même temps? Construire une serre? Lancer une entreprise? Avoir une maison en ville?

    Pour moi s’est vite imposée l’idée de travailler (comme travailleur autonome) pour tendre vers un FAT Fire tout en donnant un cadre à mon temps. Soudainement, je retrouvais un sentiment d’urgence à faire des choses les jours où je travaillais, et les jours où je n’avais pas de travail j’avais l’impression d’en profiter plus. Tiens, j’ai pas de travail pour 5 jours, je vais en profiter pour faire une plate-bande dans la cour! (Versus: j’ai toute l’année pour faire ça, faque je le fais pas finalement).

    J’ai expérimenté avec mes horaires de travail, parfois par choix (pas plus de 10-15 heures l’été), parfois par la contrainte des contrats (« faut que je finisse ça d’ici 2 semaines » ou « tiens, j’ai pu rien pour les 4 prochaines semaines ») et je tends maintenant vers un équilibre qui ressemble à: « l’hiver ça me fait chier, je m’enferme et je travaille à mon compte, décembre à mars, j’essaie de faire jusqu’à 40 heures / semaine pis je pile le $. L’été je fais juste du 10-20 heures max histoire de garder contact avec certains clients. ». Avec la pandémie ça a été parfait aussi d’avoir une occupation.

    Tout ça pour dire que pour moi, FIRE, c’est finalement surtout FI. Dans ma tête fallait que je sois FI pour sortir le hamster de la roue sisyphienne. Une fois convaincu que FI signifiait possibilité de RE, je pouvais quitter ma job et passer dans un autre mode qui implique du travail. Mine de rien, à mon compte je gagne presque autant qu’avant de partir, mais en travaillant environ la moitié des heures sur une base annuelle (et quasi vacances 5 mois par an!). Le FI paie les factures courantes, pis les revenus de travail paie le gravy et j’ajoute du cash de côté pour payer les nouveaux frais récurrents (exemple: pour l’achat d’un VR, revendu depuis, et le chalet + terre que je viens d’acheter avec mon frère).

    Voilà en gros où j’en suis 5 ans plus tard 🙂 Toujours un plaisir de te lire, à bientôt!

    1. Mr Jack, de la grande visite!

      Ça fait plaisir d’avoir de tes nouvelles!

      Trop c’est comme pas assez! Avoir soudainement trop de temps peut nous porter à repousser les tâches à plus tard OU à nous lancer dans 1001 projets en même temps. C’est difficile à doser.

      Mon expérience n’aurait certainement pas été la même si ma conjointe n’avait pas vécu au même rythme que moi. Les voyages, le camping, les randos, les road trips occupent une bonne partie de notre temps. Autant d’activités que je n’aurais pas pratiquées seul.

      Je pense qu’il y a autant d’approches FIRE qu’il y a d’adeptes de ce mouvement. Comme tu dis, le FI est, en fait, ce que nous avons tous en commun. Le RE est très facultatif. À chacun de construire son bonheur. Tu as trouvé le tien, tant mieux.

      Merci pour cette mise à jour. Je te contacte si je passe dans ton coin cet été!

    2. J’aime beaucoup cet équilibre que tu as trouvé. Effectivement, trop de temps c’est comme plus de temps du tout. J’ai souvent dit à la blague, mais en fait ça s’est avéré: Si tu veux que quelque chose se fasse, demande à quelqu’un qui est occupé.

    1. Simple Millionnaire,

      Un moment de déchéance totale! 😀

      Malgré tous ces obstacles, je suis plus heureux, plus équilibré et plus épanoui que jamais. Parfois, il faut passer par une période d’inconfort pour atteindre un niveau supérieur dans la pyramide de Maslow. Chose certaine, je ne retournerais pas en arrière.

      Merci beaucoup pour le commentaire!

  27. Comme tu as raison! Ici, retraite à 38 ans, maintenant 41! L’inflation est difficile ces jours-ci. Les projets modifiés ou repoussés.

    Bien que les tableaux soient rassurants, il y a la crainte de ne pas en avoir suffisamment pour toutes les années à venir qui est toujours près de moi, moi qui est madame écureuil!

    1. Salut Jacinthe,

      Moins on dépense, moins on est victime de l’inflation. Reporter les projets non-essentiels est une bonne idée. Aussi, investir dans des entreprises qui ont la capacité d’augmenter le prix de leurs produits/services durant de telles hausses « protège » le rendement (source).

      Ceci dit, il n’y a pas de recette miracle pour combattre l’inflation. Il faut se cramponner et attendre que la tempête passe.

      Bonne chance! Bravo pour ta liberté financière!

  28. Bonjour Le Jeune Retraité,
    Il est en effet effrayant de quitter un emploi bien rémunéré et de se lancer dans le vide. Je vous admire beaucoup vous et la communauté FIRE d’avoir réussi à faire ce saut. Ma conjointe a récemment quitté un emploi permanent, avec fond de pension, pour travailler à temps partielle. Le changement était nécessaire dû à l’atmosphère toxique qui lui empoisonnait la vie au bureau. C’est un peu une pré-retraite dans son cas, elle a 42 ans. Je suis très fier du courage dont elle a fait preuve pour aller de l’avant avec ce changement.

    Il va sans dire que nous avons un mode de vie frugal et que nous avons accumulé des économies substantielles pendant les 20 dernières années, ce qui permet financièrement de faire ce changement avec peu d’impact pour nous et nos enfants.

    De mon côté, je travaille dans une industrie exigeante avec des semaines de travail de 55-60 heures par semaine. Il faut comprendre que passer de cet horaire draconien à un horaire complètement vide ne se fait pas sans préparation préalable. Mes discussions avec mon entourage m’indiquent que la clé de cette transition est de se préparer à l’avance. Par exemple, pendant les dernières années de sa vie professionnelle, un de mes patrons écrivait des idées pour meubler son temps à la retraite dans les dernières pages de son cahier de notes. Ces idées provenaient de discussions avec des collègues, de magasines lus lors de ses déplacements aériens ou d’autres médias spécialisés ou non. L’idée avancé par certains lors des réponses précédentes de meubler son temps avec du travail à temps partiel me plait aussi. Dans tous les cas, j’estime qu’il est essentiel de bien planifier sa retraite afin d’en profiter au maximum. Je pense aussi qu’il est un peu normal de prévoir une zone tampon au début de la retraite, le temps qu’une nouvelle routine s’installe. C’est sûr qu’on reste la même personne avec les mêmes intérêts et on peut jouer avec les mots en modifiant un peu l’adage connu de Loto-Québec, ‘’la retraite ça change pas le monde sauf que….’’

    Au plaisir de lire votre prochain article.

    1. Salut Le Penseur!

      Dans mon article, je présente le coût de renonciation de la retraite précoce. Certes, les coûts liés à un emploi toxique sont immensément plus néfastes. La santé, l’environnement, le couple, les enfants, etc. prennent une claque. Trop de gens empoisonnement leur vie jour après jour parce qu’il n’ont pas d’autres options. Je pense particulièrement aux fonctionnaires qui attendent leur pension.

      Tu as entièrement raison, il faut développer des passions, des projets, des intérêts avant de se lancer. Aussi, il faut se donner le temps de « vivre » cette transition. Ça prend plusieurs mois pour se redéfinir, c’est normal et c’est sain.

      Félicitations à ta conjointe. Je te souhaite autant de bonheur, peu importe comment tu le définis!

  29. Merci beaucoup pour cet article qui est effectivement très intéressant. Je découvre avec plaisir vos publications.

    Merci beaucoup également à vous tous pour vos partages dans les commentaires et je dirais à votre curiosité (dans le bon sens du terme 🙂 )

    À 35 ans je suis moi-même très loin (mon pactole ayant fondu il y a quelques années lors d’une création d’entreprise mal organisée et mal accompagnée, que je ne regrette pas du tout par ailleurs) de la retraite ou plutot de la liberté financière car je ne me verrais pas être en retraite si jeune. Choisir ma vie et mon horaire oh que oui par contre.

    Après avoir travaillé fort quelques années, je suis déjà à 4 jours semaine pour aller de l’avant dans mes projets.

    1. Bonjour PieR,

      Bienvenue dans la communauté!

      Il y a moyen de se créer une belle vie dans laquelle on se sent libre grâce à l’entrepreneuriat. En étant frugal et débrouillard, plusieurs portes s’ouvrent et on devient maître de son destin.

      Je te souhaite beaucoup de succès et de bonheur dans tes projets!

  30. Beaucoup de sagesse dans ce texte. Ces mêmes enjeux peuvent se produire si on prend sa retraite à l’âge régulier de 60 ou 65 ans. Bâtir sa vie hors du travail est un « travail » en soi. Plusieurs personnes perdent beaucoup de belles années de vie en santé à cause d’une retraite mal planifiée. À 79 ans une personne peut être alitée dans un chsld ou au contraire être président des États-Unis. On ne contrôle pas tout (maladie, accident etc…). Mais je suis convaincu qu’on en contrôle plus qu’on pense. Olga Kotelko en est un bel exemple https://en.m.wikipedia.org/wiki/Olga_Kotelko

    1. Merci pour l’excellent commentaire Alain!

      Je découvre à l’instant Olga Kotelko. Quelle histoire remarquable! Ça prouve que nos plus grandes réalisations sont peut-être devant nous, peu importe notre âge. Ça donne espoir…

      Nous sommes les artisans de notre bonheur, d’autant plus à la retraite.

  31. Bonjour, Je ne suis pas un jeune mais retraité depuis 12 ans. Et tout ce que vous dites, jeune retraité depuis 5 ans, est vrai! L’euphorie du début, l’importance de la discipline, le besoin d’être responsable de son bonheur intérieur brut, etc. Durant ma vie active jusqu’à 58 ans, j’ai pris 3 années sabbatiques à mes frais, dont une en tour du monde avec ma femme et mes 2 enfants. Grâce à l’épargne et l’investissement mais surtout grâce à mon indépendance d’esprit. Je vous félicite pour votre réflexion et votre franchise. Même des futurs retraités plus âgés profiteraient de ces conseils.
    J’envoie vos textes aux jeunes (38 ans en moyenne) qui me sont proches.

    1. Bonjour Normand,

      Félicitations pour votre indépendance (financière et d’esprit)!

      Changement = inconfort

      Les changements importants provoquent toujours un inconfort temporaire. Cependant, à moyen terme, on en sort souvent grandi. Dans mon cas, je considère que j’ai aujourd’hui atteint un niveau d’épanouissement que je n’aurais pu atteindre dans mon ancienne vie.

      Merci de propager la bonne nouvelle! 😀

  32. Merci pour ce rappel. En effet on idéalisé souvent la liberté. Quand je suis parti en année sabbatique, certaines personnes me disaient « wow si j’avais une année comme ça je ferais tellement de choses » mais en effet, rendu là c’est un peu différent et ça prend une volonté et de la passion pour continuer de monter des projets ou (dans mon cas étudier). Je n’ai pas vraiment eu l’impression d’être en vacances et c’est la santé mentale qui en bénéficie. Facile de déraper, mais à long terme ca devient vraiment lassant.

    Bravo et encore bonne chance dans tes projets.
    Merci pour la motivation!

    1. Merci Francis!

      En plus, le temps passe trop vite. On a tendance à imaginer qu’en sortant du marché du travail, on aura tout le temps du monde. Certes, même à la retraite, il faut faire des choix.

      Je choisis d’aller profiter du soleil aujourd’hui. 😉 Bonne journée!

  33. Bonjour Jeune retraité canadien,
    J’adore à chaque fois vos articles: inspirants, authentiques et plein d’humour. Merci et continuez !
    Française, à 50 ans, je suis en transition vers une retraite précoce (ici, je devrais normalement travailler jusque 65 voire 67 ans pour une bonne retraite gouvernementale).
    Savez-vous s’il existe un regroupement de « jeunes retraités » en France pour échanger et bénéficier de leurs expériences ? Il y a en effet des spécificités ici qui changent un peu la donne par rapport au Canada. J’ai trouvé quelques blogs éparpillés, mais j’aimerais des échanges plus directs.
    Bonne continuation
    Pascale

    1. Bonjour Pascale,

      Merci beaucoup de me suivre outre-Atlantique!

      Le seul blogue que je suis actuellement en France est celui de Frugalman. Je le recommande.

      Il semble que le mouvement FIRE soit moins présent en France. C’est peut-être l’occasion pour vous de démarrer une communauté? 😉

  34. Ah ! cher JS, ne me parlez pas de la retraite… Dans mon cas, depuis plus de 10 ans déjà, c’est un calvaire quotidien et ininterrompu. Lever vers 5 h du matin, petit déjeuner relativement copieux suivi d’un entraînement spartiate quotidien sur les courts de tennis afin de maintenir mon niveau compétitif de 4.0 contre mes jeunes adversaires âgés de 20 ou 30 ans de moins qui, eux, ont l’immense avantage d’être maintenus en forme par le fait qu’ils travaillent tous les jours alors que moi, je dois me motiver comme Roger Federer !
    De retour de ces 2 heures de pénitence en plein soleil à arracher le feutre de ces petites balles jaunes insignifiantes, je suis condamné à préparer mon dîner (non, je n’ai pas la chance de profiter des services d’une cafétéria comme tous ces travailleurs chanceux !) et j’en ai pour un bout de temps. Une fois restauré, j’entends l’irrésistible et langoureux appel d’une sirène dans ma chambre qui a pris la forme d’un matelas douillet et me tend ses bras amoureux avec insistance… Étant faible de volonté, je me laisse charmer et tombe invariablement de 14 h à 16h dans les bras de Morphée non sans un sentiment de culpabilité qui me révolte jusqu’au tréfonds de l’âme.
    Une fois cet exercice de lâcheté et de lassitude complété, je dois, de nouveau, enfiler mon uniforme tennistique et aller jouer au politicien en renvoyant incessament la balle à mes adversaires de Tennis Montréal pendant un autre deux heures de labeur canin.
    Chienne de vie dirait-on avec raison car je ne souhaite à personne de sombrer dans ce gouffre ténébreux et froid de la liberté et du bonheur qui nous enveloppe dans son écrin impitoyable et hermétique.
    De retour au bercail, après un souper de circonstance, Morphée me lance de nouveau des appels sensuels, irrésistibles et presqu’érotiques qui ont raison de ma force et de ma volonté et je sombre dans la débauche d’un sommeil profond et réparateur…
    Le lendemain, tout se répète, identique à la veille comme cet interminable jour de la marmotte, sans que j’en aie aucun souvenir et le cycle recommence.
    Dieu que la vie est cruelle et la retraite impitoyable… Tout n’est que souffrance !

      1. J’ai oublié de vous dire que je fais quand même mes « devoirs » quotidiennement et vérifiant l’état des marchés et les actualités politico-économiques car le capital, c’est comme les maisons, il faut vérifier fréquemment l’état de la structure afin qu’une fissure, aussi insignifiante nous semble-t-elle, ne prenne pas de l’ampleur et menace tout l’édifice d’éffondrement…

  35. Bonjour,

    Merci pour votre contenu de qualité que je lis à chaque parution =)
    Pourriez-vous me communiquer votre adresse mail de contact commercial svp ?
    Merci par avance et à bientôt.

    Fabien

  36. Bonjour Jeune Retraité
    Comment vivez vous la débâcle boursière actuelle et l’incertitude économique palpable? À force d’imprimer de l’argent comme présentement, le papier de toilette risque de valoir plus cher que notre piasse. Disons que ces pensées me traversent plus souvent l’esprit ces temps ci. J’ai vécu quelques corrections boursières, mais celle-ci me perturbe autrement.

    1. Bonjour Françoise,

      Je le vis plutôt mal.

      Mon avoir net fond de plusieurs dizaines de milliers de dollars chaque mois ET le montant de mes dépenses explosent. La pire recette pour un retraité! À la mi-année 2022, j’ai presque déjà atteint le montant de mes dépenses annuelles de 2017.

      C’est stressant puisque cette débâcle n’est pas comme les autres. C’est la première fois que je suis exposé à autant d’inflation. Et, c’est la première fois que j’ai hâte à la récession. J’attends que ça « pète » pour injecter des liquidités dans le marché. D’ici là, j’évite de consulter mes relevés bancaires. Je fais l’autruche. 😉

      1. Il ne te reste plus qu’à nous pondre un autre best-seller pour renflouer ton fonds de roulement et geler tes ponctions annuelle de 3 ou 4 % de tes actifs! Un récit de voyages en compagnie de ta belle, peut-être, dans tes cartons?

          1. Il vaut mieux peut-être prendre une semi-retraite à 50 ans. C’est que ce que mon défunt père avait réalisé. Il s’est mis à vivre 6 mois par année à partir de ses 55 ans en banlieue de Fort Lauderdale parmi les Américains de souche. Il avait tout vendu, sauf la maison familiale et un immeuble commercial à revenus grâce auquel il a pu vivre très confortablement et en toute sécurité financière, enfin!

            Il avait été lessivé à fond deux fois par la folie boursière: aux débâcles de 1987, il avait tout misé sur Nortel Networks qui a fait faillite, et sur la bulle des point-coms de l’an 2000, il avait « gagé » sur l’indice du NASDAQ sur la recommandation d’un docteur en hautes finances de notre famille qui s’était mis les deux doigts dans l’œil (toujours les cordonniers mal chaussés, quoi!), ce qui a appauvri énormément notre patrimoine.

          2. Pour ma part, la valeur de mon unique FNB ZSP qui colle au SP&500 dans mon CELI qui me sert de fonds de retraite d’appoint pour mon grand âge à venir est passée début janvier 2022 d’une valeur d’environ 127 000 $ à quelque 114 590 $ à la clôture de vendredi dernier, 27-05-22. Je garde mon calme, je laisse passer la tempête dans le verre d’eau ou l’océan, je ne sais plus, mais il n’y a rien d’autre à faire, sinon se mettre à chasser les belles aubaines quant à ceux qui se sont toujours positionnés en vue de cette éventualité.

          3. 132 643,2 $ contre-vérification faite. J’ai donc chuté vendredi dernier à 114 590 $. J’ai bien peur de devoir repousser mon décaissement de quelques années!

          4. PFG,

            Il faut tenir bon! Le marché boursier rebondit aussi subitement qu’il chute. Je pars en voyage, sans écran pour consulter mes relevés. « Ignorance is bliss. »

            Bonne chance!

          5. Si tu as tenu le journal de tes voyages avec ta Belle, tu as déjà les matériaux bruts pour nous en faire rapidement à rebourfs le récit détaillé avec toutes sortes de recommandations. Tu as déjà un public hors d’haleine dont moi-même, fin prêt à continuer de te lire, JS ! Je suis si casanier que je ne voyage que par procuration en lisant de temps à autre ce genre de bouquin.

      2. Es-tu en train de nous dire que tu subis une inflation de 100% sur 5 ans soit 15% annualisé? Je sais que l’inflation sur les produits de base est bien plus importante que l’inflation officielle que notre bon gouvernement nous annonce. Le lait et le fromage en sont de bons exemples. Je ne fais pas de budget, je n’ai donc pas d’historique pour faire ce calcul. Je sais que mes dépenses en essence ont presque doublé en moins d’un an. Je sais que mon épicerie me coûte bien plus, mais je n’ai pas calculé le taux d’augmentation.

        https://www.bankofcanada.ca/rates/related/inflation-calculator/

        En utilisant le calculateur de la banque du Canada, j’obtiens une inflation de 14,88% sur les 5 dernières années, soit 2,81% annualisées, et de 6,77% sur la dernière année.

        Un article sur l’inflation réellement ressentie par les retraités serait le genre d’article que j’aimerais lire.

        1. Affranchi,

          Après analyse, l’augmentation de mes dépenses n’est pas seulement liée à l’inflation. J’ai dépensé anormalement peu la première année de ma retraite (2017). C’est souvent le cas chez les retraités. Aussi, mon train de vie varie énormément d’une année à l’autre. Le nombre de voyages affecte pas mal mon budget.

          Même si elle est difficile à chiffrer, l’inflation fait mal. Je le vois au quotidien. Je vais essayer d’en parler dans mon prochain article.

          Merci et bonne journée!

  37. Mes placements ont aussi fondu. J’ai une idée vague de l’effondrement comme j’évite d’avoir la confirmation en faisant l’autruche comme J-S. C’est le fun de voir son avoir grossir…mais le voir fondre comme du beurre au soleil, c’est stressant……même si nous savons tous que les marchés vont finir par monter ….un jour. D’ici là accrochons nous et vivons les montagnes russes!!!

    Merci.

  38. Bonjour Le Jeune Retraité,

    Comme toujours j’adore lire tes articles. Je ne m’attarderai pas sur les phases de recherche d’activités pour les nouveaux retraités. Ceci diffère pour chacun, il suffit d’apprendre à se connaître. Chose qui n’est pas facile, je l’avoue.

    Ce qui m’intéresse c’est ton expérience avec la fameuse règle du 4% dans un contexte inflationniste. Règle qui est d’ailleurs très contestée par différents acteurs du monde de la finance. Cette règle a été bâtie à une époque où les rendements nets moyens (après avoir corrigé pour l’inflation) étaient aux alentours de 4% justement. J’ai vu que tu avais eu un revenu d’appoint de la vente de ton livre. Félicitation. Bien que cela ne te permettra probablement pas d’en vivre, ce revenu t’aidera à passer au travers de la dure période boursière qui semble poindre à l’horizon.

    Cette période semble suggérer des rendements nets négatifs pour une durée qu’il est bien sûr impossible de prédire. Je sais que la bourse tend à battre l’inflation sur une longue période, mais nous les retraités devons puiser dans le bas de laine périodiquement même si celui-ci est à la baisse. Toute baisse du bas de laine suite à la prise de la retraite peut être dramatique pour les personnes qui ne comptent sur rien d’autre que leurs économies d’une vie. Si tu pouvais nous rédiger quelques articles sur la façon de faire face à ces périodes de contractions boursières une fois à la retraite, j’apprécierais lire ce genre d’article.

    Ceci dit je ne regrette en rien ma décision d’avoir pris ma retraite. En ce qui me concerne, je ne crains pas pour l’avenir. J’ai pris une retraite hâtive certes, mais pas autant que toi. J’ai aussi prévu prélever un revenu de 4% sur un bas de laine à son niveau le plus bas suite à la crise de 2020. Donc, pour moi la bourse est en hausse. 😃 Tout est une question de perspective.

    Cependant, je ne serais pas étonné que la bourse chute à des niveaux encore plus bas que 2020 advenant qu’un scénario de stagflation comme dans les années 70 devienne la réalité. Quelle est ta façon de te prémunir contre un tel scénario?

    En passant, quand avez-vous prévu refaire une journée de réunion de tes lecteurs et membres de la communauté F.I.R.E. de Montréal? J’avais apprécié celle que vous aviez organisée l’année juste avant la crise de la COVID.

    Au plaisir de lire tes futurs articles,

    Affranchi

    1. Merci beacoup Affranchi!

      La règle de 4% ne fonctionnera certainement pas cette année. Rien ne va plus! Et, à mon humble avis, nous ne sommes pas au plus bas de la chute boursière non plus. Ce sera probablement le sujet de mon prochain article.

      D’ici là, je joue à l’autruche. J’évite de consulter mes relevés et je profite de l’été.

      J’envisage organiser un événement en septembre prochain. Je l’annoncerai ici, alors restez à l’affût.

      Au plaisir de vous y voir!

  39. Malheureusement je crois que bien des gens, qui n’ont jamais connu ce que c’est ou n’en ont tout simplement pas la moindre notion parce qu’ils n’ont pas fait leurs devoirs avant de rentrer en bourse, ne peuvent imaginer l’effet dévastateur CATASTROPHIQUE, d’un bear market séculaire d’une baisse prolongée de plus de 50% peut entraîner pour eux.

    Nous ne sommes pas en 2008 avec une petite correction de 40% et une marge de manoeuvre confortable pour la FED qui pouvait baisser les taux d’intérêt de 4.5% à 0.25%. C’est exactement l’inverse que nous avons actuellement et l’ascension fulgurante du bull market 2009-2021 sera remplacée par un bear market inverse tout aussi intense. Ne soyez pas surpris de voir l’ensemble de vos actifs rétrécir de 70% ou même plus et devoir attendre plus d’une décennie ou même deux avant que ces pertes ne soient rattrapées. Ne croyez surtout pas que cela ne peut pas se produire car ça s’est produit par le passé et se reproduira à l’avenir également. Ce sont les cycles des marchés boursiers et ils se répètent.

    1. Tes analyses ne manquent jamais l’occasion d’être catastrophistes, Darth. Tu fais ta marque de commerce du prophétisme négatif. En quoi tu te décrédibilises toi-même. Ça ne nous avance en rien du tout. Dommage!

      1. Lorsque tes actifs auront fondu de 50% ou plus, car non protégés par pure ignorance, peut-être alors, la petite lumière s’allumera… Mais trop tard !

        1. Souviens-toi, Darth, et je n’en fais pas mystère tant c’est clair, simple et net, c’est-à-dire très banal comme stratégie on ne peut plus classique et éprouvée, qu’en ce qui me concerne 70 % de mon « portefeuille » est constitué de « revenus fixes » à 58 % indexés à l’IPC de base, mais 42 % a tout de même le cul à l’air, en effet, face à l’inflation galopante qui nous fait tous très mal (à part les très riches), car il s’agit d’une rente viagère prescrite dont j’ai protégé le pouvoir d’achat sur le très long terme, soit jusqu’à la fin de mon plan financier à 96 ans, par un unique FNB ZSP sans frais de commissions à l’achat ou à la vente et à 0,09 % de frais seulement sur les actifs dans mon CELI totalement passif qui représente donc le dernier 30 % intouchable. J’ai tout à fait respecté mon profil très prudent et conservateur, pour ne pas le qualifier de peureux : 70/30 ! J’ai le grand bonheur d’être patient et dépourvu de cupidité. J’ai rempli tous mes devoirs. Je n’ai rien d’autre à faire que laisser passer les tempêtes. Buffet a toujours dit que quiconque est incapable d’encaisser une chute brusque de 50 % des cours n’a jamais rien eu à faire en Bourse. D’ailleurs, lui-même a investi juste à temps à quelque 60 $ le baril 10 milliards US dans le pétrole et le gaz, ses liquidités sont maintenant descendues à environ 100 milliards en cas d’autres extraordinaires opportunités d’investissement qui tendent justement leur museau hors de leur tanière tellement les paramètres ont tous virés au rouge depuis janvier dernier, les aubaines foisonnent ! À propos, l’évènement le plus marquant de la seconde moitié du 20e siècle a, à ma connaissance, fait chuter la Bourse de 27 % et elle n’a mis que 2 ans à s’en remettre. Nous n’en sommes pas là avec la guerre russo-ukrainienne, la pandémie se résorbe peu à peu en endémie et les chaînes d’approvisionnement vont finir par retrouver leur équilibre mondial, nous les devrons les diversifier à l’avenir en les libérant à tout jamais du totalitarisme chinois qui partouze avec le fascisme poutinesque.

    2. Bonjour Darth Vader,

      Avant tout, il serait bon de dire que même la valeur des obligations fluctue dans le temps en fonction des taux d’intérêt, voire même du risque de faillite de l’émetteur. Donc, même une valeur sûre comme celle des obligations du gouvernement peut perdre de la valeur. Il est certain qu’en conservant le titre obligataire jusqu’à l’échéance, ce dernier pourra être vendu à sa valeur nominale, si l’émetteur n’est pas en faillite. Je dis ceci, car les actions sont semblables à la différence qu’elles ne possèdent pas de date d’échéance. Donc, si votre investissement dans le marché des actions est bien diversifié dans des titres de société de bonne qualité et que vous gardez les titres sur le long terme, le risque de perdre de l’argent est faible.

      Voici un site intéressant pour avoir une idée des mouvements boursier selon les époques: https://www.macrotrends.net/1319/dow-jones-100-year-historical-chart

      Notez que les indices boursiers ne prennent pas en compte les taux de dividendes des actions. Le rendement d’une obligation achetée à l’émission et vendue à l’échéance ne peut espérer quelque gain en capital que ce soit. Votre seul rendement sera le taux d’intérêt lors de l’émission.

      J’ai choisi le Dow Jones puisque c’est celui avec un des plus longs historiques. Sur ce site, on peut ajuster le graphique selon une échelle logarithmique ou pas, on peut l’ajuster en fonction de l’inflation ou pas. À mon humble avis, et je ne suis pas un expert, nous nous trouvons dans une situation similaire aux années 70 avec un choque de l’offre. Si on enlève l’effet de l’inflation, de 1966 à 1982, les périodes entre les crêtes du graphique (d’un haut à un autre haut) ont duré en moyenne de 4 années chacune et durant cette période les investisseurs, qui n’ont pas paniqués, n’ont pas fait pire que d’investir dans un portefeuille d’obligation (à partir de l’émission jusqu’à l’échéance). Je n’ai pas réussi à trouver le taux de dividende versé par les compagnies du Dow Jones entre 1966 et 1982, si vous avez cette information, j’aimerais bien en profiter.

      N’oublions pas qu’à l’heure actuelle, tous les types d’actifs sont surévalués et vont perdre de la valeur. Que l’on parle des bons du Trésor, des actions et même l’immobilier. Vous me direz que les obligations garderont leur valeur si vous attendez l’échéance pour les vendre. C’est vrai et je vous répondrai que si vous êtes capables d’attendre 30 ans pour vendre vos obligations, vous êtes capable d’attendre pour vendre vos actions. Vous me direz que dans votre portefeuille d’obligation il y a une diversification d’échéance. Je vous répondrai que dans un portefeuille d’action une bonne diversification des titres permet aussi d’avoir des titres à la hausse pendant que d’autres sont à la baisse.

      Je n’essaye pas de convaincre qui que ce soit d’investir en bourse, il est vrai que l’investisseur en bourse doit avoir le bon tempérament et savoir garder la tête froide lorsque les marchés sont à la baisse. Et d’ailleurs, un portefeuille bien diversifier détient plusieurs classes d’actifs différentes (actions, obligations, immobilier et commodités) historiquement ces différents types d’actifs sont peu corrélés entre eux et lorsqu’un baisse l’autre peut monter. Actuellement, les commodités montent pendant que la bourse, les obligations et l’immobilier baissent.

      Ensuite, il suffit de profiter des fluctuations de chacun des types d’actifs. À mon avis, il y a de quoi faire si votre portefeuille est bien structuré. D’ailleurs, je me souviens que l’or avait pris énormément de valeur dans les années 70. Concernant, les années 30, je n’ai pas vraiment d’information sur cette période. Si ce n’est que celui qui aurait eu la malchance d’investir au plus haut du marché les jours précédents le Krach, il aurait dû attendre 25 ans avant qu’il ne revoit la valeur nominale de son investissement. Si on tient compte de l’inflation, c’est presque 30 ans que le pauvre aurait dû attendre. Quel était le taux de dividendes durant ces 25 années? Quel fut le comportement des autres classes d’actifs durant cette période? Je n’ai la réponse à aucune de ces questions.

      1. Bonjour Affranchi,

        Vous faites bien de mentionner les dividendes des compagnies. Un portefeuille axé sur un revenu croissant de dividendes permet de couvrir toutes mes dépenses, sans avoir à vendre une seule action. En plus, la croissance anuelle de ces dividendes est supérieure à l’inflation!

        Je n’ai aucune idée quelle sera la valeur de mon portefeuille à la fin de l’année, mais je peux prédire à 300$ près mon revenu de dividendes pour 2022 (il reste des augmentations à venir). Peu importe le prix de leurs actions, Bell et Telus vont continuer à nous offrir des services de télécommunications, le CN va continuer son transport de marchandise, Metro nous vendre de la nourriture, etc… Et que dire des compagnies dans le domaine de l’energie!

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *